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Diariste : L'origine du mot ?

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Gaston

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May 25, 2000, 3:00:00 AM5/25/00
to
Certains me disent que ce mot vient de l'anglais : diary...
D'autres qu'il a pour origine le latin : dies (qui a donné diario en
espagnol)

Alors, qu'en est-il ?


joye

unread,
May 25, 2000, 3:00:00 AM5/25/00
to
In article <95928217...@remus.infonie.fr>, " Gaston"
<c.las...@infonie.fr> wrote:

Le Petit Robert ne donne pas ce mot.

Le Petit Larousse Illustré 2000 dit qu'il vient de l'anglais, « diarist ».

Mon Webster's dit que « diary » vient du Latin « diarium » qui fut
l'allocation quotidienne de la nourriture ou de la paie qui devait être
donc notée tous les jours.

Bien à vous,

Joye Lore-Lawson
jo...@netins.net

DB

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May 26, 2000, 3:00:00 AM5/26/00
to

joye a écrit :

"Diariste" est un mot très utile qu'on rencontre assez souvent dans les
articles littéraires même grand public et je ne comprends pas que le Robert ne
l'ait pas encore enregistré. Le mot m'avait intrigué il y a une bonne
quinzaine d'années et j'avais fait des recherches ; à l'époque, je crois que
seul le grand dictionnaire Quillet le mentionnait. Quoique l'emprunt à
l'anglais soit probable, il me semble que le mot existait aussi dans le même
sens en italien ou en espagnol (à vérifier) et que les avis sur l'origine de
l'emprunt sont partagés.


Clément-Noël Douady

unread,
May 26, 2000, 3:00:00 AM5/26/00
to

DB :

> Quoique l'emprunt à
> l'anglais soit probable, il me semble que le mot existait aussi dans le même
> sens en italien ou en espagnol (à vérifier) et que les avis sur l'origine de
> l'emprunt sont partagés.

En tout état de cause une base latine : "dies", un jour ; dès lors, le mot
"diariste" serait-il formula-non-grata s'il a transité par l'anglais, et bienvenu
s'il est venu du sud ??

Clément-Noël
(parcours incertain)

Schtroumpfix

unread,
May 26, 2000, 3:00:00 AM5/26/00
to
"Clément-Noël Douady" a écrit :

>
> DB :
>
> > Quoique l'emprunt à
> > l'anglais soit probable, il me semble que le mot existait aussi dans le même
> > sens en italien ou en espagnol (à vérifier) et que les avis sur l'origine de
> > l'emprunt sont partagés.
>
> En tout état de cause une base latine : "dies", un jour ; dès lors, le mot
> "diariste" serait-il formula-non-grata s'il a transité par l'anglais

Oui !

--
Quod scimus, debemus rationi ; quod credimus, auctoritati (S. Aug.).

Lacroux

unread,
May 27, 2000, 3:00:00 AM5/27/00
to
DB <fed...@cybercable.fr> wrote:
> "Diariste" est un mot très utile qu'on rencontre assez souvent dans les
> articles littéraires même grand public et je ne comprends pas que le Robert ne
> l'ait pas encore enregistré.
----
Il est y est... à sa place, entre « diaprure » et « diarrhée ».
Ça fait sens, comme on dit dans certains milieux...
Cordialement,
Jean-Pierre Lacroux
-----------------------------------------------------------

Martial Guibert

unread,
May 27, 2000, 3:00:00 AM5/27/00
to
Je viens de lire tout le fil et je ne sais toujours pas ce que ce signifie
ce terme dont la sonorité choque mon oreille. Quelqu'un pourrait-il
m'éclairer.

le noble AmphigouriX

unread,
May 27, 2000, 3:00:00 AM5/27/00
to
8 Prairial an CCVIII (le 27 mai 2000 d.c.-d.c.g.), 16h10


Martial Guibert a écrit :

« Auteur d'un journal intime ». Sous-entendu « papier ». Paraît qu'il y
en a pas mal, sur Internet. On peut considérer, par extension, les gens
filmés par des « web-cams » comme des diaristes aussi.


Philippe Vigeral

unread,
May 27, 2000, 3:00:00 AM5/27/00
to
le noble AmphigouriX a écrit :

> « Auteur d'un journal intime ». Sous-entendu « papier ».

On pourrait d'ailleurs envisager pour cela l'emploi du mot
« journaliste ». C'est avec cette acception qu'il a été employé par
Harry Matthews pour l'un de ses romans (« The Journalist », traduit
par Martin Winckler sous le nom « Le Journaliste », P.O.L).

Cela peut évidemment prêter à confusion avec le sens commun de
« journaliste » mais, après tout, pas plus que « journal » (intime)
avec « journal » (périodique).
--
PhV


le noble AmphigouriX

unread,
May 27, 2000, 3:00:00 AM5/27/00
to
8 Prairial an CCVIII (le 27 mai 2000 d.c.-d.c.g.), 23h00


le noble AmphigouriX a écrit :

> 8 Prairial an CCVIII (le 27 mai 2000 d.c.-d.c.g.), 16h10
>
> Martial Guibert a écrit :
> > Je viens de lire tout le fil et je ne sais toujours pas ce que ce
> signifie
> > ce terme dont la sonorité choque mon oreille. Quelqu'un pourrait-il
> > m'éclairer.
>

> « Auteur d'un journal intime ». [...]

Précisions : c'est la définition du « P.L.I. » depuis (au moins)
1992. Ce mot ne figure pas dans le « P.R.1 » v1.1 (1996).


le noble AmphigouriX

unread,
May 27, 2000, 3:00:00 AM5/27/00
to
8 Prairial an CCVIII (le 27 mai 2000 d.c.-d.c.g.), 23h02


Philippe Vigeral a écrit :


> le noble AmphigouriX a écrit :
>

> > « Auteur d'un journal intime ». Sous-entendu « papier ».
>
> On pourrait d'ailleurs envisager pour cela l'emploi du mot
> « journaliste ». C'est avec cette acception qu'il a été employé par
> Harry Matthews pour l'un de ses romans (« The Journalist », traduit
> par Martin Winckler sous le nom « Le Journaliste », P.O.L).
>

Vous savez bien que c'est impossible. Sauf à réserver le terme de
journaliste » au « diariste », et d'appeler l'autre « journaleux » (ça
se fait beaucoup, icitte) ou « folliculaire » [« P.R.1 »], ou
torche-quelque chose », etc.

> Cela peut évidemment prêter à confusion avec le sens commun de
> « journaliste » mais, après tout, pas plus que « journal » (intime)
> avec « journal » (périodique).

On dit de préférence : dans « mon/son » journal (intime) et dans
le » journal (l'autre)... Ou le contexte éclaire. Écrire son journal
intime n'est, en général, pas une profession. Peu d'occasion, donc,
d'utiliser le mot « journaliste » pour *caractériser* quelqu'un.


Clotilde Chaland

unread,
May 28, 2000, 3:00:00 AM5/28/00
to
DB <fed...@cybercable.fr> wrote:

> "Diariste" est un mot très utile qu'on rencontre assez souvent dans les
> articles littéraires même grand public et je ne comprends pas que le Robert ne
> l'ait pas encore enregistré.

« Chaise » est dans le dictionnaire, comme si on n'savait pas ce que
c'est ! -- Brèves de comptoir.


--
Clõ

DB

unread,
May 29, 2000, 3:00:00 AM5/29/00
to

Lacroux a écrit :

> DB <fed...@cybercable.fr> wrote:
> > "Diariste" est un mot très utile qu'on rencontre assez souvent dans les
> > articles littéraires même grand public et je ne comprends pas que le Robert ne
> > l'ait pas encore enregistré.

> ----
> Il est y est... à sa place, entre « diaprure » et « diarrhée ». [...]

Le grand (que je ne consulte jamais, sur vos recommandations) ou le petit ? Si
c'est
le petit, il y est entré après 1993 (mon édition du PR) et après l'édition du
PR de
Joye. Il n'est pas non plus dans mon édition du Dictionnaire historique.


joye

unread,
May 29, 2000, 3:00:00 AM5/29/00
to
In article <393225AE...@cybercable.fr>, DB <fed...@cybercable.fr> wrote:

> > DB <fed...@cybercable.fr> wrote:

> Le grand (que je ne consulte jamais, sur vos recommandations) ou le petit ? Si
> c'est
> le petit, il y est entré après 1993 (mon édition du PR) et après l'édition du
> PR de
> Joye. Il n'est pas non plus dans mon édition du Dictionnaire historique.

J'ai compris ce que monsieur Lacroux a dit comme une plaisanterie, car
quand je tape 'diariste' dans mon PR électronique (1996), ça me donne la
diarrh . . .ça me donne la mauvaise réponse. :-)

JLL

Isabelle Depape

unread,
May 29, 2000, 3:00:00 AM5/29/00
to

DB a écrit :


> Lacroux a écrit :
>
> > DB <fed...@cybercable.fr> wrote:

> > > "Diariste" est un mot très utile qu'on rencontre assez souvent dans les
> > > articles littéraires même grand public et je ne comprends pas que le Robert ne
> > > l'ait pas encore enregistré.
> > ----
> > Il est y est... à sa place, entre « diaprure » et « diarrhée ». [...]
>

> Le grand (que je ne consulte jamais, sur vos recommandations) ou le petit ? Si
> c'est
> le petit, il y est entré après 1993 (mon édition du PR)

Oui. Il figure dans mon édition du N. P. R. (« Dépôt légal : avril 1999 ) entre «
diaprure » et « diarrhée ».

> et après l'édition du PR de Joye.

Antérieure à la mienne, donc.

> Il n'est pas non plus dans mon édition du Dictionnaire historique.

Je confirme.

Comme l'a écrit Richard, il figure également dans mon édition du P. L. I. (1992) avec
la même définition que dans le N. P. R.. Celui-ci précise que ce terme vient de
l'anglais « diarist ».

« The Oxford Reference Dictionary » nous apprend que « diarist » vient de « diary »
qui, lui-même, vient du « L. "diarium" (dies day) ». Il se trouve entre « diaphragm »
et « diarrhoea ».

« The Harrap's Standard French And English Dictionary » donne la définition suivante à
« diarist » : « Auteur d'un journal (particulier). ». Ce mot figure entre « diarchy »
et « to diarize » : « I. v. i. Tenir son journal ; noter dans son carnet les
événements du jour. 2. v.tr. Noter (qch) dans son journal. ».

Pour peu qu'il vive dans un pays soumis à la dyarchie, on pourrait donc imaginer qu'un
diariste qui souffre d'une diarrhée et qui est réfractaire au système du diaphragme
ne puisse s'empêcher de peindre ce qu'il diarise avec des couleurs chatoyantes.


Isabelle


Dominique Didier

unread,
May 29, 2000, 3:00:00 AM5/29/00
to
Le Fri, 26 May 2000 10:00:58 +0200, DB <fed...@cybercable.fr> a écrit
:


>"Diariste" est un mot très utile qu'on rencontre assez souvent dans les
>articles littéraires même grand public et je ne comprends pas que le Robert ne

>l'ait pas encore enregistré. Le mot m'avait intrigué il y a une bonne
>quinzaine d'années et j'avais fait des recherches ; à l'époque, je crois que
>seul le grand dictionnaire Quillet le mentionnait.

Le mot doit être bien plus anciennement attesté en France, notamment
grâce aux travaux de Philippe Lejeune sur « le Pacte
autobiographique » (Le Seuil, Poétiques, 1975). Mais il a surtout
connu une bonne fortune par l'inflation de journaux intimes ou non
-- un auteur a même évoqué le journal « extime ». Ce qui était un
exercice recommandé pour les jeunes filles de la bonne société au
début du siècle est devenu une sorte de manie, une personne sur cinq
ayant tenu ou tenant un journal. Les livres de raison, qui en sont les
ancêtres, n'ont pas donné lieu à un terme propre pour désigner les
scripteurs alors que cette forme était de rigueur dans la bourgeoisie
de l'Ancien Régime, surtout protestante. Le terme « diariste »
s'impose car il correspond à un vértitable fait de société, quelles
que soient les formes diverses prises par ledit journal.

>Quoique l'emprunt à
>l'anglais soit probable, il me semble que le mot existait aussi dans le même
>sens en italien ou en espagnol (à vérifier) et que les avis sur l'origine de
>l'emprunt sont partagés.

On a évoqué l'ambigüité de « journaliste » par rapport au journal,
publication périodique ou écrit intime. Mais le mot « journal » est
déjà issu d'une dérive de sens puisqu'il désignait la quantité de
travail d'une journée, au terme de laquelle était payé le journalier.
Si l'on veut, il est possible de réserver le mot « journaliste » aux
autobiographes qui se livrent à un récit discontinu, et reprendre à
Marcel Schwob le terme « diurnal » pour désigner les rédacteurs d'une
feuille ou d'une édition périodique.

Néanmoins, comme un journal peut ne pas paraitre tous les jours,
contrairement à ce que suggère son étymologie, le mot « publiciste »,
qui rend public des nouvelles, reprend tout son sens. Reprocher une
origine anglo-saxonne au mot « diariste » relève quelque peu de la
mauvaise foi lorsque le mot « journaliste » ne possède pas un sens
clair et précis.

Dominique

Lacroux

unread,
May 29, 2000, 3:00:00 AM5/29/00
to
joye <not...@netins.net> wrote:
> J'ai compris ce que monsieur Lacroux a dit comme une plaisanterie
----
Mais... je ne plaisante jamais !...
(« Diariste » a fait son entrée dans le Petit Robert.)
Cordialement,
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------

le noble AmphigouriX

unread,
Jun 1, 2000, 3:00:00 AM6/1/00
to
13 Prairial an CCVIII (le 1er juin 2000 d.c.-d.c.g.), 13h16


Isabelle Depape a écrit :
>
[...]


> Comme l'a écrit Richard, il figure également dans mon édition du P. L.
I. (1992) avec
> la même définition que dans le N. P. R.. Celui-ci précise que ce terme
vient de
> l'anglais « diarist ».

[...]

La dernière fois qu'on m'a parlé si gentiment, c'était...
[« Richard, fais nous le loup !... »]

« diariste » absent du « P.L.I. » 1980. Je n'ai rien, pas de dico',
entre 1980 et 1992. Normal, correspondantes aux années de plomb
mitterrandiennes.

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