La fille est de plus en plus nombreuse à pratiquer l'épilation "maillot
intégral".
<Fin de citation>
Article intégral ylàci : http://www.liberation.fr/vous/191344.FR.php
Même en considérant "la fille" comme un nom collectif, à l'instar de
"la famille" par exemple, la phrase passe mal. Et pourtant, j'en
entends, tous les matins, des phrases où un nom dénombrable prend dans
la bouche de l'animateur de radio un sens indénombrable, voire collectif
: "il y a du cadeau à gagner, du CD, du chèque..."
PPHN
A Hay, A Hay, A Hay
> <Début de citation>
>
> La fille est de plus en plus nombreuse à pratiquer l'épilation
> "maillot intégral".
>
> <Fin de citation>
Et si tu penses que la construction irrite, Cousin, tu devrais essayer
le procédé...
;-))
Pas pour interrompre ton fil, mais je me demande si l'on pouvait juste
expliquer pourquoi nous nous irritons à entendre certaines constructions
ou certains emplois que nous considérons abusifs...
Y a-t-on jamais pensé ?
Par exemple, si je répondais que cela m'irrite parce que ce n'est pas
correct, l'on pourrait me demander si je supporte d'autres choses qui ne
sont pas correctes -- un stationnement illégal, par exemple, ou la
petite contrevérité blanche (elles sont blanches en anglais, j'ignore
leur couleur en français).
J'ai lu une fois que la colère, c'est vraiment de la peur.
Si je m'irrite à voir un emploi abusif dans ma langue, est-ce que cela
veut dire que j'ai peur d'avoir tort, ou d'avoir mal appris, ou est-ce
que j'ai peur que le monde change trop vite et que celui que je
connaissais est en train de disparaître ?
Participants sur fllf, y avez-vous jamais pensé ?
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Pourquoi sommes-nous si sensibles aux infractions linguistiques ?
...la petite contrevérité blanche ?? comprends pas ! Explication ?
Juve
Vs
> ...la petite contrevérité blanche ?? comprends pas ! Explication ?
En anglais, "little white lie" (Non, ma chérie, cette robe ne te donne
pas l'air d'une boudine)
À ne pas confondre avec le gros mensonge noir. (Weapons of Mass
Destruction)
>juvenal écrivit :
>
>> ...la petite contrevérité blanche ?? comprends pas ! Explication ?
>
>En anglais, "little white lie" (Non, ma chérie, cette robe ne te donne
>pas l'air d'une boudine)
En français, c'est un pieux mensonge.
Parce que je ne vois pas ce que le journaliste a voulu ajouter à une
formulation toute simple et sans aucune ambiguïté comme « les filles
sont de plus en plus nombreuses à pratiquer l'épilation ».
[Citation]
>> > La fille est de plus en plus nombreuse à pratiquer l'épilation
>> > "maillot intégral".
> je ne vois pas ce que le journaliste a voulu ajouter à une
> formulation toute simple et sans aucune ambiguïté comme
> « les filles sont de plus en plus nombreuses à pratiquer
> l'épilation ».
Le but premier est justement de faire penser « les
filles » (ce qui connote justement l'impubère) au
lieu de « les femmes ». C'est assez coquin.
Le but ultime est de vendre le papier.
> "Clotilde Chaland":
>
> [Citation]
> >> > La fille est de plus en plus nombreuse à pratiquer l'épilation
> >> > "maillot intégral".
>
> > je ne vois pas ce que le journaliste a voulu ajouter à une
> > formulation toute simple et sans aucune ambiguïté comme
> > « les filles sont de plus en plus nombreuses à pratiquer
> > l'épilation ».
>
> Le but premier est justement de faire penser « les
> filles » (ce qui connote justement l'impubère) au
> lieu de « les femmes ». C'est assez coquin.
>
> Le but ultime est de vendre le papier.
Oui, bien sûr, c'est bien ainsi que je le comprenais, puisque
volontairement je n'ai pas traduit « les femmes sont de plus en
plus... ». Mais je ne vois toujours pas ce que le singulier collectif
apporte au propos, sinon à faire jaser sur fllf ;-)
Je ne suis pas sûre que « la fille » se reconnaît mieux que dans « les
filles » qui incluent les copines.
"boudine"
En féminin de boudin ? En revanche, les Ardennais l'emploient pour
"nombril".
Péhache
Ou: "les filles sont de plus en plus nombreuses à s'épiler ».
A-t-il vraiment "voulu", ou n'est-ce que faiblesse et négligence enrobées de
sauce à la mode ( " l'épilation"maillot intégral" ")?
péhache
Est-ce que vous seriez contre l'emploi du mot "l'homme" au lieu de "les
hommes" dans une phrase similiaire ? Par exemple :
« L'homme est de plus en plus rare à se soucier des raffinements
d'expression ».
Est-ce que cette phrase « passe » pour vous ?
On tombe là dans une autre ambiguïté : est-ce qu'en parlant de l'homme
j'embrasse toute les femmes ?
>> Est-ce que vous seriez contre l'emploi du mot "l'homme" au lieu de
>> "les hommes" dans une phrase similiaire ? Par exemple :
>>
>> « L'homme est de plus en plus rare à se soucier des raffinements
>> d'expression ».
>
> On tombe là dans une autre ambiguïté : est-ce qu'en parlant de l'homme
> j'embrasse toute les femmes ?
Je veux bien, mais ce n'est pas la question que j'ai posée.
Est-ce que ma phrase « passe » pour vous ?
Oui, elle passe, mais je répète qu'elle ne me renseigne pas sur la
catégorie d'individus concernés : l'homme le vrai, le tatoué, ou l'homme
y compris la femme.
Un info en vitesse. "Jaser" je pense veut dire " bavarder", mais qu'
est.ce que c'est "fllf"??
Evidement c'est un contraction, comme en Italie l' on écrit " tt"
pour "tutto" ( tout) , mais de quoi?
Merci ;-)
Lillà
fllf, c'est le forum sur lequel vous êtes en train de parler :
fr.lettres.langue.francaise.
> Merci ;-)
De rien.
--
Sylvie
>>>> « L'homme est de plus en plus rare à se soucier des raffinements
>>>> d'expression ».
>>>
>>> On tombe là dans une autre ambiguïté : est-ce qu'en parlant de
>>> l'homme j'embrasse toute les femmes ?
>>
>> Je veux bien, mais ce n'est pas la question que j'ai posée.
>> Est-ce que ma phrase « passe » pour vous ?
>
> Oui, elle passe, mais je répète qu'elle ne me renseigne pas sur la
> catégorie d'individus concernés : l'homme le vrai, le tatoué, ou
> l'homme y compris la femme.
Si j'utilise le mot "les gens", est-ce que la phrase est plus précise ?
Pour moi, oui. Le « singulier collectif » est d'un emploi peu sûr si on
veut atteindre sa cible.
> Pour moi, oui. Le « singulier collectif » est d'un emploi peu sûr si
> on veut atteindre sa cible.
Quelle était la cible, à votre avis, de la phrase citée par PPHN ?
Le public ? Ou une autre ?
Vous avez compris qu'il n'y avait qu'une seule fille qui s'épilait ?
Et si je disais
« La femme française se veut libre, respectable et respectée » ?
pensez-vous vraiment que je ne parle que de vous ?
> *Qu'elle* était la vraie intention de PPHN en citant une phrase sortie
> de son contexte ?
Hi hi !
Message-ID: <news:1hi3ro8.ncduckp8ql31N%ajpw...@ailleurs.Cmieux>
--
Sylvie
>> Quelle était la cible, à votre avis, de la phrase citée par PPHN ?
>
> Votre question est-elle :
>
> Qu'elle était la vraie intention de PPHN en citant une phrase sortie
> de son contexte ?
>
> À vous de voir...
>
> ou
>
> À quoi pensait la journaliste, en utilisant une tournure qu'elle
> savait pertinemment chargée d'équivoque ?
J'ai adressé ma question à Clotilde qui parlait de la cible du
journaliste. Je me demandais à quoi elle pensait (cela m'intéressait de
savoir son interprétation).
> Clotilde Chaland écrivit :
>
> > Pour moi, oui. Le « singulier collectif » est d'un emploi peu sûr si
> > on veut atteindre sa cible.
>
> Quelle était la cible, à votre avis, de la phrase citée par PPHN ?
> Le public ? Ou une autre ?
Le lectorat prépubère féminin de Libé (autrement dit zéro, car ce
lectorat-là ne lit pas Libé mais « Jeune et Jolie », « Isa », « Elle »,
« Voici », et autres miroirs aux têtes-d'-allouettes-allouettes).
> Vous avez compris qu'il n'y avait qu'une seule fille qui s'épilait ?
Non, puisque j'ai dit que le singulier collectif « la fille » était un
mauvais choix, puisqu'il n'incluait pas les copines : la stimulation par
l'exemple, le mimétisme, la copie des modèles.
Ce n'est pas la fille qui s'épile, ce sont toutes les filles, « si tu
veux être glam et trendy, tu dois faire comme toutes les filles, tu dois
te faire le maillot intégral ».
> Et si je disais :
> « La femme française se veut libre, respectable et respectée » ?
> pensez-vous vraiment que je ne parle que de vous ?
Vous parlez entre autres de moi qui suis une femme française.
En précisant de quelle sorte de femme il s'agit, vous biaisez l'exemple
de départ.
Je ne veux pas à tout crin avoir raison, mais je prétends que la phrase
du journaliste se veut d'jeune et racoleuse, mais qu'elle rate sa cible.
> Je ne veux pas à tout crin avoir raison, mais je prétends que la
> phrase du journaliste se veut d'jeune et racoleuse, mais qu'elle rate
> sa cible.
Il faudra peut-être demander à une d'jeune racoleuse.
> Parce que je ne vois pas ce que le journaliste a voulu ajouter à une
> formulation toute simple et sans aucune ambiguïté comme « les filles
> sont de plus en plus nombreuses à pratiquer l'épilation ».
Je rapproche cette tournure d'une autre (ou de la même, en fait) très en
vogue chez les commentateurs sportifs, comme par exemple : « le
Portugais est roublard » ou « l'Italien est joueur ».
--
Tardigradus
> Je rapproche cette tournure d'une autre (ou de la même, en fait) très
> en vogue chez les commentateurs sportifs, comme par exemple : « le
> Portugais est roublard » ou « l'Italien est joueur ».
Je ne sais pas si le Portugais est roublard, mais j'aurais bien aimé que
le Portugal gagne la Coupe du Monde.
[Fin du hors-charte.]
--
Sylvie
Le Français est un battant.
--
Anne G
J'ai changé ma signature parce qu'une autre Anne fait des incursions
dans mes forums préférés.
Une journaliste qui s'épile le maillot ?
...qui lirait /Libé/ et qui se reconnaîtrait dans « la fille ».
Pas évident à trouver.
Français rime plus souvent avec arrogant qu'avec battant (on dirait un
villepinisme ;-)
Oui, mais bie^ntôt, c'est dimanche.
Après, on reviendra à votre proposition.
le vendredi 7 juillet 2006 à 18:40, vous, *Clotilde Chaland*, avez
écrit :
www.confidentielles.com
Il y a des sujets là-dessus (ou là-dessous). Entre autres...
--
jean b.
"la Coupe du Monde"...
Laquelle ?
Et quelles majuscules...
Pour un spectacle véhiculant violence, chiqué et nationalisme...
péhache
Mais qui fabrique ces maillots sur lesquels poussent des poils ?
>>> Il faudra peut-être demander à une d'jeune racoleuse.
>>
>> Une journaliste qui s'épile le maillot ?
>
> Mais qui fabrique ces maillots sur lesquels poussent des poils ?
Les Désesperantos...
(sadiques)
Y'a du hors-chart' dans l'air
le maillot de travers,
J'te suis pas dans cett' galèr'
Si je l'tenais j'lui ferais avaler son attirail de torture !
> Je rapproche cette tournure d'une autre (ou de la même, en fait) très en
> vogue chez les commentateurs sportifs, comme par exemple : « le
> Portugais est roublard » ou « l'Italien est joueur ».
Il est vrai que vous pouvez dire "les Portugais sont roublards", "les
Italiens sont joueurs". Il y a cependant une différence entre l'emploi
du singulier et du pluriel : le pluriel est lié à une classe collective,
dont le sens est voisin de "tous les Portugais sont roublards", alors
qu'avec le singulier, l'accent est plutôt mis sur l'indivualisation avec
un sens voisin de "chaque Portugais est roublard", même si dans les deux
cas, ce sont tous les éléments d'une même classe (la classe des
Portugais, des Italiens) qui sont concernés.
PPHN
A Hay, A Hay, A Hay
> je me demande si l'on pouvait juste expliquer pourquoi
> nous nous irritons à entendre certaines constructions
> ou certains emplois que nous considérons abusifs...
Le mot-clé est « certain(e)s ». Telle construction
énerve et telle autre non, et d'une personne à l'autre
ce qui énerve ou non sera vastement différent. Il est
des gens à qui les aménagements de 1990 donnent de
l'eczéma, et d'autres qui s'en sortent sans exéma.
> Y a-t-on jamais pensé ?
J'y pense chaque fois que quelque chose m'énerve, mais
sans que j'arrive à identifier pourquoi. L'emploi de
« sur » comme préposition universelle me fait grimper
au mur, mais quand on « enjoint quelqu'un à faire
quelque chose », c'est tout juste si je soulève un
sourcil. Allez comprendre.
> Si je m'irrite à voir un emploi abusif dans ma langue,
> est-ce que cela veut dire que j'ai peur d'avoir tort,
> ou d'avoir mal appris, ou est-ce que j'ai peur que le
> monde change trop vite et que celui que je connaissais
> est en train de disparaître ?
Je pense qu'il y a chez d'aucuns un sentiment que s'ils
ont dû en baver pour assimiler les règles (et irrègles)
complexes de l'orthographe française, il est injuste
que les générations montantes refusent d'en baver mais
n'en soient guère punies. Un peu comme le type qui a
dû faire son service militaire (mais aurait évidemment
resquillé s'il avait su y arriver) voit avec dépit les
plus jeunes bénéficier d'une resquille universelle.
--
Pierre Hallet.
Site (dont FAQ) du forum fllf : <http://www.langue-fr.net>.
> Je pense qu'il y a chez d'aucuns un sentiment que s'ils
> ont dû en baver pour assimiler les règles (et irrègles)
> complexes de l'orthographe française, il est injuste
> que les générations montantes refusent d'en baver mais
> n'en soient guère punies.
Oui, on a beau le nier : correction = punition...
Merci beaucoup pour vos réponses, Pierre, et surtout de vous être donné
le mal de bien vouloir en discuter.
>> Y a-t-on jamais pensé ?
>
> J'y pense chaque fois que quelque chose m'énerve, mais
> sans que j'arrive à identifier pourquoi. L'emploi de
> « sur » comme préposition universelle me fait grimper
> au mur, mais quand on « enjoint quelqu'un à faire
> quelque chose », c'est tout juste si je soulève un
> sourcil. Allez comprendre.
>
Je crois qu'on peut comprendre qu'une large part de nos compétences
linguistiques provient d'apprentissages implicites, non-conscients, dont
nous suivons les règles sans être capable de les énoncer. Combien de
francophones ont appris au contact d'étudiants de FLE qu'il existait des
règles qu'ils ignoraient, mais qui sonnaient bien à leur oreille ?
Combien de fois sur ce forum quelqu'un a-t-il dit « Je le dirais comme
ça. » sans être capable d'expliquer pourquoi ?
>> Si je m'irrite à voir un emploi abusif dans ma langue,
>> est-ce que cela veut dire que j'ai peur d'avoir tort,
>> ou d'avoir mal appris, ou est-ce que j'ai peur que le
>> monde change trop vite et que celui que je connaissais
>> est en train de disparaître ?
>
> Je pense qu'il y a chez d'aucuns un sentiment que s'ils
> ont dû en baver pour assimiler les règles (et irrègles)
> complexes de l'orthographe française, il est injuste
> que les générations montantes refusent d'en baver mais
> n'en soient guère punies. Un peu comme le type qui a
> dû faire son service militaire (mais aurait évidemment
> resquillé s'il avait su y arriver) voit avec dépit les
> plus jeunes bénéficier d'une resquille universelle.
>
Les motivations sont un vaste sujet de spéculation dont il est
impossible de prouver la fausseté. C'est très rassurant.
Vs
> À ne pas confondre avec le gros mensonge noir. (Weapons of Mass
> Destruction)
Cela m'en bouche un coin.
> Je crois également que le mot « irritation » n'est pas généralisable.
> Que ce passe-t-il quand nous rencontrons une construction qui diffère de
> ce dont nous avons l'habitude ?
J'entends régulièrement « le président de la France » tout autant que
« le président des États-Unis ». Pourquoi le premier m'irrite-t-il ?
Il me semble que les locuteurs tentent de faire la leçon, tout comme ils
s'obstinent à parler de soccer.
C'est sans doute ça qui m'irrite. Un peu comme si des Français venaient
nous donner des leçons de hockey.
--
Anne G
> J'entends régulièrement « le président de la France »
> tout autant que « le président des États-Unis ».
> Pourquoi le premier m'irrite-t-il ?
Votre exemple est intéressant... Les titres officiels
de ces deux personnages sont, sauf erreur « President
of the United States », donc « Président des États-Unis »,
et « Président de la République ». Le premier titre dit
de quel pays il s'agit ; l'autre non, et il n'est donc
explicite que pour des Français. Mais hors de France,
que dire pour préciser ? « Président de la République
française » paraît fichtrement solennel, donc pourquoi
pas « Président de la France » ?
> Il me semble que les locuteurs tentent de faire la
> leçon, tout comme ils s'obstinent à parler de soccer.
Il s'agit, me semble-t-il, moins de faire la leçon que
d'adapter son langage à des circonstances différentes.
Si vous vivez dans un pays où « football » désigne sans
autre précision la variante américaine, pourquoi pas
« soccer » pour désigner l'autre variante ?
> Ah non, monsieur. L'Italien est corrompu.
Ah que non, il est fin comédien (en 1978, il était à l'apogée de son
art), même si le Portugais tend aujourd'hui à l'imiter. D'ailleurs, à ce
sujet, j'ai appris aujourd'hui comment nommer le joueur qui se jète
volontairement au sol pour simuler une faute : "a on-field theatric".
Ne parlez pas du Portugal dans un fil sur l'épilation, c'est trop tentant.
Ça me fait penser à une boutique près de chez moi qui affiche le tarif
d'épilation de la demi-jambe. Ça me rappelle ces campagnards qui pour
aller voir le médecin ne lavaient que le pied malade et pas l'autre.
> Anne G :
>
>> J'entends régulièrement « le président de la France »
>> tout autant que « le président des États-Unis ».
>> Pourquoi le premier m'irrite-t-il ?
>
> Votre exemple est intéressant... Les titres officiels
> de ces deux personnages sont, sauf erreur « President
> of the United States », donc « Président des États-Unis »,
> et « Président de la République ». Le premier titre dit
> de quel pays il s'agit ; l'autre non, et il n'est donc
> explicite que pour des Français. Mais hors de France,
> que dire pour préciser ? « Président de la République
> française » paraît fichtrement solennel, donc pourquoi
> pas « Président de la France » ?
La République n'est pas la France, c'est juste une sorte de coucou qui y
a pondu ses oeufs.
> Il y a cependant une différence entre l'emploi
> du singulier et du pluriel : le pluriel est lié à une classe collective,
> dont le sens est voisin de "tous les Portugais sont roublards", alors
> qu'avec le singulier, l'accent est plutôt mis sur l'indivualisation avec
> un sens voisin de "chaque Portugais est roublard", même si dans les deux
> cas, ce sont tous les éléments d'une même classe (la classe des
> Portugais, des Italiens) qui sont concernés.
Personnellement, je vois dans le singulier une intention de mépris,
comme si l'on parlait d'un animal : le renard est rusé, le serpent est
visqueux, l'âne est têtu. C'est un peu comme si les présupposés décrits
étaient inhérents à la nationalité, presque génétiques. N'y a-t-il pas
là comme une sorte de condescendance, voire un soupçon de racisme ?
--
Tardigradus
Vs
et j'ai vu le pigeon faire de même.
> Ah mais pardon ! J'ai pu le constater de mes propres yeux dans de
> nombreuses boulangeries l'été dernier, l'étranger vient manger le pain
> des Français.
Tiens, ça me rappelle un sketch de Bourvil...
--
Sylvie
Vs
>>> Ah mais pardon ! J'ai pu le constater de mes propres yeux dans de
>>> nombreuses boulangeries l'été dernier, l'étranger vient manger le
>>> pain des Français.
>> Tiens, ça me rappelle un sketch de Bourvil...
> Ah ?
> J'avais pourtant copié sur Fernand Raynaud.
Oui, j'ai confondu les deux. Faites pas attention.
--
Sylvie
>> J'entends régulièrement « le président de la France »
>> tout autant que « le président des États-Unis ».
>> Pourquoi le premier m'irrite-t-il ?
> Votre exemple est intéressant... Les titres officiels
> de ces deux personnages sont, sauf erreur « President
> of the United States », donc « Président des États-Unis »,
> et « Président de la République ». Le premier titre dit
> de quel pays il s'agit ; l'autre non, et il n'est donc
> explicite que pour des Français. Mais hors de France,
> que dire pour préciser ? « Président de la République
> française » paraît fichtrement solennel, donc pourquoi
> pas « Président de la France » ?
Parce que, en hors-de-France, où j'ai grandi, on disait « président
français ». Et il me semble bien encore l'entendre sur TV5.
>> tout comme ils s'obstinent à parler de soccer.
> Si vous vivez dans un pays où « football » désigne sans
> autre précision la variante américaine, pourquoi pas
> « soccer » pour désigner l'autre variante ?
Lorsqu'on parle de la Coupe du Monde actuelle, qui croira que c'est une
compétition d'un jeu confidentiel limité à l'Amérique du Nord ?
> Ne parlez pas du Portugal dans un fil sur l'épilation, c'est trop tentant.
Les jeunes hommes portugais qui se laissent-il pousser le duvet sur la
lèvre supérieure ?
Non, les avions d'Air Portugal qui ont du poil sous les ailes.
C'est aussi pour ressembler à leur maman ?
Si Berlioz chanta les belles nuits d'été,
On trouvera ici bien plus de variété
grâce à Sylvie Jean
> Lillà a écrit :
>> Un info en vitesse. "Jaser" je pense veut dire " bavarder", mais qu'
>> est.ce que c'est "fllf"??
> fllf, c'est le forum sur lequel vous êtes en train de parler :
> fr.lettres.langue.francaise.
Aussi appelé falafel, par allusion avec un plat indien assez épicé.
Stéphane De Becker <stephane...@brutele.be> wrote:
> Aussi appelé falafel, par allusion avec un plat indien assez
> épicé.
Êtes-vous sûr qu'il s'agisse d'un plat indien ? Je voyais plutôt
ça du côté du Proche-Orient, Israël et Egypte (falafoul) plutôt,
non ?
--
jean b.
Et moi plutôt du côté de la Turquie ou du Liban.
Si l'on en croit Wikipedia, Ce serait Stéphane qui serait dans le vrai :
« Bien que son origine soit incertaine, on suppose qu'il vient
originellement d'Inde, où il était fait à base de pain épicé acide. Le
mot « falafel » est en réalité un mot d'ancien tamoul, composé de trois
parties :
Fa - fait de
La - beaucoup
Fel - miettes de pain ».
Si l'on retient le goût épicé, d'accord pour donner ce nom au forum.
Si l'on retient l'aspect étouffe-chrétien, je ne vois pas bien le
rapport...
Clotilde Chaland <Clotilde...@free.fr> wrote:
> Si l'on en croit Wikipedia, Ce serait Stéphane qui serait dans le vrai :
> « [...] ».
Merci pour avoir fait les vérifications.
> Si l'on retient le goût épicé, d'accord pour donner ce nom au forum.
> Si l'on retient l'aspect étouffe-chrétien, je ne vois pas bien le
> rapport...
Ce n'est pas une obligation que ce soit étouffe-chrétien !
--
jean b.
> Ce n'est pas une obligation que ce soit étouffe-chrétien !
Vous avez raison, contentons-nous d'étouffe-belle-mère.
> Si l'on retient le goût épicé, d'accord pour donner ce nom au forum.
> Si l'on retient l'aspect étouffe-chrétien, je ne vois pas bien le
> rapport...
Rassurez-moi. Ce n'est quand même pas interdit ?
De pimenter le forum ?
Ou d'étouffer les chrétiens (et les belles-mères) ?
> Vs
> http://www.info-sectes.org/
La secte des falaféliens n'est pas (encore) interdite.
Vs
"Clotilde Chaland" <Clotilde...@free.fr> a écrit dans le message de
news:1hi5exo.1dfj3kp90ag98N%Clotilde...@free.fr...