"Marilena" <marilen...@liberi.it> a écrit dans le message news:
Vqvp7.4472$Q25.1...@news.infostrada.it...
Barbara a écrit :
Oui, "tondaine" est un mot inventé, sur le radical de "tondre", pour alterner
les noms en -aine et en -on (comme plus loin "cardaine, cardons" ou "moutaine,
moutons") dans cette chanson traditionnelle canadienne, dont une version assez
complète se trouve à la page :
http://www.ac-versailles.fr/etabliss/Toussaint/labct2/laine/laine.htm
La laine des moutons,
C'est nous qui la tondaine,
La laine des moutons,
C'est nous qui la tondons
Tondons, tondons,
La laine des moutaines
Tondons, tondons,
La laine des moutons
La laine des moutons,
C'est nous qui la lavaine,
La laine des moutons,
C'est nous qui la lavons
Lavons, lavons,
La laine des moutaines
Lavons, lavons,
La laine des moutons
La laine des moutons,
C'est nous qui la cardaine,
La laine des moutons,
C'est nous qui la cardons
Cardons, cardons,
La laine des moutaines
Cardons, cardons,
La laine des moutons
La laine des moutons,
C'est nous qui la filaine,
La laine des moutons,
C'est nous qui la filons
Filons, filons,
La laine des moutaines
Filons, filons,
La laine des moutons
La laine des moutons,
C'est nous qui la tissaine,
La laine des moutons,
C'est nous qui la tissons
Tissons, tissons,
La laine des moutaines
Tissons, tissons,
La laine des moutons
La laine des moutons,
C'est nous qui la chantaine,
La laine des moutons,
C'est nous qui la chantons
Chantons, chantons,
La laine des moutaines
Chantons, chantons,
La laine des moutons
>Hallo, je suis italien. Je chant dans un cor qui recentemment m'ha fait
>chanter "La laine des moutons". Un vers dit: la laine de mouton, c'est nous
>qui te tondaine..."
>Què signifique tondaine?
Cela ne signifie rien à proprement dire. Il s'agit d'un jeu
traditionnel de terminaisons qui sert de rime plaisante à des chansons
ou des échanges de proverbes, qui permet de rythmer ou de ponctuer des
formes rituelles, on la retrouve dans « mironton mirontaine »,
« tontaine et tonton ». Dans ce cas, on a passage de la conjugaison
normale à une déformation : « tondons » devient « tondaine ». Les autres
verbes sont déformés : « lavons », « lavaine ». L'origine dans cette
chanson me semble être aussi l'emploi ancien et régional d'une
terminaison verbale en « eins » ou « eines » pour la première personne
du pluriel du présent.
Dominique
--
Si t'es puriste, relis ta feuille d'impôts, elle est en pur français,
garanti académique. (San-Antonio.)
> A mon humble avis -mais je peux me tromper -
> c'est une rime chantée comme on
> dirait "tralalilala" ou "tontaine et tonton".
> C'est un peu difficile à
> expliquer si vous n'avez jamais
> chanté de vieilles chansons françaises, mais
> c'est un procédé assez courant.
> En bref, pour vous répondre, ça ne veut rien
> dire de spécial, c'est pour la rime !
Sans doute comme pour « Maluron malurette », dans cette chanson (je me
demande ce que veux dire « habitant » dans la dernière strophe) :
|: Je voudrais bien me marier :|
|: Mais j'ai grand' peur de me tromper :|
Ils sont si malhonnnêtes, maluron, malurette
Ils sont si malhonnnêtes, maluron, maluré.
|: Je ne veux pas d'un colporteur :|
|: Rarement ils se font honneur :|
Emportent la cassette, maluron, malurette
Emportent la cassette, maluron, maluré.
|: Pour un notaire je n'en veux pas :|
|: Car ils passent trop de contrats :|
Embrassent les fillettes, maluron, malurette
Embrassent les fillettes, maluron, maluré.
|: Je ne veux pas d'un médecin :|
|: Ils ont toujours pilule en main :|
Des prises et des lancettes, maluron, malurette
Des prises et des lancettes, maluron, maluré.
|: Je ne veux pas d'un avocat :|
|: Car ils aiment trop les ducats :|
Ont trop de margoulette, maluron, malurette
Ont trop de margoulette, maluron, maluré.
|: Je ne veux pas d'un officier :|
|: Ils marchent toujours à pas carré :|
à la guerre ils s'apprêtent, maluron, malurette
à la guerre ils s'apprêtent, maluron, maluré.
|: Je ne veux pas d'un cordonnier :|
|: Car ce sont les plus mal chaussés :|
Pour eux lundi est fête, maluron, malurette
Pour eux lundi est fête, maluron, maluré.
|: Mais je voudrais d'un habitant :|
|: On peut passer sa vie aux champs :|
Et rouler la charette, maluron, malurette
Et rouler la charette, maluron, maluré.
cf. http://www.acronet.net/~robokopp/french/jevoudra.htm
--
gbog
> (je me demande ce que veux dire « habitant » dans la dernière strophe) :
> |: Mais je voudrais d'un habitant :|
> |: On peut passer sa vie aux champs :|
> Et rouler la charette, maluron, malurette
> Et rouler la charette, maluron, maluré.
Ne faut-il pas y voir le même type de notion que lorsque l'on entend parler
d'un « pays » ? C'est-à-dire quelqu'un qui est du même coin que soi, et en
sous-entendu venant lui-aussi du de la classe sociale appelée « peuple ».
Olivier D.
En fait il s'agit d'un paysan, d'un agriculteur. Le terme est surtout
employé au Québec. Peut-être a-t-il été aussi utilisé dans l'Ouest de la
France, c'est à vérifier.
Au fait, de quelle région la chanson est-elle originaire ?
--
Jean Tosti
Signification des noms de famille :
http://www.geneanet.org/onomastique/
http://www.jtosti.com/indexnoms.htm
Je l'ai trouvée sur le doublecédé « Québec » de Frémeaux & Associés
(Ref. FA193). C'est le meilleur disque pour l'instant que j'aie trouvé pour
écouter des vieilles chansons françaises (ou francophones). J'n'en sais pas
plus.
--
gbog
>> Au fait, de quelle région la chanson
>> [« Je voudrais bien me marier »]
>> est-elle originaire ?
>
> Je l'ai trouvée sur le doublecédé « Québec » de Frémeaux & Associés
> (Ref. FA193). C'est le meilleur disque pour l'instant que j'aie trouvé pour
> écouter des vieilles chansons françaises (ou francophones). J'n'en sais pas
> plus.
Ça veut peut-être dire qu'il s'agit d'une version québécoise (d'où le mot
"habitant") d'une chanson populaire qu'on rencontre en France sous d'autres
formes. J'ai trouvé à l'aide de Google deux versions dans lesquelles
l'habitant devient un jardinier :
http://ourworld.compuserve.com/homepages/Thierry_Klein/jevoudra.htm
et aussi :
http://www.miditext.com/Textes/27518.htm
--
Jean Tosti
~~~~~~~~~~
Les Raftsmen
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Refrain:
Bing sur la ring!
Bang sur la ring!
Laissez passer les raftsmen,
Bing sur la ring! Bing, bang!
|: Là ous-qu'y sont, tous les raftsmen? :|
Dans les chanquiers i' sont montés.
R.
|: Et par Bytown y sont passés, :|
Avec leurs provisions achetées.
R.
|: En canots d'écorc' sont montés, :|
Et du plaisir y s'sont donné.
R.
|: Des "porc-and-beans" ils ont mangé :|
Pour les estomacs restaurer.
R.
|: Dans les chanquiers sont arrivés; :|
Des manch's de hache ont fabriqué.
R.
|: Que l'Outaouais fut étonné, :|
Tant faisait d'bruit leur hach' trempée.
R.
|: Quand le chanquier fut terminé :|
Chacun chez eux sont retourné.
R.
|: Leurs femm's ou blond's ont embrassé, :|
Tous très contents de se r'trouver.
R.
cf. http://www.acronet.net/~robokopp/french/lesrafts.htm
[This lively song was a favorite of the French-Canadian woodsmen in the
nineteenth century. It provides an interesting account of how they went up
to the woods by canoe, spent the winter cutting timber, and came down in the
spring to spend their winter's pay. "Bytown" was the original name for the
city of Ottawa, and "Outaouais" was the Indian name for the Ottawa River.]
[Cette vivace chanson était dans les favoris de les Français-Canadiens
hommes de bois dans les neufs dents ceintures. Il provisionne un intéressant
compte de comment ils allèrent haut vers les bois en canoe, passèrent
l'Ophélie à couper des timbres, et vinrent bas dans les sauts pour dépenser
leur paye sur Ophélie. Baïtovne était l'original nom pour la cité d'Ottaoua]
Y a le mot « chanquier » qui m'intrigue. Un rapport avec les cabanes «
chanquées » [?], autrement dit sur pilotis, qu'on trouve tout près de l'Île
aux Oiseaux du Bassin d'Arcachon ?
--
gbog
Bonjour!
Non, aucun rapport. "chanquier" est une mauvaise prononciation du mot
"chantier", qui fait référence aux camps de bûcherons.
Bonne journée!