Le TLFi indique :
[...]
II. P. anal.
A. ARTS MᅵN.
1. Appareil formᅵ d'un cadre en bois oᅵ l'on suspend un rᅵchaud de
braises et servant ᅵ chauffer les lits. Lit que bassinait en votre
absence un ᅵmoineᅵ c'est ainsi qu'on appelle lᅵ-bas [ᅵ
Lamalou-le-Haut] un rᅵchaud qu'un ingᅵnieux systᅵme d'arceaux suspend
entre les draps ᅵcartᅵs (GIDE, Si le grain, 1924, p.428).
2. P. ext. Objet quelconque servant ᅵ chauffer les lits. Aprᅵs (...) la
femme dessert, fait son petit train train, la couverture, le moine, et
quand elle est couchᅵe, la place chaude, on tombe dans le tas (A.
DAUDET, Sapho, 1884, p.189). Elle s'a frottᅵ d'onguent et couchᅵe avec
un moine sur les reins (ARNOUX, Seigneur, 1955, p.46).
<Fin de cit>
Je joins une image de l'objet : http://petitlien.fr/23q
Mais quelle peut ᅵtre l'analogie en question :-?
--
Eulalie
Hypothᅵse :
Le moine n'a pas d'autre moyen pour chauffer son lit qu'un appareil.
De mᅵme que la nonne anglaise qui invoque son Dieu.
--
Michal.
/chez les frᅵres c'est autre chose/
> Quelqu'un connaᅵtrait-il l'origine de cette acception du mot ?
>
> Le TLFi indique :
> II. P. anal.
> A. ARTS MᅵN.
> 1. Appareil formᅵ d'un cadre en bois oᅵ l'on suspend un rᅵchaud de
> braises et servant ᅵ chauffer les lits. Lit que bassinait en votre
> absence un ᅵmoineᅵ c'est ainsi qu'on appelle lᅵ-bas [ᅵ
> Lamalou-le-Haut] un rᅵchaud qu'un ingᅵnieux systᅵme d'arceaux suspend
> entre les draps ᅵcartᅵs (GIDE, Si le grain, 1924, p.428).
> 2. P. ext. Objet quelconque servant ᅵ chauffer les lits. Aprᅵs (...)
> la femme dessert, fait son petit train train, la couverture, le
> moine, et quand elle est couchᅵe, la place chaude, on tombe dans le
> tas (A. DAUDET, Sapho, 1884, p.189). Elle s'a frottᅵ d'onguent et
> couchᅵe avec un moine sur les reins (ARNOUX, Seigneur, 1955, p.46).
>
> <Fin de cit>
>
> Je joins une image de l'objet : http://petitlien.fr/23q
>
> Mais quelle peut ᅵtre l'analogie en question :-?
On trouve une explication possible dans le journal de Jean Hᅵroard,
mᅵdecin de Charles IX, Henri III et Louis XIII.
ᅵ Pissᅵ, devestu, mis au lict. Le veult faire chaufer. "Mr, dis-je, il
ne y a que les moines qui le fassent chaufer". D. "Ce son (sont) don
(donc) le moine de boi (les moines de bois)". L'on appelloit ung moine,
l'ais dont on chaufoit son lict.ᅵ
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_H%C3%A9roard
http://books.google.fr/books?as_q=journal&num=10&um=1&btnG=Recherche+Google&as_epq=&as_oq=&as_eq=&as_brr=3&as_pt=ALLTYPES&lr=&as_vt=&as_auth=heroard&as_pub=&as_drrb_is=q&as_minm_is=0&as_miny_is=&as_maxm_is=0&as_maxy_is=&as_isbn=&as_issn=
Les six volumes ᅵtaient sur Gallica, mais je ne les y trouve plus.
On trouve l'expression ᅵ moine de bois ᅵ dans des inventaires du 17e.
--- news://freenews.netfront.net/ - complaints: ne...@netfront.net ---
Explication possible qui vient naturellement ᅵ l'idᅵe d'esprits mal
tournᅵs comme les nᅵtres.
Mais je tentais justement de rᅵsister ᅵ cette tentation,
n'en dᅵplaise aux mᅵnes d'Oscar Wilde.
--
Eulalie
Merci pour cet envoi.
Mais cela n'explique pas pourquoi le mᅵme mot pouvait dᅵsigner, en tout
bien tout honneur, un membre du clergᅵ rᅵgulier et un chauffe-lit !
Ou alors, ce serait une paillardise, au demeurant d'ancienne tradition.
--
Eulalie
> Mais quelle peut être l'analogie en question :-?
Oui, « fier sicambre » serait plus juste.
Car il brûle ce que tu as aimé, et aime ce que tu as brûlé... ;-)
Le DHLF (2000, p. 2265) nous dit que « moine » est parfois évoqué
« par allusion à la forme du capuchon » pour d'autres choses (squale,
des espèces de phoques).
Ou bien parce que les moines (comme celui qui combattit les
Albigeooooooooooooois) faisaient souvent torturer les gens...et si
l'on s'y approche trop, tssssssssssss !
De mieux en mieux !
>
> Ou bien parce que les moines (comme celui qui combattit les
> Albigeooooooooooooois) faisaient souvent torturer les gens...et si
> l'on s'y approche trop, tssssssssssss !
Le Dominicains, alors ?
http://www.youtube.com/watch?v=_CIWmO7W0gc
Lᅵ, je crois que nous frisons le bᅵcher !
--
Eulalie
> Le DHLF (2000, p. 2265) nous dit que « moine » est parfois évoqué
> « par allusion à la forme du capuchon » pour d'autres choses (squale,
> des espèces de phoques).
[...]
Le Dictionnaire culturel de langue française précise :
« Fig. (1684) (allus. à la forme conique du capuchon) Objet, animal de
forme conique. »
Et plus tard, on lit « Ustensible formé d'un bâti ou d'un cylindre
creux formant un rechaud, et servant à chauffer un lit ».
> Quelqu'un conna�trait-il l'origine de cette acception du mot ?
J'imagine que, usant d'ironie ou d'humour, on pouvait imaginer que seul
un moine, en cons�quense de ses engagements dits spirituels, aurait pu
chauffer le lit d'une personne sans jamais entreprendre la moindre
initiative diabolique, ni m�me y penser.
Alain
Parce que le moine était en chaleur ?...
S'cusez :-)
RV
Possible, dans l'ancien temps...
--
Eulalie