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Origine de "pour ne pas le nommer"

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Carmelo

unread,
Jun 6, 2001, 11:14:41 AM6/6/01
to
Bonjour,

Quelle est l'origine de l'utilisation de la formule "pour ne pas le
nommer" lorsque l'on parle de quelqu'un ou d'une société, etc. On ne
veut pas le nommer mais finalement on nomme toujours.

Quelqu'un peut m'expliquer?

Merci

Carmelo

DB

unread,
Jun 6, 2001, 11:59:59 AM6/6/01
to

Carmelo a écrit :

C'est une application plaisante et passée dans l'usage de la
prétérition.

Dominique Didier

unread,
Jun 6, 2001, 12:30:06 PM6/6/01
to
Carmelo <carmelo...@bordeaux.inserm.fr> calligraphsia :

>Quelle est l'origine de l'utilisation de la formule "pour ne pas le
>nommer" lorsque l'on parle de quelqu'un ou d'une société, etc. On ne
>veut pas le nommer mais finalement on nomme toujours.

Je ne vous parlerai certainement pas de la prétérition et je ne vous
dirai pas que cette figure de style consiste à feindre de ne pas vouloir
parler de ce que l'on dit fort clairement.

Dominique

Bernard Bonnejean

unread,
Jun 6, 2001, 4:52:56 PM6/6/01
to

"Dominique Didier" <domicil...@wanadoo.fr> a écrit dans le message
news: 3cmshtk5d7optsof8...@4ax.com...

Comment pourrait-on supposer, ne serait-ce qu'un instant, que l'on puisse
donner deux, voire trois fois la même réponse ? Non, Messieurs, je n'aurai
pas l'indélicatesse d'ajouter de vains mots à vos explications. Et qu'on
n'attende pas de moi que je prête le flan à une critique si méritée en
nommant une fois encore, une fois de trop, cette figure que d'autres ont su
si bien évoquer ici. Vous le comprendrez aisément, Messieurs : devant le
talent de mes devanciers, la conduite la plus noble est le silence.

Mais qu'on me permette au moins d'ajouter que la prétérition, -- n'est-ce
pas ainsi qu'on l'a fort justement appelée ? --, est une figure souvent
employée par certains individus dont une réserve naturelle m'oblige à taire
la profession. A quoi, en effet, me servirait de mettre en avant les avocats
et les politiques, pour n'évoquer que ceux-là, que la grandiloquence pousse
parfois à user de ces figures héritées des temps antiques ? Non, Messieurs,
sachez-le bien, je ne dirai rien ni sur le barreau, ni sur les serviteurs de
la République qui puisse leur porter atteinte ! Qu'ils usent de la
prétérition pour défendre leur cause, voilà qui précisément m'est
indifférent au point que je me suis juré de ne jamais en parler.

Bernard Bonnejean


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