Un petit peu de recherche ne m'a donné grand chose.
Jean-Marc Desperrier wrote:
> Quelqu'un a une idée sur l'origine de l'expression "le clou du spectacle" ?
>
> Un petit peu de recherche ne m'a donné grand chose.
fallait commencer par le dictionnaire ;-)
Dixit Bob :
2. (1878; du clou auquel on accroche qqch. pour attirer l'attention).
Le clou du spectacle, de la soirée... : ce qui accroche le plus
l'attention, la meilleure attraction*.
Bernard (piquant)
> Dixit Bob :
> 2. (1878; du clou auquel on accroche qqch. pour attirer l'attention).
Ah. Mais je ne vois pas très bien dans quelles circonstances on
accrochait quelquechose à un clou pour attirer l'attention.
Ou alors c'est une ancienne pratique dont ne reste plus que le cas du
tableau ou bien du trophé de chasse ?
Dans le cas de "mettre au clou" la référence est très précise, les
objets déposés au mont de piété était bien en général accrochés à des clous.
"accrocher au clou" est en général utilisé dans le sens d'arréter, de
renoncer à quelques chose. Ca me laisse donc un peu perplexe cette
interprétation d'accrocher au clou pour mettre en valeur alors que
l'expression directe a pris plutôt un sens inverse.
Le plus curieux est le fait de voir les anglophones utiliser le mot tel
quel (chercher "the clou of") alors que clou n'a aucun sens en anglais.
Exemple : http://www.btinternet.com/~ashome/heckington.htm
"and the 'clou' of the whole building, the six-light E window"
Du coup, je me demande si l'origine n'est pas plus ancienne que 1878.
> JustMe wrote:
>
>> Jean-Marc Desperrier wrote:
>>> Quelqu'un a une idée sur l'origine de l'expression "le clou du
>>> spectacle" ?
>
>> Dixit Bob :
>> 2. (1878; du clou auquel on accroche qqch. pour attirer l'attention).
>
> Ah. Mais je ne vois pas très bien dans quelles circonstances on accrochait
> quelquechose à un clou pour attirer l'attention.
> Ou alors c'est une ancienne pratique dont ne reste plus que le cas du
> tableau ou bien du trophé de chasse ?
>
> Dans le cas de "mettre au clou" la référence est très précise, les objets
> déposés au mont de piété était bien en général accrochés à des clous.
> "accrocher au clou" est en général utilisé dans le sens d'arréter, de
> renoncer à quelques chose. Ca me laisse donc un peu perplexe cette
> interprétation d'accrocher au clou pour mettre en valeur alors que
> l'expression directe a pris plutôt un sens inverse.
>
> Du coup, je me demande si l'origine n'est pas plus ancienne que 1878.
Certains éléments sembleraient vous donner raison.
Pour "le clou d'une pièce, d'un spectacle, d'une fête, etc.", le TLFi
renvoie à l'expression « clouer au pilori », c'est-à-dire « accrocher
l'attention ».
Or la première édition du Dictionnaire de L'Académie française (1694)
donne de pilori la définition suivante :
> Sorte de machine qui tourne sur un pivot, et qui sert à la punition des
> personnes diffamées, que la Justice *expose à la risée* du public.
Et on peut supposer que le pilori devait être une grande attraction
dans les foires...
Il faut cependant remarquer que, jusqu'à la huitième édition du DAF,
aucun des exemples donnés ne comporte "clouer" :
/Mettre un banqueroutier au pilori. On l'a exposé au pilori par
trois/ /jours de marché.../
Pourrait-on supposer que le "clouer" vienne d'une autre utilisation
du pilori, auquel on pouvait encore, à défaut du malfaiteur lui-même,
clouer la liste de ses méfaits ?
--
dphn
« Vous qui entrez, perdez tout espoir. »
Jean-Marc Desperrier wrote:
> JustMe wrote:
>
>> Jean-Marc Desperrier wrote:
>>
>>> Quelqu'un a une idée sur l'origine de l'expression "le clou du
>>> spectacle" ?
>
>
>> Dixit Bob :
>> 2. (1878; du clou auquel on accroche qqch. pour attirer l'attention).
>
>
> Ah. Mais je ne vois pas très bien dans quelles circonstances on
> accrochait quelquechose à un clou pour attirer l'attention.
pour accrocher le programme du spectacle ? ;-)
[...]
> Le plus curieux est le fait de voir les anglophones utiliser le mot tel
> quel (chercher "the clou of") alors que clou n'a aucun sens en anglais.
flirt vient bien de la fleur francaise (copter fleurette) et est revenu
en France en flirter apres avoir fait un tour outre manche :-D
une langue ca evolue, sinon c'est une langue morte :-D
>
> Exemple : http://www.btinternet.com/~ashome/heckington.htm
> "and the 'clou' of the whole building, the six-light E window"
>
> Du coup, je me demande si l'origine n'est pas plus ancienne que 1878.
pourquoi ? La page web est antérieure ? ;-)
>flirt vient bien de la fleur francaise (copter fleurette) et est revenu
>en France en flirter apres avoir fait un tour outre manche
Ça, c'est une idiotie qui a été souvent colportée et qui est totalement infondée.
L'origine du mot est seulement anglaise, le verbe et le nom ont un radical
onomatopéique. Rien à voir avec la fleur française. Vraiment rien.
--
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>> flirt vient bien de la fleur francaise (copter fleurette) et est
>> revenu en France en flirter apres avoir fait un tour outre manche
> Ça, c'est une idiotie qui a été souvent colportée et qui est
> totalement infondée. L'origine du mot est seulement anglaise, le
> verbe et le nom ont un radical onomatopéique. Rien à voir avec la
> fleur française. Vraiment rien.
<Grand Robert>
flirter
1855; de l'angl. to flirt «jeter; agiter, remuer vivement», puis, à
partir du XVIIIe «badiner avec, faire la cour à»; probablt sans rapport
avec fleureter malgré une opinion répandue. - REM. L'Académie (huitième
éd.) donne pour origine au mot flirt le verbe franç. fleureter et Bloch
et Wartburg soutiennent que l'angl. to flirt «vient de l'anc. franç.
fleureter, conter fleurettes». En fait, fleureter* n'a acquis cette
dernière signification qu'au XIXe s., par confusion avec flirter. Encore
usité au XVIe s., il ne l'était plus au XVIIe, ni au XVIIIe, quand
l'angl. to flirt a pris l'acception particulière que le français lui a
empruntée.
</Grand Robert>
L'erreur vient donc au départ de l'Académie et de Bloch et Wartburg, on
peut donc comprendre qu'elle se soit propagée.
--
Sylvie
>L'erreur vient donc au départ de l'Académie et de Bloch et Wartburg, on
>peut donc comprendre qu'elle se soit propagée.
Le petit frère, le Dictionnaire historique de la langue française par les
éditions du Robert, a depuis longtemps rectifié cette sottise, à la suite du
Merriam-Webster. Il y a un écart de plusieurs siècles entre l'apparition du mot
« flirt » en anglais et puis l'emploi de « conter fleurette » en France. En gros,
on contait fleurette sous la Régence seulement, mais on flirtait déjà en
Angleterre lorsque Jeanne d'Arc n'était pas née ! Cela n'a vraiment rien à voir.
Le mot est seulement anglais. Je crois qu'Henriette Walter propage elle aussi le
bobard...