Je viens d'entendre l'un des jumeaux Debré commettre à la
radio : « une conférence de presse clandestine auquel je n'ai pas été
informé ». Deux erreurs sur un seul mot, il faut le vouloir...
Dominique
--
Mais, Allemand que vous êtes, un Anglais à votre place se serait fait tuer
pour nous, et je lui aurais donné la main de ma fille.
(Edmond About, « le Roi des montagnes ».)
>Bonjour ou bonsoir,
>
> Je viens d'entendre l'un des jumeaux Debré commettre à la
>radio : « une conférence de presse clandestine auquel je n'ai pas été
>informé ». Deux erreurs sur un seul mot, il faut le vouloir...
Doit s'agir de Jean-Louis, c'est un habitué.
>Doit s'agir de Jean-Louis, c'est un habitué.
Lui, c'est déjà une erreur.
Luc Bentz -
http://www.langue.fr.st/
http://www.chez.com/languefrancaise/
--
« C'est quand les accents graves tournent à l'aigu
que les sourcils sont en accent circonflexe » (Pierre Dac)
>> Je viens d'entendre l'un des jumeaux Debré commettre à la
>>radio : « une conférence de presse clandestine auquel je n'ai pas été
>>informé ». Deux erreurs sur un seul mot, il faut le vouloir...
>
>Ça fait beaucoup, en effet... Etiez-vous bien réveillé ? ;-)
Je jure sur la tête de Jean-Guy Talamoni que Debré moins 10,
alias Bac moins 20, a bel et bien prononcé la phrase telle quelle
lorsque l'on a évoqué ses relations passées avec les cagoulards !
J'avais bu deux pleins bols de café bien noir juste avant, et
heureusement qu'il ne l'a pas dit plus tôt car sinon je recrachais tout
sur mon écran... Il est passé dans « Questions directes » à 8h 20 sur
France Inter. Demandez la bande de l'enregistrement. Les preuves sont
accablantes... On sait maintenant quel est l'homme qui se rapproche le
plus du niveau de George W. Bush.
Dominique
Les que l'on m'agacent, je préfère les qu'on.
(Maurice Chapelan, Le Figaro littéraire.)
> France Inter. Demandez la bande de l'enregistrement. Les preuves sont
> accablantes... On sait maintenant quel est l'homme qui se rapproche le
> plus du niveau de George W. Bush.
Bof, bof, bof et encore bof ! Quand on est Ministre des transports et
qu'on se permet de fustiger son collègue de l'environnement en lui
disant qu'il ne connaît rien au dossier (du Tunnel sous le Mont Blanc),
on évite apprès avoir dit qu'on a étudié le ferroutage via le Fréjus, de
parler de la vallée de la Tarentaise ! On se renseigne. Ou on se tait.
En tout cas on connait mal le dossier.
Géographiquement, pour les non-hexagonaux, c'est la vallée de la
Maurienne qui conduit au Fréjus.
--
©lõ
>Bof, bof, bof et encore bof ! Quand on est Ministre des transports et
ministre des Transports
>qu'on se permet de fustiger son collègue de l'environnement en lui
son collègue de l'Environnement
>disant qu'il ne connaît rien au dossier (du Tunnel sous le Mont Blanc),
le tunnel du mont Blanc
>on évite après avoir dit qu'on a étudié le ferroutage via le Fréjus, de
>parler de la vallée de la Tarentaise ! On se renseigne. Ou on se tait.
>En tout cas on connait mal le dossier.
Soit. Mais il y en a une qui n'a pas révisé les emplois des
majuscules et qui *connaît* mal son dossier. Demandez donc à l'héritier
de l'Entonnoir de vous réciter les noms de vos vallées...
Dominique
--
Dominique Didier a écrit :
> Bonjour ou bonsoir,
>
> Je viens d'entendre l'un des jumeaux Debré commettre à la
> radio : « une conférence de presse clandestine auquel je n'ai pas été
> informé ». Deux erreurs sur un seul mot, il faut le vouloir...
Déjà que les deux Debré, ça faisait deux erreurs pour une seule famille ...
> les noms de vos vallées...
Colette et Berthe ?
--
Patrick Bruant --- ma vallée.
Je ne crois pas que Clotilde soit ministre de la typographie... Une chose,
pour un ministre, est de savoir de quoi il parle. Une autre est de savoir
comment l'écrire avec les majuscules ou les minuscules qui conviennent !
Vos élèves doivent bigrement vous manquer, Dominique...
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
> bonjour,
>
> Clotilde...@imag.fr (Clotilde Chaland) écrivait :
>
> > Géographiquement, pour les non-hexagonaux, c'est la vallée de la
> > Maurienne qui conduit au Fréjus.
>
> Vous êtes pleine de tact, je connais bien des hexagonaux dont les
> connaissances en géographie sont limitées et les rendent incapables de
> faire la différence. Quoique moins mauvais que les Tazuniens, les
> Français, en général, ne sont pas très calés en géographie !
Voui. Mais je suppposais les hexagonaux disposer de cartes routières, y
compris au 1/1000000e, où il est aisé de constater qu'on ne peut
confondre les vallées nord/sud du mont Blanc ou de la Maurienne avec les
vallées transversales de la Tarentaise ou de l'Arly.
> bien amicalement,
mitou.
--
©lõ
> Soit. Mais il y en a une qui n'a pas révisé les emplois des
> majuscules et qui *connaît* mal son dossier. Demandez donc à l'héritier
> de l'Entonnoir de vous réciter les noms de vos vallées...
Mouarffff ! Z'avez raison, j'ai fait très fort en donneuse de leçons !
Je crois que je devrais arrêter le clavier pour reprendre le tricot ou
le macramé...
Heu... à l'occasion, présentez-moi « l'héritier de l'Entonnoir ». C'est
un bon parti ?
--
©lõ
>> Vos élèves doivent bigrement vous manquer, Dominique...
>>
>Mais manque-t-il à ses élèves ?
Chaque année, je fais le deuil de mes élèves, ce fut d'abord
très pénible parce que je voulais les suivre. Mais je sais que ma tâche
consiste à les faire passer ailleurs, dans d'autres mains, ou dans la
vie tout court. Un éducateur qui ne passe pas le témoin à quelqu'un
d'autre n'est pas un éducateur, il enferme dans une relation
infantilisante pour lui et pour l'apprenant. Si mes élèves me rejettent
ensuite, me critiquent, mettent en doute mes affirmations, j'aurai alors
gagné mon pari ! Le maître zen frappe son disciple afin de lui enseigner
le zen et qu'il se détache de lui.
Pratique primitive et barbare interdite dans les pays civilisés
(et particulièrement en France).
:-)
Très bien. Je reprends donc ma phrase :
Je ne crois pas que Clotilde soit ministre de la langue écrite.
J'espère avoir contenté tout le monde, ce coup-ci ? Et même vous,
Jean-Pierre, en m'abstenant de mettre une frimousse ? (Je n'en pense
pas moins...)
À première vue, vous avez raison. Cependant si vous ouvrez votre
Petit Robert à l'article « Reprendre » :
5. (1694 mar.) Remettre la main à (qqch.) pour améliorer. « Reprendre
un article », le corriger, le refaire.
Ça me semble pas mal correspondre, non ?
> Je ne tiens pas compte des semi-laids... et, lorsque je
> cite un interlocuteur qui les emploie, je les élimine...
> par respect pour lui...
Discutable... On peut aimer ou détester les frimousses, les
lire ou non : affaire de goût personnel. Mais de là à les
éliminer dans les citations, il y a de la marge.
Si j'utilise une frimousse et qu'on me cite en la censurant,
je considèrerai (sans en faire tout un plat -- c'est peu de
chose) qu'il y a eu irrespect de mon texte. Si le citeur parle
de « respect pour moi », je le remercierai chaudement de sa
sollicitude, mais je tenterai de faire passer le message que
je suis assez grand pour définir sans aide extérieure ce qui
est respectueux ou non pour moi.
Certes, il peut parfois être pénible de se sentir contraint
de citer quelque chose qui démange, mais il suffit alors
d'utiliser « [sic] », qui semble avoir été étudié pour.
Pierre Hallet
Pierre Hallet a écrit :
> Si j'utilise une frimousse et qu'on me cite en la censurant,
> je considèrerai (sans en faire tout un plat -- c'est peu de
> chose) qu'il y a eu irrespect de mon texte. Si le citeur parle
> de « respect pour moi », je le remercierai chaudement de sa
> sollicitude, mais je tenterai de faire passer le message que
> je suis assez grand pour définir sans aide extérieure ce qui
> est respectueux ou non pour moi.
>
Halletographie googlesque de "citeur/citateur" :
citeur : 13 occurrences, dontla plupart sont non pertinentes (par
exemple, coupe de solli-citeur)
citateur : 67 occurrences (presque toutes pertinentes, même si
elles se rapportent souvent à un ouvrage ancien).
Bon, il me semble qu'on peut conserver le mot du dictionnaire, à
savoir "citateur".
> Bon, pour ma part, je n'utilise pas ces trombines ici mais supporte très
> bien qu'on les utilise avec modération.
'tention. Tu verses, Mimi.
--
Le magicien.
>Mais oui... 8^}
Hou la la ! On va archiver celle-là !
(Osé-je ?... Oui ! ;-))
Luc Bentz
http://www.chez.com/languefrancaise/
http://www.langue.fr.st/
--
« Les remarques des fautes d'un ouvrage se feront avec modestie
et civilité, et la correction en sera soufferte de la mesme sorte. »
(Statuts & Reglemens de l'Academie françoise
du 22 février 1635, art. XXXIV)
http://www.chez.com/languefrancaise/aidinfos/orthogaffe.htm
> Vous devriez donc être hostile aux semi-laids... car dans le
> genre « aide extérieure », béquilles pour débiles, balises
> condescendantes, insistance superfétatoirissime ou contraste
> puéril, ces saletés se posent un peu là.
Ah ? Vous pourriez argumenter ? Personnellement, je trouve que
les frimousses offrent un supplément flexible à une ponctuation
figée par l'histoire (et où quelque chose d'aussi nécessaire
que le point d'ironie, par exemple, n'a pu, semble-t-il -- si
j'erre, détrompez ! -- vaincre les inerties).
> (Déjà que... dans un rôle approchant... les discrets petits
> points de suspension sont le plus souvent lourdingues... et
> je sais de quoi je parle... Si je m'écoutais, j'en mettrais
> dix fois moins... mais je me méfie... alors, je continue...)
Je suis heureux que vous le disiez. Il paraît que les points
de suspension tous azimuts doivent pouvoir être interprétés
correctement par les lecteurs intelligents, mais à cette aune
il m'est tristement visible que je ne suis pas intelligent.
Je prends vos points de suspension comme un tic célinien, un
hommage à un brillant écrivain qui aurait pu cependant prêter
un peu plus d'attention à ce qu'il écrivait *entre* ses points
de suspension.
Pierre Hallet
> Prenons un exemple. Untel a envie de faire gentiment savoir à un
> interlocuteur que celui-ci a écrit un truc pas bien malin. Quelle
> formule semi-laide lui conseilleriez-vous ?
> C'est vraiment fin votre truc :-)
> C'est pas très fin votre truc :-)
> Une autre ?
C'est vraiment fin votre truc. :^B (et je dis 'yup, yup, yup' pour montrer
que même un idjot penserait la même chose)
C'est vraiemnt fin votre truc. :-p' (et je crache dessus en faisant un
gros 'raspberry' -- désolée, j'oublie comment dire cela en français)
C'est vraiment fin votre truc. :-* (et je fais une bouche de cul de poule)
C'est pas très fin votre truc. :'-( (et je verse une larme de sympathie)
C'est pas très fin votre truc. :-\ (et j'imite Jim Heckman pour vous le dire)
JLL
Vos découpages sont éhontés ! Quant à votre semi-laid, comme vous
l'appelez, il faudrait que vous en donniez le décodage...
>Il n'y a pas d'emploi intelligent, il y a des emplois, nombreux, faciles,
>courants, qui rapprochent l'écrit de l'oral.
>Mais, c'est vrai, ce n'est pas très intelligent.
Mais c'est qu'on est à mi-chemin entre l'écrit et l'oral (surtout
pour la rapidité du rythme de réponse, notamment chez les heureux
bénéficiaires de liaisons rapides).
Euh... ;-)
Comme quoi il est bien imprudent de douter de la créativité des
gens. Mais je pense que J.-P. L. polémique pour le plaisir...
après tout, lui-même a manifesté un goût très sûr et une belle
inventivité dans la création de semi-laids personnels, à des
occasions certes rares; et on pourrait dire que le semi-laid
gagne à être utilisé parcimonieusement et avec recherche, comme
dans les beaux exemples de joye. Mais je ferai une exception
pour le point d'ironie, dont je regrette bien souvent l'absence.
On ne le trouve même pas en Unicode, palsambleu ! alors qu'on y
trouve ce misérable point exclarrogatif qui ne permet même pas
de faire la nuance entre « !? » et « ?! ».
Pierre Hallet
> >Mais oui... 8^}
> >(Ne me remerciez pas, c'est de bon coeur...)
> >J:-P
> >-----------------------------------------------------------
> Vos découpages sont éhontés ! Quant à votre semi-laid
Lequel ? Regardez mieux, Marion.
Amicalement,
Bernard
Moi aussi tiens !
Non non, je veux simplement dire que vous gardez ce que vous voulez, bien
sélectivement, mais évidemment j'aurais dû mettre des frimousses dans tout
cela, car manifestement vous m'avez prise au sérieux... :-)
>-----------------------------------
>> Quant à votre semi-laid, comme vous
>> l'appelez, il faudrait que vous en donniez le décodage...
>----
>De mieux en mieux... Ces aides providentielles à une saine communication
>doivent être décodées par l'expéditeur...
Vous aurez remarqué que je n'utilise jamais que ceux que tout le monde
connaît !
>Vous faiblissez, Marion, vous faiblissez. Le climat ?
Sans doute, c'est le plein hiver, il fait froid et pluvieux. :-(
>Je vous ai déjà offert un semi-laid quasi identique, à la chevelure
>près.
>Regardez :
>>Allez, en signe de bonne volonté, je vous en offre un :
>>=8^}
Je m'en souviens, si si, mais vous ne l'aviez pas décodé, n'est-ce pas ?
Ça ne l'empêche pas d'être rigolo !
>Et que m'aviez-vous répondu, le 18 décembre 1999 ?
>Ceci :
>> Ils sont rares, mais ils sont pas piqués des vers ! ;-))
Et je vous ferais toujours la même réponse aujourd'hui, mais je n'aime pas
me répéter !
>Les temps changent. Vous aussi.
Mais non ! La seule différence, c'est que manifestement vous ne me
comprenez correctement que quand je mets des frimousses ! ;-))
Cela dit, j'avouerai volontiers que j'ai près de deux ans de plus...
Bien amicalement,
> [...]
> On ne le trouve même pas en Unicode, palsambleu ! [...]
Dans ce fil fourre-tout de 40 articles où l'on a parlé de tout sauf de la
question originelle, je remarque ce fort joli juron que, pour ma part, je ne
connaissais pas.
Corbleu ! Que de surprises ici !
Mais vous remarquerez que ces jurons ne font jamais allusion
qu'aux aspects les plus nobles de l'Incarnation : le corps,
le coeur, le sang, le ventre peut-être... Pas de « palpiébleu »
ni de « mentombleu », et je m'arrête avant de devenir trivial
(Cavanna ne s'arrêterait pas pour si peu -- j'envie son audace).
Ou bien, qui sait ? cela a existé mais est tombé dans l'oubli.
Quelqu'un aurait une liste des jurons du XVIe ? (siècle, hein !)
Pierre Hallet
Comme dans d'autres jurons, bleu est mis pour Dieu, évitant ainsi une
formulation sacrilège : parbleu = par Dieu, morbleu = mort Dieu, palsambleu =
par le sang de Dieu, sacrebleu = sacré Dieu, etc.
PB
> Comme dans d'autres jurons, bleu est mis pour Dieu, évitant ainsi une
> formulation sacrilège : parbleu = par Dieu, morbleu = mort Dieu, palsambleu =
> par le sang de Dieu, sacrebleu = sacré Dieu, etc.
Alors on peut proclamer que le bleu est un fantasme ! Youpi !
+ Vertubleu.
> Ou bien, qui sait ? cela a existé mais est tombé dans l'oubli.
> Quelqu'un aurait une liste des jurons du XVIe ? (siècle, hein !)
Souvenez-vous de Georges Brassens dans son « de profondis » des joyeux
jurons de jadis :
Tous les morbleus, tous les ventrebleus
Les sacrebleus et les corneguidouilles
Ainsi parbleu que les jarnibleus
Et les palsembleus
Tous les cristis, les ventre saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi pardi que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneux et les bigre et les bougre
Les saperlottes, les crénom de nom
Les peste, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Tous les bons dieux
Tous les vertu-dieux
Tonnerre de Brest et saperlipopette
Ainsi que les jarnidieux
Et les pasquedieux.
Et d'ajouter :
- chambiu ou chandiu (tête-de-dieu) en patois du Béarn,
- corbleu et par la corbleu (Molière, « Le Cocu imaginaire »
- chie dieu (juron catalan)
- de par le ventre bleu (juron des mousquetaires),
- de po cap de Dious (de par la tête de Dieu ; revue des langues
romanes, 1879)
- digne vertu dieu (en usage au XVIe siècle, en cas d'indignation vraie
ou feinte), Fe Dieu (fe pour fi, fi pour fils, juron de défi ; Gotgrave,
1650)
- harnibieu (employé au XVIe siècle pour reni Dieu, devenu jarnibleu)
- jour de Dieu, n'était en usage au XIXe, dit-on, que parmi le peuple de
Paris et plus particulièrement dans la bouche mal cousue des harengères,
beurrières et autres crasseuses de cette nature qui, en même temps,
mettaient les points sur leurs rognons ! ; d'après le « Dictionnaire
comique, satyrique, burlesque, libre et proverbial » de Philippe-Joseph
Leroux (chez Michel-Charles Le Cène, Amsterdam, 1717). Voir aussi
Molière : « Georges Dandin », I,4.
- le bonjour Dieu (Rabelais, Livre I, 17), le corps Dieu (Rabelais,
Livre I, 19)
- ma fe de Diéou, juron provençal, Glossaire du Morvan, par de Chambure,
dans « Mélusine », t. III, collection 566
- ma foi de Dieu, dans le roman de La Buzonnière : « Les Solonnais »,
1842
- maugrebleu
- morbiou, variante patoisante de morbleu ; morbieu, XVIe, « Le Grand
Parangon des nouvelles nouvelles », édité par Mabille, 1535 ; morbious
(« L'Espadon satyrique », 1680
- nom de diousse, variante provençale de nom de Dieu
- parbleu (voir dans Sarron) et ses variante patoisantes, parbiéou
(normand), parbiou (Aveyron), parbleuf (Rabelais, Livre III, 3)
- Maistre par les vertus Dieu (Rabelais, Livre II, 24)
- Mangrebleu de la canaille (« la Henriade travestie », 1765)
- par la barbe de Dieu (juron d'Henri de Bourbon, Les jurons des Rois de
France, Léon Hilaire, dans « L'Investigateur, Journal de l'Institut
historique, Paris 1861)
... et j'arrête là, parce que ça devient un peu longuet et fastidieux
autant pour vous que pour moi ;-) de recopier tout « Le livre des jurons
et des gros mots », Robert Morel éditeur.
--
©lõ
> [tout un gros tas de jurons, mais pour la bonne cause]
Merci, merci !
L'un de ces mots, non commenté, m'intrigue :
> - maugrebleu
Comment l'interpréter ? « Malgré Dieu » ?
Proposition de juron pour le temps présent : « Janiquebleu ».
Pierre Hallet
> L'un de ces mots, non commenté, m'intrigue :
>
> > - maugrebleu
>
> Comment l'interpréter ? « Malgré Dieu » ?
Hypothèse très plausible en effet.
Quoique... Je pense que « maugrebleu » serait plutôt un raccourci de «
maugréer contre Dieu » (« l'envoyer au diable », si j'ose dire...).
Mais... l'étymologie de maugréer et de malgré étant la même, nous dirons
que je chipote ;-)
--
©lõ