Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Ougrapo

14 views
Skip to first unread message

Alain Zalmanski

unread,
Nov 2, 2002, 8:03:23 AM11/2/02
to
Je m'essaye à une contribution par un copier coller de ce qui est en forme
sous Word.
AZ
Masculin-féminin en -eau et -elle :

Hist : Selon les grammairiens[1] qui suivirent la Pléiade les noms et
adjectifs existaient sous les deux formes selon leur genre : exemples


agnelle agneau

bordelle bordeau

bretelle breteau

brimbelle brimbeau

cannelle canneau

Isabelle Isabeau

margelle margeau

pimprenelle pimpreneau

pipelle pipeau

pipistrelle pipistreau

pommelle pommeau

prunelle pruneau

pucelle puceau

ratelle rateau

rebelle rebeau

ribambelle ribambeau

sarcelle sarceau

tourelle toureau

arceau arcelle

cadeau cadelle

caniveau canivelle

chemineau cheminelle

godiveau godivelle

hameau hamelle

hosteau hostelle

niveau nivelle

ramponneau ramponelle

rideau ridelle

soliveau solivelle

tonneau tonnelle

troupeau troupelle

trousseau trousselle

zigoteau zigotelle

L'usage s'est ensuite perdu pour nombre de mots, dont on jugeait la
féminisation ou la masculinisation non nécessaire, faute d'acception
existant

2001 Retour à une systématisation : chaque substantif ou adjectif en -elle
pu en -eau possède son masculin (ou féminin) en -eau ou en -elle et
réciproquement. Le genre des objets, concepts et bien sûr des adjectifs
sera utilisé en fonction du complément.

Ex : On dira « la pelle à gâtelle de Marcelle, ne vaut pas le peau à gâteau
de Marceau »

Outre l'enrichissement de la langue et de sa syntaxe, conduit à des nuances
qui n'échapperont pas à l'exégète éclairé et permet à des textes d'auteurs
de ressurgir :

Un rondeau une rondelle[2]

(M'accorderez vous votre première rondelle au bal de ce soir ? Marquis de
Cuevas, Danses et contredanses, Balland, 1954))

Un bedeau une bedelle

Le bedeau et sa bedelle valaient leur pesant de pater (Pie IX, Comment l'
esprit vient aux clercs, postface, Chalet, 1869)

Un chapeau une chapelle

La bise obligeait les garçons à tenir leurs chapeaux, les filles leur
chapelles (M. Mitchell, Le temps en emporte l'auvent, p 1111, Poche, 1965)

Un faisceau une faiscelle

Enfin la lictrice avait obtenu sa faiscelle (Suetone, Comment devenir
célèbre sous Hadrien, p 74, Wolfram, 1960)

Un museau une muselle[3]

Ils s'essayèrent à museau contre muselle (Pierre Louÿs, L'échanson de
Billitis, p 69, Mille et une Nuits, 1997)


Un rateau une ratelle

Il commence à me courir sur la ratelle avec ses godiveaux (Littré de la
Grand'côte, Nizier du Puitspelu, 1980)

Une quenelle un queneau[4]

Sarcelles et sarceaux seront accompagnés de quenelles de truite ou de
queneaux de brochet (Alexandre Dumas, Grand dictionnaire de la Cuisine,
Veyrier,1990)

Une rondibelle[5] un rondibeau

Selon que vous serez Marceau ou bien Marcelle

Je vous dédierais rondibeau ou rondibelle

Qui accompagnera pieds paquets et cervelle (Escoffier, Nouilles et pieds
paquets, exergue, Editions de minuit)

Une vaisselle un vaisseau

La capitaine de vaisselle obligeait son mari à faire le vaisseau (Ovide in
Les remèdes à l'amour, p 321 Poche)

Exceptions : l'usage a consacré, en particulier pour les noms propres, une
forme de remasculinisation par suppression du -le final

Javeau Javel
(quai de Javel)

Listeau Listel (vin de Listel

Marceau Marcel

Rousseau Roussel

----------------------------------------------------------------------------
----

[1] Abbé de Chaudfroid, Anagrammaire, Elsevier 1607

[2] Danse chantée sur les paroles d'un rondeau

[3] Museau contre muselle : à touche-pipeau

[4] Rappel : à poisson mâle le queneau, poisson femelle la quenelle

[5] Rondibelle et rondibeau : distiques dont le premier vers est dédié à l'
être aimé(e) et le second à une recette de cuisine (Gilles Durieux,
Anthologie de la poésie rurale, Plein Champ, 1925). Cité par Jean Yann in
Le dictionnaire des mots qu'y a que moi qui les connaît, Plon, 2000.

Iseult d'Arkel

unread,
Nov 6, 2002, 11:44:35 AM11/6/02
to
Je croyais qu'il s'agissait plutôt du "cas sujet" et du "cas régime", le
reliquat des cas latins qui subsiste en ancien français et que ces
grammairiens avaient arbitrairement choisi de garder l'un ou l'autre pour en
faire soit des féminins soit des pluriels?!?

Comme par exemple :

- bordel/bordeau -> pourquoi avoir gardé "bordel" ?
- Isabelle/Isabeau -> c'est le même prénom (et non un féminin et un
masculin) même si "Isabelle" est plus usité... );
- cheval/chevaux - > là, le second est devenu pluriel, allez comprendre
pourquoi!

Pouvez-vous m'éclairez sur la question?

Iseult

0 new messages