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Dumas et plagiats (était Dumas et Anne Frank)

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Charles-Alexandre de Miomandre

unread,
Jan 6, 2003, 2:06:23 PM1/6/03
to
Louis Meigret scripsit :

[enlevé partie sur Anne Frank, débat trop religieux]

(commentaires plus bas)

>Il est évident que le succès de ce qu'on considère comme un texte «
>manipulé » peut enrager des gens. Il en va de même de Dumas qui aurait

>écrit très peu de ses romans contrairement à ce que les hagiographes
>de Dumas prétendent... (je relis les Trois Mouquestaires, c'est
>amusant, mais l'introduction réduit le rôle de Maquet à très peu).
>Guerre de religion littéraire garanti. Tiens juste pour montrer le
>genre de chose qu'on peut lire contre Dumas (et son exploitation
>politique).
>
>Quelques extraits tirés du dévastateur « Alexandre Dumas et associés
>-- Dumas l'imposteur » de bernard Fillaire chez Bartillat (2002).
>Livre récemment paru et qui se penche sur le plagiat et le « nègrisme
>» industriel d'Alexandre Dumas.
>
>« Alexandre Dumas au Panthéon ! Un cas d'étude dans l'histoire
>littéraire. Chacun s'accorde à reconnaître qu'il n'est pas le seul
>auteur de ses livres. Les Trois Mousquetaires, le Comte de
>Monte-Cristo, La Reine Margot, Le Chevalier de Maison-Rouge, La Dame
>de Monsoreau, Le Chevalier d'Harmental existeraient-ils sans Auguste
>Maquet, écrivain de talent ? N'est-ce pas un contresens que de
>célébrer un personnage qui a su mettre en scène sa vie à défaut de
>créer une oeuvre par lui-même ? On ne dénombre pas moins de 650 livres

>de Dumas. Cet essai entend rétablir la vérité à son sujet en apportant

>une note différente dans une symphonie unanime. » (4e de couverture)
>
>Rappelons qu'Alexandre Dumas eut plus de 40 « collaborateurs » st
>sources d'inspiration dont certains noms assez connus : Théophile
>Gauthier, Gérard de Nerval et Eugène Sue. (p. 17)
>
>« Lettre témoignage de Matharel de Fiennes à Maquet, 22 juillet 1858 :

>« (…) Le Siècle publiait Le Viconte de Bragelonne [dernier volet de la

>triologie des Mousquetaires]. Perrée était absent et je le remplaçais.

>On m'avertit à six heures du soir que le feuilleton qu'on était allé
>chercher à Saint-Germain, chez Alexandre Dumas, était perdu. Il
>fallait au Siècle son feuilleton, le feuilleton est dans sa charte.
>(…) Vous alliez vous mettre à table. Vous eûtes la bonté de laisser là

>votre dîner et vous vîntes vous installer dans le cabinet de
>direction. Je vous vois encore à l'œuvre. De sept heures à minuit, les

>feuillets se succédèrent, je les passais de quart d'heure en quart
>d'heure aux compositeurs. À une heure du matin, le journal était tiré
>avec son Bragelonne. / Le lendemain, on m'apporta le feuilleton de
>Saint-Germain qui avait été retrouvé sur la route. Entre le texte de
>Maquet et le texte Dumas il y avait une trentaine de mots qui
>n'étaient pas absolument les mêmes, sur 500 lignes qui composaient le
>feuilleton, (…) / P. S. – Mes souvenirs pouvaient être taxés
>d'inexactitude. J'ai fait constater les faits par le gérant du
>journal, par le chef de la composition et par le correcteur. » » (p.
>142)
>
>Au sujet de la Reine Margot, « Dumas à Maquet, 20 janvier 1845 : «
>C'est votre faute cher ami si nous n'allons pas plus vite, depuis huit

>heures je me croise les bras. » Dumas à Maquet, le 10 février 1845 : «

>Il faut, vous connaissez ces deux mots charmants n'est-ce pas ? Il
>faut que j'aie fini La Reine Margot le 1er du mois prochain.
>Remettons-nous donc à la besogne…» » (p. 140)
>
>« Dumas à Maquet, le 20 juin 1848 : « Cher Ami / Je ne serai près de
>vous que vendredi ou samedi. / Travaillez par grâce car à mon retour
>je crois que nous [ ? je ] aurons grand besoin de douros. (…) Quant à
>moi, il m'est matériellement impossible d'écrire une seule ligne. » »
>(p. 133)
>
>« En 1858, Dumas avait écrit sans Maquet, étant donné leur brouille
>[due à la ruine de Dumas qui menait un train de vie mirifique], un
>drame intitulé La Dame de Monsoreau. Or ce drame, comme l'écrivait
>Chilly, le directeur de l'Ambigu, était « inacceptable et impossible à

>jouer ». « Personne ne veut de La Dame de Monsoreau », disait-il à
>Dumas, « moi, je la prends mais j'y mets une condition : c'est que la
>pièce sera remaniée, condensée et mise au point par un collaborateur
>de mon choix. » Chilly demanda à Maquet de refaire la pièce. Après
>quelques façons d'amour-propre, Dumas accepta. Maquet y ajouta des
>conditions financières que Chilly ne put qu'accepter : « D'après le
>désir que vous m'avez exprimé et le grand travail que vous nécessite
>le remaniement complet du manuscrit, la prime de trois mille francs
>(…) vous sera payé en une seule fois dès que j'aurai le manuscrit. »
>Maquet ne se contenta pas de le rebouter, il y ajouta des effets
>scéniques, dont bon nombre de scènes de cape et d'épée. Le drame dura
>cinq heures et demie ! Son succès fut considérable. » (p. 112)

Humm. Cela semble bien indiquer que Dumas
avait sérieusement besoin de Maquet et
que Dumas n'était pas ce magicien qui
répandait sur le canevas brut de Maquet
quelques corrections qui vivifiaient le
récit froid de Maquet (et autres nègres).
Cette poudre d'or et autres bêtises
de la critique apologétique dumasienne.

Il est évident que si on compare les
premiers jets de Maquet avec le texte
final, le texte final est bien meilleur
(comme pour toute révision, même si celle-ci
a été le fait de Maquet et non Dumas).

Ah, mais quelle méchante langue je suis.

À quand une loi contre le déni de génie
métissé ? On attaque Dumas parce qu'il
est quarteron c'est évident. Sulitzer le
plagiat parce qu'il est Juif, Régine Desforges
parce qu'elle est femme et cette écrivaine
africaine plagiaire parce que femme et
africaine. C'est sûr !

http://www.ifrance.com/plagiat/plagiat.htm

À quand une loi contre le déni de génie
métissé ?


>« Lors de son voyage en Espagne en 1846, Dumas père [le Dumas des 3
>Mousquetaires] était accompagné de Dumas fils, des peintres Giraud et
>Boulanger, de Desbarolles, de Maquet et d'un domestique noir nommé
>Eau-de-Benjoin (l'esclavage ne sera aboli qu'en 1848). Un « nègre »
>présentable. « Eau-de-Benjoin, écrit Dumas, n'avait rien du front
>déprimé, du nez aplati, des grosses lèvres des nègres du Congo ou du
>Mozambique. » Il décrit un nègre à « l'Oeil bon, au « sourire naïf »
>et « aux dents blanches ». Évidemment, comme ses semblables, il « aime

>tout ce qui brille au soleil, strass ou diamant, verre ou émeraude,
>cuivre ou or, peu lui importe » [De Paris à Cadix]. Et serait capable,

>ajoute-t-il, de vendre son fils pour une bouteille de rhum. » »(p.
>117)
>


Dumas, raciste c'est pas beau.

>
>(Figaro : )
> Ainsi, lorsqu'Alexandre Dumas est porté au Panthéon, droite et
>gauche, président de la République en tête, célèbrent le grand métis.
>Mais, métis ou blanc ou jaune, Dumas n'y était pour rien, c'était sa
>naissance. En revanche, écrivain génial de la littérature française,
>ça, c'était son mérite. Depuis deux siècles, la gauche, c'était le
>mérite contre la naissance. C'était. Mais la gauche a depuis trente
>ans balancé ses valeurs cul par-dessus tête. Taguieff pointe la faute
>originelle : «On n'a pas le droit de penser la nation, la
>civilisation, l'Occident. Il n'y a que des individus, et à l'autre
>bout l'humanité. Et entre les deux, rien. Ou l'horreur. Dans ces
>conditions, on ne peut plus penser la politique.

Il est évident qu'on a panthéonisé Dumas
parce qu'il était métis (enfin quarteron),
sinon il y a plein d'autres auteurs (je
pense qu'il n'y en a que 4 au Panthéon)
du XIXe siècle (ou d'autres siècles) qui
pouvaient tout aussi bien briguer une place.

Et eux avaient écrit leurs ouvrages eux-mêmes !

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