Voilà une règle de grammaire que je n'ai jamais vraiment bien comprise. On
m'a toujours dit que les noms servant à exprimer les couleurs (bleu, rouge,
vert...) étaient invariables.
Or, par exemple, on dit bien : "Jean-Pierre ne porte que des chemises
grises" et pas "Jean-Pierre ne porte que des chemises gris "...
Qu'en conclure (à part le fait que Jean-Pierre a décidemment un drôle de
goût) ? Je veux dire : quand est-ce que ces noms sont invariables
(consirérés alors en tant qu'adverbes ) et quant peut-on les accorder
(considérés alors en tant qu'adjectif) ?
Merci.
> Voilà une règle de grammaire que je n'ai jamais vraiment bien comprise. On
> m'a toujours dit que les noms servant à exprimer les couleurs (bleu,
rouge,
> vert...) étaient invariables.
Nenni, Bruno, on vous a menti !
Parmi les couleurs qui ne s'accordent pas sont /marron/ et /orange/ (et
peut-être quelques autres, j'ignore !). J'explique aux élèves que c'est
pour ne pas confondre avec le marron et l'orange. C'est peut-être un
mensonge, j'ignore.
> Or, par exemple, on dit bien : "Jean-Pierre ne porte que des chemises
> grises" et pas "Jean-Pierre ne porte que des chemises gris "...
Non.
> Qu'en conclure (à part le fait que Jean-Pierre a décidemment un drôle de
> goût) ? Je veux dire : quand est-ce que ces noms sont invariables
> (consirérés alors en tant qu'adverbes ) et quant peut-on les accorder
> (considérés alors en tant qu'adjectif) ?
Lorsque la couleur est modifiée ( par exemple, « bleu clair ») on ne la
modifie pas.
Je tiens à remercier Didier Pelleton, c'est lui qui m'a appris cette règle.
Vous voulez dire que la phrase correcte est : "Jean-Pierre ne porte que des
chemises *gris* " ?? Pourtant, ça sonne vraiment bizarre à mon oreille...
>Qu'en conclure (à part le fait que Jean-Pierre a décidemment un drôle de
>goût) ? Je veux dire : quand est-ce que ces noms sont invariables
>(consirérés alors en tant qu'adverbes ) et quant peut-on les accorder
>(considérés alors en tant qu'adjectif) ?
Aucun de ces adjectifs de couleur n'est adverbe ou considéré
adverbialement, même si certains sont toujours invariables et si tous
sont invariables en composition.
<http://www.langue-fr.net/index/C/couleurs-accord.htm>
--
Euh...
d'écouter (dito) :
>> Qu'en conclure (à part le fait que Jean-Pierre a décidemment un drôle de
>> goût) ? Je veux dire : quand est-ce que ces noms sont invariables
>> (consirérés alors en tant qu'adverbes ) et quant peut-on les accorder
>> (considérés alors en tant qu'adjectif) ?
> Aucun de ces adjectifs de couleur n'est adverbe ou considéré
> adverbialement, même si certains sont toujours invariables et si tous
> sont invariables en composition.
> http://www.langue-fr.net/index/C/couleurs-accord.htm
Tiens, rien sur /grège/...
Non, il porte généralement une chemise grise, mais aussi parfois une
chemise gris clair.
Et de temps en temps des chemises marron.
--
Andrée
bonjour,
"gris" n'est pas un nom mais un adjectif, donc accord
Il est exact que le nom reste invariable: ex: des robes orange:
voici les exceptions( confirmant la règle)
des bas roses, des gilets mauves, des gants fauve.
on peut ajouter ceci : deux mots pour une seule couleur, ces deux mots sont
invariables.
Des bas bleus, mais des chemisiers bleu ciel.
Au revoir.
>
>
Extrait du TLFi à l'entrée « grège » :
« [...] Sur un fond de soie grège écrue est représentée une
pivoine arborescente au-dessus d'un rocher en lapis (E. DE
GONCOURT, Mais. artiste, t. 1, 1881, p. 9). [...] »
> "Stéphane De Becker"
>
> > Tiens, rien sur /grège/...
>
> Dans sa /Littérature sans estomac/, Jourde parle de /littérature
> écrue/. Aurait-il dû plutôt dire /littérature écru/ ? (il s'agit bien
> d'une couleur, et non d'un état, il y a aussi la /littérature
> blanche/, par exemple).
Et la littérature grise.
Et la littérature noire attribuée aux écrivains noirs (de peau).
--
©lõ
Écru signifie brut, non traité, ce n'est donc pas à proprement parler une
couleur.
>>>>Tiens, rien sur /grège/...
> Oui, mais il s'agit peut-être de l'état de la soie, et non simplement
> de sa couleur. À part ça, ça fait limite pléonasme redondant, la soie
> grège écrue...
http://www.chez.com/soie/lexique.htm
« soie grège : soie à l'état naturel de couleur écrue. Les
fils ont un aspect rêche car ils sont recouverts du grès qui
a séché après les bains en eau chaude. »
Là, j'aurais écrit « de couleur écru »
> >> Or, par exemple, on dit bien : "Jean-Pierre ne porte que des chemises
> >> grises" et pas "Jean-Pierre ne porte que des chemises gris "...
> >
> > Non.
>
> Vous voulez dire que la phrase correcte est : "Jean-Pierre ne porte que
des
> chemises *gris* " ?? Pourtant, ça sonne vraiment bizarre à mon oreille...
J'avais mal lu. Et pourtant, le reste de ma réponse tenait la route.
>>>Écru signifie brut, non traité, ce n'est donc pas à proprement
>>>parler une couleur.
>>Je suis au courant, oui. Je crains m'être mal exprimé. Oui, je sais
>>que « écru » signifie « brut, non traité », comme c'est le cas pour
>>« grège ». Dans cette logique, il faudrait écrire « littérature écru »
>>au sens de « qui a la couleur d'une toile écrue » ; or, Jourde a
>>choisi d'écrire « littérature écrue » : d'où mon commentaire.
>>Ceci dit, je ferais bien de commencer par aller voir le TLFi à
>>« écru », ainsi je pourrais me répondre plus efficacement...
>
>
> Que dalle, ouais.
>
> 3. [P. anal. avec la couleur de la soie ou du fil écru] (Qui est de)
> teinte jaunâtre. Le plafond fut, à son tour, tapissé de blanc écru,
> pouvant simuler le plâtre, sans en avoir cependant les éclats
> criards (HUYSMANS, À rebours, 1884, p. 88) :
>
> 1. Nous aurons ainsi (mêlant des teintes connues à quelques
> autres tout à fait neuves) les vert paon, bleu grenat, lie de
> vin, suresne, régina, loutre, gris de fer, gris ardoise, gris
> mode, écru et d'autres désignant les mêmes tons sous de vaines
> appellations. MALLARMÉ, La Dernière mode, 1874, p. 781.
>
> La logique voudrait que, comme couleur, ça reste invariable, mais
> qu'en a fait l'usage ?
Faisant une recherche sur les « Pages France » de Google
avec « robe » et « écru », on trouve :
« robes écru » : environ 7 220
« robes écrues » : environ 139
Vous aurez sans doute remarqué que dans le texte de Jourde
reproduit dans le lien ci-dessous, « écrue » est en italiques :
>>Faisant une recherche sur les « Pages France » de Google avec « robe »
>>et « écru », on trouve :
>>« robes écru » : environ 7 220
>>« robes écrues » : environ 139
> Bon réflexe. L'usage semble respecter la logique.
Je ne pas bien sûre que la logique intervienne ici mais, la
logique et moi, ça fait deux.
| Oui, mais il s'agit peut-être de l'état de la soie, et
| non simplement de sa couleur. À part ça, ça fait limite
| pléonasme redondant, la soie grège écrue...
Je trouve la formule « pléonasme redondant » assez
délicieuse. Le pléonasme étant par définition redondant, on
a ici affaire en quelque sorte à un « pléonasme
pléonastique ».
--
MAS
J'aurais juré que Babacio l'avait fait exprès.
--
©lõ
| Mehmet Alparslan Saygin :
|| Babacio :
Moi aussi.
Il n'y avait aucun sous-entendu railleur dans ma réponse.
Je trouve cette formule réellement délicieuse.
--
MAS
> Je trouve cette formule réellement délicieuse.
Merci lamkyre.
http://groups-beta.google.com/group/fr.lettres.langue.francaise/msg/045165d8e4c69c2f?hl=en
| Je ne suis pas certain que Mehmet en ait douté, aussi
| n'ai-je point réagi.
Au cas où : je confirme que je n'en avais point douté.
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MAS