Mais je me pose une question. Max rêve de voir partir une fusée pour
Jupiter. Il tombe amoureux d'Ellen, qui est député(e) et a des chances
de faire voter un projet en ce sens.
Il parle alors de /Grand Amour/. Amour avec un grand /A/ ? Pourquoi
donc ? Amour serait-il un personnage, comme le /Grand Pan/ ?
--
Anne
Un homme à la mer pour chaque fille amère
> Il tombe amoureux d'Ellen, qui est député(e)
« Députée », bien sûr : quand l'auxiliaire est « être », on
accorde le participe passé avec le sujet. (Celle-là, si elle passe...)
> Il parle alors de /Grand Amour/. Amour avec un grand /A/ ? Pourquoi
> donc ? Amour serait-il un personnage, comme le /Grand Pan/ ?
Z'auriez un peu de contexte ? Un peu de phrase à mettre autour ? Comme
ça, j'imagine volontiers un effet d'emphase simpliste (volontairement ou
pas), éventuellement ironique, comme si j'écrivais : « Jean-Pierre
Machin est un Bon Auteur, il ne peut pas avoir tort. »
--
Alex |
Pé |
>>Il parle alors de /Grand Amour/.
> Z'auriez un peu de contexte ?
Où donc se trouve la fonction « find » dans les vrais livres ?
Disons que, si mes souvenirs sont bons, il disait : « J'ai enfin
rencontré le Grand Amour ».
>Disons que, si mes souvenirs sont bons, il disait : « J'ai enfin
>rencontré le Grand Amour ».
Ça se défend ici : cf. la différence entre « un grand amour » et « LE
Grand Amour » personnifié.
Luc Bentz
http://www.langue-fr.net
--
« N'oubliez pas que que tout ce que vous lisez n'est que le résultat
de l'excitation, par des électrons, d'atomes de terres rares
déposés en couches minces sur un écran de verre. Pas de quoi s'exciter soi-même. »
(Tatie Francette - http://tatie.francette.free.fr)
Anne
> Alex Pé wrote:
>> Anne a écrit :
>>> Il parle alors de /Grand Amour/.
>> Z'auriez un peu de contexte ?
> Où donc se trouve la fonction « find » dans les vrais livres ?
> Disons que, si mes souvenirs sont bons, il disait : « J'ai enfin
> rencontré le Grand Amour ».
Certains y croient, d'autres n'y croient pas ou plus. Quitte à paraître
naïf, je fais partie des premiers. J'espère que la petite histoire qui suit
convaincra les seconds.
Il la regardait depuis une heure et ne parvenait pas à se faire une
opinion.
Quand il était entré, le bar était quasi-vide. Deux vieux -- au moins
quarante ans -- étaient assis à une table et parlaient affaires ; un couple
tout ce qu'il y a de plus hétérosexuel se parlait passionnément sur un
canapé. Dix minutes après son arrivée, ils étaient partis, probablement pour
un cinq-à-sept anticipé. André avait regardé distraitement sa montre (un peu
moins de 4 h 1/4) et leur avait souhaité muettement bonne chance. Quand il
avait relevé les yeux, il l'avait vue.
Elle devait être là avant lui mais ce n'était que maintenant qu'il
s'apercevait de sa présence. Elle était assise un peu de biais par rapport à
lui et lui présentait le profil d'une femme de vingt ou vingt-deux ans. Ce
qui le frappa, c'était la tristesse qui émanait d'elle. Elle regardait le
mur devant elle, paraissant contempler le néant. Elle avait commandé ce
qu'André pensa être un lait russe mais n'y avait presque pas encore touché.
Lait russe, peut-être pas, soliloqua-t-il. Il se souvenait d'une donzelle,
quelques mois plus tôt, qui avait gaillardement bu cinq laits fortement
améliorés. Sa compagne s'étant absentée pour aller se poudrer, il avait
trempé ses lèvres dans le verre et avait trouvé le breuvage /assez/ fort.
Cette nuit-là, il avait eu une idée extrêmement précise du lieu anatomique
de la dame où était allé se répandre le feu brûlant de l'alcool.
Il sirotait lentement son premier whisky et ne se gênait pas pour lorgner
la femme. Ce n'était pas du tout son genre de beauté et pourtant, il ne
devait faire aucun effort pour la trouver attrayante. Elle ne semblait pas
attendre quelqu'un. Peut-être était-elle entrée par désœuvrement ?
Elle était entrée dans le bar par désœuvrement. Il n'était pas trois
heures et sa journée de travail était finie. Maintenant, la perspective de
rentrer chez elle seule, de manger seule, de regarder la TV seule, d'aller
dormir seule.
Oh ! elle était une des meilleures dans son boulot et on la payait très
cher ; mais après, c'était « au revoir, Lucie, et merci beaucoup » : elle ne
revoyait presque jamais le même client. Comme elle ne reverrait jamais le
type assis un peu plus loin. Joli garçon, mais il n'était pas pour Lucie. Il
semblait la regarder attentivement, mais c'était sans doute pour raconter
plus tard : « J'ai vu une fille moche, tu peux pas savoir ! »
Sa grande erreur avait été son mariage, à même pas dix-sept ans. Abel la
voulait et avait dû se résoudre à lui mettre la bague au doigt pour l'avoir.
Quinze jours après leur retour de voyage de noces, il la trompait déjà. Un
an après, elle demandait le divorce. Depuis, elle avait connu quelques
aventures sans lendemain mais surtout des lendemains sans aventure. La
dernière... Elle n'allait pas pleurer alors que le type se levait, la
regardant et semblait vouloir aller vers elle. Non, il s'était rassis (comme
le pain, ah ! ah! ah!).
Il se leva, se préparant à aller vers elle mais il se rassit subitement.
Pour la première fois de sa vie, à vingt-quatre ans, il se demanda si ce
serait bien honnête de lever cette fille qui paraissait sans défense. Elle
commençait à lui plaire de plus en plus et il n'aurait aucune peine à
l'honorer autant de fois qu'elle voudrait. Oui, mais après ? Ciao, poulette,
c'était fantastique mais tout a une fin, non ? La nôtre est un peu rapide,
c'est tout. Allez, pleure pas, je suis sûr que tu trouveras un brave garçon
qui te rendra heureuse. Alors que moi...
Alors que toi, tu es un beau salaud. Beau, oui, les femmes et les filles
te l'ont assez répété, mais un salaud aussi -- et cela, personne ne te l'a
encore dit. Et l'amour ? et le bonheur ? des saloperies aussi ? Essaye un
peu, pour une fois, de voir ce que tu peux faire avec une femme plutôt que
contre elle.
Décidé, il se leva et marcha vers sa table.
Il s'était levé et marchait vers sa table. Il était plus grand qu'elle ne
l'avait cru. Il portait une tenue légère et elle eut l'impression qu'il ne
devait pas être très riche (ça y est, c'est encore moi qui devrai payer les
consommations).
Il se sentait gauche comme s'il avait été à son premier rendez-vous (pas
un succès, celui-là, ne pas y penser). Il parvint à articuler : « Vous
semblez triste. Pourrais-je m'asseoir à côté de vous ? » Elle sourit (ce fut
la première fois qu'il la vit sourire et il sentit son cœur battre à grands
coups dans sa poitrine) : « Je vous en prie, Monsieur. Vous sembliez vous
morfondre tout seul dans votre coin. ».
Quelques minutes après, ils devisaient joyeusement. Quand il lui demanda
s'il pouvait l'appeler par son prénom, elle lui donna le premier qui lui
passa par l'esprit : Andrée. S'il ne pâlit pas, il parut quelque peu surpris
et parvint à dire : Luc. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ils
se tutoyaient.
Ah ! que se serait-il passé si ils avaient un peu réfléchi ? Si Andrée
(mouais...) s'était demandé comment ce Luc (remouais...) cherchait du
travail depuis deux ans, alors qu'il semblait extrêmement calé en économie
et en finances ? Si Luc (ouaf ! ouaf ! ouaf !) s'était étonné des
connaissances littéraires et musicales de cette secrétaire qui faisait des
intérims ?
Heureusement, ils buvaient les paroles l'un de l'autre, tout paraissait
normal à ces fous. Normal aussi de rapprocher leurs visages l'un de l'autre,
en se regardant très sérieusement et en continuant à parler.
Jusqu'à ce qu'ils ne puissent vraiment plus parler.
Elle était honteuse. Le pauvre garçon avait payé les consommations au bar.
Il avait également tenu à payer les dîners dans un petit restaurant chinois
pas loin de chez elle (à part le Mac Donald, il n'y avait pas moins cher).
Ils parlaient doucement (si doucement que je n'ai pas entendu un mot de leur
conversation), assis l'un à côté de l'autre et quand ils ne parlaient ni ne
mangeaient, leurs bouches se trouvaient miraculeusement. A la fin du repas,
il déposa un baiser passionné sur la main de sa compagne. Elle lui proposa
d'une voix étranglée de prendre le dernier verre chez elle mais tous deux
savaient que c'était autre chose qu'ils désiraient.
Elle habitait un superbe appartement (ses parents payaient le loyer,
prétendit-elle). Il lui demanda la permission de téléphoner mais il tenait
l'appareil si près de sa bouche qu'elle ne comprit rien ; il lui sembla
cependant qu'il ne parlait pas à sa femme. Elle lui servit un Glenmorangie
(cadeau de son patron). Ils s'enlacèrent sur un canapé en cuir. Quand ils
n'en purent plus, elle murmura : « Je préfère la chambre ». Elle le précéda,
le tenant fermement par la main.
Et voilà ! L'histoire est finie ! Inutile de raconter la suite, que tous
les adultes connaissent par cœur -- ils furent très heureux -- et que tous
les enfants devinent -- ils en eurent beaucoup.
>>>> Il parle alors de /Grand Amour/.
> Certains y croient, d'autres n'y croient pas ou plus. Quitte à
> paraître naïf, je fais partie des premiers. J'espère que la petite
> histoire qui suit convaincra les seconds.
[132 lignes]
Vous avez passé la nuit à écrire ? Vous n'allez pas nous faire croire
que vous avez tapé tout ça en cinq minutes ?
J'étudie en ce moment le point de vue dans le récit, mais je ne peux pas
donner votre texte à des élèves de 5e, vous ne pourriez pas en écrire un
autre, s'il vous plaît ?
Merci d'avance.
--
Sylvie
Sylvie Jean
> Stéphane De Becker a écrit :
> [132 lignes]
Quand on aime, Madame, ah ! on ne compte pas ;
On aime sans relâche et on n'est jamais las.
> Vous avez passé la nuit à écrire ? Vous n'allez pas nous faire croire
> que vous avez tapé tout ça en cinq minutes ?
J'ai vu soudain en rêve une grande lumière
Et ma plume a volé comme une onde légère.
> J'étudie en ce moment le point de vue dans le récit, mais je ne peux pas
> donner votre texte à des élèves de 5e, vous ne pourriez pas en écrire un
> autre, s'il vous plaît ?
> Merci d'avance.
Pour la suite il faudra attendre quelques jours :
Il faut être patient quand on écrit l'amour.
>
> Certains y croient, d'autres n'y croient pas ou plus. Quitte à paraître
> naïf, je fais partie des premiers. J'espère que la petite histoire qui suit
> convaincra les seconds.
>
>
> Il la regardait depuis une heure et ne parvenait pas à se faire une
> opinion.
> Quand il était entré, le bar était quasi-vide. Deux vieux -- au moins
>
> semblez triste. Pourrais-je m'asseoir à côté de vous ? » Elle sourit (ce fut
> la première fois qu'il la vit sourire et il sentit son cœur battre à grands
> coups dans sa poitrine) : « Je vous en prie, Monsieur. Vous sembliez vous
> morfondre tout seul dans votre coin. ».
> Quelques minutes après, ils devisaient joyeusement. Quand il lui demanda
> s'il pouvait l'appeler par son prénom, elle lui donna le premier qui lui
> passa par l'esprit : Andrée. S'il ne pâlit pas, il parut quelque peu surpris
> et parvint à dire : Luc. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ils
> se tutoyaient.
>
> Ah ! que se serait-il passé si ils avaient un peu réfléchi ? Si Andrée
> (mouais...) s'était demandé comment ce Luc (remouais...) cherchait du
> travail depuis deux ans, alors qu'il semblait extrêmement calé en économie
> et en finances ? Si Luc (ouaf ! ouaf ! ouaf !) s'était étonné des
> connaissances littéraires et musicales de cette secrétaire qui faisait des
> intérims ?
> Heureusement, ils buvaient les paroles l'un de l'autre, tout paraissait
>
> Et voilà ! L'histoire est finie ! Inutile de raconter la suite, que tous
On dirait du «Marguerite Duras»
--
....
>> Stéphane De Becker a écrit :
>> [132 lignes]
> Quand on aime, Madame, ah ! on ne compte pas ;
> On aime sans relâche et on n'est jamais las.
Vous avez de la chance que Clotilde et Marion soient absentes en ce
moment, car elles auraient peut-être râlé, avec leur connexion limitée.
>> Vous avez passé la nuit à écrire ? Vous n'allez pas nous faire croire
>> que vous avez tapé tout ça en cinq minutes ?
> J'ai vu soudain en rêve une grande lumière
> Et ma plume a volé comme une onde légère.
Vous écrivez en dormant ? Je vérifie les horaires...
Première apparition de Stéphane De Becker ce matin : 7.08.
Envoi du texte : 8.47.
Vous auriez donc écrit ce texte en une heure et demie environ. C'est
crédible, ça ?
>> J'étudie en ce moment le point de vue dans le récit, mais je ne peux
>> pas donner votre texte à des élèves de 5e, vous ne pourriez pas en
>> écrire un autre, s'il vous plaît ?
>> Merci d'avance.
> Pour la suite il faudra attendre quelques jours :
> Il faut être patient quand on écrit l'amour.
Je demandais justement un texte sur un autre sujet, mais bon...
--
Sylvie
> Première apparition de Stéphane De Becker ce matin : 7.08.
> Envoi du texte : 8.47.
Z'êtes de la police ?
>> Première apparition de Stéphane De Becker ce matin : 7.08.
>> Envoi du texte : 8.47.
> Z'êtes de la police ?
Oui, j'ai été payée pour faire des recherches.
Chacun son rôle à jouer, dans cette histoire.
--
Sylvie
Anne
> Sylvie Jean wrote:
>> Première apparition de Stéphane De Becker ce matin : 7.08.
>> Envoi du texte : 8.47.
> Z'êtes de la police ?
En tout cas, ça ne m'étonnerait pas. Elle est désagréable, elle me cherche.
Elle met en doute ma capacité à écrire une histoire. Bientôt, elle va
prétendre que je l'ai recopiée d'un autre livre...
Délire de la persécution ? Sénilité précoce ? Du fond de mon cœur, je la
plains. C'est très triste.
>> Sylvie Jean wrote:
>>> Première apparition de Stéphane De Becker ce matin : 7.08.
>>> Envoi du texte : 8.47.
>> Z'êtes de la police ?
> En tout cas, ça ne m'étonnerait pas. Elle est désagréable, elle me
> cherche.
Il m'appelle Bobonne et il voudrait que je sois aimable !
> Elle met en doute ma capacité à écrire une histoire.
Je mets en doute votre capacité à écrire une histoire en une heure et
demie.
> Bientôt, elle va prétendre que je l'ai recopiée d'un autre livre...
Je n'avais pas pensé à cette solution, mais... en effet. Ce serait plus
crédible.
Je pourrais dire en tout cas que cette histoire est totalement hors
charte ici et je m'étonne que personne ne l'ait encore signalé.
Deux poids, deux mesures, comme d'habitude.
> Délire de la persécution ? Sénilité précoce ? Du fond de mon cœur, je
> la plains. C'est très triste.
Je vous remercie de votre sollicitude.
Et je vais débarrasser le plancher, je vais corriger quelques copies, ça
va me reposer.
--
Sylvie
(Mais qu'est-ce qu'il est désagréable, aujourd'hui ! Quelle mouche le
pique ?)
>>Z'êtes de la police ?
> En tout cas, ça ne m'étonnerait pas. Elle est désagréable, elle me cherche.
Voyons, voyons, mon petit Stéphane... Ce n'est pas la pleine lune !
> Elle met en doute ma capacité à écrire une histoire.
Dans un temps record, seulement.
> Bientôt, elle va
> prétendre que je l'ai recopiée d'un autre livre...
Un *autre* livre ?
> Délire de la persécution ? Sénilité précoce ? Du fond de mon cœur, je la
> plains. C'est très triste.
Votre cas à vous ne s'arrange pas...
Sylvie Jean
>> Elle met en doute ma capacité à écrire une histoire.
> Je mets en doute votre capacité à écrire une histoire en une heure et
> demie.
Je ne l'ai jamais prétendu.
>> Bientôt, elle va prétendre que je l'ai recopiée d'un autre livre...
> Je n'avais pas pensé à cette solution, mais... en effet. Ce serait plus
> crédible.
Prouvez-le !
> Je pourrais dire en tout cas que cette histoire est totalement hors
> charte ici et je m'étonne que personne ne l'ait encore signalé.
On a un fil sur l'amour, je raconte une histoire d'amour.
> Deux poids, deux mesures, comme d'habitude.
Mais vous êtes obsédée par les chiffres, ma parole ! Vous comptez le nombre
de lignes, vous supputez le nombre de minutes qu'il a fallu pour les écrire
et, pour couronner le tout, vous voudriez peser l'amour comme on pèse des
pommes de terre.
Vivement une Orval pour me changer les idées...
> Mais vous êtes obsédée par les chiffres, ma parole !
Je diagnostique chez Sylvie un syndrome de correctionnite aiguë, une
copimanie obsessionnelle compulsive. Arrêtez de discutailler comme ça
Stéphane, ou vous allez avoir une mauvaise note.
--
lamkyre
Bon, j'en ai marre des copies, je reviens à votre texte. Je ferai des
coupes, pour ne pas trop surcharger les pauvres ordinateurs.
> Quand il était entré, le bar était quasi-vide. Deux vieux -- au
> moins quarante ans --
Ça commence bien. Les quadras vous remercient.
> étaient assis à une table et parlaient affaires
> ; un couple tout ce qu'il y a de plus hétérosexuel se parlait
> passionnément sur un canapé. Dix minutes après son arrivée, ils
> étaient partis, probablement pour un cinq-à-sept anticipé. André
> avait regardé distraitement sa montre (un peu moins de 4 h 1/4)
Bientôt l'heure de l'Orval.
> [...]. Elle avait commandé ce qu'André pensa
> être un lait russe mais n'y avait presque pas encore touché.
Je connaissais le Vittel soviétique, mais pas le lait russe. Qu'est-ce
que c'est ? Du lait avec de la vodka ?
> [...] Il se souvenait d'une donzelle,
C'est élégant, ça continue.
> [...] Non, il s'était
> rassis (comme le pain, ah ! ah! ah!).
Ha ! ha ! ha ! Très drôle, en effet.
> Il se leva, se préparant à aller vers elle mais il se rassit
Ha ! ha ! ha !
> subitement. Pour la première fois de sa vie, à vingt-quatre ans, il
> se demanda si ce serait bien honnête de *lever* cette fille qui
> paraissait sans défense.
Très élégant.
> Elle commençait à lui plaire de plus en plus
> et il n'aurait aucune peine à *l'honorer* autant de fois qu'elle
> voudrait.
Tiens, j'ai déjà lu ce verbe quelque part. Où, mais où, donc ?
Bon, je passe. Et je coupe, parce que ça commence à bien faire.
> [...] Quand il lui
> demanda s'il pouvait l'appeler par son prénom, elle lui donna le
> premier qui lui passa par l'esprit : *Andrée*. S'il ne pâlit pas, il
> parut quelque peu surpris et parvint à dire : *Luc*. En moins de temps
> qu'il ne faut pour le dire, ils se tutoyaient.
Quelle coïncidence !
> Ah ! que se serait-il passé si ils avaient un peu réfléchi ? Si
> Andrée (mouais...) s'était demandé comment ce Luc (remouais...)
> cherchait du travail depuis deux ans, alors qu'il semblait
> extrêmement calé en économie et en finances ? Si Luc (ouaf ! ouaf !
> ouaf !)
Vous aboyez, maintenant ?
> [...] Heureusement, ils *buvaient*
C'est normal, dans un troquet.
> les paroles l'un de l'autre
> [...] Ils parlaient doucement (si doucement que
> *je* n'ai pas entendu un mot de leur conversation),
On change encore de narrateur ?
> Et voilà ! L'histoire est finie ! Inutile de raconter la suite, que
> tous les adultes connaissent par cœur -- ils furent très heureux --
> et que tous les enfants devinent -- ils en eurent beaucoup.
Quel beau conte de fées !
Et vous êtes content de vous ?
--
Sylvie
Vs
non à la maltraitance laiteuse.
Sylvie Jean
> Quel beau conte de fées !
C'est gentil de m'encourager. Je suis très sensible à cette marque
d'attention.
> Et vous êtes content de vous ?
J'essayerai de faire mieux la prochaine fois.
> l'anteclaviste Sylvie Jean a pianoté :
>> Je connaissais le Vittel soviétique, mais pas le lait russe.
>> Qu'est-ce que c'est ? Du lait avec de la vodka ?
> Un lait battu au café.
Pauvre lait ! Pourquoi le battre ?
> Vs
> non à la maltraitance laiteuse.
On signe où ?
<Prévert>
La batteuse est arrivée
la batteuse est repartie
Ils ont battu le tambour
ils ont battu le tapis
ils ont tordu le linge
ils l'ont pendu
ils l'ont repassé
ils ont fouetté la crème et ils l'ont renversée
ils ont fouetté un peu leurs enfants aussi
ils ont sonné les cloches
ils ont égorgé le cochon
ils ont grillé le café
[...]
</Prévert>
--
Sylvie
>> Quel beau conte de fées !
> C'est gentil de m'encourager. Je suis très sensible à cette marque
> d'attention.
Je vous en prie, c'était un plaisir.
>> Et vous êtes content de vous ?
> J'essayerai de faire mieux la prochaine fois.
Vous avez pris de bonnes résolutions, c'est bien.
--
Sylvie
(J'aime aider les autres.)
Sylvie Jean
> Vs a écrit :
>> l'anteclaviste Sylvie Jean a pianoté :
>>> Je connaissais le Vittel soviétique, mais pas le lait russe.
>>> Qu'est-ce que c'est ? Du lait avec de la vodka ?
>> Un lait battu au café.
> Pauvre lait ! Pourquoi le battre ?
Des sadiques...
>> Vs
>> non à la maltraitance laiteuse.
> On signe où ?
Je ne sais pas.
Heu... Puis-je vous signaler que le soir est tombé ? Peut-être votre bon
cœur vous poussera-t-il à aller voir si sa chute n'était pas trop grave ?
> Heu... Puis-je vous signaler que le soir est tombé ? Peut-être votre
> bon cœur vous poussera-t-il à aller voir si sa chute n'était pas trop
> grave ?
Le soir est tombé ? Il ne s'est pas fait mal, j'espère...
Faut-il appeler les pompiers ?
--
Sylvie
Sylvie Jean
>>> Et vous êtes content de vous ?
>> J'essayerai de faire mieux la prochaine fois.
> Vous avez pris de bonnes résolutions, c'est bien.
J'espère que la suite vous plaira également.
La chambre était assez vaste mais paraissait petite à cause du grand lit
double. « Il n'y a jamais eu qu'un homme qui ait dormi dans ce lit, et cet
homme est mort pour moi » déclara-t-elle simplement. Il voulut la prendre
dans ses bras mais elle se dégagea : « Non, maintenant, ferme les yeux et ne
les rouvre que quand je te le dirai ». Il les ferma et, pour plus de sûreté,
se retourna vers la porte.
Il n'était qu'à moitié surpris. Il avait connu une femme qui allait
chercher une petite médaille qu'elle ne portait que dans ses occasions-là.
D'autres qui refusaient de se laisser déshabiller et se couchaient nues sous
les couvertures. La plus étrange avait été sa première maîtresse, une
vicomtesse d'une trentaine d'années (il en avait quinze). Encore tout
habillée, elle se mettait à genoux sur un prie-dieu et dévotionnait pendant
cinq minutes. Il avait d'abord cru qu'elle demandait pardon à son Créateur
de cocufier son mari, un dégénéré qui passait plus de temps avec sa
maîtresse qu'avec elle. Cinq mois après le début de leur liaison -- ils ne
pouvaient se voir que le mercredi après-midi -- elle avait rompu sans un mot
d'explication. Quand, huit mois plus tard, il avait appris qu'elle avait
accouché d'un fils, il se demanda si les prières de la vicomtesse n'avaient
pas été exaucées. Il n'avait jamais vu l'enfant ; il avait entendu dire
qu'il était très beau et ne ressemblait pas du tout à son père.
Perdu dans ses pensées, il entendit pourtant : « Alors, tu te
retournes ? ». Il fit volte-face et eut tout juste le temps de voir un
boulet de canon blanc lui arriver dans la figure. Il n'eut pas le temps de
se baisser ni de parer le coup, et l'oreiller l'atteignit en plein, sans lui
faire aucun mal. « Qu'est-ce qu'il sent bon... », pensa-t-il. Il la regarda.
Debout sur le lit, elle se frappait la poitrine comme Tarzan. Elle
paraissait très fière d'elle.
Bon, il avait rencontré une rareté, une femme qui aimait une bataille
d'oreillers avant la lutte des corps. Une bataille se jouant à deux, il se
saisit de l'oreiller et prévint galamment : « Attention, Andrée, je vise
juste ! ». Et il le lui lança sans y mettre toute sa force.
Grave erreur ! Sortie de nulle part, une batte de base-ball apparut dans
la main d'Andrée et elle lui renvoya l'oreiller à la vitesse grand V, en
plein dans la poitrine. Si la devise de la jeune femme était « De plus en
plus bas ! », au prochain essai, ses bijoux de famille à lui étaient en
péril.
Tout à coup, Amour lui inspira une idée géniale et il se précipita vers la
seule armoire de la chambre.
Inconsciente du danger, la pseudo-Andrée célébrait son triomphe en
laissant échapper des cris à rendre jaloux Johnny Weissmuller lui-même.
*
Elle n'avait pas vu le danger et elle s'en mordait amèrement les doigts.
Elle avait voulu voir ses réactions quand elle lui avait proposé une
bataille d'oreillers improvisée (elle n'avait jamais fait cela avant). Et
elle avait vu ! Il s'était rué vers l'armoire et était en train de jeter par
terre tout ce qu'il trouvait : ses mouchoirs, ses pull-overs, ses shorts...
Avec horreur, elle comprit : elle était tombée sur un fétichiste ! Il
laissait échapper des grognements sourds : visiblement, il ne trouvait pas
ce qu'il cherchait. Ses petites culottes rejoignirent le tas informe des
vêtements.
Lucie se coucha sur le lit. Soudain, il laissa échapper un « ah ! »
triomphal. Il se retourna et marcha lentement vers elle, tenant son trophée
à la main : un soutien-gorge blanc.
Fétichisme pour fétichisme, elle aurait parié plutôt sur un noir mais,
après tout, tous les goûts sont dans la nature. Elle ferma les yeux,
soulevée de dégoût, se demandant ce qu'il allait faire maintenant. Sans
brutalité, il prit la batte qu'elle tenait encore à la main (*pourquoi*
n'avait-elle pas pensé à s'en servir ? il était trop tard maintenant...) et
la panique s'empara d'elle : il allait la sodomiser -- ou pire -- avec /ça/
et elle en mourrait.
Elle l'entendit s'éloigner (pour prendre son élan ?) et ferma les yeux
encore plus. Elle allait mourir de la main de cet homme et elle l'aimait
encore. « Mourir d'amour », pensa-t-elle. Elle l'entendit se rapprocher et
s'agenouiller devant elle. Elle ne put retenir quelques larmes qui perlèrent
à ses paupières : il était sadique, en plus ! Quand elle sentit un liquide
couler sur sa main, elle fut révulsée et souhaita mourir pour de bon : une
image ignoble s'était formée dans son esprit.
Pour la première fois depuis une éternité, il parla : « Ma reine, je me
rends à vous en loyal vassal. Faites de moi ce que vous voulez ». Elle
parvint à ouvrir les yeux. Il couvrait sa main à elle de pleurs, tenant de
la main droite la batte à laquelle était accroché le soutien-gorge, tel un
drapeau d'armistice.
-- Tu m'as fait peur, dit-elle d'une voix blanche et fort peu royale.
Il fit semblant de ne pas avoir entendu et continua à embrasser sa main, à
la caresser, à la couvrir de pleurs. Ce n'était pas désagréable mais il lui
venait d'autres idées : « Je te reçois ici comme mon plus preux (elle
s'interrompit mais il ne sourit pas) et meilleur chevalier. Je t'offre gîte,
couvert et... »
Et encore une fois, elle parla tellement bas, se pencha tellement vers lui
pour lui parler à l'oreille que je ne pus en saisir un mot. Mais tous les
adultes devinent que ces deux-là étaient bien partis pour avoir beaucoup
d'enfants, et ces derniers me croiront si je les assure qu'ils furent très
heureux.
> Nous sommes en octobre et je n'ai pas trouvé
> De vers originaux qui puissent honorer
>
> Sylvie Jean
>
>>>> Et vous êtes content de vous ?
>
>>> J'essayerai de faire mieux la prochaine fois.
>
>> Vous avez pris de bonnes résolutions, c'est bien.
>
> J'espère que la suite vous plaira également.
>
>
> La chambre était assez vaste mais paraissait petite à cause du grand
> lit[...] Et encore une fois, elle parla tellement bas, se pencha tellement
> vers lui pour lui parler à l'oreille que je ne pus en saisir un mot.
Parce que vous étiez là à faire le mateur, grand dégoûtant ?
> Mais tous les
> adultes devinent que ces deux-là étaient bien partis pour avoir beaucoup
> d'enfants, et ces derniers me croiront si je les assure qu'ils furent très
> heureux.
Je sais pas... Jusqu'ici, ces deux-là ne semblent pas pressés de passer
à l'acte (je ne vous demande pas de nous narrer la chose par le menu).
--
Frédérique
> J'espère que la suite vous plaira également.
Si vous croyez que je n'ai que ça à faire !
[116 lignes seulement, aujourd'hui, on progresse.]
Je lirai ce texte quand j'aurai le temps.
--
Sylvie
> [...] Stéphane De Becker
>>>> J'essayerai de faire mieux la prochaine fois.
>> La chambre était assez vaste mais paraissait petite à cause du
>> grand lit[...] Et encore une fois, elle parla tellement bas, se
>> pencha tellement vers lui pour lui parler à l'oreille que je ne pus
>> en saisir un mot.
> Parce que vous étiez là à faire le mateur, grand dégoûtant ?
Il avait pourtant pris de bonnes résolutions !
--
Sylvie
Frédérique M.
>> La chambre était assez vaste mais paraissait petite à cause du grand
>> lit[...] Et encore une fois, elle parla tellement bas, se pencha
>> tellement vers lui pour lui parler à l'oreille que je ne pus en saisir
>> un mot.
> Parce que vous étiez là à faire le mateur, grand dégoûtant ?
C'est une des prérogatives du narrateur. Il peut raconter ce qu'il voit, ce
qui se passe dans la tête de ses personnages... et puis être pris d'une
soudaine pudeur.
>> Mais tous les
>> adultes devinent que ces deux-là étaient bien partis pour avoir beaucoup
>> d'enfants, et ces derniers me croiront si je les assure qu'ils furent
>> très heureux.
>
> Je sais pas... Jusqu'ici, ces deux-là ne semblent pas pressés de passer
> à l'acte (je ne vous demande pas de nous narrer la chose par le menu).
Vous préférez manger à la carte ? C'est plus cher.
> Nous sommes en octobre et je n'ai pas trouvé
> De vers originaux qui puissent honorer
>
> Frédérique M.
>
>> Parce que vous étiez là à faire le mateur, grand dégoûtant ?
>
> C'est une des prérogatives du narrateur. Il peut raconter ce qu'il voit, ce
> qui se passe dans la tête de ses personnages... et puis être pris d'une
> soudaine pudeur.
Pff, hypocrite, va !
>>
>> Je sais pas... Jusqu'ici, ces deux-là ne semblent pas pressés de passer
>> à l'acte (je ne vous demande pas de nous narrer la chose par le menu).
>
> Vous préférez manger à la carte ? C'est plus cher.
Et vénal avec ça, tsss !
--
Frédérique
Sylvie Jean
>> Parce que vous étiez là à faire le mateur, grand dégoûtant ?
> Il avait pourtant pris de bonnes résolutions !
Il fallait peut-être lire ré *v* olutions.
Sylvie Jean
> [116 lignes seulement, aujourd'hui, on progresse.]
Si boulière-compteuse n'existe pas encore, je connais quelqu'une à qui le
mot pourrait s'appliquer.
> > Elle met en doute ma capacité à écrire une histoire.
>
> Je mets en doute votre capacité à écrire une histoire en une heure et
> demie.
Je participe à un atelier d'écriture sur internet, via courrier
électronique, dont le principe est d'improviser un texte en 30
minutes ; je commets régulièrement des textes d'une bonne quarantaine
de lignes. Je crois la performance de Stéphane parfaitement plausible.
> Sylvie Jean.
Cest une polémique bidon. Ils sont de mèche.
Didier Pelleton
> babacio écrivit :
>> Sylvie Jean.
> Cest une polémique bidon.
Vous avez raison : pas d'apostrophe que vous puissiez regretter.
> Ils sont de mèche.
Avec ce qui me reste de cheveux, le mot est juste, hélas !
> Nous sommes en octobre et je n'ai pas trouvé
> De vers originaux qui puissent honorer
> Didier Pelleton
>> Cest une polémique bidon.
> Vous avez raison : pas d'apostrophe que vous puissiez regretter.
L'émotion, dito-n.
> J'espère que la suite vous plaira également.
Vous voulez rire ?
[Couic]
J'ai eu peur plus d'une d'une fois !
> -- Tu m'as fait peur, dit-elle d'une voix blanche et fort peu
> royale.
Fin du texte 1 :
> Et voilà ! L'histoire est finie ! Inutile de raconter la suite, que
tous
> les adultes connaissent par cœur -- ils furent très heureux -- et que
tous
> les enfants devinent -- ils en eurent beaucoup.
Fin du texte 2 :
> Et encore une fois, elle parla tellement bas, se pencha tellement
> vers lui pour lui parler à l'oreille que je ne pus en saisir un mot.
> Mais tous les adultes devinent que ces deux-là étaient bien partis
> pour avoir beaucoup d'enfants, et ces derniers me croiront si je les
> assure qu'ils furent très heureux.
Bon, l'histoire avance, elle avance.
--
Sylvie
C'est lyrique. Ce doit être un chant de lier.
>
> > Mais tous les
> > adultes devinent que ces deux-là étaient bien partis pour avoir beaucoup
> > d'enfants, et ces derniers me croiront si je les assure qu'ils furent très
> > heureux.
>
> Je sais pas... Jusqu'ici, ces deux-là ne semblent pas pressés de passer
> à l'acte (je ne vous demande pas de nous narrer la chose par le menu).
Comment appelle-t'on, déjà, cette figure de style qui consiste à
nier ce qu'on veut dire?
>
> --
> Frédérique
--
Thibaud ICQ: 174459367
MSN Thibaud_salle @ hotmail.com
Tout savoir non désiré
est un savoir inutile
> Comment appelle-t'on, déjà, cette figure de style qui consiste à
> nier ce qu'on veut dire ?
La prétérition.
Sylvie Jean
> Bon, l'histoire avance, elle avance.
Je n'aime pas les retours en arrière.
Mille grâces.
J'en profite pour demander à l'auguste assembée d'érudits
traînant céans quel dictionnaire (exhaustif) des figures de style
elle me recommanderait, sachant que je ne suis pas excessivement
porté sur le modernisme et que mes corpus (us) ne sont pas
récents.
J'y vais, j'ai du temps. Les urgences viennent de renvoyer mon camion de
feuilles vers la morgue.
Elles étaient toutes mortes.
Vs
cruel automne
Vs
>> Heu... Puis-je vous signaler que le soir est tombé ? Peut-être votre
>> bon cœur vous poussera-t-il à aller voir si sa chute n'était pas trop
>> grave ?
> J'y vais, j'ai du temps. Les urgences viennent de renvoyer mon camion de
> feuilles vers la morgue.
> Elles étaient toutes mortes.
Je préfère le temps où les feuilles mortes se ramassaient à la pelle. Cet
envoi par camion manque tout à fait de poésie.
Thibaud
> J'en profite pour demander à l'auguste assembée d'érudits
> traînant céans quel dictionnaire (exhaustif) des figures de style
> elle me recommanderait, sachant que je ne suis pas excessivement
> porté sur le modernisme et que mes corpus (us) ne sont pas
> récents.
>J'en profite pour demander à l'auguste assembée d'érudits
>traînant céans quel dictionnaire (exhaustif) des figures de style
>elle me recommanderait, sachant que je ne suis pas excessivement
>porté sur le modernisme et que mes corpus (us) ne sont pas
>récents.
Le Gradus.
Luc Bentz
http://www.langue-fr.net
--
« N'oubliez pas que que tout ce que vous lisez n'est que le résultat
de l'excitation, par des électrons, d'atomes de terres rares
déposés en couches minces sur un écran de verre. Pas de quoi s'exciter soi-même. »
(Tatie Francette - http://tatie.francette.free.fr)
Ne dénigrez pas les camions. Ils sont superbes, marbrés de toutes les
couleurs qu'on y a mélangées.
Beaux comme des camions.
Vs
a la cotte.
Vs
>>> J'y vais, j'ai du temps. Les urgences viennent de renvoyer mon
>>> camion de feuilles vers la morgue.
>>> Elles étaient toutes mortes.
>> Je préfère le temps où les feuilles mortes se ramassaient à la pelle.
>> Cet envoi par camion manque tout à fait de poésie.
> Ne dénigrez pas les camions. Ils sont superbes, marbrés de toutes les
> couleurs qu'on y a mélangées.
> Beaux comme des camions.
Je m'incline devant cette figure de style encore innommée : comparer un
camion à un camion, c'est renversant (et même plus, à 80 km/h).
> Stéphane De Becker a écrit :
>
> > J'espère que la suite vous plaira également.
>
> Si vous croyez que je n'ai que ça à faire !
> [116 lignes seulement, aujourd'hui, on progresse.]
On voit bien que vous êtes prof de français et pas prof de maths, parce
que 132 + 116 ça nous fait toutd'même dans les 248 lignes... Remarquez
que sur 3008 articles chargés (flux entre le 22/09 et le 18/10), il n'y
paraît guère (surtout par rapport aux 8694 lignes d'un article de ce
c*****on de VP).
--
Clõ (juste pour ne pas faillir à ma réputation
de râleuse ;-)
>>> J'espère que la suite vous plaira également.
>> Si vous croyez que je n'ai que ça à faire !
>> [116 lignes seulement, aujourd'hui, on progresse.]
> On voit bien que vous êtes prof de français et pas prof de maths,
> parce que 132 + 116 ça nous fait toutd'même dans les 248 lignes...
Vous n'avez donc pas lu les quatre parties.
J'avais prévenu Stéphane qu'il avait de la chance que Marion et vous
soyez absentes lorsqu'il a envoyé son roman...
> Remarquez que sur 3008 articles chargés (flux entre le 22/09 et le
> 18/10), il n'y paraît guère (surtout par rapport aux 8694 lignes d'un
> article de ce c*****on de VP).
Ah ! je n'ai pas vu l'article de VP. Qu'est-ce que j'ai raté ?
--
Sylvie
>Ah ! je n'ai pas vu l'article de VP. Qu'est-ce que j'ai raté ?
Un lancement de fil avec un machin en code informatique pourri que tous
les bons serveurs comme le vôtre ont refusé (je l'ai vu hier par une
passerelle WebNews).
C'est qui VP ?
--
Frédérique
>C'est qui VP ?
Vlatko Pesaro. Et le pire, c'est qu'il est au CERN (lieu de naissance du
Web). Je me dis que nos vies ne tiennent qu'à un fil avec un tel
chercheur en physique nucléaire...
>>C'est qui VP ?
> Vlatko Pesaro. Et le pire, c'est qu'il est au CERN (lieu de naissance du
> Web). Je me dis que nos vies ne tiennent qu'à un fil avec un tel
> chercheur en physique nucléaire...
Faut-il vraiment qu'il soit physicien ?
Les employés « communs » pluri-multilingues n'ont pas accès aux
ordinateurs ?
--
Anne
>> Ah ! je n'ai pas vu l'article de VP. Qu'est-ce que j'ai raté ?
> Un lancement de fil avec un machin en code informatique pourri que
> tous les bons serveurs comme le vôtre ont refusé (je l'ai vu hier par
> une passerelle WebNews).
Je n'ai donc rien raté, c'est bien.
Et je n'ai plus que 2541 messages à lire !
--
Sylvie
> Faut-il vraiment qu'il soit physicien ?
Le site arxiv.org, très utilisé par les physiciens, ne donne aucun
papier dont il soit signataire ; peut-être est-il simplement quelque
chose comme ingénieur de recherche.
Je trouve un rapport technique écrit par d'autres, où il est cité
comme récipiendaire ; il appartient au groupe EP/TA2, qui semble être
un « groupe d'assistance technique », ce qui corrobore l'hypothèse. Il
doit quand-même falloir être pas trop manchot pour bosser là, vous
savez.
--
Bé erre hue ixe eu elle, Bruxelles.
> Il
> doit quand-même falloir être pas trop manchot pour bosser là, vous
> savez.
Qu'avez-vous contre les manchots ?
--
Votez NON !
Est-ce que /pingouin/ ne serait pas d'origine bretonne, par hasard ?
Le Robert dit "néerlandais".
Penn gwen : tête blanche, ça le ferait, pourtant...
--
Frédérique
>> Faut-il vraiment qu'il soit physicien ?
> Il doit quand-même falloir être pas trop manchot pour bosser là, vous
> savez.
J'avais déjà remarqué que « ne pas être manchot » dans une discpline ne
prédispose pas forcément à une façon d'exploiter autrement son
« intelligence ».
--
Anne
Pen gwen, par opposition à la mouette (pen du[ik])?
Un pingouin à la tête blanche? Quelle espèce?
Le Dauzat dit que cela vient de l'anglais, «d'origine obscure».
Je croyais quant à moi qu'il venait du latin pinguis (ou plutôt
d'un diminutif d'icelui), car ces oiseaux sont réputés gras.
Sylvie Jean
> Et je n'ai plus que 2541 messages à lire !
Un conseil : supprimez tous les messages antérieurs à 1904. Il est peu
probable que vous receviez des plaintes en provenance des personnes
concernées.
> J'avais déjà remarqué que « ne pas être manchot » dans une discpline
> ne prédispose pas forcément à une façon d'exploiter autrement son
> « intelligence ».
Je suis entièrement d'accord, mais selon ce principe, Vlatko pourrait
parfaitement être un brillant chercheur en physique nucléaire et se
comporter toutefois comme le dernier des trous-du-cul sur iouznette.
>> Et je n'ai plus que 2541 messages à lire !
> Un conseil : supprimez tous les messages antérieurs à 1904. Il est peu
> probable que vous receviez des plaintes en provenance des personnes
> concernées.
En 1904, je n'avais pas encore d'ordinateur, donc ça ne vient pas de là.
De plus, tous les messages écrits avant le 4 septembre dernier ont été
effacés, contre ma volonté.
Vivement les vacances !
--
Sylvie
(Plus que 2459 messages à lire.)