D'où vient l'expression "laisser pisser le mérinos" ?!
Merci,
Thibault
--
Toujours plus de bonne humeur :
http://titan-keikomi.gysmo.org/
>D'où vient l'expression "laisser pisser le mérinos" ?!
Fort simple. Lors de la colonisation de Madagascar, le gouverneur
général a prononcé un décret qui demandait qu'on laisse aux indigènes le
temps d'uriner pendant les corvées obligatoires et cela a été traduit
par les brutes militaires qui occupaient l'île : « Laissez pisser le
Merina ! » Ensuite, les soudards coloniaux ont un peu déformé le mot
lors de leur retour en France (sous-entendu, on s'en fout que ces idiots
de Malgaches ne fassent pas nos routes pendant ce temps).
--
Pétition pour les Décraqués de France-Culture :
<http://decraques.ouvaton.org>
On dit (mais que ne dit-on pas) que, lorsque les premiers moutons mérinos
arrivèrent à Rambouillet et furent présentés à la cour un mouton se mit à
uriner. Les valets voulurent l'évacuer mais le roi dit « il faut laisser
pisser le mérinos».
Claude Duneton met en doute cette origine.
Oui. De /La Puce à l'oreille/ :
Cela a sans doute commencé par « laisser pisser la bête ». Quand un animal
doit uriner, il faut qu'il arrête toute autre activité.
« Pour passer au mérinos ? ... D'abord par jeu, parce que le mot est amusant
et donne à la locution un air absurde uqi fait le ravissement du
langage...On trouve par ailleurs à la même époque chez Vidocq une curieuse
expression employéee dans le même sens : « laisser bouillir le mouton ».
[...] (le mérinos étant une race de mouton)
http://www.ansi.okstate.edu/breeds/sheep/germanmuttonmerino/gMERINO.jpg
Il semble reaisonnable de penser que, par substitution, on ai pu dire «
laisser bouillir le mérinos », et par croisement « laisser pisser le
mérinos » [...]
Ce que Duneton ne mentionne pas, c'est qu'au XVIIe siècle et probablement
avant, on blanchait la laine de ce mouton en la trempant dans de grandes
cuves remplies d'urine.
Joye
> on blanchait la laine
-iss-, eh oh ! On blanchissait la laine !
Vous n'êtes pas tombée loin du blanchet, aussi dérivé de « blanc »,
que les imprimeurs connaissent bien.
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Presse_offset>
Blanc, blanchet/blanchette, blanchir
Bleu, bleuet/bl(e)uette, bleuir
Rouge, rouget, rougir
Noir, Noiret, noircir
Français RICHE !
--
Alex |
Pé |
> Blanc, blanchet/blanchette, blanchir
> Bleu, bleuet/bl(e)uette, bleuir
> Rouge, rouget, rougir
> Noir, Noiret, noircir
>
> Français RICHE !
Des jaunets, encore des jaunets !
--
lamkyre
>> Blanc, blanchet/blanchette, blanchir
>> Bleu, bleuet/bl(e)uette, bleuir
>> Rouge, rouget, rougir
>> Noir, Noiret, noircir
>
> Des jaunets, encore des jaunets !
Je les garde pour vous, mais que faire de mes orangettes ? Les offrir à
ma brunette, qui ne rêve que de voir une rosette accrochée un jour à
ma grisette ? Pas de ça Lisette !
--
Alex |
Pé |
> > on blanchait la laine
>
> -iss-, eh oh ! On blanchissait la laine !
Oui, bien sûr. Je rougisse de honte.
> Français RICHE !
Je le sais.
Joye
Vs
rit noir aussi
à savoir Vs :
> l'anteclaviste joye a pianoté :
[...]
>>
>> Ce que Duneton ne mentionne pas, c'est qu'au XVIIe siècle et
>> probablement avant, on blanchait la laine de ce mouton en la trempant
>> dans de grandes cuves remplies d'urine.
>>
> C'est une très vieille recette pour blanchir la laine.
> Déjà à Rome on reconnaissait les échoppes des blanchisseurs aux jarres où
> urinaient les gens.
> Un empereur s'est dit qu'en les taxant, il récupérerait de l'argent.
> Voilà comment sont nées les vespasiennes.
Et de là l'expression : « L'argent n'a pas d'odeur ».
>Bizarre... Il me semblait que l'expression d'origine était « Laissez
>pisser le mouton, c'est une bête qui pisse longtemps ».
>Me trompais-je ?
On n'a plus droit aux éthylomologies ?
> >Fort simple. Lors de la colonisation de Madagascar, le gouverneur
> >général a prononcé un décret qui demandait qu'on laisse aux indigènes le
> >temps d'uriner pendant les corvées obligatoires et cela a été traduit
> >par les brutes militaires qui occupaient l'île : « Laissez pisser le
> >Merina ! » Ensuite, les soudards coloniaux ont un peu déformé le mot
> >lors de leur retour en France (sous-entendu, on s'en fout que ces idiots
> >de Malgaches ne fassent pas nos routes pendant ce temps).
>
> Bizarre... Il me semblait que l'expression d'origine était « Laissez
> pisser le mouton, c'est une bête qui pisse longtemps ».
> Me trompais-je ?
Je confirme l'histoire de (dito), car je suis l'arrière-petit-fils de
ce gouverneur général de Madagascar.
Ce héros au cigare si doux est également à l'origine de l'expression
« peigner la girafe », car il permit, dans un autre décret resté
fameux, que les indigènes qui possèdaient une girafe familière aient
un jour de congé supplémentaire chaque semaine afin de pouvoir en
prendre soin. Les mêmes soudards avaient pris l'habitude, pour
expliquer l'absence d'un indigène, de dire « il peigne sa girafe ! ».
> C'est une très vieille recette pour blanchir la laine.
> Déjà à Rome on reconnaissait les échoppes des blanchisseurs aux jarres où
> urinaient les gens.
Tiens, je croyais que c'étaient celles des tanneurs.
les 2 professions utilisaient l'urine comme agent mouillant et dégraissant
ce qui facilitait le nettoyage et - donc - le blanchiment
l'urine était aussi employee pour faire le brou de noix
et certainement pour d'autres usages
> Je confirme l'histoire de (dito), car je suis l'arrière-petit-fils de
> ce gouverneur général de Madagascar.
>
> Ce héros au cigare si doux est également à l'origine de l'expression
> « peigner la girafe », car il permit, dans un autre décret resté
> fameux, que les indigènes qui possèdaient une girafe familière aient
> un jour de congé supplémentaire chaque semaine afin de pouvoir en
> prendre soin. Les mêmes soudards avaient pris l'habitude, pour
> expliquer l'absence d'un indigène, de dire « il peigne sa girafe ! ».
Aïe ! Tant d'efforts érudits pour forger cette belle légende
étymologique, ruinés par un détail : je ne crois pas qu'il y ait jamais
eu de girafes à Madagascar.
>> [un.gabacho.s...@free.fr]
>> Je confirme l'histoire de (dito), car je suis l'arrière-petit-fils de
>> ce gouverneur général de Madagascar.
>> Ce héros au cigare si doux est également à l'origine de l'expression
>> « peigner la girafe », car il permit, dans un autre décret resté
>> fameux, que les indigènes qui possèdaient une girafe familière aient
>> un jour de congé supplémentaire chaque semaine afin de pouvoir en
>> prendre soin. Les mêmes soudards avaient pris l'habitude, pour
>> expliquer l'absence d'un indigène, de dire « il peigne sa girafe ! ».
> Aïe ! Tant d'efforts érudits pour forger cette belle légende
> étymologique, ruinés par un détail : je ne crois pas qu'il y ait
> jamais eu de girafes à Madagascar.
On ne va quand même pas s'arrêter à un si petit détail...
--
Sylvie
il y existe les scarabées-girafes :
« Le plus beau scarabée de l'île est certainement le scarabée girafe rouge
et blanc, ainsi appelé à cause du cou démesuré des mâles. »
www.wanadoo.mg/tourisme.php?articleId=199
Qui se peignent avec des peignes pour chauves