JCM
"Criton" <cap.de...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
news:c91l7t$77b$1...@news-reader5.wanadoo.fr...
En ce qui concerne les cantatrices, il est d'usage de les nommer «
mademoiselle ».
Par exemple : « comme à l'accoutumée, mesdemoiselles Frederica von Stade
et Lucia Popp sont parfaites ». ( exemple ancien, la seconde nommée
étant décédée ).
>En ce qui concerne les cantatrices, il est d'usage de les nommer
>« mademoiselle ».
>Par exemple : « comme à l'accoutumée, mesdemoiselles Frederica von Stade
>et Lucia Popp sont parfaites ». ( exemple ancien, la seconde nommée
>étant décédée ).
C'est aussi l'usage à la Comédie-Française. Cette forme remonte aux
règles de préséances sous l'Ancien Régime. Une dame noble était désigné
par madame, une femme de condition inférieure était appelée mademoiselle
même si elle était mariée. Dans les distributions de rôles à l'époque
classique, on voit déjà ainsi Mademoiselle Béjart, soit la mère ou la
fille. Toutefois, les Comédiens-Italiens qui viennent ensuite donnaient
seulement les prénoms, par exemple Sylvie.
Tiens, les Anglais auraient tendance à faire le contraire ; (au
passage, savourons l'emploi du mot français) :
"Dame Felicity Lott", "Dame Kathleen Ferrier"...
Manu
Il me semble que c'est une distinction accordée à certaines artistes,
mais pas du tout une règle.
Par exemple, on dira Dame Kiri Te Kanawa, mais pas Dame Natalie Dessay.
Je pense que vous avez probablement raison ; mon Harrap's me donne :
"Titre honorifique accordé à certaines femmes en signe de
distinction".
Qu'en disent nos contributeurs anglophones ?
Au fait, en Français non plus ça n'est pas la règle : je pense n'avoir
jamais entendu "Mademoiselle Montserrat Caballé"... et je me refuse à
croire que ce soit à cause de son poids.
Manu
C'est exact. C'est ainsi qu'on parle également de "Dame Joan
Sutherland", de "Dame Edna Everage" ou d'ailleurs de "Sir Barry
Humphries", c'est comme on voudra...
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
> Moi, je dis «Madame» aux femmes de quarante ans, celles qui sont
> mariées ou
> divorcées ou qui ont un enfant et «Mademoiselle» aux jeunes de moins de
> trente ans
>
Discrimination positive ?
Et auparavant, vous leur demandez leur carte d'identité ?
« Monsieur, posez votre question ».
Et le livret de famille ! N'oublions pas d'exiger un livret de famille
avant que la dame puisse se présenter.
> Criton.
Je n'ai pas vu d'alliance. Ce sera donc :
« Mondamoiseau, posez votre question. »
--
Sylvie
Non, mais j'ai énormément d'intuition pour deviner l'âge d'une femme
> > C'est embarrassant lorsqu'on s'adresse à une femme, sans alliance
> > au doigt de déterminer si l'on doit dire mademoiselle ou madame,
> > selon l'apparence pysique, en particulier quand elles paraissent
> > aussi jeunes que des filles. D'autant plus qu'aujourd'hui les
> > femmes se rajeunissent et le filles gagnent en maturité.
> > La question a peut-être été déjà posée, je m'en excuse, mais
> > merci pour des réponses pertinentes ( j'aimerais aussi que des
> > femmes donnent leur avis )
> Moi, je dis «Madame» aux femmes de quarante ans, celles qui sont
> mariées ou divorcées ou qui ont un enfant et «Mademoiselle» aux
> jeunes de moins de trente ans
Je vous renvoie dans un forum où vous lirez sans nul doute des avis
avisés.
Non, je n'irai pas
Je refuse
>> C'est embarrassant lorsqu'on s'adresse à une femme, sans alliance au doigt
>> de déterminer si l'on doit dire mademoiselle ou madame, selon l'apparence
>> pysique, en particulier quand elles paraissent aussi jeunes que des
>> filles.
> Moi, je dis «Madame» aux femmes de quarante ans, celles qui sont mariées ou
> divorcées ou qui ont un enfant et «Mademoiselle» aux jeunes de moins de
> trente ans
Et à celles qui ont entre trente et quarante ans, vous dites quoi ?
Monsieur ?
--
Anne
Ma poule
> ?
> Et à celles qui ont entre trente et quarante ans, vous dites quoi ?
> Monsieur ?
Ma soeur !
--
Ou c'est celles qui sont voilées et conduisent une deux-chevaux ?
Quand vous en avez une au téléphone dont vous ne savez rien des critères
ci-dessus, elle vous dit quoi votre intuition ?
--
©lõ
>
> Quand vous en avez une au téléphone dont vous ne savez rien des critères
> ci-dessus, elle vous dit quoi votre intuition ?
Hors sujet, regardez le fil initial, « apparence physique »
Et à celles qui en ont trente-cinq, vous ne leur adressez pas la
parole ?
Manu, qui regrette le temps où il était damoiseau.
===
"Michèle" a répondu à un grossier personnage qui lui avait écrit : « Je
vous renvoie dans un forum où vous lirez sans nul doute des avis avisés » :
> "Michèle" a répondu à un grossier personnage qui lui avait écrit : « Je
> vous renvoie dans un forum où vous lirez sans nul doute des avis avisés » :
>> Non, je n'irai pas
> Cette forme de pression,
> très répandue ici, m'est pour ma part intolérable.
Ben voyons donc !
Cette « forme de pression » est juste *une* manie d'*un* seul participant.
(Votre « m'est pour ma part » est vraiment très laid.)
--
Anne
Par solidarité avec vous, je n'irai pas non plus.
Manu
> > Moi, je dis «Madame» aux femmes de quarante ans, celles qui sont
mariées ou
> > divorcées ou qui ont un enfant et «Mademoiselle» aux jeunes de moins de
> > trente ans
>
> Et à celles qui ont entre trente et quarante ans, vous dites quoi ?
> Monsieur ?
Dès que la moustache devient d'avantage qu'un duvet ombreux, je passe de
"Madame" à "Monsieur".
--
PGå
Gegen Dummheit...
===
"Koston Jumala"
===
"Anne" <an_g...@alussinan.org> a écrit dans le message de
news:40B4B38F...@alussinan.org...
> Kiriasse a écrit:
> > Cette forme de pression,
> > très répandue ici, m'est pour ma part intolérable.
>
> En ce qui concerne les cantatrices, il est d'usage de les nommer «
> mademoiselle ».
> Par exemple : « comme à l'accoutumée, mesdemoiselles Frederica von
> Stade et Lucia Popp sont parfaites ». ( exemple ancien, la seconde
> nommée étant décédée ).
Cet usage est parfois conservé dans les génériques de film.
Exemple : "Mademoiselle Deneuve est habillée par Machin".
Bernard
C'est dommage, fsf est un forum de qualité.
Wouahou ! Incroyable ! (Ita) a fait une faute !
--
Frédérique
> (ita) :
> > C'est aussi l'usage à la Comédie-Française. Cette forme
> > remonte aux règles de préséances sous l'Ancien Régime.
> > Une dame noble était désigné par madame,
>
> Wouahou ! Incroyable ! (Ita) a fait une faute !
Non, il parlait de la Chevalière d'Éon.
--
Pierre Hallet.
FAQ du forum fllf : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
Je me souviens d'une interview télévisée de Micheline Dax dans laquelle
elle disait fort apprécier qu'on l'appelât Mademoiselle quand on parlait
d'elle. Marthe Mercadier aussi. Serait-ce une question de génération ?
--
Clõ
> Ah bon ? Et alors, que dites-vous à Clotilde ?
Sachez que contrairement à vous qui vous comportez en petit vieux aigri
et jaloux, j'assumme allègrement ma récente soixantaine rayonnante.
--
Clõ
===
"Clotilde" <Clotilde...@imag.fr> a écrit dans le message de
news:1geetcw.m7gmz6k13y81N%Clotilde...@imag.fr...
> C'est embarrassant lorsqu'on s'adresse à une femme, sans alliance au
> doigt de déterminer si l'on doit dire mademoiselle ou madame [...]
Personnellement, je me contente de dire "mademoiselle" seulement à une
adolescente, en présence d'une personne que je ne connais pas.
J'ai remarqué aussi qu'à la place du classique "madame, mademoiselle,
monsieur", on lit ou on entend de plus en plus souvent "madame, monsieur"
simplement. Je ne sais pas s'il faut y voir une influence de l'anglais,
s'il faut le regretter ou, au contraire, s'en réjouir.
--
Salutations cordiales.
Mahaleo
>
> J'ai remarqué aussi qu'à la place du classique "madame, mademoiselle,
> monsieur", on lit ou on entend de plus en plus souvent "madame, monsieur"
> simplement. Je ne sais pas s'il faut y voir une influence de l'anglais,
> s'il faut le regretter ou, au contraire, s'en réjouir.
Comment l'anglais aurait-il influencé la transformation de "madame,
mademoiselle, monsieur" en "madame, monsieur"?
Peut-être faites vous allusion au "ladies and gentlemen".
Sinon, l'anglais moderne a résolu le problème. On a :
- "Mr.", /mist@r/, Monsieur
- "Mrs.", /mis@z/, Madame
- "Miss", /mis/, Mademoiselle
- "Ms.", /miz/, madame ou mademoiselle
Il y a aussi "madam" et "mesdames" en plus de "lady". Pas simple.
Mr. Zobby.
« Dame » suivi du prénom est le titre d'une femme qu'on a fait
chevalière. Pour les hommes chevaliers, c'est « Sir » suivi du prénom.
--
Pablo
> non non, je n'irai pas chez ma tante, ça sent l'ail et ça pue le
> pipi d'chat
Vous voyez bien que cette conversation n'a rien à faire ici.
>> J'ai remarqué aussi qu'à la place du classique "madame, mademoiselle,
>> monsieur", on lit ou on entend de plus en plus souvent "madame,
>> monsieur" simplement. Je ne sais pas s'il faut y voir une influence de
>> l'anglais, s'il faut le regretter ou, au contraire, s'en réjouir.
>
> Comment l'anglais aurait-il influencé la transformation de "madame,
> mademoiselle, monsieur" en "madame, monsieur"?
>
> Peut-être faites vous allusion au "ladies and gentlemen".
Voilà. C'est ce qu'on entend partout dans la vie courante: dans les
aéroports comme dans les avions, à la télé etc.
--
Salutations cordiales.
Mahaleo
> Je pense que nos compagnes sont plutôt flattées en général qu'on leur
> dise " madame ".
Les tiennes, peut-être, mais pas les miennes.
Mais chhhhhut, la polygamie est interdite, cessons là cette conversation.
--
Et je crois que celles d'Anne et de Sylvie Jean te gardent un chien de
leur chienne au sujet du masculin générique.
--
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> Criton.
>> Je pense que nos compagnes sont plutôt flattées en général qu'on leur
>> dise " madame ".
> Les tiennes, peut-être, mais pas les miennes.
> Mais chhhhhut, la polygamie est interdite, cessons là cette
> conversation.
> Et je crois que celles d'Anne et de Sylvie Jean te gardent un chien de
> leur chienne au sujet du masculin générique.
Non, non, mes compagnes n'ont rien dit, elles ne sont pas rancunières.
--
Sylvie
Je comprends ce qui vous fait sourire, l'illusion de rajeunir, mais 35
ans, actuellement quand statisitiquement les femmes vivent en moyenne 80
ans, vous êtes encore dans le " bel âge " :-). Mais faut-il croire que vos
interlocuteurs ne sont pas très observateurs...Ou ont-ils une autre
intention ?
N' y a-t-il pas un équivalent en français de " feeling " ? Je ne savais
qu'on pratiquait le " franglais " dans fr; langue française...Mais comme le
prétend un contributeur, " le français est pauvre " (sic )
Criton
Merci de me dire si un « vieux aigri » ou un « vieil aigri » sont des formes
ressenties comme également correctes en français.
RC ( tombant juste sur un « vieil aigri » dans ses lectures )
Tout dépend, me semble-t-il, si vous considérez que vieux
est un adjectif ou un nom commun.
Isabelle
--
« L'homme est ainsi, il a deux faces ; il ne peut aimer sans
s'aimer. » [Albert Camus]
Merci.
RC ( qui poursuit ses lectures )
> Merci.
Avec plasir. Je ne sais pas vous expliquer autrement que :
- « un petit vieux aigri » passe mieux, à mes oreilles, que
« un petit vieil aigri ».
- « un viel aigri » passe mieux, toujours à mes oreilles,
que « un vieux aigri ».
il me semble que dans le cas de "un vieux aigri" notre sujet semble bien
être agé, et dans le cas d'un "vieil aigri", il ne s'agit pas
obligatoirement d'une personne agée, et l'on peux supposer que le fait
d'être aigri date d'une période relativement éloignée.
je connais des personnes jeunes aigries depuis longue date.
À part cela, je pense que ce qui pourrait jouer ici, c'est ce que remarque
Grevisse ( § 325,c ; 12e éd. ) à propos des épithètes antéposées, lorsque
celles-ci sont plusieurs et se placent d'habitude chacune avant le nom : «
Ordinairement, une conjonction de coordination unit les deux épithètes »
exemple : « Ce long et brillant
développement » ) et « La coordination sans conjonction est assez rare ».
Ce qui explique que la préférence va à « un petit vieux aigri » et non à
« un petit vieil aigri ».
En plus, il me semble que si l'une des deux épithètes est le mot « petit », ce
dernier se placera le plus près du nom comme dans : « un bon petit livre ».
RC
> - « un petit vieux aigri » passe mieux, à mes oreilles, que « un petit
> vieil aigri ».
Parce que là, vieux est substantif.
> - « un viel aigri » passe mieux, toujours à mes oreilles, que « un vieux
> aigri ».
Ici, c'est aigri le substantif.
--
« Coin coin coin, coin ! Non à la 'Constitution'. » Saturnin le canard.
Il y a cependant une nuance sur laquelle Isabelle avait attiré
votre attention, qui réside dans le fait que, dans la première
proposition « un petit vieux aigri », c'est « vieux » qui est le
substantif, et donc on ne peut pas le remplacer par « vieil »,
qui est toujours adjectif.
Puis-je aussi vous suggérer de ne pas mettre d'espaces après vos
parenthèses ouvrantes et avant vos parenthèses fermantes ?
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
Je ne vois pas ce qui vous fait penser que je l'aurais négligée.
Selon la remarque de Grevisse, on éviterait la suite immédiate des adjectifs «
petit » et « vieux », ce qui se démontre justement ici, ce dernier n'étant pas
adjectif.
> Puis-je aussi vous suggérer de ne pas mettre d'espaces après vos
> parenthèses ouvrantes et avant vos parenthèses fermantes ?
Là, j'attends patiemment l'avis de Clo ;-)
RC
>> Puis-je aussi vous suggérer de ne pas mettre d'espaces après vos
>> parenthèses ouvrantes et avant vos parenthèses fermantes ?
>
> Là, j'attends patiemment l'avis de Clo ;-)
En attendant, je suis unanime avec Marion sur ce sujet: une espace est une
chose, une espace insécable en est une autre.
--
Salutations cordiales.
Mahaleo
> "Marion Gevers" :
>
> > Puis-je aussi vous suggérer de ne pas mettre d'espaces après vos
> > parenthèses ouvrantes et avant vos parenthèses fermantes ?
>
> Là, j'attends patiemment l'avis de Clo ;-)
???
Je suis de l'avis de Marion et je crois bien que les règles d'usage de
la typographie sont également de l'avis de Marion et de moi-même.
--
Clõ
[...]
> ???
Que vient faire cette curieuse ellipse-là ? Souvenez-vous de l'affaire des
« pinces à linge » et de mes premiers essais...
> Je suis de l'avis de Marion et je crois bien que les règles d'usage de
> la typographie sont également de l'avis de Marion et de moi-même.
Merci. ;-) « Je suis du même avis et je le partage ».
RC
Avec cela, son genre demeure un piège :
http://www.derochebelle.qc.ca/ticnerveux/word/tinsecable.htm
RC
>> En attendant, je suis unanime avec Marion sur ce sujet: une espace est
>> une chose, une espace insécable en est une autre.
>
> Avec cela, son genre demeure un piège :
> http://www.derochebelle.qc.ca/ticnerveux/word/tinsecable.htm
Effectivement, l'auteur de cette page s'est fait piégé non seulement par
le genre mais également par l'orthographe et le nombre des "deux-points".
Par ailleurs, c'est très curieux de voir sur une page traitant de
l'espace insécable, l'omission de cette dernière après les guillemets
ouvrants et avant ceux fermants: "Tu tapes une phrase se terminant par un
«deux points»".
Je passe sur le vilain "cas çi". Cela fait beaucoup de fautes tout de
même, en peu de phrases.
P.S.: en me relisant, je me suis rendu compte que, dans mon message
précédent, j'avais en tête les guillemets alors que Marion parlait des
parenthèses.
--
Salutations cordiales.
Mahaleo
Mahaleo a écrit :
> Effectivement, l'auteur de cette page s'est fait piégé
Serait-il seul ?.
>Effectivement, l'auteur de cette page s'est fait piéger non seulement par
>le genre mais également par l'orthographe et le nombre des "deux-points".
Je trouve ce genre de reproches au sujet du genre d'espace typographique
un peu facile. Je lis souvent dans les forums d'autres branches des
réflexions comme : ah ah ! tu ne sais pas qu'espace est féminine dans ce
cas. C'est très facile de poser alors à celui qui connaît la typo face à
un béotien même si on ne sait pas ce qu'est une fine, une approche, une
chasse, un œil, une graisse. Je ne suis pas choqué par les gens qui
parlent d'un espace typographique, je suis plus ennuyé par ceux qui
rappellent le féminin alors.
Quant au deux points ou au deux-points, le signe est unique comme pour
le point-virgule dit aussi point et virgule par des classiques. Mes
enseignants alsaciens disaient un double point, leur français conservait
des usages anciens. Ce n'est pas figé.
Bon... l'auteur de la page a fait un memento du Word pour les nuls, mais
il n'y a rien de catastrophique : c'est une page de notions de
bureautique, pas de typographie.
>Par ailleurs, c'est très curieux de voir sur une page traitant de
>l'espace insécable, l'omission de cette dernière après les guillemets
>ouvrants et avant ceux fermants: "Tu tapes une phrase se terminant par un
>«deux points»".
Euh... Quand j'écris un texte avec Composer sous Mozilla, je peux
disserter sur l'insécable et sa nécessité, mais le texteur ne la connaît
pas. Problème d'outil.
>> Effectivement, l'auteur de cette page s'est fait piégé
>
> Serait-il seul ?.
Je me suis fait pris. Et tout de même, n'en rajouter point.
--
Salutations cordiales.
Mahaleo
> Je trouve ce genre de reproches au sujet du genre d'espace typographique
> un peu facile. Je lis souvent dans les forums d'autres branches des
> réflexions comme : ah ah ! tu ne sais pas qu'espace est féminine dans ce
> cas. C'est très facile de poser alors à celui qui connaît la typo face à
> un béotien même si on ne sait pas ce qu'est une fine, une approche, une
> chasse, un ½il, une graisse. Je ne suis pas choqué par les gens qui
> parlent d'un espace typographique, je suis plus ennuyé par ceux qui
> rappellent le féminin alors.
Il y a lard et le cochon, euh, l'art et la manière : rappeler ce
féminin pour se gausser et frimouiller, c'est certes pas terrible, par
contre je trouve une esthétique indéniable à l'emploi de ce féminin.
J'ajoute que j'aime beaucoup la typo, que je ne suis pas loin d'être
un « TeX-wizard », que j'ai lu quelques petits opuscules à ce propos,
mais que beaucoup de termes m'échappent de temps à autre : ainsi
ai-je, à ma grande confusion, confondu il y a peu « chasse » et «
empattement » --- quel sot !
Bon, c'est pas tout, j'ai un postère A0 à faire, moi.
>Il y a lard et le cochon, euh, l'art et la manière : rappeler ce
>féminin pour se gausser et frimouiller, c'est certes pas terrible, par
>contre je trouve une esthétique indéniable à l'emploi de ce féminin.
J'emploie le féminin, je ne reproche jamais le masculin parce que j'ai
compris que j'étais un inculte complet face à de vrais typos. Si
quelqu'un veut jouer au plus connoisseur de la typo que moi tu meurs
parce que j'ai découvert Word la semaine dernière, je pense qu'on peut
alors le lui envoyer dans la figure. La page en question est du niveau
bureautique, c'est-à-dire très faible et approximative, même pas du
niveau PAO. Faut pas trop en demander ou mettre sur le même plan.
>J'ajoute que j'aime beaucoup la typo, que je ne suis pas loin d'être
>un « TeX-wizard », que j'ai lu quelques petits opuscules à ce propos,
>mais que beaucoup de termes m'échappent de temps à autre : ainsi
>ai-je, à ma grande confusion, confondu il y a peu « chasse » et
>« empattement » --- quel sot !
Et moi j'ai écrit longtemps « empâtement » ou « châsse » ! Dans ce
domaine, il faut rester modeste, se la jouer profil bas parce qu'on
trouvera toujours plus expérimenté et pointu que soi. C'est même un peu
plus sain que la linguistique ou la philologie à cause des
apprentissages successifs. Au fait, vos insécables ne marchent pas
toutes.
<http://www.derochebelle.qc.ca/ticnerveux/word/tinsecable.htm>
> Quant au deux points ou au deux-points, le signe est unique comme pour
> le point-virgule dit aussi point et virgule par des classiques. Mes
> enseignants alsaciens disaient un double point, leur français
> conservait des usages anciens. Ce n'est pas figé.
Le "double point" me plaît beaucoup; le "point et virgule" devenu
"point-virgule" ne me dérange pas. Parler d'un "deux-points", pourquoi
pas, même si cela va à l'encontre de ce qui est écrit dans les
dictionnaires courants (mais alors à quoi peuvent-ils bien servir?), mais
j'ai du mal à admettre "un deux points".
> Bon... l'auteur de la page a fait un memento du Word pour les nuls, mais
> il n'y a rien de catastrophique : c'est une page de notions de
> bureautique, pas de typographie.
Sur le fond, vous avez raison. Néanmoins, il me semble logique, lorsque
l'on traite d'une chose, ici, l'espace insécable, de savoir à quoi elle
sert et, ainsi, de l'appliquer.
Après, je ne sais pas à partir de combien de fautes, et de quel type,
cela devient "catastrophique" pour vous, vous qui, parfois, montrez tant
de sévérité envers certains journalistes ou politiques, ces derniers
n'étant pas toujours des professionnels de la langue, comme je ne le suis
pas non plus, d'ailleurs, contrairement à vous.
> Euh... Quand j'écris un texte avec Composer sous Mozilla, je peux
> disserter sur l'insécable et sa nécessité, mais le texteur ne la
> connaît pas. Problème d'outil.
Le code html " " (pour "non breakable space") est votre sauveur.
--
Salutations cordiales.
Mahaleo
> Et moi j'ai écrit longtemps « empâtement » ou « châsse » ! Dans ce
> domaine, il faut rester modeste, se la jouer profil bas parce qu'on
> trouvera toujours plus expérimenté et pointu que soi. C'est même un peu
> plus sain que la linguistique ou la philologie à cause des
> apprentissages successifs. Au fait, vos insécables ne marchent pas
> toutes.
Non : quand je tapote mes messages sous emacs, je ne mets les
insécables que pour l'empêcher de faire une coupure au mauvais endroit
quand il met mes lignes à 76 caractères. Le reste du temps je m'en
passe... je suis *seulement* en train de poster dans les news, quand
je fais un truc en \TeX il est évident que je mets systématiquement
les espaces insécables (fines ou autres) où il faut qu'elles soient,
enfin j'essaie.
> Pour les hommes chevaliers, c'est « Sir » suivi du prénom.
"sir" n'est-il pas plutot exclusivement anglais ?!
Sire, français, ne s'utilise pas exactement dans les memes conditions.
ne s'agit-il pas plutot de "messire", plus approprié ?
--
Cordialement
==! Attention à l'e@mail !==
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==!----------------------!==
>> Pour les hommes chevaliers, c'est « Sir » suivi du prénom.
> "sir" n'est-il pas plutot exclusivement anglais ?!
> Sire, français, ne s'utilise pas exactement dans les memes
> conditions. ne s'agit-il pas plutot de "messire", plus approprié ?
« Messire » ne devrait s'employer qu'avec un locuteur à la première
personne (ou un tel narrateur). C'est en effet, en ancien français,
la forme sujet « mes sire » (ce n'est pas un pluriel), qu'on pourrait
traduire par « mon seigneur ».
Bon, évidemment, tout cela s'est perdu...
« mes sire » ou « mes sires »?
Le cas régime est bien seigneur.
--
Thibaud ICQ: 174459367
Tout savoir non désiré
est un savoir inutile
> « mes sire » ou « mes sires »?
« Sire ».
> Le cas régime est bien seigneur.
Ou « sieur », d'où « mon sieur ». « Sire » ~ « sieur » / « seignor »
viennent de « senior » / « seniorem » (d'où l'absence de -s au cas
sujet).
Je ne me souviens plus pourquoi ce double cas régime (il me semble
que « sieur » est plus récent).
>Je ne me souviens plus pourquoi ce double cas régime (il me
>semble que « sieur » est plus récent).
Ouh là, c'est bien plus compliqué, me dit le TLFi : sendra* (CS)
/seignor (CR) ; sendra est remplacé par sire (CS), dont le CR est
sieur. Sieur semble plus récent que les autres formes (si l'on en
croit les attestations. Sendra gagne la palme : dès les /Serments de
Strasbourg/ ! « Karlus meos sendra »).
Les étymons sont les mêmes, mais il faudrait passer par une forme
plus populaire pour sire / sieur : selon Greimas, seior / seiorem
(contre senior /seniorem pour sendra / seignor).
*) Prononcé /sãndr@/ ? Cf. moindre / mineur, dit TLFi.