Il semble que le Père Fouettard porte le nom de "Hanscrouf" (écriture
phonétique) à Liège.
Y a-t-il quelqu'un dans l'assemblée s.c.b. qui puisse me dire quelle
est l'origine, voire l'étymologie de ce nom?
ACJ peut-être?
Cette grave question a été soulevée dans le forum
fr.lettres.langue.francaise.
Merci d'avance!
Didier
> Il semble que le Père Fouettard porte le nom de "Hanscrouf" (écriture
> phonétique) à Liège.
L'orthographe doit être la bonne puisque identique
à celle trouvée sur le moteur de recherche du site de l'université
de Liège dont vous trouvé ci-dessous le résultat :
La Saint-Nicolas
Matched line: body# et Hanscrouf précèdent le cortège des étudiants.
Matched line: body# up to date !) et son comparse Hanscrouf, drôlement
campés
URL: http://www.ulg.ac.be/philofet/nicolas.html
>
> Merci d'avance!
>
> Didier
Le Dictionnaire liégeois de Jean Haust nous apprend quelques petites choses
sur lui : Hanscroufe, personnage imaginaire, valet de St Nicolas, dont on fait
peur aux enfants. De l'all. Hans (Jean) + wallon scroufe (bosse).
A Aix (le Chapelle, pas en Provence ni les Bains, Aachen, quoi 8-) et à
Eupen, le même personnage s'appelle Hansmuff, Jean qui fait la moue.
Pour "croufe" qui signifie donc bosse, gibbosité, éminence ( de terre ou de
pierre, pas grise), l'origine proposée est "kroef", d'un dialecte flamand du Limbourg...
Hanscroufe est donc un personnage bossu, effrayant, un véritable père
fouettard. Il était encore représenté ainsi dans les apparitions de St-Nicolas
dans les années 60 (souvenirs personnels 8-) mais a, peu à peu, été remplacé
par le personnage plus typiquement flamand du "zwarte pit", personnage
africain en costume à culotte bouffante
A noter encore que la tradition wallonne veut que lorsque l'on dépose une
assiette sur la table, la veille du 6 decembre ("mettre son plat à
St-Nicolas"), St-Nicolas ne la remplira de friandises et de jouets (le Père
Noël 19 jours en avance) que si elle est assortie d'une carotte pour l'âne et
d'un verre de "pékèt" (genièvre) pour Hanscroufe...
Christian, qui n'y croit plus depuis longtemps, mais qui boit le pékèt une
fois la distribution terminée...