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« Coin coin coin, coin ! Coin coin : coin. » Saturnin le canard.
> « Massacrage », « Quelque chose auquel » : Claude Attila Allègre est
> passé à la télé. Là où il passe, la langue française ne repousse pas.
J'aime l'entendre dire « nous, les linguistes, parce que nous
sommes des spécialistes du langage » (sur France Inter ; transcription
de mémoire). Dans la même entrevue, je grinçais des dents à chaque
phrase.
--
Découvrez le thé chinois :
utf-8 -> <http://sivanataraja.free.fr/divers/the.htm>.
images -> <http://sivanataraja.free.fr/divers/the2.htm>.
C'était peut-être une émission humoristique ?
G.
> C'était peut-ętre une émission humoristique ?
Ce n'était pas le _Fou du roią_, quoi qu'il en soit.
======
ą Présenté par Stéphane B E R N.
Avec Raffarin, ce n'était pas mal non plus. Le premier ministre devrait
revoir les accords du participe passé vu qu'il a fait deux fautes d'accord
hier soir. L'une d'entre elles était : « (...) les actions que nous avons
entrepris(sic) » au lieu de « (...) les actions que nous avons
entreprises. »
Une autre erreur était « en charge de », expression incorrecte en français.
À part les batteries ou les véhicules bondés, personne n'est « en charge ».
On dit « être chargé de » ou « être responsable de ». Cette faute de
français est pourtant mentionnée dans le Petit Robert et même dans la foire
aux questions d'un quotidien français, que je critique souvent pour ses
anglicismes : http://www.lemonde.fr/article/1,5987,3274--123719-,00.html
M. Raffarin devrait donc faire quelques efforts à l'avenir pour prendre de
bonnes habitudes.
Nestor le pingouin pour la France a écrit :
> « Quelque chose auquel » : Claude Attila Allègre est
> passé à la télé. Là où il passe, la langue française ne repousse pas.
>
Elle a un petit quelque chose auquel je tiens particulièrement.
Où est le problème ?
> Elle a un petit quelque chose auquel je tiens particulièrement.
Qui ? Claude Allègre ?
--
Jean Tosti
>> « Massacrage », « Quelque chose auquel » : Claude Attila Allègre est
>> passé à la télé. Là où il passe, la langue française ne repousse pas.
Dépêche AFP de mardi 24 :
<cit.>
"Il y a eu *quelque chose auquel* je ne m'attendais pas, il y a eu un
petit retournement de situation", s'est félicité Alain Juppé, président
provisoire de l'UMP (Union pour la majorité présidentielle) et farouche
défenseur de cette proposition originale.
</cit.>
<http://fr.news.yahoo.com/020924/5/2rkzv.html>.
Alain Néron Juppé, normalien, agrégé des lettres, énarque, futur
président de la République... Quand j'ai lu cette phrase, j'ai eu envie
de lancer un fil, mais le bousillage des pronoms relatifs par les hommes
politiques est un marronnier et celui-là est assez discutable.
>J'aime l'entendre dire « nous, les linguistes, parce que nous sommes
>des spécialistes du langage » (sur France Inter ; transcription de mémoire).
>Dans la même entrevue, je grinçais des dents à chaque phrase.
Ce qui est étonnant, c'est qu'il n'ait pas commencé sa phrase
par « moi, je ». Comptez le nombre de pronoms « moi » dans ses
interventions. Plus redoutable encore que toutes les expressions
parasites ou phatiques dans sa bouche : les bifurcations inattendues de
la syntaxe allégienne. Il commence une phrase, puis on passe par trois
ou quatre propositions sans aucun lien avec ce qui précédait (vous ne
m'avez pas compris, ce que je voulais dire, par exemple et on se lance
alors dans un tunnel sans fin) et par des associations d'idées, des
comparaisons ou des présupposés totalement hors de propos. Bref, on a
l'impression d'un train fou qui change sans cesse d'aiguillage.
L'auditeur, de guerre lasse, ne sait plus à quelle question il
répondait... C'est aussi décousu que du Van Damme, mais en moins drôle.
Je le soupçonne d'appliquer à la lettre la déconstruction du langage par
un Jacques Derrida, mais en moins pertinent.
J'ai une pensée émue pour les journalistes, les nègres ou les
correcteurs qui doivent mettre en forme ses entretiens par écrit ou ses
chroniques dans un hebdomadaire. Il ne doit pas mobiliser moins d'une
trentaine de personnes avant que l'on obtienne quelques phrases
intelligibles. Claude Allègre remplit la même fonction aujourd'hui que
Georges Marchais dans les années septante-octante : un bouffon de la
langue, bon client des émissions, populiste et démago.
Dominique
Dominique Didier a écrit :
> Siva Nataraja <siva-n...@alussinan.org>, Krishnamourti !
> Krishnamourti !, a eu gravé de son fin stylet sur les tablettes d'argile
> de fr.lettres.langue.francaise :
>
> >> « Massacrage », « Quelque chose auquel » : Claude Attila Allègre est
> >> passé à la télé. Là où il passe, la langue française ne repousse pas.
>
> Dépêche AFP de mardi 24 :
> <cit.>
> "Il y a eu *quelque chose auquel* je ne m'attendais pas, il y a eu un
> petit retournement de situation", s'est félicité Alain Juppé, président
> provisoire de l'UMP (Union pour la majorité présidentielle) et farouche
> défenseur de cette proposition originale.
> </cit.>
> <http://fr.news.yahoo.com/020924/5/2rkzv.html>.
>
> Alain Néron Juppé, normalien, agrégé des lettres, énarque, futur
> président de la République... Quand j'ai lu cette phrase, j'ai eu envie
> de lancer un fil, mais le bousillage des pronoms relatifs par les hommes
> politiques est un marronnier et celui-là est assez discutable.
>
TLFI, article "Lequel" :
« Rare [Lequel renvoie à un antécédent neutre] Ce surtout sur lequel nous voulons
insister (Mlle A.D.M., 16 juin 1936 ds DAM.-PICH. t. 7 1940, § 3112). Je leur
apporte tout de même quelque chose auquel, moi, j'attache beaucoup de valeur (M.
A.A.G., 17 févr.1939 ds DAM.-PICH. t. 7 1940, § 3112) »
>Dépêche AFP de mardi 24 :
><cit.>
>"Il y a eu *quelque chose auquel* je ne m'attendais pas, il y a eu un
>petit retournement de situation", s'est félicité Alain Juppé, président
>provisoire de l'UMP (Union pour la majorité présidentielle) et farouche
>défenseur de cette proposition originale.
></cit.>
>le bousillage des pronoms relatifs par les hommes
>politiques est un marronnier et celui-là est assez discutable.
Comment justifierait-on le caractère incorrect de «quelque chose auquel» ?
--
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L'abondance (plusieurs dizaines d'occurrences) de « faire en sorte que »
est encore plus admirable.
Au moins quatre membres du personnel de bord d'Air Transat se sont
relayés afin de nous assommer, avant hier, de leurs «aréoports»,
«aréogares» et autres «aréoportuaires»... (eh, que c'est bizarre à
écrire, comme ça).
An-G
>Comment justifierait-on le caractère incorrect de «quelque chose auquel» ?
La plus grande fréquence de « quelque chose à quoi » et le fait
d'être un peu dérangé par le mot féminin « chose » devant même s'il est
pris dans le pronom indéfini neutre « quelque chose », antécédent réel.
J'ai tiqué lorsque j'ai vu la phrase mardi, j'ai failli envoyer un
article pour dénoncer cette prétendue erreur, puis je me suis ravisé
parce l'on a affaire à un choix identique à celui qui oppose « auquel »
et « à qui ». On est aussi un peu sur ses gardes du fait de l'emploi de
« lequel » comme composé invariable pour le féminin et le pluriel. Mais
ce n'est justement pas le cas ici ! La tournure surprend.
Dominique
C'est aérosomptuaire.
Tiens, en passant : êtes-vous sûr de votre « et autres » ?
> Tiens, en passant : êtes-vous sûr de votre « et autres » ?
Moi, je suis sûr qu'An(ne) sera assuré_e_ dans sa réponse.
Dominique
Pourquoi? il est bizarre? il a un "s" de trop? Je l'ai mis parce que je
n'arrive pas à me rappeler le quatrième mot qui m'a fait sursauter (et
angoisser aussi, un peu, parce que quand les professionnels ne
connaissent pas le vocabulaire de leur profession, on a de légers doutes
quant au reste)
An_G
>> Tiens, en passant : êtes-vous sûr de votre « et autres » ?
>
>Pourquoi? il est bizarre? il a un "s" de trop?
Siva ne pensait pas à cela. L'expression « et autres machins » à
la suite d'une énumération de mots sans liens et sans que « machins »
soit un nom générique est une faute souvent dénoncée.
-- Les lions, les gazelles et autres bestiaux. Correct.
-- Les pommes, les poires et autres scoubidous. Incorrect.
On utilise souvent le tour de manière plaisante et l'on ne sait
si la personne a été « enduite en erreur ». Voilà ce que je pense dans
ma Ford intérieure.
Dominique
On utilise souvent le tour de manière plaisante et l'on ne sait
> si la personne a été « enduite en erreur ». Voilà ce que je pense dans
> ma Ford intérieure.
>
> Dominique
J'ai, pour ma part, toujours utilisé «enduite d'horreur». Me trompé-je?
An_
> Moi, je suis sūr qu'An(ne) sera assuré_e_ dans sa réponse.
Oupse (je francise ą des saints).
> J'ai, pour ma part, toujours utilisé «enduite d'horreur». Me trompé-je?
Oui : vous êtes « induite en erreur » (cf. « induction », latin
_in-ducere_, « conduire dedans » ) mais « enduite de miel » (du latin...
_in-ducere_ !).
Siva Nataraja wrote:
> Rappel : dans <3D94B875...@mac.com>, An_guille <an_g...@mac.com>
> a écrit :
>
>
>>J'ai, pour ma part, toujours utilisé «enduite d'horreur». Me trompé-je?
>
>
> Oui : vous êtes « induite en erreur » (cf. « induction », latin
> _in-ducere_, « conduire dedans » ) mais « enduite de miel » (du latin...
> _in-ducere_ !).
>
... plutôt que «enduite d'erreur» ... (oubliais-je de mentionner)
> > Oui : vous êtes « induite en erreur » (cf. « induction », latin
> > _in-ducere_, « conduire dedans » ) mais « enduite de miel » (du latin...
> > _in-ducere_ !).
> ... plutôt que «enduite d'erreur» ... (oubliais-je de mentionner)
En fait, ce qui me frappe, c'est que »induire« ou »induire«, c'est
éthylomogiquement la même chose. Alors »enduite d'horreur« ou »induite
en horreur« = kif kif.
>mais « enduite de miel » (du latin... _in-ducere_ !).
Mmmh... Cela me rappelle des jeux du type de ceux de « Huit
semaines et demie »... Je poursuivrais bien ainsi, mais alors sur un
forum alt.machin.
Dominique
> Mmmh... Cela me rappelle des jeux du type de ceux de « Huit
> semaines et demie »... Je poursuivrais bien ainsi, mais alors sur un
> forum alt.machin.
Plus près de moi (Seigneur), cela me rappelle exactement l'épisode
« Morocco » (« le Maroc ») d'Ab Fab. Saphron, y découvre, après avoir
été vendue puis récupérée, une pratique rare mais assez tentante à base
de miel et d'amandes avec un jeune homme au demeurant charmant.
Suivi sur <fr.rec.series.ab-fab> impossible.
> En fait, ce qui me frappe, c'est que »induire« ou »induire«, c'est
> éthylomogiquement la même chose.
Sa Divinité devait être fatiguée quand elle a écrit ça.
D'un autre côté, difficile de soutenir le contraire. :-))
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À kouna matata,
Le magicien.
(Pour le courrier/For E-mails : mand...@libertysurf.fr)
> > En fait, ce qui me frappe, c'est que »induire« ou »induire«, c'est
> > éthylomogiquement la même chose.
> Sa Divinité devait être fatiguée quand elle a écrit ça.
> D'un autre côté, difficile de soutenir le contraire. :-))
Qu'est-ce qui vous fait dire que j'étais fatigué ?
« Éthylomogiquement », mes guillemets inversés ? Dans ce cas, c'était
voulu. Sinon, je ne vois pas.
> Relisez-vous avec beaucoup d'attention.
C'est fait : je vois.
Consternant.
> Consternant.
Non pas.
Que celui qui n'a jamais péché par manque d'attention vous jette la
première pierre. :-)
Denys l'Aréopagite ne faisait pas d'aérophagie.
--
« Coin coin coin, coin ! Coin coin : coin. » Saturnin le canard.