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Bernard Cordier
cordier...@wanadoo.fr
Ressources STT : http://cordier.bernard.free.fr
> Je lis et entends beaucoup le mot ubris en ce moment sans vraiment le
> comprendre.
> Mon Gaffiot restant muet à ce sujet, j'en déduis qu'il s'agit d'un mot grec.
> Pouvez-vous m'expliquer ce mot ? Merci.
Oui.
Hubris.
C'est un mot grec que je ne retrouve pas dans mon Petit Robert, donc voici
la définition du Merriam-Websters que je vous traduirai :
"exaggerated pride or self-confidence" = orgueil ou confiance en soi exagérés
Dans les drames grecs, les personnages possédant "hubris" trouvaient une
fin tragique.
(Suivez mon regard vers la Maison Blanche...)
Est-ce que cela va avec le contexte ?
Joye
> Je lis et entends beaucoup le mot ubris en ce moment sans vraiment le
> comprendre.
> Mon Gaffiot restant muet à ce sujet, j'en déduis qu'il s'agit d'un mot grec.
> Pouvez-vous m'expliquer ce mot ?
Cherchez à « hubris » ou « hybris », qui est bien un mot grec,
signifiant principalement « démesure ».
L'hybris est le péché capital dans le monde grec antique : c'est
par hybris que les hommes croient pouvoir se placer au-dessus des dieux
(Tantale), des lois divines (Créon), du destin¹ (Œdipe)... Ils en sont à
chaque fois lourdement punis.
--
1. Qui, rappelons-le, n'est pas de nature divine : les dieux n'ont en
effet aucun pouvoir sur lui ; tout au plus peuvent-ils, en « louchant »
(comme Apollon Loxias, où « loxias » signifie « oblique, qui biaise,
louche »), voir quelques bribes du futur.
Peut-on savoir de qui on parle ici ? Tiresias ?
> "Vincent Ramos" <siva-nata...@alussinan.org> a écrit dans le message
> > 1. Qui, rappelons-le, n'est pas de nature divine : les dieux n'ont en
> > effet aucun pouvoir sur lui ; tout au plus peuvent-ils, en « louchant »
> > (comme Apollon Loxias, où « loxias » signifie « oblique, qui biaise,
> > louche »), voir quelques bribes du futur.
>
> Peut-on savoir de qui on parle ici ? Tiresias ?
Le destin.
Joye
> "exaggerated pride or self-confidence" = orgueil ou confiance en soi
exagérés
>
> Dans les drames grecs, les personnages possédant "hubris" trouvaient une
> fin tragique.
>
> (Suivez mon regard vers la Maison Blanche...)
>
> Est-ce que cela va avec le contexte ?
>
Quite ! J'entends beaucoup parler de l'ubris de Washington en ce moment.
Thanks a lot.
L'outrecuidance, quoi.
> > 1. Qui, rappelons-le, n'est pas de nature divine : les dieux n'ont en
> > effet aucun pouvoir sur lui ; tout au plus peuvent-ils, en « louchant »
> > (comme Apollon Loxias, où « loxias » signifie « oblique, qui biaise,
> > louche »), voir quelques bribes du futur.
> Peut-on savoir de qui on parle ici ? Tiresias ?
Non, d'Apollon, le dieu, sous son aspect oraculaire, tel qu'adoré
et invoqué à Delphes.
Tiens, je croyais que le placement de votre ¹ indiquait que c'est le
destin dont vous parlez. Parce que, j'ai appris qu'Apollon était de
nature divine, un dieu comme tous les autres dieu.
La note de pied (?) ne portait pas sur le texte ?
Joye
> L'outrecuidance, quoi.
L'outrance était un défaut majeur au Moyen-Âge, la tradition héritée du
monde grec qui condamnait l'hubris et celle venue du christianisme qui
faisait de l'orgueil un péché capital ont donné l'outrance comme le pire des
défauts à côté de la félonie ou de la parole trompeuse. Par exemple, un
héros en apparence positif comme Lancelot ou Yvain est victime de son
outrance. Mais le personnage négatif du sénéchal Keu est constamment dans
l'outrance et dans le dépassement de ses droits. L'outrecuidance est
simplement une prétention intellectuelle alors que l'outrance montre que
les mots ne sont pas adaptés à la réalité et qu'ils sont donc faux, avec le
défaut supplémentaire de la création d'un désordre. Mais celui qui était
outrecuidant (dans le sens d'origine) croyait non seulement à tort, mais en
outre dépassait ses capacités intellectuelles ou ce qui régissait l'ordre
social, donc rabaissait les autres de manière fausse et mensongère.
Un peu de morale chrétienne, de littérature et d'Histoire ne ferait pas de
mal à l'Axe du Bien, à la Coalition des Volontaires...
> > > Peut-on savoir de qui on parle ici ? Tiresias ?
> > Non, d'Apollon, le dieu, sous son aspect oraculaire, tel qu'adoré
> > et invoqué à Delphes.
> Tiens, je croyais que le placement de votre ¹ indiquait que c'est le
> destin dont vous parlez. Parce que, j'ai appris qu'Apollon était de
> nature divine, un dieu comme tous les autres dieu.
> La note de pied (?) ne portait pas sur le texte ?
Si ; mais j'ai cru que la question de Félicia portait sur Apollon.
Donc Apollon est bien de nature divine, pas Tirésias, ni le destin,
qui est « à part » (bien que représenté de manière symbolique par les
Parques / Moires, qui ne sont pas des déesses ; la preuve ? Elles n'ont
ni généalogie ni hauts-faits : ce sont des abstractions personnifiées,
comme les aimaient les Grecs et les Romains : cf. Agathé Tykhè /
Fortuna).
> > > "exaggerated pride or self-confidence" = orgueil ou confiance en soi
> > exagérés
> > >
> > > Dans les drames grecs, les personnages possédant "hubris" trouvaient une
> > > fin tragique.
> > >
> > > (Suivez mon regard vers la Maison Blanche...)
> > >
> > > Est-ce que cela va avec le contexte ?
> > >
> > Quite ! J'entends beaucoup parler de l'ubris de Washington en ce moment.
> > Thanks a lot.
>
> L'outrecuidance, quoi.
Non. L'outrecuidance, c'est la présomption et l'impertinence.
"Hubris" est différent.
« hubris : démesure, ainsi Prométhée puni par Zeus de son hubris pour
avoir dérobé le feu du ciel pour le donner aux humains. »
http://sgwww.epfl.ch/RB/metacom/hubris.html
Or, vous voyez que "hubris" peut être motivé par de bonnes intentions (ou
vice versa).
Je pense absolument que Bush pense qu'il fait une bonne chose. Mais c'est
parce qu'il ne comprend rien de rien de la mentalité, la culture et
l'histoire de la région.
Joye
En quoi, exactement ?
PR :" outrecuidance : excès de confiance en soi"
L'outrecuidance est moins grandiloquente, et ne se réfère pas à la
mythologie, mais son sens est bien proche de celui d'hubris.
> > > > Quite ! J'entends beaucoup parler de l'ubris de Washington en ce
> moment.
> > > > Thanks a lot.
> > >
> > > L'outrecuidance, quoi.
> >
> > Non. L'outrecuidance, c'est la présomption et l'impertinence.
> >
> > "Hubris" est différent.
> En quoi, exactement ?
Comme j'ai expliqué dans l'autre message (la partie que vous avez
coupée). L'hubris n'est pas toujours négatif, même si cela finit mal pour
la personne qui l'a. C'est le refus de suivre l'avis des autres.
Or, Prométhée, motivé par son hubris, aidait les gens. Nous, on n'y voit
pas de l'outrecuidance dans ses actions, mais les dieux auxquels il
refusait d'obéir en voyaient et ils l'ont puni. Vous voyez la différence ?
> PR :" outrecuidance : excès de confiance en soi"
Voici ce que j'ai trouvé dans le mien :
1¨ Confiance excessive en soi-même, estime exagérée de soi. Þ fatuité,
orgueil, présomption, prétention, vanité. Il s'est montré d'une
outrecuidance insupportable. « Pouvons-nous sans folle outrecuidance
croire que l'avenir ne nous jugera pas » (Renan). Je n'aurai pas
l'outrecuidance de critiquer ce travail.
2¨ Désinvolture impertinente envers autrui. Þ arrogance, effronterie,
impertinence. Répondre à qqn avec outrecuidance.
> L'outrecuidance est moins grandiloquente, et ne se réfère pas à la
> mythologie, mais son sens est bien proche de celui d'hubris.
Proche, bien sûr, mais les nuances négatives ne sont pas aussi fortes pour
"hubris" (cf encore l'histoire de Prométhée) que pour l'outrecuidance.
N'empêche que celui-ci serait peut-être plus convenable à l'attitude de
mon fearful leader.
Joye
> > L'outrecuidance, quoi.
>
> L'outrance était un défaut majeur au Moyen-Âge, la tradition héritée du
> monde grec qui condamnait l'hubris et celle venue du christianisme qui
> faisait de l'orgueil un péché capital ont donné l'outrance comme le pire des
> défauts à côté de la félonie ou de la parole trompeuse.
Bien sûr. Comment autrement sécuriser leur pouvoir et la devoir envers un
dieu chrétien (Dyeu et mon droyt) qui savait bien profiter des standards
des dieux grecs ?
> Par exemple, un
> héros en apparence positif comme Lancelot ou Yvain est victime de son
> outrance. Mais le personnage négatif du sénéchal Keu est constamment dans
> l'outrance et dans le dépassement de ses droits. L'outrecuidance est
> simplement une prétention intellectuelle alors que l'outrance montre que
> les mots ne sont pas adaptés à la réalité et qu'ils sont donc faux, avec le
> défaut supplémentaire de la création d'un désordre. Mais celui qui était
> outrecuidant (dans le sens d'origine) croyait non seulement à tort, mais en
> outre dépassait ses capacités intellectuelles ou ce qui régissait l'ordre
> social, donc rabaissait les autres de manière fausse et mensongère.
Autrement dit, y z'était pas tous des idjots.
> Un peu de morale chrétienne, de littérature et d'Histoire ne ferait pas de
> mal à l'Axe du Bien, à la Coalition des Volontaires...
Faudrait d'abord qu'ils soient capables de suivre...
Joye
> > > > Peut-on savoir de qui on parle ici ? Tiresias ?
>
> > > Non, d'Apollon, le dieu, sous son aspect oraculaire, tel qu'adoré
> > > et invoqué à Delphes.
>
> > Tiens, je croyais que le placement de votre ¹ indiquait que c'est le
> > destin dont vous parlez. Parce que, j'ai appris qu'Apollon était de
> > nature divine, un dieu comme tous les autres dieu.
> > La note de pied (?) ne portait pas sur le texte ?
>
> Si ; mais j'ai cru que la question de Félicia portait sur Apollon.
Et moi, je pensais qu'elle portait sur votre commentaire indiqué par le ¹.
Joye
> > Si ; mais j'ai cru que la question de Félicia portait sur Apollon.
> Et moi, je pensais qu'elle portait sur votre commentaire indiqué par le ¹.
¡ !
Il faut que Félicia réponde, maintenant je nage dans le flou
artistique.
Félicia remercie tout le monde (sans oublier Apollon !)
> La note de pied (?) ne portait pas sur le texte ?
La note de pied! J'adore! :-)
Aucune idée comment ça se dit vraiment, mais c'est chouette comme ça.
C'est l'inverse de la note de fin, n'est-ce pas? Ou serait-ce la note de
bout? (qui n'est pas une couche-tôt)
Amicalement,
Muriel
--
Believe those who are seeking the truth. Doubt those who find it.
André Gide
> Je pense absolument que Bush pense qu'il fait une bonne chose. Mais c'est
> parce qu'il ne comprend rien de rien de la mentalité, la culture et
> l'histoire de la région.
Ou de de la mentalité, la culture et l'histoire de n'importe quelle région!
Ce mec ne connaît rien à rien.
> Félicia remercie tout le monde (sans oublier Apollon !)
Autrement dit, j'avais raison (pour une fois) ?
Joye
C'est vrai que c'est bien plus mignon que "note de bas de page" !
> > La note de pied (?) ne portait pas sur le texte ?
>
> La note de pied! J'adore! :-)
> Aucune idée comment ça se dit vraiment, mais c'est chouette comme ça.
> C'est l'inverse de la note de fin, n'est-ce pas? Ou serait-ce la note de
> bout? (qui n'est pas une couche-tôt)
Footnote = note en bas (de la page)
Joye
>> C'est l'inverse de la note de fin, n'est-ce pas? Ou serait-ce la note de
>> bout? (qui n'est pas une couche-tôt)
>
> Footnote = note en bas (de la page)
Et "endnote", on dit?
> >> C'est l'inverse de la note de fin, n'est-ce pas? Ou serait-ce la note de
> >> bout? (qui n'est pas une couche-tôt)
> >
> > Footnote = note en bas (de la page)
>
> Et "endnote", on dit?
Je ne sais pas, ce n'est pas dans mon Collins Robert.
Joye
> Autrement dit, j'avais raison (pour une fois) ?
Je n'ai rien compris à ce fil, mais si tout le monde est content et
a obtenu sa réponse, tant mieux.
> Footnote = note en bas (de la page)
Il me semble -- je suis loin d'être spécialiste -- que le bas de
page peut recevoir des notes, et que le pied de page reçoit d'autres
indications, souvent répétées ou incrémentées (nombre de pages, numéro
de la page, coordonnées, références...).
Le bas de page serait dans ce cas au-dessus du pied de page. Le
pied de page s'opposerait à l'en-tête.
Non ?
P.-S. Header > body > footnotes > footer ?
De nos jours, les "in-text citations" ont remplacé les "footnotes" sauf
dans les oeuvres où l'on met les explications supplémentaires, comme les
détails qui ne vont pas vraiment avec le sujet du texte).
Les "footnotes" sont alors différents pour chaque page.
Le "footer" c'est exactement ça, pour la numérotation des pages, nom
d'auteur, etc. et c'est la même pour chaque page dans le document.
Joye
Oui, vous m'avez répondu sur Apollon que j'avais pris pour Tirésias, et Joye
a mal compris ma question pas claire et a répondu à côté mais c'est pas
grave du tout du tout du tout : on est dimanche à l'heure du masque et la
plume !
> Non, d'Apollon, le dieu, sous son aspect oraculaire, tel
> qu'adoré et invoqué à Delphes.
Deux anglais arrivent à Delphes.
L'un va consulter l'oracle phébusien.
Il revient de sa séance divinatoire.
L'autre lui demande :
- « So, how was it ? »
Et le premier de répondre : « It was a pity »
20+100
Mouarrrf ! Vincent, quelle forme !
> Aucune idée comment ça se dit vraiment, mais c'est chouette comme ça.
> C'est l'inverse de la note de fin, n'est-ce pas? Ou serait-ce la note
de
> bout? (qui n'est pas une couche-tôt)
>
Une note en "pied de page" (de bas de page).
> not...@notins.not (joye) [Mars et Yèse] a écrit :
>
> > Footnote = note en bas (de la page)
>
> Il me semble -- je suis loin d'être spécialiste -- que le bas de
> page peut recevoir des notes, et que le pied de page reçoit d'autres
> indications, souvent répétées ou incrémentées (nombre de pages, numéro
> de la page, coordonnées, références...).
> Le bas de page serait dans ce cas au-dessus du pied de page. Le
> pied de page s'opposerait à l'en-tête.
Toutafé ! Vous avez obtenu la note maximale de 20/20.
Rajoutons juste un détail : la note de bas de page est généralement
séparée du texte par quelques tirets à la marge gauche en bas de la
page, s'imprime en tout petits caractères de taille invariable et
correspond à un chiffre, une lettre, un astérisque dans le texte, alors
que le pied de page est hors marge inférieure et peut être traité comme
n'importe quel texte : on peut jouer sur la taille de la police, la
place du texte : centré, gauche, droite, caractères gras, italisques,
etc... et a son pendant dans l'en-tête de page qui peut être traité de
la même manière.
--
©lõ
> > Deux anglais arrivent à Delphes.
> > L'un va consulter l'oracle phébusien.
> > Il revient de sa séance divinatoire.
> > L'autre lui demande :
> > - « So, how was it ? »
> > Et le premier de répondre : « It was a pity »
> >
> Mouarrrf ! Vincent, quelle forme !
Merci, ce doit être ma cure de Mg++ combiné à du C6H8O6 :)
20+100
>>> Deux anglais arrivent à Delphes.
>>> L'un va consulter l'oracle phébusien.
>>> Il revient de sa séance divinatoire.
>>> L'autre lui demande :
>>> - « So, how was it ? »
>>> Et le premier de répondre : « It was a pity »
>>> Mouarrrf ! Vincent, quelle forme !
>
> Merci, ce doit être ma cure de Mg++ combiné à du C6H8O6 :)
Mais vous avez oublié la suite.
L'oracle vient à eux, un sandwich à la main. Les deux Anglais sont
étonnés, mais pas le Français qui s'aproche du groupe et s'exlame : "La
Pythie vient en mangeant !".
PPHN
> L'oracle vient à eux, un sandwich à la main. Les deux Anglais sont
> étonnés, mais pas le Français qui s'aproche du groupe et s'exlame :
> "La Pythie vient en mangeant !".
Et rond et rond pythie patapon ? :)
20+100
> Rajoutons juste un détail : la note de bas de page est généralement
> séparée du texte par quelques tirets à la marge gauche en bas de la
> page, s'imprime en tout petits caractères de taille invariable et
> correspond à un chiffre, une lettre, un astérisque dans le texte, alors
> que le pied de page est hors marge inférieure et peut être traité comme
> n'importe quel texte : on peut jouer sur la taille de la police, la
> place du texte : centré, gauche, droite, caractères gras, italisques,
> etc... et a son pendant dans l'en-tête de page qui peut être traité de
> la même manière.
C'est d'ailleurs ce qui se passe, grosso modo, avec un traitement
de texte comme Word.