J'aimerais avoir votre avis à propos de l'accord du participe passé du
verbe « surprendre » dans la phrase suivante :
« Cela m'a surpris » ,
sachant que « m' » représente une femme.
Personnellement, en appliquant les règles d'accord avec l'auxiliaire
avoir, j'accorderais le participe passé : surprise.
Cependant, deux de mes collègues féminines pensent que le participe
passé ne doit pas s'accorder, sous prétexte que cela « sonne mal » .
Cordialement,
>Personnellement, en appliquant les règles d'accord avec l'auxiliaire
>avoir, j'accorderais le participe passé : surprise.
Oui.
>Cependant, deux de mes collègues féminines pensent que le participe
>passé ne doit pas s'accorder, sous prétexte que cela « sonne mal » .
Invitez les à consulter :
http://langue-fr.net/d/ppasse/ppasse.htm
Luc Bentz
Langue française : http://www.langue-fr.net/
--
« L'hypothèse la mieux élaborée ne saurait remplacer
la réalité la plus bancale. » (San Antonio)
http://perso.wanadoo.fr/bentz/fp/fp.html
> Bonjour à tous et à toutes,
>
> J'aimerais avoir votre avis à propos de l'accord du participe passé du
> verbe « surprendre » dans la phrase suivante :
>
> « Cela m'a surpris » ,
> sachant que « m' » représente une femme.
>
> Personnellement, en appliquant les règles d'accord avec l'auxiliaire
> avoir, j'accorderais le participe passé : surprise.
Absolument ! Vous avez entièrement raison !
> Cependant, deux de mes collègues féminines pensent que le participe
> passé ne doit pas s'accorder, sous prétexte que cela « sonne mal » .
Au feu ! Aux folles ! Renoncer ainsi aux marques du féminin ! Fi !
--
lamkyre
> Au feu ! Aux folles ! Renoncer ainsi aux marques du féminin ! Fi !
C'est la conséquence normale et attendue de toutes les décadences récentes :
les femmes portent des pantalons et plus de jupes, des collants et plus de
bas,
elles coupent leurs cheveux courts et elles refusent de circuler avec des
chaussures
à talons ! Il ne faut donc pas s'étonner de ce dernier refus de la féminité
!
Rendez-nous Lana Turner, Gillian Gish, Ava Gardner et toutes les vraies
femmes
comme elles !
>> Cependant, deux de mes collègues féminines pensent que le participe
>> passé ne doit pas s'accorder, sous prétexte que cela « sonne mal » .
>
>Au feu ! Aux folles ! Renoncer ainsi aux marques du féminin ! Fi !
Il faut y voir aussi, surtout peut-être, l'effet de la perte de
l'accord du PP à l'oral.
Stéphane
> Plus recherché : "J'en suis restée comme deux ronds de flanc".
De flan. Non que ça veuille dire grand-chose, dans l'un ou
l'autre cas...
--
Pierre Hallet
FAQ du forum : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
>>Bonjour à tous et à toutes,
>>J'aimerais avoir votre avis à propos de l'accord du participe passé du
>>verbe « surprendre » dans la phrase suivante :
>>« Cela m'a surpris » ,
>>sachant que « m' » représente une femme.
>>Personnellement, en appliquant les règles d'accord avec l'auxiliaire
>>avoir, j'accorderais le participe passé : surprise.
>>Cependant, deux de mes collègues féminines pensent que le participe
>>passé ne doit pas s'accorder, sous prétexte que cela « sonne mal » .
>>Cordialement,
> Qu'elles emploient un synonyme alors : étonnée, ébahie, effarée, etc. Plus
> recherché : "J'en suis restée comme deux ronds de flanc". Plus familier :
> "J'en suis tombée sur le... la partie charnue de mon individu".
Attention les dents !
--
Anne
(94D)
> "J'en suis restée comme deux ronds de flanc". Plus familier :
"deux rondes de flanc", en fait, la ronde de flanc étant la danse préférée
des dahus.
Eiffel
Et vlan... Je serai privé de dessert à midi.
Pierre Hallet <pierre...@skynet.be> :
> De flan. Non que ça veuille dire grand-chose, dans l'un ou
> l'autre cas...
Je trouve séduisante l'hypothèse des ronds qui vaudraient des
sous... de flan, un peu flasques, comme une monnaie flottante qui ne
vaudrait pas grand chose. Mais, sans doute, extrapolé-je.
bonne journée,
--
jean b.
Voyez la peur que ça m'a faite !
"Luc Bentz" <timeo_...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
9ru4cvkkdrpbb41sp...@4ax.com...
Le pronom démonstratif n'y est pour rien. Tout simplement, on ne fait
pas peur quelqu'un, mais peur *à* quelqu'un.
Voyez comme ça m'a surprise. Qui ça a surpris ? Moi.
Voyez la peur que ça m'a fait. À qui ça a fait peur ? À moi.
Cependant, le COD de "a fait" est "que", placé avant, et mis pour "la peur".
L'accord est théoriquement à faire. Toutefois, dans ce genre de formule, il y a
belle lurette qu'on a remarqué les difficultés pratiques ; même les grammairiens
traditionnels les avaient notées.
Ah bon ? Moi qui ai toujours cru la même chose qu'Olivier, me voilà toute
ébranlée : ça fait peur !
> > > > l'application stricte de la règle d'accord du participe passé
> avec
> > > > l'auxiliaire avoir donne des phrases qui peuvent sonner mal. Que
> pensez-vous
> > > > de:
> > > >
> > > > Voyez la peur que ça m'a faite !
> > >
> > > Le pronom démonstratif n'y est pour rien. Tout simplement, on ne fait
> > > pas peur quelqu'un, mais peur *à* quelqu'un.
> > >
> > > Voyez comme ça m'a surprise. Qui ça a surpris ? Moi.
> > > Voyez la peur que ça m'a fait. À qui ça a fait peur ? À moi.
> >
> > Cependant, le COD de "a fait" est "que", placé avant, et mis pour "la
> peur".
> > L'accord est théoriquement à faire.
>
> Ah bon ? Moi qui ai toujours cru la même chose qu'Olivier, me voilà toute
> ébranlée : ça fait peur !
Il n'y a pas de quoi avoir si peur : Olivier ne paraît pas monstrueux !
Pourtant "la peur que ça m'a faite" n'est pas, structurellement, bien
différent de "la fleur que tu m'avais donnée", même si ça se chante moins bien
!
La différence, et qui fait probablement hésiter sur l'accord, est que la
phrase met en jeu une locution plus ou moins figée "faire peur" : bien
qu'elle se décompose en "faire une peur, la peur que tu me fais", l'analyse de
"peur" en tant que COD de "faire" est discutable.
Ah mais pour avoir une équivalence totale des deux expressions (craintive et
florale) je dirais : "la peur que tu m'avais faite", et, dans ce cas, cela
ne me ferait plus peur !
"La peur que ça m'a fait" me semble plus exprimer que je me crée moi-même la
peur à partir d'un fait extérieur. "la peur que tu m'avais faite" dit
clairement que c'est toi le responsable de ma frayeur.
Tiens, c'est vrai !
> La différence, et qui fait probablement hésiter sur l'accord, est que la
> phrase met en jeu une locution plus ou moins figée "faire peur" : bien
> qu'elle se décompose en "faire une peur, la peur que tu me fais", l'analyse de
> "peur" en tant que COD de "faire" est discutable.
En effet, plus j'y réfléchis, et plus je trouve l'accord acceptable, à
condition de décomposer l'expression. Pourtant, vous n'imaginez pas la
peur que vous m'aviez faite. Héhé... pourquoi donc voulais-je accorder
avec « m'» plutôt qu'avec « peur » ?
Oui. Mais ici le relatif "que", dont l'antécédent est au féminin, est
complément d'objet direct antéposé, et le participe passé devrait donc,
apparemment, s'accorder, comme c'est le cas pour : « la lettre que vous m'avez
écrite »...
Il semble en fait que dans l'expression figée "faire peur", le deuxième
élément ne soit plus vraiment senti comme un complément d'objet à part entière,
ainsi que dans l'expression analogue "faire mal", etc.. En tout cas, il serait
difficile de transformer la phrase « la peur que ça m'a fait » en « ça m'a fait
la peur», alors qu'on peut dire, « vous m'avez écrit la lettre, etc. »
(quoiqu'on puisse dire néanmoins, en ajoutant un qualificatif à ce terme, ce
qui ravive peut-être un peu son ancienne valeur de complément d'objet ou de
substantif :« ça m'a fait une grande peur, une peur bleue », voire -- et ce
n'est sans doute pas insignifiant, quant au statut actuel de cet élément --
"...très peur", dans le langage courant et "incorrect", de même que "...très
mal", etc.).
De la même façon, on ne peut dire : « il a fait une grande chaleur / la grande
chaleur qu'il a faite... » (cf. : « il fait chaud, très chaud »). Mais je ne
sais pas très bien quelle peut être la fonction exacte du deuxième élément dans
toutes ces expressions où entre le verbe "faire" (et qui sont souvent
"impersonnelles"... Sujet réel ? Sorte de substantif plus ou moins adverbialisé
?).
"Félicia Mariani" a écrit :
C'est un distinguo intéressant quoique non justifié par la grammaire
traditionnelle. Du reste, rien n'empêche de faire le même distinguo
tout en appliquant l'accord régulier.
Il semble que vous soyez influencée par la forme quasi impersonnelle
du verbe avec "ça", qui vous force au non-accord.
Sylvie Jean a écrit :
>
> joye a écrit :
> > <syj...@wanadoo.fr> wrote:
>
> >>>>>> Pourquoi alors est-ce qu'alain d. n'aurait pas réagi ?
>
> >>>> C'est curieux.
>
> >>> Il a, peut-être, comme moi, lu trop vite et est passé par dessus
> >>> sans le voir.
>
> >> C'est possible, et il aura insisté sur l'expression à ne *pas*
> >> utiliser.
>
> > À part le fait qu'alain d. serait notre plus grand chasseur
> > d'anglicismes.
>
> > Mais cela se comprend, parce que c'est très confondant, surtout
> > puisqu'il s'agit d'une expression qui n'existe pas sauf où elle
> > existe et qui ne se dit pas sauf quand elle se dit.
>
> Je ne parlais pas de « bien fait », ici, mais de « congratulations »,
> une expression à ne pas utiliser, puisqu'il s'agit d'un anglicisme.
> Et en consultant le dictionnaire, je me rends compte qu'il ne s'agit pas
> du tout d'un anglicisme ! Ça alors !
>
> <bob>
> congratulation [...] n. f.
> 1468; lat. congratulatio, rac. gratus > gré
> Vx ou plais. Action de congratuler. --> compliment, félicitation.
> Échanger des congratulations. « cette journée où ne cessèrent visites,
> congratulations, transports de cadeaux et de v½ux » (Bosco).
> </bob>
Le mot "congratulations" existe bel et bien en français, même si,
comme le relève le PR, son emploi est vieux ou plaisant.
Néanmoins, l'anglicisme serait dans l'emploi de "Congratulations !" au
lieu de "Félicitations !".