lena a écrit:
> Quelqu'un parmi vous connaît-il le prénom du Chevalier des Grieux, héros du
> roman "Manon Lescaut", de l'abbé Prévost ?
Kevin, Jeremy ?
Renato ou René chez Puccini.
>Quelqu'un parmi vous connaît-il le prénom du Chevalier des Grieux, héros du
>roman "Manon Lescaut", de l'abbé Prévost ?
Il n'en a pas. D'abord il raconte son aventure à l'homme de qualité qui
ne le désigne que comme le chevalier Des Grieux. Ensuite il n'y a
pratiquement aucun discours direct dans le récit. Enfin nous ne
connaissons jamais les paroles de Manon que par son truchement, elle
aurait pu l'appeler par son nom mais Manon n'existe que par sa parole et
non l'inverse.
Après la mort de Manon, en Amérique, il revient en France et compte
rejoindre sa famille, dans le Nord de la France. Que devint-il ? D'après une
légende, il venait souvent se promener en Belgique. De noires pensées le
tourmentaient alors qu'il sillonnait la campagne flamande. Un jour, avisant
un hobereau assis près d'un fleuve, le chevalier lui demanda : « Est-ce la
Meuse, messire ? ». La réponse du Flamand lui perça le coeur : il se jeta
dans l'eau et y disparut.
Stéphane (aime les histoires tristes)
> Après la mort de Manon, en Amérique, il revient en France
> et compte rejoindre sa famille, dans le Nord de la France.
> Que devint-il ? D'après une légende, il venait souvent se
> promener en Belgique. De noires pensées le tourmentaient
> alors qu'il sillonnait la campagne flamande. Un jour, avisant
> un hobereau assis près d'un fleuve, le chevalier lui demanda :
> « Est-ce la Meuse, messire ? ». La réponse du Flamand lui
> perça le coeur : il se jeta dans l'eau et y disparut.
Pourquoi se jetterait-on à l'eau parce qu'un Flamand vous
répond « 't is de Schelde, heer » ?
--
Pierre Hallet, de plus mauvaise foi encore que Stéphane.
FAQ du forum : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
Il paraît que Mattéo fait fureur en ce moment, une vraie catastrophe.
Cette histoire a paru en 1731, ce qui ne me rajeunit pas. Aussi incroyable
que cela puisse paraître, à cette époque, quand un francophone s'adressait à
un Flamand, celui-ci mettait un point d'honneur à lui répondre dans langue
de Boileau. Les temps ont bien (?) changé et plusieurs enfants de Vondel ne
croient pas que cela ait été jamais possible. A défaut de pouvoir brûler
publiquement les livres qui racontent ce temps-là, les bibliothécaires
flamands les ont mis dans des endroits nommés à juste titre « de Hel »
(« l'Enfer »).
Stéphane (a peine également à croire ces fariboles)
> [...] à cette époque, quand un francophone s'adressait
> à un Flamand, celui-ci mettait un point d'honneur
> à lui répondre dans langue de Boileau.
Lui répondre dans langue de Boileau, lui bon Flamand.
Pardon, Stéphane, je ne le referais plus (vous savez si quoi).
--
Pierre Hallet.
J'ai compris cette dernière fine allusion, mais je me perds en
conjonctures - comme dit mon voisin, pourtant 100 % francophone - sur le
rapport entre la *langue de Boileau* et le *bon Flamand*. Si j'avais parlé
de la *langue de Racine* ou d'un autre écrivain (antérieur à l'Abbé,Prévost,
évidemment), votre douce hilarité - que j'ai le regret de ne point
partager - aurait-elle été la même ?
Stéphane (bouché à l'émeri ?)
> > Lui répondre dans langue de Boileau, lui bon Flamand.
> je me perds en conjonctures
> Stéphane (bouché à l'émeri ?)
Relisez bien, *mot par mot*, votre phrase d'origine.
La, la, la, la
La, la, la, lère.
Mon euro est tombé.
Merci.
Stéphane (et le pire, c'est que Pierre avait *répété* la même omission.
/Perseverare zeer diabolicum/.)