J'ai pensé à « grossier », mais je me demande s'il existe une expression
plus figurative.
Dans l'argot anglo-américain, on dit qu'on a ou qu'on est une « potty
mouth » (bouche de toilettes, quoi), probablement car plusieurs jurons
font référence aux excréments.
Vous voyez que l'expression en anglais indique un jugement improbateur
envers la personne qu'elle décrit.
Merci d'avance,
Joye Lore-Lawson
jo...@netins.net
joye a écrit :
>Je cherche comment dire en français qu'une personne aime se servir de gros mots.
>
>J'ai pensé à « grossier », mais je me demande s'il existe une expression
>plus figurative.
Il existe "un vobulaire de charretier, il parle comme un charretier,
un palfrenier".
Mais pourquoi ne pas dire, après tout, "il parle comme une bouche
d'égout ?"
vo...@signature.fr a écrit :
Existe déjà, mais réservée (méchamment), ce me semble, à une
personne affligée d'une (très) mauvaise haleine.
>
> Existe déjà, mais réservée (méchamment), ce me semble, à une
>personne affligée d'une (très) mauvaise haleine.
halitose !!!
>Je cherche comment dire en français qu'une personne aime se servir de gros mots.
>
>J'ai pensé à « grossier », mais je me demande s'il existe une expression
>plus figurative.
>
>Dans l'argot anglo-américain, on dit qu'on a ou qu'on est une « potty
>mouth » (bouche de toilettes, quoi), probablement car plusieurs jurons
>font référence aux excréments.
Poissard, un langage de poissonnier ou de harenger. Les poissonniers
ont très mauvaise réputation, malgré eux... Lire Astérix pour s'en
convaincre.
Dominique
domicil...@wanadoo.fr a écrit :
> Le Sat, 15 Apr 2000 06:53:57 -0500, not...@netins.net (joye) a écrit
> :
>
> >Je cherche comment dire en français qu'une personne aime se servir de
gros mots.
> >
> >J'ai pensé à « grossier », mais je me demande s'il existe une
expression
> >plus figurative.
> >
> >Dans l'argot anglo-américain, on dit qu'on a ou qu'on est une « potty
> >mouth » (bouche de toilettes, quoi), probablement car plusieurs
jurons
> >font référence aux excréments.
>
> Poissard, un langage de poissonnier ou de harenger. Les poissonniers
> ont très mauvaise réputation, malgré eux... Lire Astérix pour s'en
> convaincre.
Je crois que pour ces professions, c'est surtout le ton (ha ! ha !
ÀHDR !) qui est en cause, plutôt que le vocabulaire.
Joseph Makarewicz a écrit :
Perche tendue, carpe saisie !
Alors, je vous retrouve de meilleure humeur ?
--
Cordialement et,
Salut et Fraternité !
> Je cherche comment dire en français qu'une personne aime se servir de gros
> mots.
>
> J'ai pensé à « grossier », mais je me demande s'il existe une expression
> plus figurative.
>
> Dans l'argot anglo-américain, on dit qu'on a ou qu'on est une « potty
> mouth » (bouche de toilettes, quoi), probablement car plusieurs jurons
> font référence aux excréments.
>
> Vous voyez que l'expression en anglais indique un jugement improbateur
> envers la personne qu'elle décrit.
La tendance maladive à prononcer des mots grossiers, orduriers s'appelle
la coprolalie (du grec kopros : excrément et lalia bavardage).
Cependant, je ne sais pas si l'adjectif coprolalique peut être employé
pour qualifier une bouche ou un langage.
--
Gérard Fleurot
Mais pourquoi pas ... Coprolalique, ça a tout de même plus d'allure que
charretier, surtout si l'on ne prise guère l'art dit nouveau
(http://www.lalique.fr/).
JVG
PS et en prime
"Voici la ronde des jurons
Qui chantaient clair, qui dansaient rond
Quand les Gaulois
De bon aloi
Du franc-parler suivaient la loi
Jurant par-là
Jurant par-ci
Jurant à langue raccourcie
Comme des grains de chapelet
Les joyeux jurons défilaient
Tous les morbleus, tous les ventrebleus
Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneus et les bigr's et les bougr's
Les saperlottes, les cré nom de nom
Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Tous les Bon Dieu
Tous les vertudieux
Tonnerr' de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
Et les pasquedieux
Quelle pitié
Les charretiers
Ont un langage châtié
Les harengères
Et les mégères
Ne parlent plus à la légère
Le vieux catéchisme poissard
N'a guèr' plus cours chez les hussards
Ils ont vécu, de profundis
Les joyeux jurons de jadis
Tous les morbleus, tous les ventrebleus
Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneus et les bigr's et les bougr's
Les saperlottes, les cré nom de nom
Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Tous les Bon Dieu
Tous les vertudieux
Tonnerr' de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
Et les pasquedieux"
Toujours, bien sûr
http://www.math.umn.edu/~foursov/chansons/index.html
Gérard Fleurot a écrit :
>
> La tendance maladive à prononcer des mots grossiers, orduriers
s'appelle
> la coprolalie (du grec kopros : excrément et lalia bavardage).
Ce n'est pas la même chose. D'un côté, on aligne des mots orduriers,
sans queue ni teste. De l'autre, c'est un choix de vocabulaire dans un
vaste registre.
[...]
>Je cherche comment dire en français qu'une personne aime se servir de gros mots.
>
>J'ai pensé à « grossier », mais je me demande s'il existe une expression
>plus figurative.
>
>Dans l'argot anglo-américain, on dit qu'on a ou qu'on est une « potty
>mouth » (bouche de toilettes, quoi), probablement car plusieurs jurons
>font référence aux excréments.
>Joye Lore-Lawson
>jo...@netins.net
Je doute fort que la plupart des américains connaissent cette
expression, sans parler de l'employer. Il me semble que "potty mouth"
existe depuis quelques ans seulement.
Par contre tout le monde est capable de dire "foul-mouthed".
Karl
Pas d'accord. Àmha, tout Américain reconnaîtrait la tournure, mais
comme vous le dites...
> sans parler de l'employer.
D'accord. Ce ne sont que les petits enfants qui s'en serviraient, comme
avec le mot "potty" en général...
> Par contre tout le monde est capable de dire "foul-mouthed".
Oui : ça c'est le terme juste!
> Karl
--
~~ Jim Heckman ~~
-- "As I understand it, your actions have ensured that you will never
see Daniel again." -- Larissa, a witch-woman of the Lowlands.
-- "*Everything* is mutable." -- Destruction of the Endless
Sent via Deja.com http://www.deja.com/
Before you buy.
Mot que personnellement j'écris « palefrenier ». Quelqu'un
connait-il l'origine de ce mot ?
Marion
--
Marion Gevers
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
>Mot que personnellement j'écris « palefrenier ».
Avec raison.
> Quelqu'un connait-il l'origine de ce mot ?
Selon Jacqueline Picoche (Robert étymologique), ce serait un dérivé
du provençal "palefen", équivalent du français "palefoi", altéré
sous l'influence de "fren"(=frein)..
Pas le temps de chercher plsu avant dans le Robert historique, je
dois m'attaquer à ma fondue d'aubergines et cougettes, pilonner deux
beaux filets de brochet pour préparer des quenelles, etc.
Luc Bentz a écrit :
>
> > Quelqu'un connait-il l'origine de ce mot ?
>
> Selon Jacqueline Picoche (Robert étymologique), ce serait un dérivé
> du provençal "palefen", équivalent du français "palefoi", altéré
> sous l'influence de "fren"(=frein)..
>
> Pas le temps de chercher plsu avant dans le Robert historique, je
> dois m'attaquer à ma fondue d'aubergines et cougettes, pilonner deux
> beaux filets de brochet pour préparer des quenelles, etc.
Allez, je m'y colle pendant que mon couscous mijote...
Palefrenier : n. m., d'abord "pallefrenier" (1350), est probablement
emprunté à l'ancien provençal "palafrenier" (1345), attesté en 1318 et
en 1340 sous une forme latine médiévale, "palefrenarius",
"palafrenarius", dans le demaine franco-provençal (Dauphiné). C'est un
dérivé en "-arius" de l'ancien provençal "palafren" (1225-1228),
"palafré" (av. 1250); on relève en latin d'Italie "palafrenus",
"palefrenus" au XIe et au XIIe s., qui a donné l'ancien italien
"palafreno" (XIVe s.); l'espagnol atteste "palafrén" (1250), l'ancien
catalan "palafrè" (1249).
Le mot latin est dérivé de "paraveredus", "parafredus" (---> palefroi),
plus tard altéré en "palafredus", et désigne le serf astreint à des
services de courrier ou de transport à cheval (820, Polyptique
d'Irminium) ainsi que le garçon d'écurie chargé du soin des chevaux
(XIIIe s.). Le latin connaissait un dérivé "veredarius" « courrier,
messager » de "veredus".
C'est en ce sens que le mot est passé en français, d'abord au masculin
puis aussi au féminin (1440-1442). Ultérieurement, il a pris le sens
figuré de « personne rustre, grossière, sans éducation » (1767, Diderot,
au féminin) en concurrence avec "charretier".
La variante "palefrin" n. m. (1929), d'usage populaire et archaïque,
vient du même radical que "palefrenier".
Isabelle
> D'accord. Ce ne sont que les petits enfants qui s'en serviraient, comme
> avec le mot "potty" en général...
Hmmm, Alta Vista seul relève plus de 2,163 pages qui contiennent l'expression.
C'est que les petits enfants américains (en dépit de ce qu'affirme
monsieur Reinhardt) doivent être doués pour maintenir leurs propres pages
d'accueil. ;-)
JLL
> Perche tendue, carpe saisie !
>
>Alors, je vous retrouve de meilleure humeur ?
Pourquoi meilleure ? Elle n'avait pas varié.
--
J. Makarewicz
alors, rajoutons,Le Nôtre pour les yeux...
les autres pour l'esprit...
Ce mot a passé en arabe où la poste se dit "barîd". Il fait partie de ces
mots repris à l'organisation économique occidentale médiévale, comme les
termes monétaires (dinar, dirham).
DB a écrit :
Ne parlant pas arabe, j'ai du mal à comprendre le rapport entre "barîd" et la
partie du laborieux travail de recopiage que vous citez. Si j'étais sûre que
ce ne soit pas hors sujet, je vous prierais de développer.
Isabelle
> Hmmm, Alta Vista seul relève plus de 2,163 pages
Humm. Plus de 2,163 pages... ça fait 3 pages, ça.
--
Michel Guillou, « On ».
> joye écrivait :
>
> > Hmmm, Alta Vista seul relève plus de 2,163 pages
>
> Humm. Plus de 2,163 pages... ça fait 3 pages, ça.
Tout juste ! Même si on arrondissait !
Pivoine
DB a écrit :
>
> >> Ce mot a passé en arabe où la poste se dit "barîd". Il fait partie de ces
> >> mots repris à l'organisation économique occidentale médiévale, comme les
> >> termes monétaires (dinar, dirham).
> >
> >Ne parlant pas arabe, j'ai du mal à comprendre le rapport entre "barîd" et
> la
> >partie du laborieux travail de recopiage que vous citez. Si j'étais sûre
> que
> >ce ne soit pas hors sujet, je vous prierais de développer.
> >
> Ce n'est pas tout à fait hors sujet de s'habituer à voir et reconnaître les
> mots surtout par leur squelette de consonnes, afin de les reconnaître sous
> leurs différentes vêtures vocaliques, après qu'ils ont pérégriné. C'est
> pourquoi dans "barîd" et "veredus", vous reconnaissez le même squelette
> B(=V)RD, et bien sûr un sens analogue (veredus = cheval de poste).
Donc, si j'ai bien compris : l'arabe "dinar" et le français "denier" viennent du
latin "denarius" ?
En revanche, je suis un peu perdue quant à l'origine de "dirham". Le petit
Robert écrit qu'il vient du grec "drachma" et renvoie au mot "drachme" et
lorsque je cherche "drachme", je lis : « "lat. "drachma", bas lat. "dragma", du
gr. ». Le petit Larousse illustré donne l'étymologie suivante pour "drachme" : «
gr. "drakhmê" ». Que faut-il en conclure ? Que "dirham" et "drachme" n'ont rien
à voir ou que "drachma" et "drakhmê" veulent dire la même chose ? Le problème
est qu'entre l'apprentissage du grec et du polonais, j'ai choisi le polonais et
que pour moi, le grec, c'est du chinois.
Isabelle
P.- S. : je viens de me relire et tout cela me semble bien confus... J'espère
qu'une âme charitable voudra bien éclairer ma lanterne.
Joseph Makarewicz a écrit :
Ah bon ?! Alors, c'était moi..?
i...@club-internet.fr a écrit dans le message :
>
> DB a écrit :
>
> >
> > >> Ce mot a passé en arabe où la poste se dit "barîd". Il fait
partie de ces
> > >> mots repris à l'organisation économique occidentale médiévale,
comme les
> > >> termes monétaires (dinar, dirham).
> > >
> > >Ne parlant pas arabe, j'ai du mal à comprendre le rapport entre
"barîd" et
> > la
> > >partie du laborieux travail de recopiage que vous citez. Si j'étais
sûre
> > que
> > >ce ne soit pas hors sujet, je vous prierais de développer.
> > >
> > Ce n'est pas tout à fait hors sujet de s'habituer à voir et
reconnaître les
> > mots surtout par leur squelette de consonnes, afin de les
reconnaître sous
> > leurs différentes vêtures vocaliques, après qu'ils ont pérégriné.
C'est
> > pourquoi dans "barîd" et "veredus", vous reconnaissez le même
squelette
> > B(=V)RD, et bien sûr un sens analogue (veredus = cheval de poste).
>
Ah ! ce « DB », il est fort ! Pourquoi ne propose-t-il pas
« fr.lettres.langue.arab » ?
> Donc, si j'ai bien compris : l'arabe "dinar" et le français "denier"
viennent du
> latin "denarius" ?
Voui.
> En revanche,
Aïe ! C'est la guerre ?
> je suis un peu perdue quant à l'origine de "dirham". Le petit
> Robert écrit qu'il vient du grec "drachma" et renvoie au mot "drachme"
et
> lorsque je cherche "drachme", je lis : « "lat. "drachma", bas lat.
"dragma", du
> gr. ». Le petit Larousse illustré donne l'étymologie suivante pour
"drachme" : «
> gr. "drakhmê" ». Que faut-il en conclure ? Que "dirham" et "drachme"
n'ont rien
> à voir ou que "drachma" et "drakhmê" veulent dire la même chose ? Le
problème
> est qu'entre l'apprentissage du grec et du polonais, j'ai choisi le
polonais et
> que pour moi, le grec, c'est du chinois.
« drachmê » en grec, « drachma », voire « dragma » en latin.
Peut-être même « drachma » en quelque dialecte dorien, si je me souviens
bien d'un « kalan selanan » (savez-vous, mais oui, vous savez,
« alt.france.humanities.ancient-greek », où vous zoniez les petits
jeunes, qu'il existe deux forum's francophones de grec, où toute
question dialectale recevra un enthousiaste accueil ? Au fait, vous ne
votez jamais OUI à « f.l.l.ch. » ? Dites, Vous voulez être mon Amie ?
Le couscous l'était bon ? On fait un forum de polonaise langue ? Il
doit bien vous rester quelque chose de votre début d'apprentissage.
Si, si.)...
>
>
> Isabelle
>
>
> P.- S. : je viens de me relire
Bonne résolution, bon début sur la route tracée par « DB » :
« ¹écrire, ²relire, ³réfléchir ». Au bout, la cocagne : le... et ¹ et ²
et ³... bocal.
> et tout cela me semble bien confus... J'espère
> qu'une âme charitable voudra bien éclairer ma lanterne.
Sourde. Montrez que vous savez. Dites « sourde ». Les femmes n'ont
pas d'âme. Mais je suis charitable.
Please, je Vous en supplie, en touchant Vos genoux, trois fois
heureuses Madame Votre Mère et Tante Henriette, ne m'ignorez plus !
C'est trop cruel. Les noms en « -o » me manquent, déjà, tant...
Isabelle Depape a écrit :
> DB a écrit :
>
> >
> > >> Ce mot a passé en arabe où la poste se dit "barîd". Il fait partie de ces
> > >> mots repris à l'organisation économique occidentale médiévale, comme les
> > >> termes monétaires (dinar, dirham).
> > >
> > >Ne parlant pas arabe, j'ai du mal à comprendre le rapport entre "barîd" et
> > la
> > >partie du laborieux travail de recopiage que vous citez. Si j'étais sûre
> > que
> > >ce ne soit pas hors sujet, je vous prierais de développer.
> > >
> > Ce n'est pas tout à fait hors sujet de s'habituer à voir et reconnaître les
> > mots surtout par leur squelette de consonnes, afin de les reconnaître sous
> > leurs différentes vêtures vocaliques, après qu'ils ont pérégriné. C'est
> > pourquoi dans "barîd" et "veredus", vous reconnaissez le même squelette
> > B(=V)RD, et bien sûr un sens analogue (veredus = cheval de poste).
>
> Donc, si j'ai bien compris : l'arabe "dinar" et le français "denier" viennent du
> latin "denarius" ?
Oui, vous avez bien compris.
>
>
> En revanche, je suis un peu perdue quant à l'origine de "dirham". Le petit
> Robert écrit qu'il vient du grec "drachma" et renvoie au mot "drachme" et
> lorsque je cherche "drachme", je lis : « "lat. "drachma", bas lat. "dragma", du
> gr. ». Le petit Larousse illustré donne l'étymologie suivante pour "drachme" : «
> gr. "drakhmê" ». Que faut-il en conclure ? Que "dirham" et "drachme" n'ont rien
> à voir ou que "drachma" et "drakhmê" veulent dire la même chose ? Le problème
> est qu'entre l'apprentissage du grec et du polonais, j'ai choisi le polonais et
> que pour moi, le grec, c'est du chinois. [...]
>
Tous ces mots sont apparentés et remontent à la mesure de poids grecque.
L'évolution morphologique et sémantique du mot exigerait des développements qui
dépassent nettement le cadre de f.l.l.f. Mais c'est un sujet intéressant qui permet
de mieux comprendre l'"organisation mondiale du commerce" (OMC !) à l'époque
charnière où l'empire musulman supplanta l'empire byzantin.
Oui ! Sans parler d'être doué ou non, ne connaissez-vous pas que c'est
"de rigueur" (usage américain) de nos jours que tout le monde ait sa
propre page sur la toile ? ;-)
Sérieusement : Employez-vous souvent le mot "potty" dans des
conversations qui n'ont rien à voir avec les petits enfants ?
----------
Dans l'article <8daom3$7fcg0$1...@fu-berlin.de>, "jvgruat" <gru...@ilo.ru> a
écrit :
>
>> La tendance maladive à prononcer des mots grossiers, orduriers s'appelle>
> la coprolalie (du grec kopros : excrément et lalia bavardage).
>> Cependant, je ne sais pas si l'adjectif coprolalique peut être employé>
> pour qualifier une bouche ou un langage.
>
> Mais pourquoi pas ... Coprolalique, ça a tout de même plus d'allure que
> charretier, surtout si l'on ne prise guère l'art dit nouveau
> (http://www.lalique.fr/).
> J'ai entendu mon beau-père s'exclamer : "Sac à papier", quand il était
vraiment fâché. Je trouvais cela bien drôle, mais je ne lui ai jamais dit.
Il aurait sans doute cessé ;-)
DP
>
> Oui ! Sans parler d'être doué ou non, ne connaissez-vous pas que c'est
> "de rigueur" (usage américain) de nos jours que tout le monde ait sa
> propre page sur la toile ? ;-)
Non.
> Sérieusement : Employez-vous souvent le mot "potty" dans des
> conversations qui n'ont rien à voir avec les petits enfants ?
Oui. Il y a le potty républicain et le potty démocrat pour commencer.
Si vous lisez mon message original, vous verrez bien que j'ai dit « dans
l'argot anglo-américain . . .» Et oui, il m'arrive de me servir de ce
mot, mais pas à l'opéra quand même.
Par contre, je ne me sers pas de « money shot ». ;-)
>> J'ai entendu mon beau-père s'exclamer : "Sac à papier", quand il était
>vraiment fâché. Je trouvais cela bien drôle, mais je ne lui ai jamais dit.
>Il aurait sans doute cessé ;-)
« Sac à papier », c'est le juron favori du Comte de Champignac, et
celui de Papa Talon, le papa de Chichille. Pourquoi ? Parce que Greg,
le créateur de l'employé de Polite, a scénarisé aussi les meilleurs
épisodes de Spirou et Fantasio (on reconnait sa plume dans les
discours prud'hommesques du maire). Je m'imaginais jusque-là que
c'était une pure création, comme les insultes d'Haddock.
Dominique
joye a écrit :
> [...]
> Par contre, je ne me sers pas de « money shot ». ;-)
Des regrets ?
Non
Balzac, "Le Père Goriot" :
- Sac à papier! vous devriez poser pour un Hercule-Farceur, dit le jeune
peintre à Vautrin.
Flaubert, "Madame Bovary" :
- Ah! ne m'en parlez pas, madame Bovary! Ce matin même, il a fallu que
j'aille dans le Bas-Diauville pour une vache qui avait l'enfle ; ils
croyaient que c'était un sort. Toutes leurs vaches, je ne sais comment...
Mais, pardon! Longuemarre et Boudet! Sac à papier! voulez-vous bien finir!
etc.
DB a écrit :
> Tous ces mots sont apparentés et remontent à la mesure de poids grecque.
> L'évolution morphologique et sémantique du mot exigerait des développements qui
> dépassent nettement le cadre de f.l.l.f. Mais c'est un sujet intéressant qui permet
> de mieux comprendre l'"organisation mondiale du commerce" (OMC !) à l'époque
> charnière où l'empire musulman supplanta l'empire byzantin.
Tant pis !
Isabelle
>Balzac, "Le Père Goriot" :
>- Sac à papier! vous devriez poser pour un Hercule-Farceur, dit le jeune
>peintre à Vautrin.
>
>Flaubert, "Madame Bovary" :
>- Ah! ne m'en parlez pas, madame Bovary! Ce matin même, il a fallu que
>j'aille dans le Bas-Diauville pour une vache qui avait l'enfle ; ils
>croyaient que c'était un sort. Toutes leurs vaches, je ne sais comment...
>Mais, pardon! Longuemarre et Boudet! Sac à papier! voulez-vous bien finir!
Ah ! Sac de cendres sur la tête ! Vous me contraignez à ouvrir le
Robert historique. À l'origine « sac à laine » disparu ; « sac à
papier » (1791)était un euphémisme pour « sacré ». Sac à puces
pourrait remplacer cette expression en ces temps fort virtuels.
Dominique
:-)
> Si vous lisez mon message original, vous verrez bien que j'ai dit «
> dans l'argot anglo-américain . . .»
Hmm... Je me demande actuellement si cet usage est plus courant au
R.-U. qu'aux É.-U...
> Et oui, il m'arrive de me servir de ce mot, mais pas à l'opéra quand
> même.
>
> Par contre, je ne me sers pas de « money shot ». ;-)
^_^ Chacun(e) à son goût... Vive la différence ! :-)
diesel a écrit dans le message <8db1q1$fp0$1...@wanadoo.fr>...
>Excellent pour Gueule De Chiasse .... coprolalie.
>
>--
>die...@wanadoo.fr
>
>
> joye a écrit :
>
> > [...]
> > Par contre, je ne me sers pas de « money shot ». ;-)
>
> Des regrets ?
Non, je ne regrette rien. Non, rrrrrrrien de rrrrrrrien.
Jeanmaire, mais sans Zizi
> Hmm... Je me demande actuellement si cet usage est plus courant au
> R.-U. qu'aux É.-U...
Ça m'étonnerait. Je vis dans une ferme en Iowa. :-)
> Non, je ne regrette rien. Non, rrrrrrrien de rrrrrrrien.
>
> Jeanmaire, mais sans Zizi
Vous avez déplumé LA Piaf pour habiller Zizi (qui a déjà "Son truc en plumes").
Amicalement,
--
AB
Sans queue varie mouche ! :-)
JLL