Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

procédés rhétoriques - figures de style - exemples

5 views
Skip to first unread message

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 10, 2005, 5:57:53 PM5/10/05
to
Bonsoir ô fllfiens et fllfiennes,

Ma professeure de « Correspondance, rapports et
communication » a finalement plié devant mon entêtement
d'étudiant zélé. En effet, celle-ci m'a gratifié d'une liste
de procédés rhétoriques et autres figures de style divers
accompagnés pour certains d'exemples.

J'aimerais que vous me donniez vos avis quant aux
définitions qu'elle propose et que vous m'aidiez, d'une
part, à percevoir le niveau de pertinence des exemples
donnés et, d'autre part, que vous fassiez d'autres
propositions d'exemples, si vous le voulez bien.

I. PROCÉDÉS RHÉTORIQUES

1 - La division :

« Procédé rhétorique par lequel on passe du genre à
l'espèce, du tout aux parties. La division impose trois
conditions : elle doit être exhaustive, elle doit répondre à
un critère unique et elle doit être irréductible. »

Ex.: La politique : monarchie, oligarchie, démocratie,
technocratie, dictature.

(Note : un exemple qui laisse franchement à désirer, à mon
humble avis.)

2 - La dichotomie :

« Dissociation de deux aspects contraires à l'intérieur
d'une même notion. »

Ex.: Justice légale et justice morale.

(Note : Mouais.)

3 - La dialectique :

« Raisonnement qui complète, corrige la dichotomie. Elle
réconcilie les aspects contraires au sein de la dichotomie.
Ce raisonnement peut se faire de deux manières : école
classique et école taoïste. »

Ex.: La liberté et la contrainte : on a toujours un peu de
contrainte dans la liberté et un peu de liberté dans la
contrainte.

4 - La comparaison :

« Rapport de ressemblance visant à expliquer les propriétés
de l'un par les propriétés de l'autre. »

Ex.: Comparer la hiérarchie à une étagère.

(Note de la prof : Si on supprime l'outil grammatical de la
comparaison à savoir « comme », cela devient une métaphore.
Ex.: L'homme est un loup pour l'homme.)

5 - L'allégorie :

« Suite logique de métaphores prenant la forme d'un récit.
Elle a un /phore/ (ce qui est /dit/) et un /thème/ (ce qu'il
faut /comprendre/). L'allégorie peut donc être prise au sens
figuré comme au sens propre. »

Ex.: Il n'est point ici-bas de moissons sans culture.

(Note de la prof : La métaphore, elle, ne peut être prise
qu'au sens figuré. Ex.: L'expérience est une lanterne
accrochée dans le dos qui éclaire le passé.)

6 - L'analogie :

« C'est une ressemblance de rapports. Celle-ci néanmoins ne
doit pas être confondue avec l'analogie mathématique même si
le principe reste le même. »

Ex.: L'oeil est à la vision ce que l'esprit est à la
connaissance.

7 - Le contraste :

« Procédé par lequel on fait valoir une idée en l'opposant à
l'idée contraire. »

Ex.: Pour favoriser la vie à la campagne, on critique la vie
urbaine.

8 - L'induction :

« Fait de passer d'un fait précis à une règle, une loi. »

Ex.: Les mêmes faits entraînent les mêmes conséquences.

(Note de la prof : Beaucoup de sophismes en découlent.)

9 - La déduction :

« Raisonnement par lequel on passe de la règle au fait, aux
conséquences. »

Ex.: Tout métal se dilate sous l'effet de la chaleur.

10 - Le syllogisme :

« Raisonnement déductif s'articulant en trois parties : les
deux premières s'appelant /prémisses/ (une majeure et une
mineure) et la troisième s'appelant la /conclusion/ ou la
/conséquence/. Chaque partie contient deux termes qui sont
employés deux fois chacun dans le syllogisme. »

Ex.: Tous les hommes sont mortels. Socrate est un homme.
Socrate est mortel.

(Note de la prof : Dans le langage courant, on trouve le
syllogisme soit de manière simplifiée (enthymème) soit de
manière allongée (épichérème). Quand plusieurs syllogismes
s'enchaînent, on parle de /sorite/ ou de /polysyllogisme/.)

11 - L'hypothèse :

« Procédé s'articulant autour de la supposition, de la
probabilité. »

Ex.: Lorsque vous aurez obtenu le prêt aux conditions
prévues, vous pourrez acheter la maison.

(Note : Très moyen, l'exemple.)

12 - Le raisonnement causal :

« Établissement de liens entre les causes et les effets.
Évaluation des avantages et des inconvénients d'un phénomène
en vue d'une décision à prendre. »

Pas d'exemple.

13 - Le sophisme :

13.1 - Le dénombrement imparfait :

« Procédé consistant à généraliser abusivement en partant
d'un seul élément. »

Ex.: Tout le monde pense que...

13.2 - L'ignorance de la question :

« Mise en avant de l'accessoire au détriment de l'essentiel.
Une forme particulière de ce procédé est l'équivoque qui
consiste à changer ou élargir le sens d'un terme. »

Ex.: Tous les hommes sont égaux. Ils ont tous le droit au
même respect mais ils n'ont pas la même maison, le même
salaire, etc.

(Note : Exemple un peu fragile, à mon avis.)

13.3 - L'erreur sur la cause :

« Procédé par lequel on prend pour une cause ce qui n'est
qu'un effet. »

Ex.: X a bu quelque chose. Il meurt. Donc, il est mort de ce
qu'il a bu. (Pas forcément !)

13.4 - L'erreur sur la nécessité causale :

« Transformation d'une cause accidentelle en cause
nécessaire. »

Ex.: X est proche de tel ministre. Il est pour la libération
de la vente des drogues. Une loi est votée là-dessus. C'est
donc grâce à X !

13.5 - Le faux argument d'autorité :

« Procédé consistant à faire appel à une autorité en dehors
de sa sphère de compétence. »

Pas d'exemple.

13.6 - Le hareng rouge :

« Argument hors-propos, non-pertinent et n'ayant aucun
rapport avec le débat. »

Pas d'exemple.

13.7 - La pétition de principe :

« Procédé consistant à prendre comme preuve ce qu'il faut
démontrer. »

Ex.: Votez pour moi car je suis le plus compétent.

13.8 - Le cercle vicieux :

« Approche par laquelle on prouve quelque chose par un
argument que l'on prouve à son tour par cet argument. »

Ex.: Nous sommes les meilleurs parce que nous sommes
compétents. Et nous sommes compétents parce que nous sommes
les meilleurs.

(Note : La définition me laisse perplexe.)

14 - L'argument de rétorsion :

« Argument qui consiste à montrer que quelqu'un a affirmé en
pratique ce qu'il a nié en théorie. »

Pas d'exemple.

(Note : Idem.)

15 - Le dilemme :

« Situation de choix à faire entre deux possibilités dont
chacune aboutit au même résultat. »

Ex.: Soit tu épouses une femme belle et tu seras jaloux donc
malheureux, soit tu épouses une femme laide et tu seras
malheureux également.

16 - L'alternative :

« Elle consiste à faire un choix entre deux propositions qui
aboutissent à deux résultats différents. »

Ex.: Boire ou conduire, il faut choisir.

II. FIGURES DE STYLE

1 - Le calembour :

« Jeu portant sur l'homonymie. »

Ex.: De deux mots, je préfère le moindre.

2 - La syllepse :

« Jeu portant sur la paronymie. »

Ex.: Les condamnés de draps communs.

3 - L'antanaclase :

« Jeu portant sur la polysémie. »

Ex.: Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.

4 - La périphrase :

« Mention de la définition ou des caractéristiques d'une
chose plutôt que le mot qui la désigne. »

Ex.: Le billet vert.

5 - L'hyperbole :

« Exagération. »

Ex.: Mort de rire.

(Note : Une définition d'un mot. Bof.)

6 - La litote :

« Figure par laquelle on dit moins que ce que l'on pense. »

Ex.: Au sujet d'un repas extraordinaire quelqu'un fait une
remarque telle que : « C'était pas mal. »

(Note de la prof : L'euphémisme est différent de la litote
car il consiste à atténuer le caractère uniquement
désagréable d'une chose.)

7 - L'ironie (ou antiphrase) :

« Figure qui consiste à dire le contraire de ce que l'on
pense dans le but de créer un contraste. »

Ex.: Mauvaise nouvelle de l'empereur... il va bien !

8 - La prétérition :

« Procédé qui consiste à dire que l'on ne dira pas une chose
tout en la disant. »

Ex.: Monsieur X, pour ne pas le citer.

9 - Le chleuasme :

« Auto-ironie par laquelle on feint de se dénigrer soi-même.
Cela peut être vu comme une marque de modestie,
d'incompétence qui permet de se placer au-dessus des autres
(sic). »

Ex.: Peut-être suis-je idiot, mais je pense que...

10 - La question oratoire (ou rhétorique) :

« Émission de certitudes sous forme de questions ; tout le
monde connaît la réponse et dira la même chose. »

Ex.: Voulez-vous réussir vos examens ?

11 - La prolepse :

« Figure consistant à devancer l'argument de l'adversaire
avant que celui-ci n'ait eu le temps de l'avancer. »

Ex.: Une objection éventuelle déjà prévue.

12 - L'épanorthose :

« Rectification rhétorique, comme si la pensée se faisait au
moment où elle est exprimée. »

Pas d'exemple.

Voilà. Merci d'avance de votre collaboration.

--
MAS

Message has been deleted
Message has been deleted
Message has been deleted
Message has been deleted
Message has been deleted
Message has been deleted
Message has been deleted

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 5:25:27 AM5/11/05
to
Babacio :

| Mehmet Alparslan Saygin :

|| (Note de la prof : La métaphore, elle, ne peut être prise
|| qu'au sens figuré. Ex.: L'expérience est une lanterne
|| accrochée dans le dos qui éclaire le passé.)

| Ça doit faire mal !

L'effet « portemanteau » (l'absence de trait d'union me fait
tiquer malgré la confirmation du TLFi) doit être fort
incommodant. Pour euphémiser.

--
MAS

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 5:33:38 AM5/11/05
to
Babacio :

| Mehmet Alparslan Saygin :

|| 8 - L'induction :

|| « Fait de passer d'un fait précis à une règle, une loi. »

|| Ex.: Les mêmes faits entraînent les mêmes conséquences.

| Ça n'est pas un exemple, c'est une règle d'induction. Je
| propos : « Ce chat qu'on a échaudé craint l'eau froide,
| j'en déduis (par induction) la règle : chat échaudé
| craint l'eau froide ».

Oui. Cela dit, et comme vous le suggérez dans une autre
contribution au sujet de l'erreur sur la cause, et comme
d'ailleurs je le suggère moi-même pour l'induction, il faut
faire attention à ne pas faire de sophisme, fût-il
involontaire (ex.: dénombrement imparfait).

En l'occurrence, je me demande si la règle « chat échaudé
craint l'eau froide » peut être énoncée à partir du cas
concret que vous citez.

--
MAS

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 5:35:49 AM5/11/05
to
Babacio :

| Mehmet Alparslan Saygin :

|| 9 - La déduction :

|| « Raisonnement par lequel on passe de la règle au fait,
|| aux conséquences. »

|| Ex.: Tout métal se dilate sous l'effet de la chaleur.

| De nouveau, ça n'est pas un exemple de déduction : c'est
| une règle, il faut la compléter par « donc en passant ce
| bocal de cornichons récalcitrant sous l'eau chaude, je
| ferai se dilater son couvercle métallique et pourrai
| ainsi l'ouvrir plus facilement ».

Excellent. Maintenant, pourriez-vous faire la même chose en
partant d'une règle différente qui n'aurait donc rien à voir
avec le métal et sa dilatation sous l'effet de la chaleur ?

--
MAS

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 5:37:40 AM5/11/05
to
Babacio :

| Mehmet Alparslan Saygin :

|| 13.3 - L'erreur sur la cause :

|| « Procédé par lequel on prend pour une cause ce qui n'est
|| qu'un effet. »

|| Ex.: X a bu quelque chose. Il meurt. Donc, il est mort
|| de ce qu'il a bu. (Pas forcément !)

| À comparer utilement avec l'induction...

Précisément ! Mais ici il s'agirait d'une induction
sophistique, ce qu'il convient justement d'éviter pour avoir
une induction en bonne et due forme.

--
MAS

Message has been deleted

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 5:51:05 AM5/11/05
to
Babacio :

| Mehmet Alparslan Saygin :

|| 13.5 - Le faux argument d'autorité :

|| « Procédé consistant à faire appel à une autorité en
|| dehors de sa sphère de compétence. »

|| Pas d'exemple.

| « Les artichauts chauds sont meilleurs que froid,
| d'ailleurs A. Einstein ne les mangeait que chaud. »

Délicieux - l'exemple, pas les artichauts.

| On dit aussi : transfert de compétence, pour la connerie
| journalistique qui consiste à demander à un énarque ou un
| artiste quelconque son[t] opinion sur un sujet où il
| n'entend que pouic.

Feriez-vous référence à l'enrôlement d'une personnalité
cinématographique française célèbre dans la campagne
pro-quelque-chose-dont-on-parle-beaucoup-en-ce-moment ?

--
MAS

Message has been deleted

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 6:00:37 AM5/11/05
to
Babacio :

| Mehmet Alparslan Saygin :

|| 13.8 - Le cercle vicieux :

|| « Approche par laquelle on prouve quelque chose par un
|| argument que l'on prouve à son tour par cet argument. »

|| Ex.: Nous sommes les meilleurs parce que nous sommes
|| compétents. Et nous sommes compétents parce que nous
|| sommes les meilleurs.

|| (Note : La définition me laisse perplexe.)

| Remplacer la fin par « que l'on prouve à son tour comme
| conséquence de cette chose ».

Parfait ! C'est infiniment plus logique.

(Vous aurez sans doute remarqué que pas mal d'éléments (tant
au niveau des définitions que des exemples) clochent
sensiblement. J'ai très souvent de plus ou moins vives
altercations avec cette dame au demeurant charmante mais
dont le niveau de compétence me laisse très sincèrement
perplexe.)

| Pour un bel exemple, demandez à des élèves de licence
| de démontrer l'existence et l'unicité de la décomposition
| des entiers en facteurs premiers, la majorité d'entre eux
| utilisera le résultat dans sa preuve.

Oh, que leur démonstration contienne ou non le résultat, je
pense que de toute façon je n'y comprendrais pas
grand-chose...

--
MAS

Message has been deleted

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 6:09:21 AM5/11/05
to
Babacio :

| Mehmet Alparslan Saygin :

||| On dit aussi : transfert de compétence, pour la connerie
||| journalistique qui consiste à demander à un énarque ou
||| un artiste quelconque son[t] opinion sur un sujet où il
||| n'entend que pouic.

|| Feriez-vous référence à l'enrôlement d'une personnalité
|| cinématographique française célèbre dans la campagne
|| pro-quelque-chose-dont-on-parle-beaucoup-en-ce-moment ?

| Même pas.

Au temps pour moi.

| Mais les exemples fourmillent, c'est un procédé ressassé
| jusqu'au dégoût.

J'en conviens volontiers.

--
MAS

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 6:47:29 AM5/11/05
to
Babacio :

| Mehmet Alparslan Saygin :

|| 14 - L'argument de rétorsion :

|| « Argument qui consiste à montrer que quelqu'un a
|| affirmé en pratique ce qu'il a nié en théorie. »

|| Pas d'exemple.

|| (Note : Idem.)

| C'est l'argument /ad hominem/, je pense. Exemple : « tu
| prônes la transparence du financement, mais dis-moi, au
| temps d'Urba-Gracco, tu... »

Premièrement, il convient alors de modifier un tantinet
cette définition. Je propose : « Argument qui consiste à
montrer que quelqu'un a *fait* en pratique ce qu'il a nié en
théorie. »

Et deuxièmement, je crois que l'argument de rétorsion et
l'argument /ad hominem/ sont deux choses différentes.

Le premier met en évidence l'inconséquence de
l'interlocuteur en montrant qu'il y a contradiction entre le
/dire/ et le /faire/.

Le second, lui, n'a plus aucun lien avec l'objet initial du
débat. Par exemple, le fait de critiquer Bill Clinton et le
travail effectué durant ses mandats en faisant référence à
l'affaire Lewinsky relève de l'argument /ad hominem/ et donc
d'une personnification du débat qui devient par conséquent
non-débat.

Qu'en pensez-vous ?

--
MAS

Message has been deleted
Message has been deleted

joye

unread,
May 11, 2005, 6:54:04 AM5/11/05
to

"Mehmet Alparslan Saygin"

> || 14 - L'argument de rétorsion :
>
> || « Argument qui consiste à montrer que quelqu'un a
> || affirmé en pratique ce qu'il a nié en théorie. »
>
> || Pas d'exemple.
>
> || (Note : Idem.)
>
> | C'est l'argument /ad hominem/, je pense.

Non, je ne crois pas. /ad hominem/ se sert de la personne pour « prouver »
son argument.

Exemples :

DB est un tueur sériel, que serait-il de la prononciation du mot /cinq/ ?

Papotine, qui travaille aux restos de coeur dans son temps libre, prononce
ce mot ainsi, donc, c'est une bonne façon de le prononcer.

Non ?

Isabelle Hamey

unread,
May 11, 2005, 7:07:20 AM5/11/05
to
joye a écrit :

> Non, je ne crois pas. /ad hominem/ se sert de la personne pour « prouver »
> son argument.

> Exemples :

> DB est un tueur sériel, que serait-il de la prononciation du mot /cinq/ ?

> Papotine, qui travaille aux restos de coeur dans son temps libre, prononce
> ce mot ainsi, donc, c'est une bonne façon de le prononcer.

> Non ?

Mon Dieu, DB nous aurait caché qu'il est un "serial killer"
à ses momennts perdus, et Papotine, qu'elle est une bénévole
aux restos « de » coeur.

La vie privée des participants à ce forum ne regardent qu'eux.

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 7:08:50 AM5/11/05
to
joye :

| Babacio :

|| Mehmet Alparslan Saygin :

|||| 14 - L'argument de rétorsion :

|||| « Argument qui consiste à montrer que quelqu'un a
|||| affirmé en pratique ce qu'il a nié en théorie. »

|||| Pas d'exemple.

||| C'est l'argument /ad hominem/, je pense.

| Non, je ne crois pas. /ad hominem/ se sert de la
| personne pour « prouver » son argument.

Ouh là. Tu interviens pour brouiller les cartes, Joye ?

| Exemples :

| DB est un tueur sériel, que serait-il de la prononciation
| du mot /cinq/ ?

Pas compris cet exemple.

| Papotine, qui travaille aux restos de coeur dans son
| temps libre, prononce ce mot ainsi, donc, c'est une bonne
| façon de le prononcer.

D'accord, je vois ce que tu veux dire là.

| Non ?

Non. Tu sembles ici donner des exemples de l'argument
d'autorité voire d'ailleurs du faux argument d'autorité.

Ça rejoint l'exemple que donnait Babacio au sujet des
artichauts et Einstein.

--
MAS

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 7:14:10 AM5/11/05
to
Babacio :

|| Je vous laisse débrouiller tout ça.

| Veillez à ne pas faire de confusion entre /ad hominem/ et
| /ad personam/.

Effectivement. Je crois me souvenir qu'une longue enfilade
avait pris place sur ce forum à ce sujet. Mais c'est
compliqué étant donné qu'il faut mettre en relation cette
ambiguïté avec un troisième candidat qu'est l'argument de
rétorsion.

--
MAS

Message has been deleted

DB

unread,
May 11, 2005, 7:36:38 AM5/11/05
to

"Babacio" :

<bab...@free.fr> a écrit dans le message de news: m2is1q2...@baba.ba...
> "Mehmet Alparslan Saygin"


>
>> Effectivement. Je crois me souvenir qu'une longue enfilade
>> avait pris place sur ce forum à ce sujet. Mais c'est
>> compliqué étant donné qu'il faut mettre en relation cette
>> ambiguïté avec un troisième candidat qu'est l'argument de
>> rétorsion.
>

> Oui, et puis j'ai cherché un peu dans goût-gueule, et on tombe sur des
> tas de pages qui se contredisent entre elles.
>
Et appelle-t-on "ad praenomen" le procédé qui consiste à clore une
discussion en jetant, au lieu d'argument, un nom que son titulaire n'a pas
choisi d'utiliser sur ce forum ? Un procédé à la Babacio, dont je n'ai pas
l'honneur de connaître le vrai nom. Mais a-t-on besoin de connaître le nom
d'un lâche ?

Isabelle Hamey

unread,
May 11, 2005, 8:10:09 AM5/11/05
to
Stéphane De Becker a écrit :
> On entend de partout : « Le pape est allemand... »
> Mais on s'en fiche ici car on est trop gourmand
>
> d'écouter Isabelle Hamey :

>
>> La vie privée des participants à ce forum ne regardent qu'eux.

> Comme disait Lamartine.

Je vais de ce pas me noyer dans le lac.

Stéphane De Becker

unread,
May 11, 2005, 8:08:54 AM5/11/05
to
On entend de partout : « Le pape est allemand... »
Mais on s'en fiche ici car on est trop gourmand

d'écouter Isabelle Hamey :

> La vie privée des participants à ce forum ne regardent qu'eux.

Comme disait Lamartine.

Message has been deleted

dphn

unread,
May 11, 2005, 9:13:09 AM5/11/05
to
Babacio :

> [...]
> Si vous voulez connaître mon nom, c'est très simple : je m'apelle
> Hervé Perdry et je vous pisse à la gueule.

La dernière proposition n'était peut-être pas indispensable, AMHA. Je
suis sûr que si vous aviez respiré un grand coup, vous auriez pu
formuler autrement votre désapprobation.

--
dphn

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 11, 2005, 9:18:33 AM5/11/05
to
Stéphane De Becker :

| Isabelle Hamey :

|| La vie privée des participants à ce forum ne regardent
|| qu'eux.

| Comme disait Lamartine.

Ou Les Inconnus, dans un style un peu différent.

--
MAS

Message has been deleted
Message has been deleted

Isabelle Hamey

unread,
May 11, 2005, 9:31:21 AM5/11/05
to
Babacio a écrit :

> [...] une adresse mail [...]

C'est pas gentil de faire de la peine à Monsieur Guillou.

> Je me contrefiche de ce que vous pensez de mon honneur... on attend
> votre nom complet, maintenant, puisque vous ne sauriez être lâche ?

Pfttt... Qui est ce « on » ? Nous sommes plusieurs à
connaître le nom complet de DB. Moins nombreux à pouvoir lui
écrire en privé. Où est le problème ?

DB

unread,
May 11, 2005, 9:48:48 AM5/11/05
to

"Babacio" :

> Si vous aviez une adresse valide
> dans votre en-tête, ça aurait été possible. Et vous avez encore le
> culot de me traiter de lâche... c'est pourtant pas prendre un gros
> risque, que de laisser trainer une adresse mail, hein...

Mon adresse a été valide plusieurs années depuis 1999, puis à peine
maquillée pour éviter le spam. C'est récemment que j'ai mis une adresse
complètement bidon. Aujourd'hui, je ne vois pas trop l'intérêt de donner ma
véritable adresse sur les forums, d'autant que je n'ai pas pour habitude
d'entretenir des conversations privées parallèles avec les coforumistes,
même avec ceux qui sont devenus des amis.
Néanmoins, je ne la refuse pas à qui me la demande, comme vous le verrez
dans votre BAL.

>
>> Je ne crois pas que cette dernière saillie fasse beaucoup pour
>> l'honneur de votre nom, mais j'espère de tout cour qu'elle vous
>> soulagera.


>
> Je me contrefiche de ce que vous pensez de mon honneur... on attend
> votre nom complet, maintenant, puisque vous ne sauriez être lâche ?
>

On dirait une plaisanterie de gamin : "T'es pas cap". Pourquoi voulez-vous
que j'écrive ici le reste de mon nom, si peu mystérieux qu'il soit, puisque
j'ai justement fait choix de ne pas le faire.

Message has been deleted

DB

unread,
May 11, 2005, 10:01:35 AM5/11/05
to

"Babacio" :

>
>>> Je me contrefiche de ce que vous pensez de mon honneur... on attend
>>> votre nom complet, maintenant, puisque vous ne sauriez être lâche ?
>>>
>> On dirait une plaisanterie de gamin : "T'es pas cap". Pourquoi
>> voulez-vous que j'écrive ici le reste de mon nom, si peu mystérieux
>> qu'il soit, puisque j'ai justement fait choix de ne pas le faire.
>

> Alors pourquoi me traiter de lâche pour avoir fait le même choix ?

Mon accusation de lâcheté concernait votre façon de mettre fin au débat en
lançant mon nom au milieu de l'arène, au lieu d'argumenter, tout cela en
vous abritant effectivement derrière un pseudo. J'aurais bien mauvaise grâce
à critiquer d'une manière générale l'usage d'un pseudo.
Mais vous avez dû recevoir maintenant mon nom et mon adresse et je vous
propose de poursuivre en privé, si nécessaire, une discussion qui n'est pas
nécessairement du ressort de ce forum ni du goût de ses lecteurs.

DB

unread,
May 11, 2005, 10:04:54 AM5/11/05
to

"Isabelle Hamey" :

>
> Pfttt... Qui est ce « on » ? Nous sommes plusieurs à connaître le nom
> complet de DB. Moins nombreux à pouvoir lui écrire en privé.

Et pareillement pour vous :
----- The following addresses had permanent fatal errors -----
<ha...@alussinan.org>

(reason: 553 Sorry, that domain isn't in my list of allowed rcpthosts.)

Isabelle Hamey

unread,
May 11, 2005, 10:04:32 AM5/11/05
to
DB a écrit :
> "Isabelle Hamey" :

>> Pfttt... Qui est ce « on » ? Nous sommes plusieurs à connaître le nom
>> complet de DB. Moins nombreux à pouvoir lui écrire en privé.

> Et pareillement pour vous :

ha...@free.fr
ha...@teaser.fr

Vous êtes le bienvenu.

Andree

unread,
May 11, 2005, 2:00:18 AM5/11/05
to

""Mehmet Alparslan Saygin" <the.w...@skynette.be> a écrit dans le
message
de news: 42812e60$0$13310$ba62...@news.skynet.be...
> Bonsoir ô fllfiens et fllfiennes,
>
> Ma professeure de « Correspondance, rapports et
> communication » a finalement plié devant mon entêtement
> d'étudiant zélé.

La pauvre ! :-)

Je n'ai pas vu l'antithèse, dans ta liste. J'ai mal lu, ou ça a changé de
nom ?
D'après le TLFI :
A. RHÉT. Figure par laquelle on rapproche en les opposant deux mots, deux
expressions, deux idées contraires, pour leur donner plus de relief.
Antithèse de mots, d'expressions, de pensées

>
> 13.5 - Le faux argument d'autorité :
>
> « Procédé consistant à faire appel à une autorité en dehors
> de sa sphère de compétence. »

Depardieu qui milite pour le oui ?
Un exemple-type, c'est le débat politique auquel on invite une personne
connue (chanteur, sportif, etc) et où on lui demande son avis. Avis très
pertinent au niveau personnel (autant que le tien ou le mien), mais la
personne interrogée n'a pas nécessairement l'expertise nécessaire pour en
dire plus que monsieur tout-le-monde. Pourtant, sa célébrité fera qu'on lui
donnera plus de poids qu'à toi ou à moi. (ça se faisait beaucoup sur RTL, à
une époque).


>
> 13.8 - Le cercle vicieux :
>
> « Approche par laquelle on prouve quelque chose par un
> argument que l'on prouve à son tour par cet argument. »
>
> Ex.: Nous sommes les meilleurs parce que nous sommes
> compétents. Et nous sommes compétents parce que nous sommes
> les meilleurs.
>
> (Note : La définition me laisse perplexe.)

C'est vrai que ce n'est pas clair. C'est la "définition circulaire",
apparemment (ça aussi, ça a changé de nom ?) : il s'agit de deux
définitions qui sont construites de telle façon que la première renvoie à
la deuxième, et la deuxième à la première. (Ou plutôt le raisonnement
circulaire, qui permet de "prouver" l'hypothèse sur laquelle il est fondé
en considérant a priori cette hypothèse comme vraie) : Exemple :Dieu existe
parce qu'il est longuement décrit dans la Bible. Et ce que la Bible dit est
vrai, puisqu'elle a été inspirée par Dieu.
>
>
> 10 - La question oratoire (ou rhétorique) :
>
> « Émission de certitudes sous forme de questions ; tout le
> monde connaît la réponse et dira la même chose. »
>
> Ex.: Voulez-vous réussir vos examens ?
>

Je dirais plutôt "question à laquelle l'auditoire n'est pas censé
répondre", mais sans que tout le monde soit censé penser la même chose.
Certans mots-clé ou tournures de phrases sont souvent utilisés, par exemple
: "voulons-nous vraiment que ..." appelle une réponse négative; par contre
"Ne devrions-nous pas accepter ..." suppose une réponse positive.
L'avantage de cette technique, quand elle est utilisée oralement devant un
public, est qu'elle permet à une majorité de se sentir minorisée au niveau
individuel.
Par exemple : Un de tes profs, réputé pour son manque d'équité aux examens
(oraux uniquement), profite de son cours pour faire de la propagande. Et il
conclut un de ses discours par "Pouvons-nous vraiment laisser faire une
chose pareille ?" . Parmi les 50 élèves de la classe, 40 pensent
qu'effectivement, on peut laisser faire cette chose. Mais, connaissant le
bonhomme, aucun n'ose réagir. Chacun des 40 (donc faisant partie de la
majorité) aura l'impression d'être le seul à penser de cette façon, et
voudra éviter de se faire remarquer. Et même si tu en discutes avec 3 ou 4
personnes, tu garderas cette impression que vous êtes minoritaires. Par
contre, cette figure de style est risquée, parce que si l'un ou l'autre
répond (et pas dans le sens désiré par l'orateur, évidemment), ça risque
d'entraîner les autres à en faire autant, et donc à se rendre compte que la
question était biaisée.

--
Andrée


Andree

unread,
May 11, 2005, 1:18:57 PM5/11/05
to

"Babacio" <bab...@free.fr> a écrit dans le message de news:
m27ji66...@baba.ba...

> "Mehmet Alparslan Saygin"
>
>> 14 - L'argument de rétorsion :
>>
>> « Argument qui consiste à montrer que quelqu'un a affirmé en
>> pratique ce qu'il a nié en théorie. »
>>
>> Pas d'exemple.
>>
>> (Note : Idem.)
>
> C'est l'argument /ad hominem/, je pense. Exemple : « tu prônes la
> transparence du financement, mais dis-moi, au temps d'Urba-Gracco,
> tu... »

L'argument de rétorsion est différent de l'argument ad hominem/ad personam
en ce sens qu'il se situe uniquement au niveau du discours, à mon avis.
Une personne énonce une règle générale; son adversaire lui demande des
précisions et lui propose des exemples concrets dans lesquels, justement,
cette règle ne peut s'appliquer. Si l'orateur oublie de préciser qu'il
s'agit d'une exception, on peut lui reprocher de dire, en pratique,
l'inverse de ce qu'il a dit en théorie.

--
Andrée


Pierre Hallet

unread,
May 11, 2005, 2:38:11 PM5/11/05
to
Mehmet Alparslan Saygin :

Ceux-là ne nous regardent pas.

--
Pierre Hallet.
FAQ du forum fllf : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.


Isabelle Hamey

unread,
May 11, 2005, 2:47:05 PM5/11/05
to
Pierre Hallet a écrit :

> Mehmet Alparslan Saygin :
>
>
>>Stéphane De Becker :
>>
>>| Isabelle Hamey :
>>|| La vie privée des participants à ce forum ne
>>|| regardent qu'eux.
>>
>>| Comme disait Lamartine.

>>Ou Les Inconnus, dans un style un peu différent.

> Ceux-là ne nous regardent pas.

Encore un peu et je vous balançais l'intégrale du /Lac/ de
Lamartine. Vous n'aurez droit qu'à une version réduite :

§
[...]
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
[...]
§

Pierre Hallet

unread,
May 11, 2005, 2:53:30 PM5/11/05
to
Isabelle Hamey :

>
> Encore un peu et je vous balançais l'intégrale du
> /Lac/ de Lamartine. Vous n'aurez droit qu'à une
> version réduite :
>
> §
> [...]
> Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
> Que les parfums légers de ton air embaumé,
> Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
> Tout dise : Ils ont aimé !
> [...]
> §

Quand j'étais gosse, j'ai découvert ce poème à la page 32
du /Trésor de Rackham le Rouge/ (en me demandant dans un
premier temps si le capitaine Haddock avait bu). Ce n'est
que bien plus tard que l'école m'en a révélé le reste.

Isabelle Hamey

unread,
May 11, 2005, 2:56:52 PM5/11/05
to
Pierre Hallet a écrit :

> Isabelle Hamey :
>
>>Encore un peu et je vous balançais l'intégrale du
>>/Lac/ de Lamartine. Vous n'aurez droit qu'à une
>>version réduite :
>>
>>§
>>[...]
>>Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
>>Que les parfums légers de ton air embaumé,
>>Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
>>Tout dise : Ils ont aimé !
>>[...]
>>§

> Quand j'étais gosse, j'ai découvert ce poème à la page 32
> du /Trésor de Rackham le Rouge/ (en me demandant dans un
> premier temps si le capitaine Haddock avait bu). Ce n'est
> que bien plus tard que l'école m'en a révélé le reste.

C'est là que vous avez découvert, qu'au bout de deux bières
de marques différentes, vous écriviez comme Lamartine ?

Pierre Hallet

unread,
May 11, 2005, 3:48:15 PM5/11/05
to
Isabelle Hamey :

> > Quand j'étais gosse, j'ai découvert ce poème à la page 32
> > du /Trésor de Rackham le Rouge/ (en me demandant dans un
> > premier temps si le capitaine Haddock avait bu). Ce n'est
> > que bien plus tard que l'école m'en a révélé le reste.
>
> C'est là que vous avez découvert, qu'au bout de deux bières
> de marques différentes, vous écriviez comme Lamartine ?

Aïe bègue ioure pardonne ?

Vs

unread,
May 11, 2005, 5:28:07 PM5/11/05
to
l'anteclaviste Mehmet Alparslan Saygin a pianoté :
>
> 4 - La comparaison :
>
> « Rapport de ressemblance visant à expliquer les propriétés
> de l'un par les propriétés de l'autre. »
>
> Ex.: Comparer la hiérarchie à une étagère.
>
Plus c'est haut, moins ça sert ?

Vs
n'a pas pu résister.

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 18, 2005, 5:24:08 PM5/18/05
to
Andree :

| Je n'ai pas vu l'antithèse, dans ta liste. J'ai mal lu, ou ça a

| changé de nom ? [...]

Non, effectivement, il n'est pas dans la liste, mais il manque pas mal
de trucs comme la métonymie, la synecdoque, etc.

Exemple d'antithèse : « Ce poème écrit par un illustre inconnu... »

|| 13.5 - Le faux argument d'autorité :

|| « Procédé consistant à faire appel à une autorité en dehors
|| de sa sphère de compétence. »

| Depardieu qui milite pour le oui ?

Exactement.

|| 13.8 - Le cercle vicieux :

|| « Approche par laquelle on prouve quelque chose par un
|| argument que l'on prouve à son tour par cet argument. »

|| (Note : La définition me laisse perplexe.)

| C'est vrai que ce n'est pas clair. C'est la "définition circulaire",
| apparemment (ça aussi, ça a changé de nom ?) : il s'agit de deux
| définitions qui sont construites de telle façon que la première
| renvoie à la deuxième, et la deuxième à la première. (Ou plutôt le
| raisonnement circulaire, qui permet de "prouver" l'hypothèse sur
| laquelle il est fondé en considérant a priori cette hypothèse comme
| vraie) : Exemple : Dieu existe parce qu'il est longuement décrit
| dans la Bible. Et ce que la Bible dit est vrai, puisqu'elle a été
| inspirée par Dieu.

Très bel exemple. Merci.

|| 10 - La question oratoire (ou rhétorique) :

|| « Émission de certitudes sous forme de questions ; tout le
|| monde connaît la réponse et dira la même chose. »

|| Ex.: Voulez-vous réussir vos examens ?

| L'avantage de cette technique, quand elle est utilisée oralement


| devant un public, est qu'elle permet à une majorité de se sentir
| minorisée au niveau individuel.

Je n'avais jamais envisagé la chose sous cet angle.

| Par exemple : Un de tes profs, réputé pour son manque d'équité aux
| examens (oraux uniquement), profite de son cours pour faire de la
| propagande. Et il conclut un de ses discours par "Pouvons-nous
| vraiment laisser faire une chose pareille ?" . Parmi les 50 élèves
| de la classe, 40 pensent qu'effectivement, on peut laisser faire
| cette chose. Mais, connaissant le bonhomme, aucun n'ose réagir.
| Chacun des 40 (donc faisant partie de la majorité) aura
| l'impression d'être le seul à penser de cette façon, et voudra
| éviter de se faire remarquer. Et même si tu en discutes avec 3 ou 4
| personnes, tu garderas cette impression que vous êtes minoritaires.

Excellent !

| Par contre, cette figure de style est risquée, parce que si l'un ou
| l'autre répond (et pas dans le sens désiré par l'orateur,
| évidemment), ça risque d'entraîner les autres à en faire autant, et
| donc à se rendre compte que la question était biaisée.

Mon expérience personnelle me fait dire que c'est malheureusement très
majoritairement le consensus mou qui prédomine.

--
MAS

Message has been deleted

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 18, 2005, 5:29:24 PM5/18/05
to
Andree :

| Mehmet Alparslan Saygin :

| Je n'ai pas vu l'antithèse, dans ta liste. J'ai mal lu, ou ça a

| changé de nom ? [...]

Non, effectivement, il n'est pas dans la liste, mais il manque pas mal
de trucs comme la métonymie, la synecdoque, etc.

Exemple d'antithèse : « Ce poème écrit par un illustre inconnu... »

|| 13.5 - Le faux argument d'autorité :

|| « Procédé consistant à faire appel à une autorité en dehors
|| de sa sphère de compétence. »

| Depardieu qui milite pour le oui ?

Exactement.

|| 13.8 - Le cercle vicieux :

|| « Approche par laquelle on prouve quelque chose par un
|| argument que l'on prouve à son tour par cet argument. »

|| (Note : La définition me laisse perplexe.)

| C'est vrai que ce n'est pas clair. C'est la "définition circulaire",
| apparemment (ça aussi, ça a changé de nom ?) : il s'agit de deux
| définitions qui sont construites de telle façon que la première
| renvoie à la deuxième, et la deuxième à la première. (Ou plutôt le
| raisonnement circulaire, qui permet de "prouver" l'hypothèse sur
| laquelle il est fondé en considérant a priori cette hypothèse comme
| vraie) : Exemple : Dieu existe parce qu'il est longuement décrit
| dans la Bible. Et ce que la Bible dit est vrai, puisqu'elle a été
| inspirée par Dieu.

Très bel exemple. Merci.

|| 10 - La question oratoire (ou rhétorique) :

|| « Émission de certitudes sous forme de questions ; tout le
|| monde connaît la réponse et dira la même chose. »

|| Ex.: Voulez-vous réussir vos examens ?

| L'avantage de cette technique, quand elle est utilisée oralement


| devant un public, est qu'elle permet à une majorité de se sentir
| minorisée au niveau individuel.

Je n'avais jamais envisagé la chose sous cet angle.

| Par exemple : Un de tes profs, réputé pour son manque d'équité aux


| examens (oraux uniquement), profite de son cours pour faire de la
| propagande. Et il conclut un de ses discours par "Pouvons-nous
| vraiment laisser faire une chose pareille ?" . Parmi les 50 élèves
| de la classe, 40 pensent qu'effectivement, on peut laisser faire
| cette chose. Mais, connaissant le bonhomme, aucun n'ose réagir.
| Chacun des 40 (donc faisant partie de la majorité) aura
| l'impression d'être le seul à penser de cette façon, et voudra
| éviter de se faire remarquer. Et même si tu en discutes avec 3 ou 4
| personnes, tu garderas cette impression que vous êtes minoritaires.

Excellent !

| Par contre, cette figure de style est risquée, parce que si l'un ou
| l'autre répond (et pas dans le sens désiré par l'orateur,
| évidemment), ça risque d'entraîner les autres à en faire autant, et
| donc à se rendre compte que la question était biaisée.

Mon expérience personnelle me fait dire que c'est malheureusement très

0 new messages