je découvre la liste fllf
(-; d'abord peut-on dire que le fil sur le troll en était un? ;-)
plus sérieusement:
malgré des recherches dans différents dictionnaires, sur le ouaibe, dans
les niouzes, je n'ai pas réussi à trouver d'explication concernant le
changement de Thibet en Tibet
je vous remercie d'avance pour tout élément me permettant de relancer
mes recherches
Et de quand daterait ce changement ?
http://perso.wanadoo.fr/cryptozoo/culture/tintin_tibet.jpg
--
Anne
(On a les références qu'on peut)
>malgré des recherches dans différents dictionnaires, sur le ouaibe, dans
>les niouzes, je n'ai pas réussi à trouver d'explication concernant le
>changement de Thibet en Tibet
Bonne question. Elle a déjà été posée ici il y a trois ans en sens
inverse : pourquoi a-t-on si longtemps écrit Thibet ? Et il n'y a pas eu
de réponses.
Cela dit, le changement s'est produit au début du XXe s. Ce n'est pas le
seul nom à avoir été simplifié, par exemple il y a aussi la Lithuanie,
la Norwège.
>Et de quand daterait ce changement ?
>http://perso.wanadoo.fr/cryptozoo/culture/tintin_tibet.jpg
Il y a un autre changement du nom du Tibet qui n'a pas plu à tout le
monde :
<http://perso.wanadoo.fr/prad/p_chinois.htm>
Encyclopédie du XXe siècle Librairie nationale Paris 1904
entrée: Thibet ou Tibet,
pas d'entrée pour Tibet
Petit Larousse
- 1917 Thibet ou Tibet, l'entrée Tibet renvoie vers Thibet
- 1952 Thibet renvoie vers Tibet, Tibet ou Si-Tsan
Petit complément, à ce jour,
www.alapage.com, tous produits, Tibet: 990 objets, Thibet: 14 objets
gallica.bnf.fr, Tibet 1 ouvrage, Thibet 7 ouvrages
Allons, il n'y a qu'un seul Tibet :
http://www.lombard.be/Auteur.Detail.cfm?Query_ID=142643 .
>Allons, il n'y a qu'un seul Tibet :
>http://www.lombard.be/Auteur.Detail.cfm?Query_ID=142643 .
Que lis-je ?
<cit.>
Français de naissance et belge d'adoption, notre sympathique jubilaire
se verra, bientôt, récompenser de prestigieuses distinctions
ministérielles.
</cit.>
Jubilaire parce qu'il a créé Chick Bill et Kid Ordinn en 1950 ? donc il
y a cinquante ans ? Je veux bien que l'on fête ce jubilé, mais l'auteur
n'est pas un jubilaire...
Pistes :
Ni "Tibet" , ni "Thibet" ne sont le nom que les indigènes donnent à leur
pays. Ils appellent celui-ci Bod Yul (prononcé Peu Youl) et eux-mêmes se
dénomment Peu Pa. Poétiquement le pays est appelé Khang Yul - Pays des
neiges - bien qu'il neige peu au Tibet, et que les neiges perpétuelles ne
se rencontrent qu'au-dessus de 6000 m d'altitude...
Alexandra DAVID-NEEL
Qui écrit indifféremment Thibet ou Tibet selon les ouvrages et les
éditions.
Tibet : Livre d'or
Il faut absolument proposer aux Maires de nos communes d'adhérer à la
Motion du Parlement Européen. L'Europe doit enfin reconnaître le
Gouvernement Thibétain en exil comme seul représentant du Peuple
Thibétain. C'est urgent. Le Thibet et les...
http://www.tibet.fr/utils/livredor.php?displayBegin=100
Orthographe "flottante" !
Il s'en fiche, il jubile (trop facile) : Tibet a certainement suivi le fil
sur le sujet il y a quelques jours.
Par contre, j'ai eu des doutes en voyant « se verra, bientôt,
*récompenser* ». Mais Grevisse admet *récompensé*, que j'eusse employé
[B.U., 13e édition, § 791, o)], Et récompenser *de* est correct (je ne vois
rien s'opposant à *par de*).
Stéphane (tibetophile)
Stéphane De Becker a écrit:
> > <cit.>
> > Français de naissance et belge d'adoption, notre sympathique jubilaire
> > se verra, bientôt, récompenser de prestigieuses distinctions
> > ministérielles.
> > </cit.>
>
> Par contre, j'ai eu des doutes en voyant « se verra, bientôt,
> *récompenser* ». Mais Grevisse admet *récompensé*, que j'eusse employé
> [B.U., 13e édition, § 791, o)], Et récompenser *de* est correct (je ne vois
> rien s'opposant à *par de*).
J'ai le sentiment que votre doute est plus que légitime, et plus je tourne
cette phrase, plus elle me semble gauche et non canonique.
L'emploi, fautif à mon goût, de l'infinitif, résulte probablement d'une double
confusion : phonétique avec le pp, et syntaxique avec des verbes construits
différemment, comme "attribuer" ou "offrir" :
« X se verra, bientôt, attribuer de prestigieuses distinctions ministérielles.
»
« X se verra, bientôt, offrir de prestigieuses distinctions ministérielles. »
Vous noterez d'ailleurs que dans ces deux exemples, seul l'infinitif convient,
pas le pp.
>>Et de quand daterait ce changement ?
>>http://perso.wanadoo.fr/cryptozoo/culture/tintin_tibet.jpg
> Il y a un autre changement du nom du Tibet qui n'a pas plu à tout le
> monde :
> <http://perso.wanadoo.fr/prad/p_chinois.htm>
Un autre qui écrit publiquement comme dans son carnet intime :
> les pirates Chinois ce sont dits
> des éditions piratent sont toujours imprimées
--
Anne
(sic) a écrit:
> me4all <mi4...@netscape.net> a eu gravé de son fin stylet sur les
> tablettes d'argile de fr.lettres.langue.francaise :
>
> >malgré des recherches dans différents dictionnaires, sur le ouaibe, dans
> >les niouzes, je n'ai pas réussi à trouver d'explication concernant le
> >changement de Thibet en Tibet
>
> Bonne question. Elle a déjà été posée ici il y a trois ans en sens
> inverse : pourquoi a-t-on si longtemps écrit Thibet ? Et il n'y a pas eu
> de réponses.
>
> Cela dit, le changement s'est produit au début du XXe s.
Les deux noms ont coexisté depuis des siècles (et même avec d'autres).
Simplement, jusqu'à la fin du XIXe siècle, Thibet était la version considérée
comme la plus courante et privilégiée par les dictionnaires et la tendance
s'est alors inversée, pour des raisons assez mystérieuses* : on a cependant
signalé d'autres simplifications vers la même époque, et celle-ci se justifie
dans la mesure où le "th" n'est pas étymologique.
Dans le dictionnaire de Trévoux, l'entrée est à Thibet, mais on indique tout
de suite, en aussi gros caractères Tibet et Tobbat, puis en plus petits
caractères, les formes Tebet, Tobat, Tobut, Toubut. Avec la mention : « Le
premier est le plus ordinaire en français. »
Cherpillod explique dans son dictionnaire étymologique ceci : du nom tibétain
"stodpa" (signifiant 'tibétain'), les Chinois auraient fait au VIe siècle
"Thupho" et les Arabes "Tobbet", puis "Tibbet", à moins que "Tobbet" ne
vienne du tibétain "thopobod" signifiant "haut Tibet".
"Tebet" est l'orthographe de Marco Polo.
* Dans un domaine voisin, qu'on songe au duo "clef/clé". "Clef" était jadis
la première entrée signalée, voire la seule. Aujourd'hui, "clé" domine et bat
"clef" chez Google par 876000 à 189000. Peut-on dire pour autant qu'on a
changé l'orthographe de "clef/clé", et encore moins donner une date précise
de ce changement ?
> L'emploi, fautif à mon goût, de l'infinitif, résulte probablement d'une
double
> confusion : phonétique avec le pp, et syntaxique avec des verbes
construits
> différemment, comme "attribuer" ou "offrir" :
> « X se verra, bientôt, attribuer de prestigieuses distinctions
ministérielles.
> »
> « X se verra, bientôt, offrir de prestigieuses distinctions
ministérielles. »
> Vous noterez d'ailleurs que dans ces deux exemples, seul l'infinitif
convient,
> pas le pp.
En effet. C'est sans doute plus simple avec des verbes qui ne se terminent
pas en *-er*.
Et l'Esthonie. Tiens, un curieux s'est penché sur le sujet :
<http://www.geopoetique.net/archipel_fr/heron/correspondances/cleach.html>
ou
<http://minilien.com/?RYokAZfP4A>.
--
Pierre Hallet
Fhufh les ürrhghtücrrhigtph gd igtbigtrrhigt !
FAQ du forum : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
> Par contre, j'ai eu des doutes en voyant « se verra, bientôt,
> *récompenser* ». Mais Grevisse admet *récompensé*, que j'eusse employé
> [B.U., 13e édition, § 791, o)], Et récompenser *de* est correct (je ne
vois
> rien s'opposant à *par de*).
Oui, selon Grevisse 'se voir' est ici auxiliaire du passif.
Seulement, à mon idée, ce tour, comparé au passif habituel, implique en plus
le fait de vivre quelque chose qui vous arrive sans pouvoir l'empêcher. Un
peu comme 'se faire' dans 'Elle s'est fait tabasser à la nuit close'.
Quant à cela, le PR ne précise aucune nuance de sens.
RC ( qui, activement, s'est vu répondre )
>Les deux noms ont coexisté depuis des siècles (et même avec d'autres).
>Simplement, jusqu'à la fin du XIXe siècle, Thibet était la version considérée
>comme la plus courante et privilégiée par les dictionnaires et la tendance
>s'est alors inversée, pour des raisons assez mystérieuses*
Le célèbre récit de voyage du père Huc (1844) porte en titre « Thibet ».
Mais le livre de Gabriel Bonvalot (1891) est intitulé _De Paris au
Tonkin à travers le Tibet inconnu_. Et le comte Jacques de Lesdain en
1908 rédige a contrario un _Voyage au Thibet par la Mongolie_. Si on
prend des traductions comme Waddel (1905), Landon (1904), Rijnhart
(1901), c'est la graphie actuelle. Les atlas ou les encyclopédies
pouvaient avoir une influence, mais les voyageurs constituaient une
référence importante à une époque où les sources d'information directe
étaient rares.
Huc écrit Lha-ssa, Bonvalot Lhaça, et le nom ancien de la ville était
Bauta. Les autres auteurs cités s'en tiennent à Lhassa.
J'ignore quelles ont été les graphies du picard Guillaume de Rubroeck
(XIIIe s.) ou du bienheureux tchèque Odoric de Pordenone (XIVe s.) qui
ont un peu plus parlé du Tibet que Marco Polo, mais ce sont des textes
latins.