€ 1691; var. anc. eskimau; nom donné aux habitants des terres arctiques
par leurs ennemis
Webster's dit que ce mot s'originait chez les pêcheurs basques dans le
Labrador, mais aussi que c'était emprunté au montagnais [langue des
Algonquins, tribu du nord de Québec] 'ayashkimew' qui voulait dire «
fabriquants des raquettes pour marcher sur la neige ».
Est-ce que quelqu'un saurait encore déneiger la piste ou devrai-je
attendre l'entracte ?
Merci,
Joye Lore-Lawson
jo...@netins.net
L'eskimo est-il dû au succès de « Nanouk » de Robert Flaherty ?
Dominique
> L'eskimo est-il dû au succès de « Nanouk » de Robert Flaherty ?
Au Lycée de Versailles, je crois.
Isabelle Doré
joye a *crit :
>
> Le Petit Robert donne l'étymologie suivante:
>
> € 1691; var. anc. eskimau; nom donné aux habitants des terres arctiques
> par leurs ennemis
>
> Webster's dit que ce mot s'originait chez les pêcheurs basques dans le
> Labrador, mais aussi que c'était emprunté au montagnais [langue des
> Algonquins, tribu du nord de Québec] 'ayashkimew' qui voulait dire «
> fabriquants des raquettes pour marcher sur la neige ».
>
> Est-ce que quelqu'un saurait encore déneiger la piste ou devrai-je
> attendre l'entracte ?
>
> Merci,
>
> Joye Lore-Lawson
> jo...@netins.net
> Dans un vieux livre, publié en 1935 et intitulé "Monseigneur Turquetil,
> Oblat de Marie-Immaculée, Apôtre des esquimaux et le miracle de ses
> missions", titre pompeux s'il en est un, je trouve le passage suivant:
> "Les esquimaux sont mangeurs de cru. C'est même ce que signifie leur
> nom. L'été pourtant, ils mangent rerement la viande crue et saignante,
> mais plutôt celle qui a été séchée au soleil.". Et l'auteur de citer sa
> source: "Missions des O.M.I., vol. pour 1907, p.342." Remarquez, ils
> croyaient tout savoir ces missionnaires en Canada!
Oui, moi aussi, j'ai vu « Black Robe » avec Lothaire Bluteau ! ;-)
Sérieusement, quelqu'un d'autre a trouvé dans l'encyclopédie Universalis
affirme ce que vous avez trouvé pour le sens du mot. Je vais devoir
fouillir encore parmi les sources anglophones pour voir ce que ça donne.
> Enfin, ça peut > toujours aider à nous confondre davantage... ;-)
Non, non, pas du tout ! Vous êtes très gentille d'avoir pris le temps de
partager votre découverte, Isabelle. Merci !
JLL
> Sérieusement, quelqu'un d'autre a trouvé dans l'encyclopédie Universalis
> affirme ce que vous avez trouvé pour le sens du mot.
Pardon. Là, je voulais dire que « quelqu'un d'autre a trouvé dans
l'encyclopédie Universalis *un renseignement qui* affirme . . . »
JLL
>Sérieusement, quelqu'un d'autre a trouvé dans l'encyclopédie Universalis
>affirme ce que vous avez trouvé pour le sens du mot. Je vais devoir
>fouiller encore parmi les sources anglophones pour voir ce que ça donne.
Le nom « Eskimo » signifierait en effet « mangeur de viande crue » en
langage algonquin, mais ma source donne l'étymologie comme possible
sans certitude (« Les langues de l'humanité », Robert Laffont). Mais
Henriette Walter ne relève pas dans cette famille (Dictionnaire des
mots d'origine étrangère). Le mot « esquimau » est attesté en 1691
sous la forme « eskimau » par le Robert historique.
Toujours selon le R. H., le mot « esquimau » a désigné un vêtement
chaud pour enfant vers 1930. Il y a donc eu une mode Nanook of the
North.
Je relève une énormité chez Jacqueline Picoche « Dictionnaire
étymologique du français », Usuels du Robert :
« d'esquimau, nom d'un peuple du Groënland (XVIIIe s.) ainsi désigné
dans sa langue. »
L'inuktitut nous a donné : anorak, igloo, kayak (et donc
esquimautage), parka.
Dominique
domicil...@wanadoo.fr a écrit :
>
> Le nom « Eskimo » signifierait en effet « mangeur de viande crue » en
> langage algonquin, mais ma source donne l'étymologie comme possible
> sans certitude (« Les langues de l'humanité », Robert Laffont). [...)
Ouvrage [bourré de coquilles, fautes et approximations (dommage !,
pour un polytechnicien) dans la modeste partie où il me reste quelques
traces de vagues souvenirs de connaissances mal assimilées] que j'ai
parfaitement reconnu dans la large, très large, breton compris...,
utilisation que vous en fîtes dernièrement (en y ajoutant une coquille,
mauvaise recopie, sur la langue « nahuatl », pas « nahatl » [vous
copierez N fois ce mot que vous estropiez régulièrement]), et en
omettant, scientifiquement, de citer cette source bienvenue. Vilain !
c'est « cweil » qui va pas être content, lui, le contempteur de
l'acitation.
Ah ! mais. Ça ira, ça ira...
> Le Mon, 29 May 2000 18:10:30 -0500, not...@netins.net (joye) a écrit
> :
>
> >Sérieusement, quelqu'un d'autre a trouvé dans l'encyclopédie Universalis
> >affirme ce que vous avez trouvé pour le sens du mot. Je vais devoir
> >fouiller encore parmi les sources anglophones pour voir ce que ça donne.
>
> Le nom « Eskimo » signifierait en effet « mangeur de viande crue » en
> langage algonquin, mais ma source donne l'étymologie comme possible
> sans certitude (« Les langues de l'humanité », Robert Laffont). Mais
> Henriette Walter ne relève pas dans cette famille (Dictionnaire des
> mots d'origine étrangère). Le mot « esquimau » est attesté en 1691
> sous la forme « eskimau » par le Robert historique.
J'ai trouvé dans le Chambers Dictionary of Etymology (1988) que dans la langue
abnaki on disait « Esquimantsec » et dans la langue ojibwa « Ashkimeq ».
Partridge, dans son oeuvre « Origins », note que dans la langue des Cree
« askimowew » veut dire « Il la mange crue ».
En tout cas, le mot « Inuit » (le pluriel d'« inuk ») est le mot préféré,
le nom que ce peuple lui-même s'est donné et qui veut dire « les hommes »
.
À noter aussi que dans Webster's, « Esquimau » figure comme orthographe
archaïque d'Eskimo.
Merci à tous les déblayeurs et aussi à ceux qui ont si discrètement
corrigé mes erreurs de langue ainsi que mes fautes de frappe. C'est
vraiment gentil.
JLL
le noble AmphigouriX a écrit :
> 11 Prairial an CCVIII (le 30 mai 2000 d.c.-d.c.g.), 23h41
>
>
> domicil...@wanadoo.fr a écrit :
> >
> > Le nom « Eskimo » signifierait en effet « mangeur de viande crue »
en
> > langage algonquin, mais ma source donne l'étymologie comme possible
> > sans certitude (« Les langues de l'humanité », Robert Laffont).
[...)
>
> Ouvrage [bourré de coquilles, fautes et approximations (dommage !,
> pour un polytechnicien) dans la modeste partie où il me reste quelques
> traces de vagues souvenirs de connaissances mal assimilées] [...)
Comme par exemple, page 63, §4, où les deux caractères chinois sont
inversés (rotation de 90°) ! « 1jiang » étant de plus fort mal dessiné,
difficilement identifiable, je parle pour un « fufiste » supérieur, bien
sûr...
L'auteur, Michel Malherbe, est présenté comme « polytechnicien et
grand voyageur ». Mais, je répète, quand soi(t)-même on ne fait rien, il
est très facile de « tritiquer ».
Je n'ose, toutefois, envisager le nombre des erreurs dans les
parties où je n'ai aucune connaissance, comme le tchétchéno-ingouche
tardif. Et je conseille à Denis de fuir la description du grec, il
risquerait de se départir de sa « bonhomie » légendaire, et de se fendre
d'une assignation devant quel(le)que cour supranationale. Ah ! que le
bon Schoeller sommeille parfois !
À titre de curiosité, j'ai publié un paragraphe de Malherbe, sous le
titre : « Que des conneries, vous dis-je... », 19/05/2000 17h03.
[...]
>"Les esquimaux sont mangeurs de cru. C'est même ce que signifie leur
>nom. L'été pourtant, ils mangent rerement la viande crue et saignante,
>mais plutôt celle qui a été séchée au soleil.".
[...]
Oui, mais il semble que les Inouits n'aiment pas du tout, du tout
qu'on les appelle "esquimaux", justement parce qu'ils ne se
considèrent pas comme étant des mangeurs de viande crue.
Didier