Quelques précisions qui permettent de s'entendre.
--
kd
> Là : <http://guterrien.free.fr/CamilleMartinez/jargon-lexicographes.html>
>
> Quelques précisions qui permettent de s'entendre.
Article très intéressant. Je le favorise de suite.
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dphn
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"dphn"
> "dphn"
>
>> Article très intéressant. Je le favorise de suite.
>
> C'est votre mignon ?
Pas plus que vos propres favoris.
Et n'allez pas croire que je parle ici de vos rouflaquettes ou de vos
pattes de lapin...
--
dphn
===
"dphn"
> Je vous laisse la responsabilité de cet emploi bizarre du verbe *favoriser*.
Vous n'avez pas dit si vous *mignoniez ?
Marc
===
"Marc Girod"
"Kiriasse" <http://www.kiriasse.fr/mailtokir/mailtokir.html> a écrit dans le
message de news:48bf98b1$0$886$ba4a...@news.orange.fr...
===
"Bernard Cordier"
Et bien, il s'agit d'enfiler.
>> Je sais que le bilboquet est devenu à la mode sous Henri III qui y jouait
>> entouré de ses mignons.
>> Il y a autre chose de plus croustillant ?
>
> Et bien, il s'agit d'enfiler.
La réponse est peu claire, pouvez-vous la rendre plus explicite en
complétant ?
--
kd
===
"Bernard Cordier"
Vous avez compris et je ne sais pas trop où vous voulez en venir.
À moi Gustave !
« C'est aux bains que cela se pratique. On retient le bain pour soi (5
francs, y compris les masseurs, la pipe, le café, le linge) et on enfile son
gamin dans une des salles. »
Flaubert, À Louis Bouilhet, 15 janv. 1850, in Correspondance.
Compte tenu des parenthèses, je crois que le mot « pipe » est à prendre au
sens propre. Mais vous l'aviez compris également.
Je la tiens du mari de ma grand-mère, je n'en sais pas plus.
C'était une perle...
===
"Bernard Cordier"
"Kiriasse"
>>>> Je sais que le bilboquet est devenu à la mode sous Henri III qui y
>>>> jouait
>>>> entouré de ses mignons.
>>>> Il y a autre chose de plus croustillant ?
>>> Et bien, il s'agit d'enfiler.
>> La réponse est peu claire, pouvez-vous la rendre plus explicite en
>> complétant ?
>>
>
> Vous avez compris et je ne sais pas trop où vous voulez en venir.
Je trouvais, et trouve encore, cette approche d'Henri III assez convenue.
Ce fut, à tout le moins un grand amateur des femmes, un roi élégant et
d'une grande finesse ainsi qu'un partisan de l'hygiène, chose rare à
son époque. Ce “travers” lui valut d'être traité d'efféminé par ses
adversaires politiques, les mignons pouvant conforter cette thèse,
mais je m'aurais pas souhaité affronter le moindre d'entre eux à
l'épée, au bâton ou au lit des soubrettes.
Quant à sa supposée attirance pour les hommes, je n'ai lu aucun
historien sérieux qui la soutienne.
--
kd
Non. Mais je vous change le /m/ contre un /n/.
--
kd
La deux, hein ? ça ne m'étonne pas...
--
kd
> Au fait, vous êtes plusieurs ou vous parlez de vous à la troisième
> personne ?
>
> La deux, hein ? ça ne m'étonne pas...
Nous, en tout cas, Nous sommes seul.
PPHN
A Hay, A Hay, A Hay
>> Au fait, vous êtes plusieurs ou vous parlez de vous à la troisième
>> personne ?
>>
>> La deux, hein ? ça ne m'étonne pas...
>
> Nous, en tout cas, Nous sommes seul.
Une bonne chose pour un dynaste.
--
kd
>> Au fait, vous êtes plusieurs ou vous parlez de vous à la troisième
>> personne ?
>>
>> La deux, hein ? ça ne m'étonne pas...
>
> Nous, en tout cas, Nous sommes seul.
Une bonne chose pour un dynaste.
--
kd
Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
représenter une seule personne (indéfinie, certes).
> Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
> à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
> représenter une seule personne (indéfinie, certes).
L'infirmière au malade (exemple emprunté à Clõ) : "Et comment
allons-nous / va-t-on aujourd'hui ?" pour "Et comment allez-vous
aujourd'hui ?".
Certes, mais je ne crois vraiment pas qu'il s'agisse de la même chose,
sauf votre respect.
Dans la tournure relevée par Olivier (en fait celle de Frédérique), il
s'agit réellement d'un élargissement de "on" au "nous" de modestie. On
peut donc réécrire ainsi la phrase de Frédérique :
-- Pouvons-nous vous demander [...]
ou encore :
-- Puis-je vous demander [...]
mais certainement pas :
-- Pouvez-vous *vous* demander de cesser de massacrer la langue ?
Je suppose que vous en conviendrez.
En revanche, dans l'exemple que vous empruntez à Clö, le /nous/, si
elle me permet de l'affirmer, n'est ni autoritaire, ni emphatique, ni
"de politesse". Il s'agit du /nous/ familier, tel que nous le décrit le
TLFi : « Employé pour tu (ou vous de politesse), ou pour la 3e pers.,
même du sing.; pour s'adresser à une ou des pers. ou parler d'elles et
exprimer certaines nuances de sentiment (sympathie, condescendance,
reproche affectueux, parfois ironie) ».
En voici un exemple :
-- « Assise sur son séant, la mère l'emmaillota largement, de ses mains
« expertes, plaisantant, répondant à chacun de ses cris: Oui, oui,
je
« sais, *nous* avons très faim, très faim... Ça va venir, la soupe
« est au feu...
« ZOLA, Fécondité, 1899, p.229.
Sentez-vous un rapport entre le /nous/ de cette tournure (qu'on
pourrait remplacer par un /on/) et le /on/ de l'admonestation de
Frédérique ? Je suppose que non.
--
dphn
>>> Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
>>> à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
>>> représenter une seule personne (indéfinie, certes).
>> L'infirmière au malade (exemple emprunté à Clõ) : "Et comment
>> allons-nous / va-t-on aujourd'hui ?" pour "Et comment allez-vous
>> aujourd'hui ?".
>
> Certes, mais je ne crois vraiment pas qu'il s'agisse de la même chose,
> sauf votre respect.
Nous nous bornions seulement à montrer un élargissement de sens de
"nous" et de "on".
Nous sommes bien d'accord avec tout ce que vous avez par la suite indiqué.
Je suis bien convaincu en effet qu'il ne s'agit pas de la même chose,
mais en outre je n'ai pas pensé un seul instant que Pèire-Pau l'ait cru.
Il me contredira peut-être, mais j'ai supposé qu'il avait juste profité
de mon article pour faire une digression sur un autre sens possible de
ce « on ».
> Dans la tournure relevée par Olivier (en fait celle de Frédérique), il
> s'agit réellement d'un élargissement de "on" au "nous" de modestie. On
> peut donc réécrire ainsi la phrase de Frédérique :
>
> -- Pouvons-nous vous demander [...]
> ou encore :
> -- Puis-je vous demander [...]
> mais certainement pas :
> -- Pouvez-vous *vous* demander de cesser de massacrer la langue ?
En réalité, il me semble que dans la phrase de Frédérique il s'agissait
d'un emploi réellement impersonnel, un peu comme le « on peut entrer ? »
à la porte d'un malade : la personne qui pose la question veut savoir si
le malade veut bien recevoir des visites (quelle que soit la personne
qui lui rende visite) ou bien s'il préfère rester seul pour se reposer.
C'est bien ce que je pensais. Merci de le confirmer.
===
"dphn"
> En réalité, il me semble que dans la phrase de Frédérique il s'agissait
> d'un emploi réellement impersonnel, un peu comme le « on peut entrer ? »
> à la porte d'un malade : la personne qui pose la question veut savoir si
> le malade veut bien recevoir des visites (quelle que soit la personne
> qui lui rende visite) ou bien s'il préfère rester seul pour se reposer.
Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un emploi à proprement parler
impersonnel.
En effet, c'est bien en son nom propre que s'exprime Frédérique, et en
celui de toutes ses relations dont elle sait qu'ils ont la même
sensibilité qu'elle au bon français. Elle a les oreilles écorchées par
une certaine tournure, elle suppose que ses commensaux se sentent
égratignés de la même façon qu'elle, et elle s'exprime sous la forme du
"on", moins définie et par conséquent plus discrète, plus modeste que
celle du "nous" ou du "je".
Il ne s'agit donc pas d'un refuge dans l'impersonnalité, mais d'une
atténuation du sujet, par habitude et goût de la politesse. D'ailleurs
elle a signé son billet, ce qui ne laisse aucun doute sur son identité,
tandis que ton visiteur d'hôpital reste inconnu jusqu'à ce qu'on lui
demande son nom ou qu'on lui permette d'entrer dans la chambre. Lui,
est effectivement impersonnel (momentanément). Pas Frédérique. C'est du
moins ainsi que je ressens la situation. Mais je n'ambitionne pas de
réunir l'unanimité sur ce point...
--
dphn
> Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
> à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
> représenter une seule personne (indéfinie, certes).
À ce propos, quelqu'un peut-il enfin révéler l'identité des ceusses dont
il est question dans l'expression "comme on dit" ? Cela me ronge.
Mehmet
> En réalité, il me semble que dans la phrase de Frédérique il s'agissait
> d'un emploi réellement impersonnel, un peu comme le « on peut entrer ? »
> à la porte d'un malade : la personne qui pose la question veut savoir si
> le malade veut bien recevoir des visites (quelle que soit la personne
> qui lui rende visite) ou bien s'il préfère rester seul pour se reposer.
Oui, je pense que, malheureusement, c'est bien de cette acception du
/on/ qu'il s'agissait, celle qui convient aux ventres mous
(euphémisme) lorsqu'ils s'enhardissent à émettre un reproche.
--
kd
===
"Mehmet"
>> En réalité, il me semble que dans la phrase de Frédérique il s'agissait
>> d'un emploi réellement impersonnel, un peu comme le « on peut entrer ? »
>> à la porte d'un malade : la personne qui pose la question veut savoir si
>> le malade veut bien recevoir des visites (quelle que soit la personne
>> qui lui rende visite) ou bien s'il préfère rester seul pour se reposer.
>
> Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un emploi à proprement parler
> impersonnel.
Il est toujours permis de douter.
> En effet, c'est bien en son nom propre que s'exprime Frédérique, et en
> celui de toutes ses relations dont elle sait qu'ils ont la même
> sensibilité qu'elle au bon français.
Il est toujours permis, au sein d'un forum de langue, de faire état
d'un désaccord soit en corrigeant ce qui est faux soit en donnant un
conseil judicieux.
> Elle a les oreilles écorchées par
> une certaine tournure, elle suppose que ses commensaux se sentent
> égratignés de la même façon qu'elle, et elle s'exprime sous la forme du
> "on", moins définie et par conséquent plus discrète, plus modeste que
> celle du "nous" ou du "je".
Je dirais qu'il s'agit plutôt d'une prise de position sans prise de
responsabilité.
> Il ne s'agit donc pas d'un refuge dans l'impersonnalité, mais d'une
> atténuation du sujet, par habitude et goût de la politesse. D'ailleurs
> elle a signé son billet, ce qui ne laisse aucun doute sur son identité,
Noyée dans une masse indistincte.
> tandis que ton visiteur d'hôpital reste inconnu jusqu'à ce qu'on lui
> demande son nom ou qu'on lui permette d'entrer dans la chambre. Lui,
> est effectivement impersonnel (momentanément). Pas Frédérique. C'est du
> moins ainsi que je ressens la situation. Mais je n'ambitionne pas de
> réunir l'unanimité sur ce point...
L'unanimité moins une voix, c'est déjà pas mal.
--
kd
>> En effet, c'est bien en son nom propre que s'exprime Frédérique, et en
>> celui de toutes ses relations dont elle sait qu'ils ont la même
>> sensibilité qu'elle au bon français. Elle a les oreilles écorchées par
>> une certaine tournure, elle suppose que ses commensaux se sentent
>> égratignés de la même façon qu'elle, et elle s'exprime sous la forme du
>> "on", moins définie et par conséquent plus discrète, plus modeste que
>> celle du "nous" ou du "je".
>>
>> Il ne s'agit donc pas d'un refuge dans l'impersonnalité, mais d'une
>> atténuation du sujet, par habitude et goût de la politesse. D'ailleurs
>> elle a signé son billet, ce qui ne laisse aucun doute sur son identité,
>> tandis que ton visiteur d'hôpital reste inconnu jusqu'à ce qu'on lui
>> demande son nom ou qu'on lui permette d'entrer dans la chambre. Lui,
>> est effectivement impersonnel (momentanément). Pas Frédérique. C'est du
>> moins ainsi que je ressens la situation. Mais je n'ambitionne pas de
>> réunir l'unanimité sur ce point...
>
> Merci pour cette lecture fine et intelligente.
> J'apprécie ;o)
Il y a de quoi mais bon...
Reste à montrer où la langue fut sans cesse massacrée.
--
kd
>> Merci pour cette lecture fine et intelligente.
>> J'apprécie ;o)
>
> Il y a de quoi mais bon...
> Reste à montrer où la langue fut sans cesse massacrée.
Bon sang, toujours rien !
Et moi qui m'attendais à une déferlante de citations de ma prose
massacreuse de langue.
Hélas, je ne progresserai donc jamais...
Il faudra bien supporter que je continue comme devant.
--
kd