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Jargon

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kduc

unread,
Sep 3, 2008, 6:23:51 PM9/3/08
to
Là : <http://guterrien.free.fr/CamilleMartinez/jargon-lexicographes.html>

Quelques précisions qui permettent de s'entendre.

--
kd

dphn

unread,
Sep 3, 2008, 6:46:24 PM9/3/08
to
kduc :

> Là : <http://guterrien.free.fr/CamilleMartinez/jargon-lexicographes.html>
>
> Quelques précisions qui permettent de s'entendre.

Article très intéressant. Je le favorise de suite.

--
dphn


Kiriasse

unread,
Sep 4, 2008, 4:13:40 AM9/4/08
to
C'est votre mignon ?
Kiriasse
Répondant à

===
"dphn"

dphn

unread,
Sep 4, 2008, 4:55:02 AM9/4/08
to
Kiriasse :

> "dphn"
>
>> Article très intéressant. Je le favorise de suite.
>

> C'est votre mignon ?

Pas plus que vos propres favoris.

Et n'allez pas croire que je parle ici de vos rouflaquettes ou de vos
pattes de lapin...

--
dphn


Kiriasse

unread,
Sep 4, 2008, 6:05:14 AM9/4/08
to
Je vous laisse la responsabilité de cet emploi bizarre du verbe *favoriser*.
C'est aussi du ch'ti ?
Kiriasse
Répondant à

===
"dphn"

Marc Girod

unread,
Sep 4, 2008, 7:08:14 AM9/4/08
to
On Sep 4, 11:05 am, "Kiriasse" <http://www.kiriasse.fr/mailtokir/
mailtokir.html> wrote:

> Je vous laisse la responsabilité de cet emploi bizarre du verbe *favoriser*.

Vous n'avez pas dit si vous *mignoniez ?

Marc

Kiriasse

unread,
Sep 4, 2008, 11:10:06 AM9/4/08
to
Il m'arrive de commettre un péché mignon. Et vous ?
Kiriasse
Répondant à

===
"Marc Girod"

Bernard Cordier

unread,
Sep 4, 2008, 11:14:16 AM9/4/08
to
Vous savez sans doute pourquoi le bilboquet était si prisé à l'époque à
laquelle vous faites référence.

"Kiriasse" <http://www.kiriasse.fr/mailtokir/mailtokir.html> a écrit dans le
message de news:48bf98b1$0$886$ba4a...@news.orange.fr...

Kiriasse

unread,
Sep 4, 2008, 11:41:22 AM9/4/08
to
Je sais que le bilboquet est devenu à la mode sous Henri III qui y jouait
entouré de ses mignons.
Il y a autre chose de plus croustillant ?
Kiriasse
Répondant à

===
"Bernard Cordier"

Bernard Cordier

unread,
Sep 4, 2008, 11:48:55 AM9/4/08
to
message de news:48c0019e$0$920$ba4a...@news.orange.fr...

> Je sais que le bilboquet est devenu à la mode sous Henri III qui y jouait
> entouré de ses mignons.
> Il y a autre chose de plus croustillant ?

Et bien, il s'agit d'enfiler.

kduc

unread,
Sep 4, 2008, 11:55:50 AM9/4/08
to
Bernard Cordier a écrit :

>> Je sais que le bilboquet est devenu à la mode sous Henri III qui y jouait
>> entouré de ses mignons.
>> Il y a autre chose de plus croustillant ?
>
> Et bien, il s'agit d'enfiler.

La réponse est peu claire, pouvez-vous la rendre plus explicite en
complétant ?

--
kd

Kiriasse

unread,
Sep 4, 2008, 11:57:08 AM9/4/08
to
Oui, mais c'est une plaisanterie qui n'a rien d'historique, non ?
De nos jours, on serait accusé d'homophobie pour moins que ça.
Kiriasse
Répondant à

===
"Bernard Cordier"

Bernard Cordier

unread,
Sep 4, 2008, 12:04:06 PM9/4/08
to

"kduc" <kd...@neuf.invalid> a écrit dans le message de
news:g9p0e6$2cd7$1...@talisker.lacave.net...

Vous avez compris et je ne sais pas trop où vous voulez en venir.
À moi Gustave !
« C'est aux bains que cela se pratique. On retient le bain pour soi (5
francs, y compris les masseurs, la pipe, le café, le linge) et on enfile son
gamin dans une des salles. »
Flaubert, À Louis Bouilhet, 15 janv. 1850, in Correspondance.

Compte tenu des parenthèses, je crois que le mot « pipe » est à prendre au
sens propre. Mais vous l'aviez compris également.

Bernard Cordier

unread,
Sep 4, 2008, 12:08:22 PM9/4/08
to
message de news:48c00550$0$872$ba4a...@news.orange.fr...

> Oui, mais c'est une plaisanterie qui n'a rien d'historique, non ?

Je la tiens du mari de ma grand-mère, je n'en sais pas plus.


joye

unread,
Sep 4, 2008, 12:13:57 PM9/4/08
to

kduc écrivit :

C'était une perle...

Kiriasse

unread,
Sep 4, 2008, 12:25:39 PM9/4/08
to
Il était mignon sous Henri III ?
Kiriasse
Répondant à

===
"Bernard Cordier"
"Kiriasse"

kduc

unread,
Sep 4, 2008, 12:48:43 PM9/4/08
to
Bernard Cordier a écrit :

>>>> Je sais que le bilboquet est devenu à la mode sous Henri III qui y
>>>> jouait
>>>> entouré de ses mignons.
>>>> Il y a autre chose de plus croustillant ?
>>> Et bien, il s'agit d'enfiler.
>> La réponse est peu claire, pouvez-vous la rendre plus explicite en
>> complétant ?
>>
>
> Vous avez compris et je ne sais pas trop où vous voulez en venir.

Je trouvais, et trouve encore, cette approche d'Henri III assez convenue.
Ce fut, à tout le moins un grand amateur des femmes, un roi élégant et
d'une grande finesse ainsi qu'un partisan de l'hygiène, chose rare à
son époque. Ce “travers” lui valut d'être traité d'efféminé par ses
adversaires politiques, les mignons pouvant conforter cette thèse,
mais je m'aurais pas souhaité affronter le moindre d'entre eux à
l'épée, au bâton ou au lit des soubrettes.
Quant à sa supposée attirance pour les hommes, je n'ai lu aucun
historien sérieux qui la soutienne.

--
kd

Message has been deleted

kduc

unread,
Sep 4, 2008, 5:13:55 PM9/4/08
to
Frédérique a écrit :
> kduc a écrit :

>
>> mais je m'aurais pas souhaité affronter le moindre d'entre eux
>
> Peut-on vous demander de cesser de massacrer la langue ?

Non. Mais je vous change le /m/ contre un /n/.

--
kd

kduc

unread,
Sep 4, 2008, 5:17:16 PM9/4/08
to
kduc a écrit :
Au fait, vous êtes plusieurs ou vous parlez de vous à la troisième
personne ?

La deux, hein ? ça ne m'étonne pas...

--
kd

Pèire-Pau Hay-Napoleone

unread,
Sep 4, 2008, 5:35:03 PM9/4/08
to
kduc a écrit :

> Au fait, vous êtes plusieurs ou vous parlez de vous à la troisième
> personne ?
>
> La deux, hein ? ça ne m'étonne pas...

Nous, en tout cas, Nous sommes seul.


PPHN
A Hay, A Hay, A Hay

kduc

unread,
Sep 4, 2008, 5:51:16 AM9/4/08
to
Pèire-Pau Hay-Napoleone a écrit :

>> Au fait, vous êtes plusieurs ou vous parlez de vous à la troisième
>> personne ?
>>
>> La deux, hein ? ça ne m'étonne pas...
>
> Nous, en tout cas, Nous sommes seul.

Une bonne chose pour un dynaste.

--
kd

kduc

unread,
Sep 5, 2008, 1:48:00 AM9/5/08
to
Pèire-Pau Hay-Napoleone a écrit :

>> Au fait, vous êtes plusieurs ou vous parlez de vous à la troisième
>> personne ?
>>
>> La deux, hein ? ça ne m'étonne pas...
>
> Nous, en tout cas, Nous sommes seul.

Une bonne chose pour un dynaste.

--
kd

Olivier Miakinen

unread,
Sep 5, 2008, 4:54:59 AM9/5/08
to
Le 04/09/2008 23:17, kduc répondait à Frédérique :

>>>
>>> Peut-on vous demander de cesser de massacrer la langue ?
>>
> [...] vous êtes plusieurs [...] ?

Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
représenter une seule personne (indéfinie, certes).

Pèire-Pau Hay-Napoleone

unread,
Sep 5, 2008, 5:05:46 AM9/5/08
to
Olivier Miakinen a écrit :

> Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
> à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
> représenter une seule personne (indéfinie, certes).

L'infirmière au malade (exemple emprunté à Clõ) : "Et comment
allons-nous / va-t-on aujourd'hui ?" pour "Et comment allez-vous
aujourd'hui ?".

dphn

unread,
Sep 5, 2008, 6:38:45 AM9/5/08
to
Pèire-Pau Hay-Napoleone :

Certes, mais je ne crois vraiment pas qu'il s'agisse de la même chose,
sauf votre respect.

Dans la tournure relevée par Olivier (en fait celle de Frédérique), il
s'agit réellement d'un élargissement de "on" au "nous" de modestie. On
peut donc réécrire ainsi la phrase de Frédérique :

-- Pouvons-nous vous demander [...]
ou encore :
-- Puis-je vous demander [...]
mais certainement pas :
-- Pouvez-vous *vous* demander de cesser de massacrer la langue ?

Je suppose que vous en conviendrez.

En revanche, dans l'exemple que vous empruntez à Clö, le /nous/, si
elle me permet de l'affirmer, n'est ni autoritaire, ni emphatique, ni
"de politesse". Il s'agit du /nous/ familier, tel que nous le décrit le
TLFi : « Employé pour tu (ou vous de politesse), ou pour la 3e pers.,
même du sing.; pour s'adresser à une ou des pers. ou parler d'elles et
exprimer certaines nuances de sentiment (sympathie, condescendance,
reproche affectueux, parfois ironie) ».

En voici un exemple :
-- « Assise sur son séant, la mère l'emmaillota largement, de ses mains
« expertes, plaisantant, répondant à chacun de ses cris: Oui, oui,
je
« sais, *nous* avons très faim, très faim... Ça va venir, la soupe
« est au feu...
« ZOLA, Fécondité, 1899, p.229.

Sentez-vous un rapport entre le /nous/ de cette tournure (qu'on
pourrait remplacer par un /on/) et le /on/ de l'admonestation de
Frédérique ? Je suppose que non.

--
dphn


Pèire-Pau Hay-Napoleone

unread,
Sep 5, 2008, 6:31:03 AM9/5/08
to
Mini-Nous a escri :

>>> Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
>>> à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
>>> représenter une seule personne (indéfinie, certes).
>> L'infirmière au malade (exemple emprunté à Clõ) : "Et comment
>> allons-nous / va-t-on aujourd'hui ?" pour "Et comment allez-vous
>> aujourd'hui ?".
>
> Certes, mais je ne crois vraiment pas qu'il s'agisse de la même chose,
> sauf votre respect.

Nous nous bornions seulement à montrer un élargissement de sens de
"nous" et de "on".
Nous sommes bien d'accord avec tout ce que vous avez par la suite indiqué.

Olivier Miakinen

unread,
Sep 5, 2008, 6:39:20 AM9/5/08
to
Le 05/09/2008 12:38, dphn a écrit :
>>
>>> Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
>>> à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
>>> représenter une seule personne (indéfinie, certes).
>>
>> L'infirmière au malade (exemple emprunté à Clõ) : "Et comment
>> allons-nous / va-t-on aujourd'hui ?" pour "Et comment allez-vous
>> aujourd'hui ?".
>
> Certes, mais je ne crois vraiment pas qu'il s'agisse de la même chose,
> sauf votre respect.

Je suis bien convaincu en effet qu'il ne s'agit pas de la même chose,
mais en outre je n'ai pas pensé un seul instant que Pèire-Pau l'ait cru.
Il me contredira peut-être, mais j'ai supposé qu'il avait juste profité
de mon article pour faire une digression sur un autre sens possible de
ce « on ».

> Dans la tournure relevée par Olivier (en fait celle de Frédérique), il
> s'agit réellement d'un élargissement de "on" au "nous" de modestie. On
> peut donc réécrire ainsi la phrase de Frédérique :
>
> -- Pouvons-nous vous demander [...]
> ou encore :
> -- Puis-je vous demander [...]
> mais certainement pas :
> -- Pouvez-vous *vous* demander de cesser de massacrer la langue ?

En réalité, il me semble que dans la phrase de Frédérique il s'agissait
d'un emploi réellement impersonnel, un peu comme le « on peut entrer ? »
à la porte d'un malade : la personne qui pose la question veut savoir si
le malade veut bien recevoir des visites (quelle que soit la personne
qui lui rende visite) ou bien s'il préfère rester seul pour se reposer.

Olivier Miakinen

unread,
Sep 5, 2008, 6:40:44 AM9/5/08
to
Le 05/09/2008 12:31, Pèire-Pau Hay-Napoleone a écrit :
>
> Nous nous bornions seulement à montrer un élargissement de sens de
> "nous" et de "on".

C'est bien ce que je pensais. Merci de le confirmer.

Kiriasse

unread,
Sep 5, 2008, 7:38:29 AM9/5/08
to
En tout cas, aucun rapport avec le « Hon ! » que grommelle de temps en temps
notre ami dphn.
Kiriasse
Répondant à

===
"dphn"

dphn

unread,
Sep 5, 2008, 9:17:34 AM9/5/08
to
Olivier Miakinen :


> En réalité, il me semble que dans la phrase de Frédérique il s'agissait
> d'un emploi réellement impersonnel, un peu comme le « on peut entrer ? »
> à la porte d'un malade : la personne qui pose la question veut savoir si
> le malade veut bien recevoir des visites (quelle que soit la personne
> qui lui rende visite) ou bien s'il préfère rester seul pour se reposer.

Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un emploi à proprement parler
impersonnel.

En effet, c'est bien en son nom propre que s'exprime Frédérique, et en
celui de toutes ses relations dont elle sait qu'ils ont la même
sensibilité qu'elle au bon français. Elle a les oreilles écorchées par
une certaine tournure, elle suppose que ses commensaux se sentent
égratignés de la même façon qu'elle, et elle s'exprime sous la forme du
"on", moins définie et par conséquent plus discrète, plus modeste que
celle du "nous" ou du "je".

Il ne s'agit donc pas d'un refuge dans l'impersonnalité, mais d'une
atténuation du sujet, par habitude et goût de la politesse. D'ailleurs
elle a signé son billet, ce qui ne laisse aucun doute sur son identité,
tandis que ton visiteur d'hôpital reste inconnu jusqu'à ce qu'on lui
demande son nom ou qu'on lui permette d'entrer dans la chambre. Lui,
est effectivement impersonnel (momentanément). Pas Frédérique. C'est du
moins ainsi que je ressens la situation. Mais je n'ambitionne pas de
réunir l'unanimité sur ce point...

--
dphn


Mehmet

unread,
Sep 5, 2008, 9:09:02 AM9/5/08
to
Olivier Miakinen a écrit :

> Ça c'est amusant : il est devenu tellement courant d'employer le « on »
> à la place du « nous » que parfois on n'envisage même plus qu'il puisse
> représenter une seule personne (indéfinie, certes).

À ce propos, quelqu'un peut-il enfin révéler l'identité des ceusses dont
il est question dans l'expression "comme on dit" ? Cela me ronge.

Mehmet

kduc

unread,
Sep 5, 2008, 9:15:43 AM9/5/08
to
Olivier Miakinen a écrit :

> En réalité, il me semble que dans la phrase de Frédérique il s'agissait
> d'un emploi réellement impersonnel, un peu comme le « on peut entrer ? »
> à la porte d'un malade : la personne qui pose la question veut savoir si
> le malade veut bien recevoir des visites (quelle que soit la personne
> qui lui rende visite) ou bien s'il préfère rester seul pour se reposer.

Oui, je pense que, malheureusement, c'est bien de cette acception du
/on/ qu'il s'agissait, celle qui convient aux ventres mous
(euphémisme) lorsqu'ils s'enhardissent à émettre un reproche.

--
kd

Kiriasse

unread,
Sep 5, 2008, 9:38:28 AM9/5/08
to
Cessez de vous ronger. Où est le problème ?
C'est le *on* impersonnel banal : comme tout le monde dit en général.
Kiriasse
Répondant à

===
"Mehmet"

kduc

unread,
Sep 5, 2008, 9:47:56 AM9/5/08
to
dphn a écrit :

>> En réalité, il me semble que dans la phrase de Frédérique il s'agissait
>> d'un emploi réellement impersonnel, un peu comme le « on peut entrer ? »
>> à la porte d'un malade : la personne qui pose la question veut savoir si
>> le malade veut bien recevoir des visites (quelle que soit la personne
>> qui lui rende visite) ou bien s'il préfère rester seul pour se reposer.
>
> Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un emploi à proprement parler
> impersonnel.

Il est toujours permis de douter.

> En effet, c'est bien en son nom propre que s'exprime Frédérique, et en
> celui de toutes ses relations dont elle sait qu'ils ont la même
> sensibilité qu'elle au bon français.

Il est toujours permis, au sein d'un forum de langue, de faire état
d'un désaccord soit en corrigeant ce qui est faux soit en donnant un
conseil judicieux.

> Elle a les oreilles écorchées par
> une certaine tournure, elle suppose que ses commensaux se sentent
> égratignés de la même façon qu'elle, et elle s'exprime sous la forme du
> "on", moins définie et par conséquent plus discrète, plus modeste que
> celle du "nous" ou du "je".

Je dirais qu'il s'agit plutôt d'une prise de position sans prise de
responsabilité.

> Il ne s'agit donc pas d'un refuge dans l'impersonnalité, mais d'une
> atténuation du sujet, par habitude et goût de la politesse. D'ailleurs
> elle a signé son billet, ce qui ne laisse aucun doute sur son identité,

Noyée dans une masse indistincte.

> tandis que ton visiteur d'hôpital reste inconnu jusqu'à ce qu'on lui
> demande son nom ou qu'on lui permette d'entrer dans la chambre. Lui,
> est effectivement impersonnel (momentanément). Pas Frédérique. C'est du
> moins ainsi que je ressens la situation. Mais je n'ambitionne pas de
> réunir l'unanimité sur ce point...

L'unanimité moins une voix, c'est déjà pas mal.

--
kd

Message has been deleted

kduc

unread,
Sep 5, 2008, 2:08:48 PM9/5/08
to
Frédérique a écrit :

>> En effet, c'est bien en son nom propre que s'exprime Frédérique, et en
>> celui de toutes ses relations dont elle sait qu'ils ont la même
>> sensibilité qu'elle au bon français. Elle a les oreilles écorchées par
>> une certaine tournure, elle suppose que ses commensaux se sentent
>> égratignés de la même façon qu'elle, et elle s'exprime sous la forme du
>> "on", moins définie et par conséquent plus discrète, plus modeste que
>> celle du "nous" ou du "je".
>>
>> Il ne s'agit donc pas d'un refuge dans l'impersonnalité, mais d'une
>> atténuation du sujet, par habitude et goût de la politesse. D'ailleurs
>> elle a signé son billet, ce qui ne laisse aucun doute sur son identité,
>> tandis que ton visiteur d'hôpital reste inconnu jusqu'à ce qu'on lui
>> demande son nom ou qu'on lui permette d'entrer dans la chambre. Lui,
>> est effectivement impersonnel (momentanément). Pas Frédérique. C'est du
>> moins ainsi que je ressens la situation. Mais je n'ambitionne pas de
>> réunir l'unanimité sur ce point...
>

> Merci pour cette lecture fine et intelligente.
> J'apprécie ;o)

Il y a de quoi mais bon...
Reste à montrer où la langue fut sans cesse massacrée.

--
kd

kduc

unread,
Sep 6, 2008, 4:33:17 PM9/6/08
to
kduc a écrit :

>> Merci pour cette lecture fine et intelligente.
>> J'apprécie ;o)
>
> Il y a de quoi mais bon...
> Reste à montrer où la langue fut sans cesse massacrée.

Bon sang, toujours rien !
Et moi qui m'attendais à une déferlante de citations de ma prose
massacreuse de langue.

Hélas, je ne progresserai donc jamais...
Il faudra bien supporter que je continue comme devant.

--
kd

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