*éteint*
> la photocopieuse après chaque
> utilisation, rougit quand la secrétaire des RH lui propose un biscuit.
> Fait pipi vers 11h00, se connecte à boursicoteur.fr en catimini mais tout le
> monde s'en fout.
> A la cantine il prend des crudités, une eau gazeuse mais jamais de fromage,
> s'assoit à une table côté fenêtre, mange seul ou rarement accompagné, parle
> de rien retient tout, garde le pain pour les pigeons.
> Rentre son code alpha-numérique à 18 caractères, envoie un mail
Au risque de me répéter, pourquoi employer le mot « mail », qui en anglais
signifie depuis des siècles « courrier » pour, en français, désigner un «
courrier électronique » ?
Ou, pour réellement me répéter, in extenso :
« Là, on va dire que j'abuse grave, mais, au risque de me répéter : « mail »
[prononcé « maaaaeeeïïïlle »] signifie depuis des siècles « courrier » dans la
langue de chat-qu'expire, pourquoi, saperlipopette, pourquoi emploierait-on ce
mot pour, dans la langue de molle-hier, désigner un *courrier électronique* ?!
Les américains eux-mêmes (même Jack « Son Of A Bitch » Bauer, super-héros au
lexique décomplexé de la série télévisée « 24 », plus connue en France sous le
titre « 24 heures chrono » -- la bande-annonce de la saison 6 ici, mortel,
comment ça déchire trop sa race : http://www.24trailer.com/) disent/écrivent
systématiquement « e-mail » (et du reste ils peuvent, eux, se passer de ce «
e- » puisque pour eux « mail » désignera quand même, à juste titre, un «
courrier »), mais en français, « mail » ne pourrait signifier, à l'extrême
rigueur, que « courrier américain », c'est à dire n'importe quoi. Il conviendra
donc d'écrire : ou bien « e-mail », en gardant la graphie -- éventuellement en
italique -- et la prononciation du terme d'origine, soulignant ainsi l'origine
zanglossassonne de tout ce bazar dont nous sommes dépendants comme le morpion
(Phtirius pubis) des concrétions pileuses sous-ombilicales d'Homo sapiens, ou
bien, faisant un effort pour restaurer un semblant d'indépendance symbolique, on
emploiera « courriel » (originaire, je crois, du Canada), contraction astucieuse
et élégante de « courrier » et « électronique », ou bien le plus court mais plus
ambigu « mél » [écrit « mél » et prononcé « mél »], contraction également
astucieuse de « message » et « électronique », ayant néanmoins l'inconvénient de
beaucoup ressembler à « mail » et d'inciter à écrire « mail » et à prononcer «
maaaaeeeïïïlle » et à mériter des baffes. »
[FLE, 20061220]
> à sa mère,
> il passera dimanche, amènera un poulet à rotir.
> Il pointe sa sortie, regarde ses heures supp', les note sur un calepin, le
> range dans sa malette, parapluie sous le bras, il s'enfonce dans le jour qui
> s'en va, par petits bonds mesurés, car ce type là, il ne marche pas, il
> sautille
>
>
Sinon c'est pas mal, suffisamment développé et retenu dans ses effets pour ne
pas tomber complètement dans le bête cliché. (Les premières et dernières phrases
font bien sûr penser à « Ces gens-là » de Jacques Brel -- d'ailleurs il y aurait
peut-être moyen de, et intérêt à transformer ça en chanson...)
[suivi sur FRAL]