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"jouer les bnos samaritains et "noir jésus"

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regis p

unread,
Jun 23, 2003, 11:33:54 AM6/23/03
to
Que veulent dire ces 2 expressions ?
Merci
Régis


Luc Bentz

unread,
Jun 23, 2003, 12:46:03 PM6/23/03
to
Le Mon, 23 Jun 2003 17:33:54 +0200, "regis p"
<reglis....@mageos.com> écrivit :

>Que veulent dire ces 2 expressions ?

Les Samaritains étaient réputés n'être point orthodoxes dans
l'ancienne Judée (du temps de Jésus). Le Christ en fit une parabole
sur le thème du voyageur blessé qu'on laissait joyeusement crever dans
son coin et du bon Samaritain qui s'en occupa.


Luc Bentz
--
L'accord du participe passé en cinq minutes :
<http://www.langue-fr.net/d/ppasse/5minutes.htm>

Denis Liégeois

unread,
Jun 23, 2003, 2:54:05 PM6/23/03
to
Scripsit "regis p" <reglis....@mageos.com>
in news:bd76pr$ou1$1...@apollon.grec.isp.9tel.net ...

> Que veulent dire ces 2 expressions ?

Si vous extrayez la seconde d'une chanson de Léo Ferré,
ce n'est pas, que je sache, une expression de la
langue française, c'est un tour poétique de l'auteur
qui consiste à remplacer un mot par un autre, pour magnifier,
si je puis dire, quelque chose qui, dit de façon concrète,
serait plat ou pour rendre érotique et poétique ce qui,
sinon, serait vulgaire ou obscène. Et évidemment, la
substitution s'accompagne du choix d'un mot relevant,
intentionnellement, d'un registre totalement différent.

regis p

unread,
Jun 27, 2003, 12:41:51 PM6/27/03
to

Denis Liégeois <denis.l...@neottia.net> a écrit dans le message :
3ef7...@neottia.net...

> Scripsit "regis p" <reglis....@mageos.com>
> in news:bd76pr$ou1$1...@apollon.grec.isp.9tel.net ...
>
> > Que veulent dire ces 2 expressions ?
>
> Si vous extrayez la seconde d'une chanson de Léo Ferré,

c'est effectivement tiré de "c'est extra" de Ferré

> ce n'est pas, que je sache, une expression de la
> langue française, c'est un tour poétique de l'auteur
> qui consiste à remplacer un mot par un autre, pour magnifier,
> si je puis dire, quelque chose qui, dit de façon concrète,
> serait plat ou pour rendre érotique et poétique ce qui,
> sinon, serait vulgaire ou obscène. Et évidemment, la
> substitution s'accompagne du choix d'un mot relevant,
> intentionnellement, d'un registre totalement différent.

Dans quel cas est on ici ? poétiser, non ?
Et quel mot vulgaire remplacerait t il alors ?
MErci de m'éclairer


ISDERNVS

unread,
Jun 27, 2003, 2:42:04 PM6/27/03
to
Régis Peltier a demandé à propos du « noir jésus »

>Et quel mot vulgaire remplacerait t il alors ?

Léo Ferré parle, à mon souvenir, de « touffe de noir jésus [ou Jésus ?] », et
il me semble que, très prosaïquement, on pourrait remplacer ce jésus par
"poils". Mais alors, bien sûr, l'image étrange disparaîtrait... Image étrange
parce que l'on voit mal, en effet, ce qu'est précisément ce jésus, quoique,
dans le contexte, on comprenne ce qu'il désigne. J'ai toujours pensé, en
écoutant cette chanson, à l'enfant Jésus dans son berceau (ainsi qu'au _black
Orpheus_), mais ces associations d'idées n'engagent que moi. Au papier jésus
aussi, d'ailleurs, mais...

Denis Liégeois

unread,
Jun 28, 2003, 3:09:04 AM6/28/03
to
Scripsit "ISDERNVS" <isde...@aol.com>
in news:20030627144204...@mb-m01.aol.com ...

> mais ces associations d'idées n'engagent que moi.

Dans ce genre de cas, ce qui, chez le poète, a déclenché
l'apparition du mot de substitution peut être reconstituable
et assez évident, ne l'être que dans une certaine mesure
ou ne pas l'être du tout. Ça peut échapper au poète lui-même
et il y en a qui le recherchent, y compris de façon systématique.
Typiquement : le poète grec Ulysse (Odysséas) Éytis, chez qui
ce procédé peut, en quelque sorte, être sublimé. Ça affecte
la syntaxe aussi. En fait, ça affecte tout. Et le plus fort
est qu'une poésie de ce type peut devenir une chanson populaire
connue par la totalité de la population, analphabètes y
compris.

Denis Liégeois

unread,
Jun 28, 2003, 10:33:06 AM6/28/03
to
Scripsit "Denis Liégeois" <denis.l...@neottia.net>
in news:3efd3e67$1...@neottia.net ...

> > mais ces associations d'idées n'engagent que moi.

> Dans ce genre de cas, ce qui, chez le poète, a déclenché
> l'apparition du mot de substitution peut être reconstituable
> et assez évident, ne l'être que dans une certaine mesure
> ou ne pas l'être du tout. Ça peut échapper au poète lui-même

J'ai une idée, mais on ne pourra jamais le prouver. Je parie
que le poète est parti, peut-être inconsciemment, de « noir
jais », à cause de « noir comme du jais », parce que ça, c'est
typiquement une expression toute faite et précisément souvent
utilisée dans le cas du système pileux.

lamkyre

unread,
Jun 28, 2003, 10:39:11 AM6/28/03
to
Denis Liégeois a écrit :

Et le "petit Jésus en culotte de velours", vous y avez pensé ?

--
lamkyre

marcellus55

unread,
Jun 28, 2003, 12:11:02 PM6/28/03
to
"regis p" <reglis....@mageos.com> wrote in message news:<bd76pr$ou1$1...@apollon.grec.isp.9tel.net>...

> Que veulent dire ces 2 expressions ?
> Merci
> Régis

Pour la 2e expression, noir Jésus, je ne vais pas gloser à l'infini
comme l'ont si bien fait les autres.
Les paroles de la chansons de Leo Ferré sont :
Et, sous le voile à peine clos,
cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu'on n'attend plus. ...

Léo Ferré avait besoin d'une rime en -u, et, que je sache, "chatte" ou
poils pubiens" ne riment pas avec "plus"... C'est purement une figure
de style.

Pour la première expression "jouer les bons samaritains",
l'explication se trouve dans la bible; C'est une parabole de Jésus
(comme quoi, ces deux expressions sont liées) racontant l'histoire
d"un juif attaqué par des brigands et laissé pour mort. Deux religieux
passent devant lui, mais pour des raisons religieuses, ne s'arretent
pas. Seul un samaritain, peuple pourtant ennemi juré des juifs à
l'époque s'arrete et soigne le blessé.
Jouer les bons samaritains signifie donc s'occuper des autres de façon
très poussée (le bon samaritain a payée les soins du blessé), et a
prit un ton plutot ironique de nos jours.

(sic)

unread,
Jul 3, 2003, 3:41:35 AM7/3/03
to

"ISDERNVS" <isde...@aol.com> a écrit dans le message de news:
20030627144204...@mb-m01.aol.com...

> Léo Ferré parle, à mon souvenir, de « touffe de noir jésus [ou Jésus
?] »,
> et il me semble que, très prosaïquement, on pourrait remplacer ce
> jésus par "poils". Mais alors, bien sûr, l'image étrange
disparaîtrait...

Le jésus est le pénis en érection. Il est attesté en ce sens argotique
depuis 1919 selon Esnault et cela ne doit rien à Ferré ! C'est une image
blasphématoire à partir des idées associées au crucifix.


Denis Liégeois

unread,
Jul 3, 2003, 5:33:19 AM7/3/03
to
Scripsit "(sic)" <desi...@alussinan.org>
in news:3f03ded1$0$4617$626a...@news.free.fr ...

> Le jésus est le pénis en érection.

Et d'autres choses, mais ça m'épaterait d'apprendre que le
poète pensait à un travesti plutôt qu'à une fille quand il
a écrit ça.

un gabacho

unread,
Jul 3, 2003, 5:40:28 AM7/3/03
to
> Le jésus est le pénis en érection.

Notons que c'est aussi une (très) grosse saucisse.

On en fait une par cochon, on l'emboutit dans la partie
la plus volumineuse du gros intestin de l'animal, à
savoir : le rectum. La forme en est assez peu phallique
(à moins d'un éléphantiasis peu élégant à arborer en
soirée mondaine), cependant l'hyperbole est naturelle...

--
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Clotilde Chaland

unread,
Jul 3, 2003, 3:38:22 PM7/3/03
to
un gabacho <gabacho.ne...@web2news.net> wrote:

> > Le jésus est le pénis en érection.
>
> Notons que c'est aussi une (très) grosse saucisse.

Vous voulez dire un saucisson ? C'est une spécialité bien connue des
régions de Lyon et de Morteau (Jura).

un gabacho

unread,
Jul 4, 2003, 12:44:12 PM7/4/03
to
Clotilde a causé charcuterie :

> Vous voulez dire un saucisson ? C'est une spécialité bien connue des
> régions de Lyon et de Morteau (Jura).

Vous avez raison étymologiquement, le suffixe -on indiquant
une grande taille. Cependant en pratique le saucisson est souvent
une saucisse sèche, pour moi du moins. Il est vrai que dans
le lyonnais les choses sont un peu différentes.

On fait bien des jésus à Morteau, mais souvent les saucisses de
Morteau sont improprement appelées jésus. Regardez sur la photo :

http://www.morteausaucisse.com/images/produits/sau_lot3.jpg

Il y a deux jésus, ils sont à gauche (c'est bien normal). Au centre
nous avons deux saucisses (et non saucissons, en franc-comtois
dans le texte), qui sont de taille plus modeste (et de forme plus
phallique). Notez que les jésus de cette photo sont plutôt petits,
on en voit souvent des plus gros.

Le saucisson à cuire lyonnais me paraît réalisé lui dans du gros
intestin tout ce qu'il y a de classique, je n'en ai jamais vu en jésus,
(ie emboutis dans le rectum) (sans commentaires) et pourtant
j'y ai vécu trois ans de bouchons en bouchons.

Clotilde Chaland

unread,
Jul 4, 2003, 3:30:45 PM7/4/03
to
un gabacho :

>
> Le saucisson à cuire lyonnais me paraît réalisé lui dans du gros
> intestin tout ce qu'il y a de classique, je n'en ai jamais vu en jésus,
> (ie emboutis dans le rectum) (sans commentaires) et pourtant
> j'y ai vécu trois ans de bouchons en bouchons.

Alors vous y avez sûrement aussi mangé du saucisson d'âne ? (autre
spécialité lyonnaise, précision pour les ceusses qui croiraient que
j'insulte...).

fabiennee...@gmail.com

unread,
Mar 29, 2020, 5:45:24 PM3/29/20
to
le jésus est un velours très fin
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