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JB
oui, je sais ! cette tendance à mettre des majuscules partout ...
> Met-on une majuscule à un adjectif de nationalité ?
> La langue française ... ou la langue Française ?
Non. Le respect n'est dû qu'aux personnes...
Un Camerounais. Les usages sri-lankais.
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Dominique Lacroix
« C'est à l'endroit où l'eau est la plus profonde qu'elle est
le plus calme. »
William Shakespeare
> Met-on une majuscule à un adjectif de nationalité ?
Ben non, pas de majuscule aux adjectifs !
> La langue française ... ou la langue Française ?
La langue francaise, le français, la langue parlée par les Français, et
d'autres...
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lamkyre
Extrait du « Guide du rédacteur de l'administration fédérale » (ouvrage
canadien)
Majuscule
a) Aux noms de peuples, de races et d'habitants de régions déterminées
lorsque ces noms sont employés substantivement :
les Canadiens, les Européens, un Noir, une Blanche, un Oriental, une
Québécoise
b) Aux deux noms qui, reliés par un trait d'union, forment le nom propre
d'une collectivité humaine :
les Anglo-Saxons, les Néo-Zélandais, un Néo-Québécois (habitant du
Nouveau-Québec).
Mais un écrira un néo-Québécois pour désigner une personne nouvellement
établie au Québec. De même, on écrira toujours les néo-Canadiens, en
l'absence d'un pays, d'une province ou d'une région qui s'appelle
Nouveau-Canada.
Minuscule
a) Lorsque les noms de peuples, de races ou d'habitants sont employés comme
adjectifs :
les citoyens canadiens, les femmes noires, le pétrole albertain
b) À l'adjectif qui constitue le deuxième mot d'une dénomination double :
un Canadien français, une Basque espagnole
c) Lorsque ces noms de rapportent à la langue, au mobilier, au costume, etc.
:
apprendre l'arable, un bahut breton, un chemisier français, porter une
canadienne.
Il me semble que c'est assez complet.
J.
> [...] apprendre l'arable [...]
En ces temps de déclin de la civilisation agricole, je doute que
l'expression soit encore très usitée...
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Dominique Lacroix
« Nous sommes esclaves des lois pour pouvoir être libres. »
Cicéron
>>[...] apprendre l'arable [...]
> En ces temps de déclin de la civilisation agricole, je doute que
> l'expression soit encore très usitée...
Aujourd'hui, c'est apprendre l'Harrap.
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Anne
Dans un lycée agricole ?
D'accord, d'accord ! Ce n'était pas un copié-collé. L'erreur ne vient pas du
Guide mentionné mais d'une disposition fautive de mes doigts que l'on dit
pourtant agiles -- moins cependant que le lapin du même nom -- sur mon
clavier Qwerty en configuration étatsunienne. Notons au passage qu'arable ne
prend pas la majuscule.
J.
(« O fortunatos nimium, si sua bona norint, agricolae » comme le rappellent
souvent les spécialistes de l'arable).
Après passage en Google, on trouve « agricolae », ma première idée, vocatif
pluriel et « agricolas » qui, à tous les coups, est un accusatif. Comme «
fortunatos » d'ailleurs. Il est vrai qu'un adjectif à l'accusatif ne
s'accorde pas très bien avec un substantif au vocatif. Lequel est le bon ?
Je n'ai pas Virgile sous la main.
J.
>> (« O fortunatos nimium, si sua bona norint, agricolae »
>
> Après passage en Google, on trouve « agricolae », ma première idée, vocatif
> [...] Je n'ai pas Virgile sous la main.
- Vous trouverez bon accueil et bonne réponse à ces deux portes:
fr.lettres.langues-anciennes.latin
alt.language.latin
> apprendre l'arable,
pour ne pas laisser son esprit en friche
Vs
ce n'est peut être pas un raisonnement d'une rectitude totale, mais c'est
efficace.
>La langue francaise, le français, la langue parlée par les Français, et
>d'autres...
Cela n'a pas toujours été le cas. Un petit coup de Furetière :
<cit.>
Qui est né en France. Il fait le devoir de bon François, il est attaché
aux interests de sa patrie. A l'adjectif, on dit une humeur Françoise,
la Langue Françoise.
On dit adverbialement, En bon François, pour dire, Franchement & en
paroles claires & nettes. Il luy a dit en bon François qu'il estoit un
frippon.
On dit aussi, qu'un homme parle François à un autre, quand il luy promet
quelque argent ou quelque interest en une affaire. Je n'ay pû avoir
raison de mon procés tant que je n'ay pas parlé François au Clerc de mon
rapporteur.
</cit.>
Il convient donc de se méfier des ouvrages antérieurs au XIXe s. s'ils
respectent l'orthographe d'époque. On a considérablement allégé le
nombre des majuscules depuis.