Je sais que la question a déjà été posée sur le forum, le
20/12/2000 et
le 13/04/2003, mais l'explication : (durée de la guerre de
100 ans + durée de la guerre de 7 ans = 107) me laisse un
peu sur ma faim. D'autant plus que ce nombre n'apparaît pas
que dans l'expression « Attendre 107 ans ».
Balzac cite une liqueur appelée « Cent-Sept-ans ». La
notion de longévité est évidemment sous-entendue, donc
celle d'un temps très long, mais sous un aspect positif et
qui n'indique pas une durée insupportable...
Je n'ai rien trouvé de satisfaisant dans Google, à part
d'apprendre que deux patriarches de la bible avaient vécu
un nombre d'années laissant apparaître ce chiffre : Seth
(807 ans) et Serug (207 ans). Est-ce que 107 aurait la même
valeur symbolique que 40 ? Et si oui, où peut-on en trouver
une attestation ?
Il est vrai, aussi, que 107 n'est pas très loin du nombre
sacré cher à notre nouvel académicien, mais je ne suis pas
sûr que ce soit là une
piste fructueuse.
Par ailleurs, quelqu'un pourrait-il me donner l'équivalent
anglais de cette expression ? (Joye, peut-être, si elle n'a
pas un chip sur son shoulder ?)
Merci d'avance à tous.
--
dphn
Issu du défunt Leximot :
Attendre cent sept ans
Cent sept carêmes
"Attendre cent ans" représentait déjà beaucoup. C'était la forme première de
l'expression. Les sept ans de rabiot sont dus à la symbolique d'origine
biblique du chiffre sept et au télescopage avec deux expressions voisines.
En Anjou, on "attendait sept ans et un carême" et au Québec, c'était "sept
ans et sept carêmes".
Car rien n'est plus long qu'un carême sans faire gras.
Antonin Carême
[...]
> Issu du défunt Leximot :
> Attendre cent sept ans
> Cent sept carêmes
> "Attendre cent ans" représentait déjà beaucoup. C'était la forme
> première de l'expression. Les sept ans de rabiot sont dus à la
> symbolique d'origine biblique du chiffre sept et au télescopage
> avec deux expressions voisines. En Anjou, on "attendait sept ans
> et un carême" et au Québec, c'était "sept ans et sept carêmes".
> Car rien n'est plus long qu'un carême sans faire gras.
> Antonin Carême
Vous êtes bien aimable de me collicopier l'extrait de
l'ex-Leximot fourni
par (sic/ita) dans sa réponse du 13 avril 2003, - en
l'adornant au passage de votre nouvelle signature -, mais
figurez-vous que je l'avais lu. Et
cette explication, qui pourrait sortir de l'Almanach
Vermot, me laisse aussi rêveur que l'autre, basée sur la
durée de la guerre de cent ans...
(J'ai lu aussi la mise au point de l'auteure du texte, qui
avoue bien humblement ne pas avoir fait de recherche
documentaire ni prétendu faire oeuvre de lexicologue.)
Vous êtes sûr qu'en cherchant bien, dans votre petit
arsenal de farces et attrapes, vous n'auriez pas quelque
chose qui fasse mieux l'affaire ?...
--
dphn
> l'anteclaviste dphn a pianoté :
> > Par ailleurs, quelqu'un pourrait-il me donner l'équivalent
> > anglais de cette expression ? (Joye, peut-être, si elle n'a
> > pas un chip sur son shoulder ?)
Pas de chip, mais des freckles (taches de rousseur), si.
J'imagine que des équivalents sont :
"once in a blue moon" (rarement)
"forever and a day" (très longtemps)
Ça vous va ?
(désolée de répondre à travers l'aimable chbales, votre message d'origine
n'a pas paru sur mon serveur...)
Joye
discrètement frecklée