<cit.>
Les "French fries" rebaptisées "frites de la liberté" au Congrès
WASHINGTON (Reuters) - Le refus de la France de soutenir une éventuelle
attaque américaine de l'Irak a provoqué des représailles sémantiques dans
les restaurants de la Chambre des Représentants : les termes "French fries"
(frites) et "French toast" sont devenus "Freedom fries" et "Freedom toast"
(frites et toast de la liberté) dans les menus.
</cit.>
> <http://fr.news.yahoo.com/030312/85/338xt.html>
Une passionnante discussion à ce sujet est en cours dans
alt.usage.english. Rien n'empêche les Français qui sont
capables de s'exprimer en anglais d'y participer. Les
Belges, inventeurs de la frite, aussi, d'ailleurs...
Isabelle
Ça m'encourage, la maturité de ces gens qui dirigent la politique
étrangère de mon pays.
--
Harlan Messinger
Remove the first dot from my e-mail address.
Veuillez ôter le premier point de mon adresse de courriel.
>>Suite du feuilleton des frites de la liberté !
>><cit.>
>>Les "French fries" rebaptisées "frites de la liberté" au Congrès
>>WASHINGTON (Reuters) - Le refus de la France de soutenir une éventuelle
>>attaque américaine de l'Irak a provoqué des représailles sémantiques dans
>>les restaurants de la Chambre des Représentants : les termes "French fries"
>>(frites) et "French toast" sont devenus "Freedom fries" et "Freedom toast"
>>(frites et toast de la liberté) dans les menus.
>></cit.>
>><http://fr.news.yahoo.com/030312/85/338xt.html>
> Ça m'encourage, la maturité de ces gens qui dirigent la politique
> étrangère de mon pays.
Ne s'agit-il pas plutôt de cuisine interne ?
Isabelle
Ils font tout, ceux-là. C'est en tout cas un bouillon imbuvable.
Se "friter" :
friter (se) ou fritter (se) v. pron.
. 1985; p.-ê. de frite fam. « coup » ? Fam. Avoir une altercation plus
ou moins vive (avec qqn). « Pascal de Gancieux, très chic, mais se
frittait avec le fils de la maison » (Pennac).
> Ça m'encourage, la maturité de ces gens qui dirigent la politique
> étrangère de mon pays.
Je peux acheter dans une friterie ou un service de restauration rapide des
sandwichs nommés simplement « américains ». Un américain est une
demi-baguette dans laquelle on place de la viande chaude (le plus souvent
des hamburgers, mais aussi des merguez ! ou des saucisses de Francfort comme
hot-dogs), le tout entouré de frites (oui, les french fries). Le sandwich
chaud dit américain et avec cornet se distingue ainsi du sandwich purement
français, qui lui est froid, toujours impeccablement beurré, avec des
produits du terroir comme le fromage de Hollande [lequel, on ne saurait dire
tellement ce n'est pas un fromage du tout et qu'il doit tenir autant des
quatre fromages néerlandais à la fois ou de la Vache qui rit] ou le jambon
polyphosphaté italien (même pas espagnol, ce qui est une pitié) et dont
notre plus digne représentant est le Paris-Brest. Un de ces restaus rapides
me propose différentes sauces et je peux ne pas prendre de soupe de chat ou
de moutarde, mais de la « sauce américaine » (c'est une sauce orangeâtre et
très fade que je déconseille formellement même si la soupe de chat me semble
plus horrible). Dans ce genre de délires, j'ai déjà vu des « américain
kebab » ou des « américain nem » ! Pour l'instant, on peut toujours croquer
un américain en attendant son train : je n'ai pas vu un seul commerçant qui
veuille les renommer !
>>Ça m'encourage, la maturité de ces gens qui dirigent la politique
>>étrangère de mon pays.
> Je peux acheter dans une friterie ou un service de restauration rapide des
> sandwichs nommés simplement « américains ». Un américain est une
> demi-baguette dans laquelle on place de la viande chaude (le plus souvent
[Je ne reprends pas la suite qui, à mon humble avis, n'a
rien à voir avec le début.]
Que contient votre « américain » ?
Isabelle
> Un américain
> est une demi-baguette dans laquelle on place de la viande chaude (le
> plus souvent des hamburgers, mais aussi des merguez ! ou des
> saucisses de Francfort comme hot-dogs), le tout entouré de frites
Mais quelle imagination ! Ou plutôt quel cauchemer !
En Belgique, nous avons les sandwichs au filet américain (steak tartare
?).
> Un de ces
> restaus rapides me propose différentes sauces et je peux ne pas
> prendre de soupe de chat
??? soupe de chat ??? Ça fait frémir...
--
lamkyre
Il est bien que nous ne les appelons pas des "Belgian fries", puisque nous
avons déjà des "Belgian waffles" qui sont présentées dans bien de
restaurants comme "Belgium waffles". Il vaut mieux éviter encore
d'abominations pareilles. On espère que les restaurants ne commencent pas à
nous offrir du "France toast", du "Canada bacon", du "Sweden steak", du
"Denmark pasty", ou des "Spain omelettes".
> Le sandwich
> chaud dit américain et avec cornet se distingue ainsi du sandwich purement
> français, qui lui est froid, toujours impeccablement beurré, avec des
> produits du terroir comme le fromage de Hollande [lequel, on ne saurait
dire
> tellement ce n'est pas un fromage du tout et qu'il doit tenir autant des
> quatre fromages néerlandais à la fois ou de la Vache qui rit] ou le jambon
> polyphosphaté italien (même pas espagnol, ce qui est une pitié) et dont
> notre plus digne représentant est le Paris-Brest. Un de ces restaus
rapides
> me propose différentes sauces et je peux ne pas prendre de soupe de chat
Ketjap (orthographe indonésienne), ketcap (orthographe malaise). J'ai une
bouteille de celui-là chez moi.
> ou
> de moutarde, mais de la « sauce américaine » (c'est une sauce orangeâtre
et
> très fade que je déconseille formellement même si la soupe de chat me
semble
> plus horrible).
J'avais toujours l'intention de goûter les frites avec de la sauce
américaine, mais je n'y suis jamais arrivé. La mayonnaise était si bonne, et
quant à la sauce américaine, je ne savais pas ce qu'il y avait là-dedans, et
la couleur ne m'a pas piqué l'appétit.
> Dans ce genre de délires, j'ai déjà vu des « américain
> kebab » ou des « américain nem » !
C'est quoi, "nem"?
> On espère que les restaurants ne commencent pas à nous offrir du
> "France toast",
Ne vous inquiétez pas, ce sera bientôt du « Freedom toast ».
Ça veut dire, le "catsup", aussi connu comme le "ketchup".
> [Je ne reprends pas la suite qui, à mon humble avis, n'a
> rien à voir avec le début.]
Votre humble avis se plante le doigt dans l'oeil jusqu'au petit orteil...
> Que contient votre « américain » ?
Déjà dit. Un demi-pain, un hambourgeois coupé en deux (ou un machin
quelconque que l'on y aura placé car même le chien chaud peut devenir un
américain !), de la sauce que l'on veut (je n'ai pas encore essayé la
harissa sur l'américain, mais je vais tester avec toutes les variantes dont
la saucisse de Strasbourg), et des frites (belges ou françaises ou
libertines, peu importe) par dessus. Ce que je sais, c'est que ça cale
l'estomac.
> "lamkyre" <lam...@yahoo.fr> wrote in message
> news:b4npqa$heu$1...@reader08.wxs.nl...
>>
>> ??? soupe de chat ??? Ça fait frémir...
>
> Ça veut dire, le "catsup", aussi connu comme le "ketchup".
Brrr ! Quelle appellation barbare ! Comme disait ma grand-mère, "un
peu de respect avec la nourriture !"
--
lamkyre
mais est-ce de la nourriture ?
> Harlan Messinger a écrit :
>
>> "lamkyre" <lam...@yahoo.fr> wrote in message
>> news:b4npqa$heu$1...@reader08.wxs.nl...
>>>
>>> ??? soupe de chat ??? Ça fait frémir...
>>
>> Ça veut dire, le "catsup", aussi connu comme le "ketchup".
>
> Brrr ! Quelle appellation barbare ! Comme disait ma grand-mère, "un
> peu de respect avec la nourriture !"
D'ailleurs, le fond de ma pensée, c'est plutôt "un peu de respect pour
les chats !"
--
lamkyre
> Il est bien que nous ne les appelons pas des "Belgian fries", puisque
> nous avons déjà des "Belgian waffles" qui sont présentées dans
> bien de restaurants comme "Belgium waffles".
Des croque-monsieur ! Ou des rock-monsieur... Notez le pluriel étrange...
> Ketjap (orthographe indonésienne), ketcap (orthographe malaise). J'ai une
> bouteille de celui-là chez moi.
De la bouillie pour chat ! Je ne veux plus goûter à ce plat sauf si on me
présente une sauce venue d'Orient.
> quant à la sauce américaine, je ne savais pas ce qu'il y avait là-dedans,
> et la couleur ne m'a pas piqué l'appétit.
Je suis traditionaliste : mayo ou moutarde. J'ai essayé l'américaine avec
des viandes ou des poissons ou des légumes. Autant manger sans sauce car
c'est sans aucun goût. Je n'ai toujours pas compris la composition et ce
qu'elle a d'américaine...
> C'est quoi, "nem"?
Un nem est un pâté impérial ou un rouleau de printemps, c'est une
préparation (et non un plat ou une recette) vietnamienne à base de porc ou
de volailles, et pour les légumes surtout de carottes et d'oignons, le tout
enrobé de pâte <http://www.bibliotheque.refer.org/caledoni/lexique/nem.htm>.
Dans la restauration rapide, les nems très présents il y a plus de dix ans
(on les vendait en sandwich) ont cédé la place aux kebabs plus ou moins
turcs et aux mets grecs, cependant ils survivent encore par-ci par-là et ce
sont alors les commerçants qui n'ont pas su grimper dans l'échelle sociale
en se reconvertissant avec une boutique plus lucrative. Je m'en fait frire
encore parfois car c'est délicieux. On peut toujours en obtenir dans les
restaurants prétendument chinois tenus par des Vietnamiens ou par des
Chinois issus de la diaspora asiatique. Les restaus pseudo-turcs suivront le
même sort, ils seront abandonnés par leurs propriétaires pour un commerce
plus rentable lorsqu'ils seront concurrencés par une nouvelle émigration et
on aura ensuite des restaurants moins nombreux et plus convenables selon les
apparences. L'américain nem me laisse assez pantois ! le nem n'est pas
chinois, l'américain n'est pas américain...
>>Un américain
>>est une demi-baguette dans laquelle on place de la viande chaude (le
>>plus souvent des hamburgers, mais aussi des merguez ! ou des
>>saucisses de Francfort comme hot-dogs), le tout entouré de frites
> Mais quelle imagination ! Ou plutôt quel cauchemer !
> En Belgique, nous avons les sandwichs au filet américain (steak tartare
> ?).
Ben oui, pour moi, un [sandwich] américain c'est de la
viande de boeuf hachée et crue que l'on glisse entre deux
morceaux de baguette. On y ajoute parfois de la sauce
piquante [Worcester Sauce, par exemple]. Pareil qu'un filet
américain avec le pain en plus.
Isabelle
>>[Je ne reprends pas la suite qui, à mon humble avis, n'a
>>rien à voir avec le début.]
> Votre humble avis se plante le doigt dans l'oeil jusqu'au petit orteil...
Je copicolle ce qui s'affiche sur mon écran dans son
intégralité :
§
Je peux acheter dans une friterie ou un service de
restauration rapide des
sandwichs nommés simplement « américains ». Un américain est une
demi-baguette dans laquelle on place de la viande chaude (le
plus souvent
Path:
uni-berlin.de!fu-berlin.de!news.tele.dk!news.tele.dk!small.news.tele.dk!proxad.net!feeder2-1.proxad.net!news2-2.free.fr!not-for-mail
Reply-To: "\(sic\)" <desi...@alussinan.org>
From: "\(sic\)" <s...@transit.net>
Newsgroups: fr.lettres.langue.francaise
References: <Xns933BE79C17...@138.195.8.3>
Subject: Re: Liaison avec les lettres de l'alphabet
Date: Wed, 12 Mar 2003 16:39:42 +0100
Organization: Je veux jouer de l'hélicon
X-Priority: 3
X-MSMail-Priority: Normal
X-Newsreader: Microsoft Outlook Express 6.00.2800.1106
X-MimeOLE: Produced By Microsoft MimeOLE V6.00.2800.1106
Lines: 57
Message-ID: <3e6f59b7$0$26877$626a...@news.free.fr>
NNTP-Posting-Date: 12 Mar 2003 17:00:56 MET
NNTP-Posting-Host: 62.147.166.109
X-Trace: 1047484856 news2-2.free.fr 26877 62.147.166.109:1613
X-Complaints-To: ab...@proxad.net
Xref: uni-berlin.de fr.lettres.langue.francaise:186491
"Nicolas Le Roux" <nic...@bisounours.net> a écrit dans le
message de news:
Xns933BE79C17...@138.195.8.3...
> Doit-on faire la liaison avec les lettres de l'alphabet?
Doit-on dire
> "l'e" ou "le e"? Encore plus subtil: "l'h" ou "le h"?
À l'oral, je vous recommande de toujours pratiquer la
disjonction expressive
afin d'être bien compris : l'e, l'a risquent d'être
confondus avec le, la...
Peu de risque de croisement entre l'y et un lit grec, mais
on ne sait
jamais... Il en va de même pour les citations de nombres
monosyllabiques
comme le un, le huit, le onze plutôt que l'un, l'huit,
l'onze. À l'écrit, on
peut choisir des conventions différentes afin de noter les
signes ou les
sons :
* Le « e », lettre, graphème. C'est ce signe qui est nommé
avec des
guillemets distinctifs. On emploie aussi sur Usenet le <e>
entre chevrons
quand il s'agit d'un signe. Enfin, l'emploi des guillemets,
surtout sous
forme de gants de toilette, rend les choses assez illisibles
quand on
utilise certaines fontes : « l'"l" est distinct de l'"I" ».
* Le E, archigraphème pour les différentes voyelles. Pas
d'élision, la
majuscule vaut comme une marque de citation tout comme les
guillemets, les
chevrons, les barres ou crochets.
* Le /e/, notation phonologique ou le [e], notation
phonétique pour le
phonème /é/ comme dans « thé ».
* L'e (dit) muet et l'e caduc (noms courants pour des
phonèmes) risquent
d'être pris à l'oral comme des surnoms pour Étienne Daho et
Johnny Halliday.
Il vaut mieux dire le e muet, le e caduc.
Je remarque dans la leçon de prononciation du _Bourgeois
gentihomme_, le
maître de philosophie dit :
<cit.>
vous ne sauriez lui dire que U.
</cit.>
La disjonction est clairement expressive et distinctive. La
forme « qu'U »
prête à équivoque.
Mais il déclare ensuite :
<cit.>
L'F, en appuyant les dents d'en-haut sur la lèvre de dessous
: FA.
</cit.>
Pas de disjonction ici, tout comme pour l'R dans la réplique
suivante. Le
contexte est clair grâce aux descriptions des consonnes.
Mais, aujourd'hui, même dans un contexte clair (jeu de
lettres, cours de
français, révision d'un texte), on a tendance à détacher les
lettres ou les
sons y compris à l'écrit car on se livre à une citation. On
peut comparer
avec le sésame dans Arsène Lupin, « La hache tournoie dans
l'air qui frémit,
mais l'aile s'ouvre, et l'on va jusqu'à Dieu. » Pas de jeu
de mots possible
sans la disjonction de <h> (mais <h> a toujours une double
valeur comme
lettre simple, valeur zéro ou valeur disjonctive). Le jeu
entre la forme de
la lettre <h> et la hache existe aussi dans _les
Travailleurs de la mer_ de
Victor Hugo avec la même disjonction. Normalement, c'est l'h
dit muet ou l'h
disjonctif (prétendument aspiré) et l'on devrait dire une
<h> comme on le
faisait à l'époque classique.
§
Rien à voir avec ce à quoi Harlan répond. Suis-je la seule ?
Isabelle
> D'ailleurs, le fond de ma pensée, c'est plutôt "un peu de respect
> pour les chats !"
Je préfère ! Je n'aurais jamais osé donner de la soupe de chat à un de mes
défunts chats ! Et d'ailleurs ils ne me l'auraient jamais pardonné et me
l'auraient fait sentir par leurs griffes. Mais on a affaire à l'ambiguïté de
la préposition : soupe faite avec du chat (coupé en petits morceaux,
ébouillanté, pilé en petits morceaux pour les os, réduit en bouillie de
chat) ou soupe faite pour le chat (donc impropre à la consommation et
pourtant le chat est plus fin gourmet que l'homme)...
Ne vous en agitez pas: Comme j'ai noté ailleurs, ça n'a rien à voir avec les
chats, ça vient d'un mot malais-indonésien.
Cha gio, donc. Nous disons "spring rolls". Je ne me souviens pas d'avoir vu
le mot "nem". Mais j'aime bien les banh mi.
> Je copicolle ce qui s'affiche sur mon écran dans son
> intégralité :
? Je ne vois rien de tel.
> "lamkyre" <lam...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
> b4nsc5$r25$1...@reader11.wxs.nl...
>
>> D'ailleurs, le fond de ma pensée, c'est plutôt "un peu de respect
>> pour les chats !"
>
> Je préfère ! Je n'aurais jamais osé donner de la soupe de chat à un
> de mes défunts chats ! Et d'ailleurs ils ne me l'auraient jamais
> pardonné et me l'auraient fait sentir par leurs griffes. Mais on a
> affaire à l'ambiguïté de la préposition : soupe faite avec du chat
Ma parole, vous semblez vous délectez à dire des horreurs pareilles !
Après consultation de la jeune génération, j'ai le nom de la version
belge de votre américain : une mitraillette (frites et
fricadelle/hamburger).
--
lamkyre
> Je copicolle ce qui s'affiche sur mon écran dans son
> intégralité :
[une étrange soupe électronique]
> Rien à voir avec ce à quoi Harlan répond. Suis-je la seule ?
On dirait.
--
lamkyre
> Je peux acheter dans une friterie ou un service de restauration rapide des
> sandwichs nommés simplement « américains ». Un américain est une
> demi-baguette dans laquelle on place de la viande chaude (le plus souvent
> des hamburgers, mais aussi des merguez ! ou des saucisses de Francfort comme
> hot-dogs), le tout entouré de frites (oui, les french fries). Le sandwich
> chaud dit américain et avec cornet se distingue ainsi du sandwich purement
> français, qui lui est froid, toujours impeccablement beurré, avec des
> produits du terroir comme le fromage de Hollande [lequel, on ne saurait dire
> tellement ce n'est pas un fromage du tout et qu'il doit tenir autant des
> quatre fromages néerlandais à la fois ou de la Vache qui rit] ou le jambon
> polyphosphaté italien (même pas espagnol, ce qui est une pitié)
Voilà un splendide anglicisme !
> Je copicolle ce qui s'affiche sur mon écran dans son
> intégralité :
Ce n'est pas le message <news:3e6f59b3$0$26877$626a...@news.free.fr> mais
un autre dans le fil « liaison avec les lettres de l'alphabet ».
Vous copiez un texte qui se trouve dans
news:Xns933BE79C17...@138.195.8.3>. Je ne m'explique pas le
remplacement du serveur de Free en fin de Message-Id alors que les deux
textes ont été envoyés par la même connexion, avec le même serveur, à la
même heure si je me souviens bien.
> Rien à voir avec ce à quoi Harlan répond. Suis-je la seule ?
Problème de serveur semblerait-il. Pourtant je lis sur Free et vous aussi,
alors pourquoi lisez-vous mal ce qui s'affiche exactement chez moi ? Il doit
y avoir un problème particulier pour cet article qui n'a pas été déclaré
avec le nom mais avec l'encodage du nom de serveur (Free). Puis une
interversion ou un embrouillamini à la sauce Free. L'aspect me semble très
technique et je n'y vois que dalle, mais dans l'affaire ni vous ni moi ne
nous trompons : il y a eu un bogue de Free.
>> ce qui est une pitié)
>
> Voilà un splendide anglicisme !
Avec un sourire, cela passe mieux ? Je jonglais avec les nationalités et
tout ce qui semble américain. Ne me jetez pas la honte sur moi !
> Je suis sur que Vincent/Siva pourrait nous en dire plus !
Oui.
Mystère et boule de gomme. Si je passe par « news.free.fr »
votre contribution s'affiche normalement, si je passe par «
news.fu-berlin.de », j'obtiens ce que j'ai copicollé.
Quoi qu'il en soit, je maintiens que nous devons pas
fréquenter les mêmes friteries ou les mêmes services de
restauration rapide car, chez moi [en haut, pas en bas] un «
américain » ne ressemble en rien à ce que vous décrivez.
Isabelle
C'est mon jour de naïveté, je pose la question : où est-il, cet
anglicisme ?
--
lamkyre
> Oui.
J'aime beaucoup ce genre de situations. Bon : en vietnamien,
« nem » au Nord, « cha gio » (à prononcer « tcha yo ») au Sud ; ce sont
les rouleaux de feuilles de riz farcis et frits, au porc ou aux
crevettes.
Les rouleaux de printemps sont crus et chinois, ce sont les « chun
juan » (« tchouènne djuènne »), normalement aux légumes, à moins qu'on
indique, devant, l'origine des protéines animales qui entrent en
composition : « rou chun juan » (rouleaux de printemps à la viande ;
« rou » = « jo-ou »), « xia chun juan » (... aux crevettes ; « xia » =
« chia »).
lamkyre a écrit:
>
> >> ce qui est une pitié
> >
> > Voilà un splendide anglicisme !
>
> C'est mon jour de naïveté, je pose la question : où est-il, cet
> anglicisme ?
>
Comment, vous ne voyez pas dans cette expression employée par erreur mais
avec constance par La Fontaine, La Fontaine, Molière, Madame de Sévigné,
Racine, Madame de Genlis, et tant d'autres le calque manifeste d'une
expression anglaise ?
C'est à bon droit que vous parlez de votre naïveté. J'accuserai presque,
tant l'indignation me démange, votre frivolité quand les plus grands
dangers menacent. Quand l'ennemi, l'anglais, est à nos portes.
L'ennemi est malin ; il a soudoyé nos élites, et depuis longtemps. Combien
de pots-de-vin a-t-il fallu pour convaincre Littré d'entrer sans broncher
"C'est une pitié, c'est une grande pitié, c'est grand'pitié " dans son
dictionnaire et d'en chercher des illustrations chez les auteurs pervers
susnommés ?
« [...] une grosse fièvre, une oppression, une goutte remontée ; enfin
c'était une pitié » Mrs Sevigny, 13th March 1680.
> lamkyre a écrit:
Les dommages collatéraux ont encore frappé...
Isabelle
> lamkyre a écrit:
>
>>
>>>> ce qui est une pitié
>>>
>>> Voilà un splendide anglicisme !
>>
>> C'est mon jour de naïveté, je pose la question : où est-il, cet
>> anglicisme ?
>>
>
> Comment, vous ne voyez pas dans cette expression employée par erreur
> mais avec constance par La Fontaine, La Fontaine, Molière, Madame de
> Sévigné, Racine, Madame de Genlis, et tant d'autres le calque
> manifeste d'une expression anglaise ?
[...]
Mmm... j'avais Zola, Proust, Madame d'Aulnoy et même l'Académie
(5e édition) dans ma cartouchière. C'est cette abondance qui a fini par
me faire douter.
--
lamkyre
pitoyable
Isabelle Depape Hamey a écrit:
> Les dommages collatéraux ont encore frappé...
Ce n'était qu'une bombe de gaz hilarant !
> Ma chinoise de mère nous faisait des rouleaux de printemps, ainsi
> nommés. Et aussi des 'bao ze' et des 'tchiao ze', graphie
> approximative, n'ayant jamais subi d'immersion totale dans ma langue
> maternelle...
Hmmm... Je les fais, à l'occasion, les « baozi » et « jiaozi » (en
pinyin). Mais pas les « cha gio » ni les « chun juan ».
> Quoi qu'il en soit, je maintiens que nous devons pas
> fréquenter les mêmes friteries ou les mêmes services de
> restauration rapide car, chez moi [en haut, pas en bas] un
> « américain » ne ressemble en rien à ce que vous décrivez.
C'est quoi vos américains ? Des baegels dans lesquels on aura mis du surimi
à la sauce tartare et que l'on aura accompagné de chocolats confits où
fourrés avec du kirsch, et puis on peut aussi remplacer les frites par les
radis en Bavière, non ? Vous n'avez pas défini votre américain, mais vous
avez interdit toute définition de l'américain parce que ce n'est pas le
vôtre. Bref, personne ne sait ce que vous pensez mais vous laissez entendre
que vous n'en pensez pas moins. *Votre* américain ne ressemble à rien de
tout ce qui peut exister au monde. Le vide comme réponse ! C'est beau !
Cela dure depuis des années...
Un «américain» (version belge) est un pistolet (pain version belge) avec
du boeuf cru haché (version belge).
Quant à la mitraillette, la voici: (il y a même la recette de la sauce
américaine)
http://www.fritealors.com/fr/lemenu/lemenu.html
Anne
> Un «américain» (version belge) est un pistolet (pain version belge)
> avec du boeuf cru haché (version belge).
Mouais... Seulement, il y a des frites avec le demi-pain ou demi-baguette ou
le bâtard (le volume varie selon les boutiques) qui comprend aussi de la
barbaque (peu importe le nom de la bidoche cuite car on peut remplacer le
prétendu bovin belgicain par n'importe quoi).
> Quant à la mitraillette, la voici: (il y a même la recette de la sauce
> américaine)
> http://www.fritealors.com/fr/lemenu/lemenu.html
Où est cette recette de la sauce ? Elle n'existe pas sur ce site. Quant à
la mitraillette, ce n'est rien d'autre qu'un sandwich américain ou un
américain avec moins de variantes, mais surtout avec la sauce américaine en
plus. Je ne vois aucun apport par rapport à ce qu'a dit lamkyre. Bref, rien
de nouveau et l'ensemble du site n'est qu'une liste de menus basiques qui ne
permettent en aucun cas de se faire une idée. C'est le vide total comme
lorsque l'on parle pour ne rien dire. Retour à la case départ ! Nul, vide,
absence de jugement... Fllf continue dans le babillardage...
>>Un «américain» (version belge) est un pistolet (pain version belge)
>>avec du boeuf cru haché (version belge).
> Mouais... Seulement, il y a des frites avec le demi-pain ou demi-baguette ou
> le bâtard (le volume varie selon les boutiques) qui comprend aussi de la
> barbaque (peu importe le nom de la bidoche cuite car on peut remplacer le
> prétendu bovin belgicain par n'importe quoi).
En v'là, des frites:
http://perso.club-internet.fr/zcie/brozeur/textes/maq2/02maq2.html
>>Quant à la mitraillette, la voici: (il y a même la recette de la sauce
>>américaine)
>>http://www.fritealors.com/fr/lemenu/lemenu.html
> Où est cette recette de la sauce ? Elle n'existe pas sur ce site.
Mais si: Américaine: (mayo, paprika, échalotes, ail, oignons, harissa)
> Quant à
> la mitraillette, ce n'est rien d'autre qu'un sandwich américain ou un
> américain avec moins de variantes, mais surtout avec la sauce américaine en
> plus.
Vous dites comme vous voulez, hein...
Je demande un «américain» à Bruxelles, je reçois un pistolet avec du
boeuf haché. J'en demande un par chez vous, et je reçois autre chose. Et
à Montréal, on me regarde avec des yeux de merlan frit.
Quoique... dans un bar de go-go-boys, peut-être.
> Je ne vois aucun apport par rapport à ce qu'a dit Lamkyre. Bref, rien
> de nouveau et l'ensemble du site n'est qu'une liste de menus basiques qui ne
> permettent en aucun cas de se faire une idée. C'est le vide total comme
> lorsque l'on parle pour ne rien dire. Retour à la case départ ! Nul, vide,
> absence de jugement... Fllf continue dans le babillardage...
Petite poussée de mauvaise foi ?
Anne
>(sic) wrote:
>> "An_guille" <an_g...@alussinan.org> a écrit dans le message de news:
>
>>>Un «américain» (version belge) est un pistolet (pain version belge)
>>>avec du boeuf cru haché (version belge).
>
>> Mouais... Seulement, il y a des frites avec le demi-pain ou demi-baguette ou
>> le bâtard (le volume varie selon les boutiques) qui comprend aussi de la
>> barbaque (peu importe le nom de la bidoche cuite car on peut remplacer le
>> prétendu bovin belgicain par n'importe quoi).
>
>En v'là, des frites:
>http://perso.club-internet.fr/zcie/brozeur/textes/maq2/02maq2.html
>
>>>Quant à la mitraillette, la voici: (il y a même la recette de la sauce
>>>américaine)
>>>http://www.fritealors.com/fr/lemenu/lemenu.html
>
>> Où est cette recette de la sauce ? Elle n'existe pas sur ce site.
>
>Mais si: Américaine: (mayo, paprika, échalotes, ail, oignons, harissa)
Je viens de trouver des recettes comme:
2 cl d'huile d'olive, 20 g de beurre, 800 g de carapaces de crustacés
ou d'étrilles, 80 g de carottes, 80 g d'oignons, 40 g d'échalotes, 4
cl de cognac, 8 cl de vin blanc, 400 g de tomates, 40 g de concentré
de tomates, 4 gousses d'ail, 1 bouquet garni, 1/4 de botte d'estragon
mais un site explique que cette sauce s'appelle aussi "armoricaine".
En tout cas, ce n'est évidemment pas la recette pour la sauce aux
frites.
--
Harlan Messinger
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Veuillez ôter le premier point de mon adresse de courriel.
> Je viens de trouver des recettes comme:
>
> 2 cl d'huile d'olive, 20 g de beurre, 800 g de carapaces de crustacés
> ou d'étrilles, 80 g de carottes, 80 g d'oignons, 40 g d'échalotes, 4
> cl de cognac, 8 cl de vin blanc, 400 g de tomates, 40 g de concentré
> de tomates, 4 gousses d'ail, 1 bouquet garni, 1/4 de botte d'estragon
>
> mais un site explique que cette sauce s'appelle aussi "armoricaine".
> En tout cas, ce n'est évidemment pas la recette pour la sauce aux
> frites.
Ça, c'est pour les queues de langoustes, ou le homard... à l'armoricaine.
Anne
> > > C'est quoi, "nem"?
> >
> > Un nem est un pâté impérial ou un rouleau de printemps, c'est une
> > préparation (et non un plat ou une recette) vietnamienne à base de porc
> ou
> > de volailles, et pour les légumes surtout de carottes et d'oignons, le
> tout
> > enrobé de pâte
> <http://www.bibliotheque.refer.org/caledoni/lexique/nem.htm>.
>
> Cha gio, donc. Nous disons "spring rolls". Je ne me souviens pas d'avoir vu
> le mot "nem". Mais j'aime bien les banh mi.
"Nem", c'est différent, ils sont frits comme des "spring rolls" mais on
les enroule avec une feuille de menthe dans une feuille de laitue et on
les trempe dans une sauce avant de les manger. Délicieux.
Joye
Hier à 19 heures et 16 minutes, j'ai écrit :
§
Ben oui, pour moi, un [sandwich] américain c'est de la
viande de boeuf hachée et crue que l'on glisse entre deux
morceaux de baguette. On y ajoute parfois de la sauce
piquante [Worcester Sauce, par exemple]. Pareil qu'un filet
américain avec le pain en plus.
§
Telle est la définition de « mon américain ».
Isabelle
> Comment, vous ne voyez pas dans cette expression employée par erreur mais
> avec constance par La Fontaine, La Fontaine, Molière, Madame de Sévigné,
> Racine, Madame de Genlis, et tant d'autres le calque manifeste d'une
> expression anglaise ?
Je suis de plus en plus conforté dans mes réactions par le fait que les
uns me reprochent d'en rester à l'orthographe de papa ou au moins à
celle que j'ai connu dans ma jeunesse et de n'en dévier sous aucun
prétexte, avec comme condamnation définitive et absolue de proscrire
toute évolution et de prôner une langue bientôt morte, et les autres
(souvent les mêmes) m'accusent de dénoncer les acceptions nouvelles de
mots ou d'expressions qui, à l'origine français, nous sont revenus par
l'outre-Manche et n'ont acquis consistance que grâce à ce détour. Il
faudrait tout de même savoir si nous continuons à parler et écrire
aujourd'hui comme au Grand Siècle, ou bien si quelque eau a tout de même
coulé sous les ponts depuis.
> Mais si: Américaine: (mayo, paprika, échalotes, ail, oignons, harissa)
Ce n'est pas une recette. C'est une liste d'ingrédients sans indications
mais avec une erreur d'orthographe et une confusion hénaurme entre une sauce
existante et différentes épices.
Cette construction me tourlupine, qui distingue les réactions des uns et des
autres quand il s'agit des mêmes.
> Il faudrait tout de même savoir si nous continuons à parler et
> écrire aujourd'hui comme au Grand Siècle, ou bien si quelque
> eau a tout de même coulé sous les ponts depuis.
La réponse est contenue dans la question.
Marc
--
=======================================
FAQ de fllf : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>
Marc Page : <http://www.marcpage.fr.st/>
=======================================
Puisque ce sujet semble vous passionner :
http://www.unil.ch/irregulier/02/02_26.pdf
Isabelle
§
Worcestershire ou Worcester Au milieu du siècle dernier,
un très haut fonctionnaire, gouverneur du Bengale pour le
gouvernement de Sa Majesté britannique, Sir Marcus Sandy,
rentra au pays et s'installa dans le comté [shire en
anglais] de Worcester. Il avait attrapé le virus de la
nourriture épicée et avait ramené une sauce indienne, un
mélange secret d'épices et d'assaisonnements très
abondamment utilisé là-bas.
Si Marcus fit venir deux pharmaciens dans son domaine, John
Lea et William Perrin pour qu'ils lui fabriquent des
bouteilles de cette sauce pour lui-même et pour pouvoir
offrir en cadeau à ses amis et relations. Après quelques
tâtonnements, ils mirent au point un produit à base de sauce
de soja, d'essence d'anchois, d'orge malté, de tamarin, de
girofle, de piment fort, de teinture d'ail et d'échalote, de
sucre et d'extraits de viande... Même si ce n'était pas la
recette originale, le résultat répondit aux attentes de Sir
Marcus Sandy et apaisa sa nostalgie pour les assaisonnements
épicés. Le produit eut tant de succès auprès des amis que
Lea et Perrin demandèrent à Sir Marcus la permission de le
fabriquer industriellement, ce qu'il leur accorda. Dès
qu'ils eurent le feu vert, ils se mirent au travail et le
mirent en vente sous le nom de Worcester sauce et le
lancèrent au USA sous l'appellation de Worcestershire sauce
et elle y rencontra rapidement un grand succès.
On utilise la Worcester dans des cocktails, dans des
courts-bouillons, de la vinaigrette, pour corser une sauce à
la diable, un boeuf strogonoff, un goulasch... et bien sûr
le steak tartare.
§
http://boitearecettes.infinit.net/public/encyclopedie/WXYZ.htm
Ma belle-mère qui, pour une fois a l'expression juste,
appelle ça de la « sauce anglaise »...
"alain d." a écrit :
J'ai choisi le Littré pour montrer l'ancienneté en français de
l'expression que vous épingliez. Ancienne, mais toujours actuelle
néanmoins. Certes, comme l'indique le Grand Robert, "c'est une pitié"
est plus rare que "c'est pitié". Cela ne veut pas dire qu'on doive
abandonner l'usage de l'expression rare : la langue ne se conforme pas
nécessairement aux choix du plus grand nombre.
En l'occurrence, il n'y a besoin d'aucun anglicisme pour employer à
l'occasion "c'est une pitié". Il suffit d'être un peu frotté de langue
classique.
« C'est une pitié que d'être si vive ; il faut tâcher de calmer et de
posséder un peu son âme. » Mme de Sévigné, 26 juin 1675
Mais l'usage s'en est maintenu au-delà de l'époque classique :
« C'est une pitié de voir d'excellents esprits se tuer à prouver par
l'enfance que la virilité est un abus; tandis qu'une institution
quelconque, adulte en naissant, est une absurdité au premier chef, une
véritable contradiction logique. »
J. DE MAISTRE, Des Constitutions politiques et des autres
institutions humaines, 1810, p.47.
« Voyons, demanda Mouret, que deviens-tu? (...) Et qu'est-ce que tu
gagnes? (...) Trois mille francs. Mais c'est une pitié! (...)
Comment! un garçon si fort, qui nous roulait tous! » (ZOLA, Bonh.
dames, 1883, p. 449)
« C'est une pitié que Longfellow ait seul tiré parti de la tragédie
des Acadiens. Je reprocherai toujours à Chateaubriand d'avoir
considéré les castors, les buffles et les poissons et d'avoir pris si
peu garde aux hommes. »
M. BARRÈS, Mes cahiers, t. 7, nov. 1908-juin 1909, p. 218.
Vous-même utilisez d'ailleurs un "horrible" anglicisme avec votre "je
suis de plus en plus conforté". Nous en avons déjà parlé sur ce forum.
Isabelle Depape Hamey a écrit :
>
> Worcestershire ou Worcester
Cette sauce est un sujet inépuisable de conversation pour les dîners
en ville dans les pays anglophones. Il y a toujours des dissensions
marquées sur la façon exacte de prononcer le mot, et sur le point de
savoir si on doit dire l'un ou l'autre.
> Vous-même utilisez d'ailleurs un "horrible" anglicisme avec votre "je
> suis de plus en plus conforté". Nous en avons déjà parlé sur ce forum.
Je vous renvoie au Robert historique que j'ai plus tendance à croire que
vous-même et qui écrit textuellement : « influence (peu probable) de
l'anglais "to confort" ».
> Cette construction me tourlupine,
Tiens... Moi, je croyais que le verbe « turlupiner » venait du nom d'un
personnage de farce à l'époque classique, je l'avais rencontré dans un de
ces textes. Je m'aperçois que ce fut aussi une secte hérétique au XIIIe s.
et on aurait affaire au même genre de glissement sémantique qu'avec le «
bougre » (d'abord Bulgare, donc de la secte bogomile, puis sodomite avant
devenir un individu). Le croisement avec « tour » est amusant car le
turlupin joue des mauvais tours mais il ne se livre pas à la turlutte.
> Puisque ce sujet semble vous passionner :
> http://www.unil.ch/irregulier/02/02_26.pdf
Où l'on constate que les auteurs de la page donnent comme un helvétisme le
steak tartare (!) qui serait l'équivalent de l'américain belge. Or le steak
tartare existe en français standard et n'a rien à faire avec les sandwichs.
C'est une préparation qui a sa sauce propre, non une recette liée à une
sauce britannique :
<PR1>
Un steak tartare, ou n. m. (1936) un tartare : viande de b½uf (ou de cheval)
hachée, servie crue avec des aromates et des condiments (oignons, câpres,
ketchup, etc.). Þ région. cannibale (cf. Filet américain). « La vogue du
steak tartare est une opération d'exorcisme contre l'association romantique
de la sensibilité et de la maladivité : il y a dans cette préparation tous
les états germinants de la matière : la purée sanguine et le glaireux de
l'½uf, un concert de substances molles et vives » (Barthes). - Tartare de
poisson : poisson servi haché et cru.
</PR1>
> Or le steak tartare existe en français standard et
> n'a rien à faire avec les sandwichs.
[...]
> il y a dans cette préparation tous les états germinants de la
> matière : la purée sanguine et le glaireux de l'½uf, un concert de
> substances molles et vives » (Barthes).
Eh bien, je n'ai pas résisté... Je viens d'aller m'acheter un sandwich au
filet américain.
--
lamkyre
>>Or le steak tartare existe en français standard et
>>n'a rien à faire avec les sandwichs.
>
> [...]
>>il y a dans cette préparation tous les états germinants de la
>>matière : la purée sanguine et le glaireux de l'œuf, un concert de
>>substances molles et vives » (Barthes).
> Eh bien, je n'ai pas résisté... Je viens d'aller m'acheter un sandwich au
> filet américain.
Beurk !
Isabelle
>Harlan Messinger a écrit :
>[...]
>> J'avais toujours l'intention de goûter les frites avec de la sauce
>> américaine, mais je n'y suis jamais arrivé. La mayonnaise était si bonne, et
>> quant à la sauce américaine, je ne savais pas ce qu'il y avait là-dedans, et
>> la couleur ne m'a pas piqué l'appétit.
>
[l'histoire de Worcestershir sauce coupée]
>http://boitearecettes.infinit.net/public/encyclopedie/WXYZ.htm
>
>Ma belle-mère qui, pour une fois a l'expression juste,
>appelle ça de la « sauce anglaise »...
Mais la sauce américaine n'est pas la sauce Worcestershire. Celle-là
était épaisse comme le ketchup, est avait une couleur
rouge-orange-rose.
> Où l'on constate que les auteurs de la page donnent comme un helvétisme le
> steak tartare (!) qui serait l'équivalent de l'américain belge. Or le steak
> tartare existe en français standard et n'a rien à faire avec les sandwichs.
Vraiment ? Relisez l'article.
Peut-être bien que les Belges sont les seuls à mettre de la
viande boeuf hachée crue [« steak tartare, en français]
entre deux tranches de pain. Qu'ils soient les seuls à y
ajouter une sauce rougeâtre, épicée et, des frites, c'est
fort possible.
> C'est une préparation qui a sa sauce propre, non une recette liée à une
> sauce britannique :
> <PR1>
> Un steak tartare, ou n. m. (1936) un tartare : viande de bœuf (ou de cheval)
> hachée, servie crue avec des aromates et des condiments (oignons, câpres,
> ketchup, etc.). Þ région. cannibale (cf. Filet américain). « La vogue du
> steak tartare est une opération d'exorcisme contre l'association romantique
> de la sensibilité et de la maladivité : il y a dans cette préparation tous
> les états germinants de la matière : la purée sanguine et le glaireux de
> l'œuf, un concert de substances molles et vives » (Barthes). - Tartare de
> poisson : poisson servi haché et cru.
> </PR1>
?
Isabelle
"alain d." a écrit :
Vous vous fiez à vos sentiments, voire vos ressentiments, plus qu'à la
raison. Pourtant, si vous aviez gardé en mémoire la discussion que
nous avons eue en avril dernier, vous et moi, sur ce forum à propos de
"conforter", vous auriez su que justement, j'y avais précisément
contesté le fait que "conforter" fût un anglicisme, comme on l'affirme
souvent. Ce qui ne l'empêche pas d'être un néologisme (déjà un peu
ancien) souvent critiqué par les puristes.
Pour mémoire :
http://groups.google.com/groups?q=conforter+group:fr.lettres.langue.francaise&hl=fr&lr=&ie=UTF-8&selm=3cac7a0f%240%2415466%2479c14f64%40nan-newsreader-03.noos.net&rnum=1
ou
http://shorterlink.com/?K2QBJ0
À ma connaissance, c'est ou bien le steak tartare avec des frites, ou bien
le filet américain entre deux tranches de pain (ou plutôt, dans un pistolet
ou un morceau de baguette). Mais jamais les frites *et* le pain !
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
lamkyre a écrit :
>
> lamkyre a écrit :
>
> > Harlan Messinger a écrit :
> >
> >> "lamkyre" <lam...@yahoo.fr> wrote in message
> >> news:b4npqa$heu$1...@reader08.wxs.nl...
> >>>
> >>> ??? soupe de chat ??? Ça fait frémir...
> >>
> >> Ça veut dire, le "catsup", aussi connu comme le "ketchup".
> >
> > Brrr ! Quelle appellation barbare ! Comme disait ma grand-mčre, "un
> > peu de respect avec la nourriture !"
>
> D'ailleurs, le fond de ma pensée, c'est plutôt "un peu de respect pour
> les chats !"
>
Faites-vous interdire l'entrée de ce site :
http://www.kanservu.ca/~rmeharg/cat.html
dont je n'extrais que le plus coux :
FAVORITE CAT RECIPE - Cat Pate - Ingredients: 1 cat, 1 steamroller.
> À ma connaissance, c'est ou bien le steak tartare avec des frites, ou
> bien le filet américain entre deux tranches de pain (ou plutôt, dans
> un pistolet ou un morceau de baguette). Mais jamais les frites *et*
> le pain !
Sans oublier le filet américain tartiné sur des toasts : le cannibale.
--
lamkyre
> lamkyre a écrit :
>
>> D'ailleurs, le fond de ma pensée, c'est plutôt "un peu de respect
>> pour les chats !"
>>
> Faites-vous interdire l'entrée de ce site :
>
> http://www.kanservu.ca/~rmeharg/cat.html
>
> dont je n'extrais que le plus coux :
> FAVORITE CAT RECIPE - Cat Pate - Ingredients: 1 cat, 1 steamroller.
Pssschhhffffrrrrr !
--
lamkyre
Avec crudités, s'il vous plaît...
Isabelle
> http://www.kanservu.ca/~rmeharg/cat.html
> dont je n'extrais que le plus coux :
> FAVORITE CAT RECIPE - Cat Pate - Ingredients: 1 cat, 1 steamroller.
L'histoire des crottes de chat dans la pelouse et de la
tondeuse à gazon, mon mari l'a vécue. Sans mon intervention,
les pauvres bêtes auraient fini en patée.
Isabelle
« en pâtée »
Isabelle (qui en mériterait bien une...)
> Ma parole, vous semblez vous délectez à dire des horreurs pareilles !
Ou à en lire : <http://membres.lycos.fr/almasty/grenouil.htm>.
> Vous vous fiez ą vos sentiments, voire vos ressentiments, plus qu'ą la
> raison. Pourtant, si vous aviez gardé en mémoire la discussion que
> nous avons eue en avril dernier, vous et moi, sur ce forum ą propos de
> "conforter", vous auriez su que justement, j'y avais précisément
> contesté le fait que "conforter" fūt un anglicisme, comme on l'affirme
> souvent.
Alors je vous en sais gré.
> Après consultation de la jeune génération, j'ai le nom de la version
> belge de votre américain : une mitraillette (frites et
> fricadelle/hamburger).
Ou une mitraillette pitta, mmmh encore mieux.
C'est comme le dentifrice quand il sort du tube : une strie rouge, une
orange, une rose ? 'me surprendront toujours ces américains ;-)
--
©lõ
> "lamkyre" <lam...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
> b4nuhe$snj$2...@reader11.wxs.nl...
>
>> Ma parole, vous semblez vous délecter à dire des horreurs pareilles !
>
> Ou à en lire : http://membres.lycos.fr/almasty/grenouil.htm.
Intéressant et varié ce site. Je viens d'y passer un bon bout de temps,
j'y ai notamment découvert la mort de Balzac décrite par Hugo. Brrr...
Pour rester dans le thème, culinaire, de ce fil, j'ai noté une recette
de "diables en camisole" qui me semble la version du pauvre des truffes
farcies au ortolans (et non l'inverse) que j'ai lue dans un vieux livre
de cuisine. On savait vivre, jadis.
Oh ! et à propos...
http://web.dkm.cz/koplih/htf/18-Tongue%20Twister.swf
--
lamkyre
> http://web.dkm.cz/koplih/htf/18-Tongue%20Twister.swf
$**ù$%$$ !! !!!
>Peut-être bien que les Belges sont les seuls à mettre de la
>viande boeuf hachée crue [« steak tartare, en français]
>entre deux tranches de pain. Qu'ils soient les seuls à y
>ajouter une sauce rougeâtre, épicée et, des frites, c'est
>fort possible.
La sauce rougeâtre, oui s'il s'agit de la "Worcestershire sauce"; non
s'il s'agit de ketchup.
Une tartine à l'américain *et* des frites? Jamais vu. Pain ou frites,
pas les deux. Mais, cela, Marion l'a déjà écrit dans son intervention.
Un "cannibale" consiste en une tranche de pain grillée recouverte
d'américain, c'est à dire de boeuf hâché assaisonné de câpres, sel et
poivre. On le sert aussi accompagné de cornichons et de petits oignons
aigre-doux.
Et la tranche de pain provient d'une miche de pain et non de "pain
français" comme on dit encore en Belgique.
Ne jamais manger de l'américain face à un... Américain ou à un
Anglais. Dans les cas extrêmes cela les révulse au point de sortir de
table. Vécu.
Au fait, d'où viennent les appellations "américain" en Belgique et
"tartare" en France pour du boeuf hâché et assaisonné?
Amicalement,
Didier
> Au fait, d'où viennent les appellations "américain" en Belgique et
> "tartare" en France pour du boeuf hâché et assaisonné?
C'est que chez nous, en mangeant de la viande crue (E.coli) rajoutée à un
oeuf cru (salmonelle), on risque de finir cuit.
Joye
>>Peut-être bien que les Belges sont les seuls à mettre de la
>>viande boeuf hachée crue [« steak tartare, en français]
>>entre deux tranches de pain. Qu'ils soient les seuls à y
>>ajouter une sauce rougeâtre, épicée et, des frites, c'est
>>fort possible.
> La sauce rougeâtre, oui s'il s'agit de la "Worcestershire sauce"; non
> s'il s'agit de ketchup.
> Une tartine à l'américain *et* des frites? Jamais vu. Pain ou frites,
> pas les deux. Mais, cela, Marion l'a déjà écrit dans son intervention.
Si j'ai donné l'impression que les frites se trouvaient
*dans* le sandwich, c'est que je me suis mal exprimée. Je
parlais de la barquette de frites qui, parfois, accompagne
l'américain. Des gens qui mangent ça, je peux vous en citer
beaucoup. Peut-être est-ce plus nordiste que belge ?
[...]
> Ne jamais manger de l'américain face à un... Américain ou à un
> Anglais. Dans les cas extrêmes cela les révulse au point de sortir de
> table. Vécu.
Bien que je ne sois ni anglaise ni américaine, je dois
avouer que je partage ce sentiment de rép[v]ulsion à l'idée
que quelqu'un puisse manger de la viande crue.
> Au fait, d'où viennent les appellations "américain" en Belgique et
> "tartare" en France pour du boeuf hâché et assaisonné?
Aucune idée.
Isabelle
> Intéressant et varié ce site.
Il faut explorer toutes les archives car il y a des ressources cachées...
L'arborescence n'est pas claire, on trouve des choses encore dans les
recoins, par exemple on a des dossiers qui ne sont pas annoncés comme tels
mais dans lesquels on trouve encore d'autres pages. En outre, les
traductions ou illustrations de Poe ne se trouvent pas ailleurs dans cette
version. L'article sur la néologie a été donné sur ce forum. Les liens vers
des sites de latin valent la peine aussi.
> j'y ai notamment découvert la mort de Balzac décrite par Hugo. Brrr...
Je connais pire sur le même sujet : le récit fait par Mirbeau et qui fut
censuré suite à une condamnation. Il a été rétabli ensuite dans _les 21
Jours d'un neurasthénique_ en 10-18 et chez Séguier. Ce texte est une
démolition totale de Mme Hanska, mais j'ai de sérieux doute sur
l'authenticité des ragots colportés par Mirbeau qui avait l'imagination
débridée...
> Pour rester dans le thème, culinaire, de ce fil, j'ai noté une recette
> de "diables en camisole" qui me semble la version du pauvre des truffes
> farcies aux ortolans (et non l'inverse) que j'ai lue dans un vieux livre
> de cuisine. On savait vivre, jadis.
L'emploi du mot « diables » pour « moineaux » m'a semblé étrange. Il me
semble que c'est lié à l'idée de la pauvreté. On a des proverbes comme loger
le diable dans sa bourse qui viendrait de l'italien :
<Littré>
D'un autre côté Génin dit : Les Italiens ont le proverbe : " Abbiamo trovato
il diavolo nel catino, nous avons trouvé le diable dans le plat, le plat
était vide. L'usage en Italie était de peindre au fond des plats une figure
hideuse, une figure de diable qui était cachée, tant qu'il restait quelque
chose au plat, Récréat. t. I, p. 107.
</Littré>.
> Au fait, d'où viennent les appellations "américain" en Belgique et
> "tartare" en France pour du boeuf hâché et assaisonné?
Pour le steak tartare (1936 comme steak alors que le terme existait un
siècle avant sans que ce soit lié à la viande de boeuf), le Robert
historique renvoie à la « sauce à la tartare » (1821) qui est fortement
assaisonnée. Souvenir des guerres napoléoniennes semble-t-il, mais aussi de
l'histoire des cavaliers tartares ou mongols qui consommaient de la viande
crue. On a l'idée de rudesse et de sauvagerie. J'avais lu, ailleurs et je ne
sais où, que les Tartares plaçaient la viande sous leurs fesses lorsqu'ils
montaient à cheval et que le mets chauffait ainsi. Cela m'a toujours paru
étrange et peu crédible, mais le fait que les Tartares ou les Cosaques
mâchaient de la viande crue est avéré : ils en prenaient des morceaux comme
une sorte de gomme à mastiquer en chemin comme des covebois, ce n'était pas
leur alimentation principale et ils faisaient des pauses le soir afin de
manger et de dormir, leur course permanente pouvait donner l'impression
qu'ils ne mangeaient qu'ainsi. Il me semble que le Père Huc a dû parler de
la même manière des habitudes alimentaires des Mongols lorsqu'ils se
déplacent en caravane, mais je n'ai pas de certitude car mes lectures sont
lointaines, je me souviens seulement des lambeaux de chair pris sous le
fessier ou dans une poche (puisque ces cavaliers montaient à cru le plus
souvent). L'aspect haché du steak tartare est fort postérieur et français,
il ne doit rien avoir à faire avec les Tartares proprement dits, mais
ceux-ci prenaient bien des langues de filets qu'ils devaient briser comme on
brise un chouingomme ou une tablette de chocolat. Les textes que j'ai lus
n'étaient pas clairs et ils montraient des peuples comme plus sauvages et
étranges que la réalité.
Littré donne une définition qui me semble plus juste du tartare :
<cit.>
Terme de cuisine. à la tartare, se dit en parlant d'une manière d'accommoder
le poisson et la viande, qui consiste à les servir panés et grillés, avec
une sauce froide à la moutarde que l'on nomme aussi sauce à la tartare ou
sauce tartare.
</cit.>
Et en effet, le tartare n'est pas de la viande totalement crue comme un plat
japonais, mais demi-crue, grillée à l'extérieur. L'image des viandes sous
les cavaliers a dû jouer, tout comme le fait que ce peuple était lié à
l'idée du froid, d'une forme de barbarie. Je vois beaucoup de
surmotivations. En outre, c'est bien la sauce tartare qui est au début et de
longue date, non le steak, rien à voir donc avec la Worcester Sauce, les
sandwichs ou les frites comme origine.
>>Au fait, d'où viennent les appellations "américain" en Belgique et
>>"tartare" en France pour du boeuf hâché et assaisonné?
> Pour le steak tartare (1936 comme steak alors que le terme existait un
> siècle avant sans que ce soit lié à la viande de boeuf),
Etait-il lié à la viande de cheval ? Que je sache, un steak
tartare désigne soit de la viande de boeuf crue, soit de la
viande de cheval crue.
[...]
Isabelle
> Etait-il lié à la viande de cheval ? Que je sache, un steak
> tartare désigne soit de la viande de boeuf crue, soit de la
> viande de cheval crue.
Cela peut être de cerf, de bison, de volaille, de saumon, de thon
aujourd'hui et de je ne sais trop quelles bestioles. Il y a même des
tartares de légumes, mais ce sont les extensions modernes. Il n'existe pas
de rapport direct entre les habitudes alimentaires anciennes des Tartares
(qui devaient manger aussi bien du cheval que de l'agneau ou du bison) et le
steak tartare, c'est une image bien postérieure. La page suivante distingue
bien ce qui est raconté par les observateurs des Tartares (manger la viande
crue lorsqu'ils sont en selle) et par l'imagination populaire (la tranche de
viande sous la selle ou le fessier). Quant à la date d'apparition du steak
tartare en France, c'est problématique car cela coïncide avec la vogue des
boucheries chevalines (le cheval était alors une viande bon marché et censée
plus revigorante et saine) mais les renvois du TLF ou du Robert concernent
surtout le boeuf. La recette bourgeoise devait être celle avec le boeuf,
celle pour les personnes plus modestes avec le cheval.
À propos du mot « tartare » (et pas seulement pour le fromage) :
<cit.>
En cuisine d'abord, la sauce tartare apparaît au 19ème et désigne une sorte
de mayonnaise forte croisée avec une ravigote.
Puis apparaît le steak tartare (milieu 20ème) qui se définit essentiellement
comme steak de viande crue, et donne lié à cette vieille légende selon
laquelle les envahisseurs mongols non seulement mangeaient leur viande crue,
mais s'en servaient comme d'une selle afin de l'attendrir pendant qu'ils
chevauchaient. Tout ça se croise donc avec la recette de la sauce, qu'on va
modifier pour l'occasion : ketchup plus câpres l'agrémentent. Et c'est ça
qui prend le dessus, puisque maintenant on parle même, en substantivant,
d'un tartare de poisson.
</cit.>
<http://www.chilton.com/paq/archive/PAQ-99-216.html>.
> soupe faite avec du chat
> (coupé en petits morceaux, ébouillanté, pilé en petits morceaux pour
> les os, réduit en bouillie de chat)
J'ai un chat angora qui commence à avoir de l'âge. Vous le voulez pour
en faire de la pâtée ou de la soupe ?
(Je crois que je ne vais pas signer, en fait.)
>>soupe faite avec du chat
>>(coupé en petits morceaux, ébouillanté, pilé en petits morceaux pour
>>les os, réduit en bouillie de chat)
> J'ai un chat angora qui commence à avoir de l'âge. Vous le voulez pour
> en faire de la pâtée ou de la soupe ?
Ça risque d'être "tillache"... Peut-être que récupérer son
poil pour tricoter le doigt d'une moufle ?
Isabelle
> Sylvie Jean a écrit :
"Il faut bien choisir la viand' pou'pas qu'al soit tillache ou dure la
peste sinon on peut s'étoquer avec c'est tout juste bon pour faire du
katevlèès."
"s'étoquer" tiens, tiens...
--
lamkyre
>> J'ai un chat angora qui commence à avoir de l'âge. Vous le voulez
>> pour en faire de la pâtée ou de la soupe ?
> Ça risque d'être "tillache"...
« Tillache » ? Tache ? Ça y est, j'ai encore un problème de
vocabulaire...
> Peut-être que récupérer son
> poil pour tricoter le doigt d'une moufle ?
Le doigt d'une moufle ? Un pull entier, oui !
Sylvie
>>Sylvie Jean a écrit :
>>>(sic) a écrit :
> "s'étoquer" tiens, tiens...
Ou "s'énoquer" qui m'est plus familier.
§
In vient d'porter in terre Zidore ech'bowetteux* :
l'pauv'diab s'a énoqué in beuvant inne bistoulle [...]
§
A. Pentel
* en gros, c'est un mineur.
Isabelle
> "s'étoquer" tiens, tiens...
Surtout qu'après, on s'astruque avec.
Anne
S'il y a des frites et de l'américain, il n'y a pas de pain, je vous
le garantis. C'est peut-être nordiste, mais ce n'est pas du belge !
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
>"Didier Leroi" <le...@unicall.be> a écrit dans le message de news:
>s6937vsdci7m5q8rg...@4ax.com...
>
>> Au fait, d'où viennent les appellations "américain" en Belgique et
>> "tartare" en France pour du boeuf hâché et assaisonné?
>
[explications détaillées de la part de (sic)]
Merci à vous et à jean b. pour les explications à propos du (steak)
tartare. J'avais aussi déjà entendu l'histoire du morceau de viande
entre selle et cheval ou entre fessiers et cheval.
Il reste l'énigme de l'appellartion "américain", en Belgique, pour un
"steak tartare" en France...
Amicalement,
Didier