Quelle est la place du "y" ? Est-il nécessaire, en trop, entre-t-on dans
une problèmatique de style ?
===
"ventolin" <vent...@free.fr> a écrit dans le message de news:
3CB548CF...@free.fr...
> La phrase est correcte mais l'hiatus (é-i-a) peut poser problème.
> L'hiatus ou le hiatus ?
Le hiatus.
Isabelle
--
« Quand l'glaine all'cante plus hiaut que ch'co, faut i rabatte sin caquet. »
Jean-Claude Mariotte a écrit :
> La phrase est correcte mais l'hiatus (é-i-a) peut poser problème.
> L'hiatus ou le hiatus ?
Hmm... il peut faire ça:
"Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans la payer".
ou alors
"Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans l'avoir payé".
"Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans payer".
"Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans avoir payé".
Lacroux a écrit :
> Isabelle Depape Hamey <ha...@free.fr> wrote:
> > Le hiatus.
> ----
> C'est votre choix... mais son expression péremptoiro-laconique fait
> accroire que « l'hiatus » est exclu... alors qu'il est hautement
> recommandable.
Le hiatus est recommandable ?
Alors on m'aurait menti ? :-)
Isabelle Depape Hamey a écrit :
> Jean-Claude Mariotte a écrit :
>
> > La phrase est correcte mais l'hiatus (é-i-a) peut poser problème.
> > L'hiatus ou le hiatus ?
>
> Le hiatus.
>
Ah, c'était pour un sondage ?
ou alors
« Il entre dans le magasin, y choisi une cravate et en sort sans l'avoir payée. »
> ventolin a écrit :
>
>> "Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans l'avoir payé".
>> "Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans payer". "Il
>> entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans avoir payé".
>>
> ou alors
>
> « Il entre dans le magasin, y choisit une cravate et en sort sans l'avoir
> payée. »
« Il entre dans le magasin, choisit une cravate, et s'en va sans l'avoir
payée. »
Le tout est de savoir si Ventolin désire que l'action soit vive !
> Isabelle Depape Hamey écrivit :
>
>> ventolin a écrit :
>>
>>> "Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans l'avoir
>>> payé".
>>> "Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans payer". "Il
>>> entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans avoir payé".
>>>
>> ou alors
>>
>> « Il entre dans le magasin, y choisit une cravate et en sort sans l'avoir
>> payée. »
>
> « Il entre dans le magasin, choisit une cravate, et s'en va sans l'avoir
> payée. »
Ou :
« Il entre dans le magasin, choisit une cravate, et repart sans l'avoir
payée. »
J'ai bien conscience que « repart » n'a pas de raison d'être, qu'il eût
mieux valu écrire « part », mais, allez savoir pourquoi, curiosité de
l'usage, ça sonne mieux.
Pour moi, « repart » fonctionnerait mieux si « Il entre dans le magasin, choisit
une cravate, et repart avec un caleçon à pois sans l'avoir payé. »
> Didier Pelleton wrote:
>
>>
>> « Il entre dans le magasin, choisit une cravate, et repart sans l'avoir
>> payée. »
>>
>> J'ai bien conscience que « repart » n'a pas de raison d'être, qu'il eût mieux
>> valu écrire « part », mais, allez savoir pourquoi, curiosité de l'usage, ça
>> sonne mieux.
>>
> Pour moi, « repart » fonctionnerait mieux si « Il entre dans le magasin,
> choisit une cravate, et repart avec un caleçon à pois sans l'avoir payé. »
>
Non !
« Il entre dans la cathédrale, choisit une cravate, et repart avec un
yoyo. »
> ventolin <vent...@free.fr> wrote:
>> Le hiatus est recommandable ?
> Seigneur...
> La prochaine fois, je laisserai le robot répondre...
On penserait encore qu'il est mal programmé !
> Didier Pelleton a écrit :
>
> > >> J'ai bien conscience que « repart » n'a pas de raison d'être, qu'il eût mieux
> > >> valu écrire « part », mais, allez savoir pourquoi, curiosité de l'usage, ça
> > >> sonne mieux.
>
> > > Pour moi, « repart » fonctionnerait mieux si « Il entre dans le magasin,
> > > choisit une cravate, et repart avec un caleçon à pois sans l'avoir payé. »
>
> > Non !
>
> > « Il entre dans la cathédrale, choisit une cravate, et repart avec un
> > yoyo. »
>
> Compte tenu de :
> > Le tout est de savoir si Ventolin désire que l'action soit vive !
>
> il vaut mieux :
>
> « Il entre dans la cathédrale, choisit une cravate, et repart avec une
> précipitation non dissimulée. »
« la précipitation non dissimulée » est le pire ennemi des voleurs...
Didier Pelleton a écrit :
> >> J'ai bien conscience que « repart » n'a pas de raison d'être, qu'il eût mieux
> >> valu écrire « part », mais, allez savoir pourquoi, curiosité de l'usage, ça
> >> sonne mieux.
> >>
> > Pour moi, « repart » fonctionnerait mieux si « Il entre dans le magasin,
> > choisit une cravate, et repart avec un caleçon à pois sans l'avoir payé. »
> >
> Non !
>
> « Il entre dans la cathédrale, choisit une cravate, et repart avec un
> yoyo. »
Compte tenu de :
> Le tout est de savoir si Ventolin désire que l'action soit vive !
il vaut mieux :
« Il entre dans la cathédrale, choisit une cravate, et repart avec une
précipitation non dissimulée. »
Lacroux écrivit :
>
> > ventolin <vent...@free.fr> wrote:
> >> Le hiatus est recommandable ?
>
> > Seigneur...
> > La prochaine fois, je laisserai le robot répondre...
>
>
Mais elle a déjà répondu !
Y a-t-il un rémouleur dans la salle ?
> Il entre dans le magasin et y achète une jolie cravate.
>
> Quelle est la place du "y" ?
La bonne.
Est-il nécessaire, en trop,
Du point de vue du sens, il est en trop.
On se doute que s'il achète une jolie cravate immédiatement après être
entré dans un magasin, il ne l'achète pas dans un autre.
entre-t-on dans
> une problèmatique de style ?
Oui.
Enfin, disons plus simplement que c'est une question de style.
Je ne vois pas de problèmatique ici. :-)
--
À kouna matata,
Le magicien.
Dommage que le « centenaire » soit pourvu de 3 n... En a-t-il
vraiment besoin ?
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
La forme correcte est l'hiatus, et pas le hiatus.
Hiatus.
L'hiatus (le "h" est muet").
Avec liaison pour "les hiatus".
(Selon Girodet)
> -- "Isabelle Depape Hamey" a écrit :
>
> > Le hiatus.
>
> Perdu.
>
> D'accord avec DB et Paul.
>
> Marc (qui aime bien le côté « argumentation » d'Isabelle).
Je n'argumente pas, je réponds. Si j'ai tort, j'ai tort. Je suis
prête à l'admettre à condition que l'on m'explique pourquoi.
> Avec liaison pour "les hiatus".
> (Selon Girodet)
Et pourquoi pas pour "un hiatus", pendant qu'on y est. ;-)
J'aime bien Girodet, mais y a des fois, il exagère !
> Isabelle Depape Hamey écrivit :
>
> > ventolin a écrit :
> >
> >> "Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans l'avoir
> >> payé".
> >> "Il entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans payer". "Il
> >> entre dans le magasin, y prend une cravate et ressort sans avoir payé".
> >>
> > ou alors
> >
> > « Il entre dans le magasin, y choisit une cravate et en sort sans l'avoir
> > payée. »
>
> « Il entre dans le magasin, choisit une cravate, et s'en va sans l'avoir
> payée. »
Mais, mais, mais... ce forum est un repaire de voleurs ? ;-)
Didier Pelleton a écrit :
>
>
> Le tout est de savoir si Ventolin désire que l'action soit vive !
Il pouvait aussi entrer dans une épicerie, y acheter un pot de crème fraîche et
repartir en sifflant "viva espana".
ventolin a écrit :
D'ailleurs qui est cet homme ?
> D'ailleurs qui est cet homme ?
Vous le savez très bien, puisque c'est vous, petit farceur.
('tention à vos tendances schizophrènes, Didi...)
> ventolin <vent...@free.fr> a wroté :
>
> > D'ailleurs qui est cet homme ?
>
> Vous le savez très bien, puisque c'est vous, petit farceur.
> ('tention à vos tendances schizophrènes, Didi...)
?
> -- "Isabelle Depape Hamey" a écrit :
> >
> > Je n'argumente pas, je réponds.
>
> Merci de la précision. Nous, les robots, on est un peu limités...
>
> > Si j'ai tort, j'ai tort.
>
> Johnny. -- Ah que bien répondu !
>
> > Je suis prête à l'admettre à condition que l'on m'explique pourquoi.
>
> Tiens donc !
>
> - Jean-Claude pose une question, et reçoit une réponse sans explication ;
> - Isabelle lance une affirmation péremptoire, qui nécessite une réponse
> argumentée.
Les rares fois où j'ai utilisé ce terme, j'ai écrit « le hiatus ». Avant de
répondre à Jean-Claude, j'ai, par acquit de conscience, vérifié dans le PR
et j'ai cru y lire que c'était bien ainsi que l'on écrivait ce mot. Je viens
de consulter le PLI et j'y apprends qu'il faut écrire « l'hiatus ».
Qui a raison ? en quoi « hiatus » est-il différent de « handicapé » ou de «
hibou » ?
> C'est Dominique qui te donne des cours de logique ?
Qui ça ?
> R. Lucie (tu viens de te faire une copine de plus).
J'ai déjà dit ici tout le mal que je pense des robot[e]s...
Isabelle Depape Hamey a écrit :
> Les rares fois où j'ai utilisé ce terme, j'ai écrit « le hiatus ». Avant de
> répondre à Jean-Claude, j'ai, par acquit de conscience, vérifié dans le PR
> et j'ai cru y lire que c'était bien ainsi que l'on écrivait ce mot. Je viens
> de consulter le PLI et j'y apprends qu'il faut écrire « l'hiatus ».
>
> Qui a raison ? en quoi « hiatus » est-il différent de « handicapé » ou de «
> hibou » ?
Précisément. La règle, qui a naturellement ses exceptions, comme rappelé maintes
fois ici, est que le "h"des noms hérités du latin et du grec n'est pas aspiré, au
contraire des autres. "Hiatus" vient du latin, pas "handicap" ni "hibou".
J'ai l'impression que les exceptions sont nombreuses. Prenons par exemple « hile »
qui vient du latin "hilum", le PR et le PLI sont d'accord pour dire que l'on écrit «
le hile ».
Ceci dit, merci à vous.
DB a écrit :
>
> > Qui a raison ? en quoi « hiatus » est-il différent de « handicapé » ou de «
> > hibou » ?
>
On doit dire "le handicapé" ?
Oui, c'est un mot d'origine anglaise.
Isabelle Depape Hamey a écrit :
> DB a écrit :
>
> > Isabelle Depape Hamey a écrit :
> >
> > > Les rares fois où j'ai utilisé ce terme, j'ai écrit « le hiatus ». Avant de
> > > répondre à Jean-Claude, j'ai, par acquit de conscience, vérifié dans le PR
> > > et j'ai cru y lire que c'était bien ainsi que l'on écrivait ce mot. Je viens
> > > de consulter le PLI et j'y apprends qu'il faut écrire « l'hiatus ».
> > >
> > > Qui a raison ? en quoi « hiatus » est-il différent de « handicapé » ou de «
> > > hibou » ?
> >
> > Précisément. La règle, qui a naturellement ses exceptions, comme rappelé maintes
> > fois ici, est que le "h"des noms hérités du latin et du grec n'est pas aspiré, au
> > contraire des autres. "Hiatus" vient du latin, pas "handicap" ni "hibou".
>
> J'ai l'impression que les exceptions sont nombreuses. Prenons par exemple « hile »
> qui vient du latin "hilum", le PR et le PLI sont d'accord pour dire que l'on écrit «
> le hile ».
En fait, elles ne me paraissent vraiment pas nombreuses, si j'en juge par la liste des
principaux mots commençant par "h" aspiré donnée par Grevisse (B.U. 12e éd., §48). Il
faut vraiment y chercher les mots d'origine latine ou grecque, et encore les exceptions
ont souvent une raison. "Le hile" au lieu de "l'hile" se justifie probablement pour
éviter la confusion avec "l'île",de même que "les héros" sans liaison évitent "les
zéros" (le héros mais l'héroïne). Moins d'une sizaine de noms importants sur environ
150 noms (en ne comptant qu'un mot par famille de mots). Une exception notable et
difficilement explicable (d'ailleurs omise sur la liste Grevisse) est "hiérarchie" et sa
famille directe, dont le "h" est aspiré malgré l'origine grecque. Ce début d'anarchie se
propage : "hiéroglyphe", autrefois régulièrement non aspiré, tend à être aspiré
aujourd'hui. "Hiatus" en est un autre exemple, mais là, la justification semble être
sémantique : on a le goût de l'autoréférence.
ventolin a écrit :
Si on suit la règle, alors on "doit".
Maintenant, la police de la prononciation ayant été dissoute, chacun fait ce qu'il
veut.
Pour ma part, je dis "le handicap" et "le handicapé", ainsi que "un handicapé",
sans liaison.
Mais au pluriel, je ne jurerais pas qu'il ne m'est jamais échappé parfois "des Z
handicapés", avec la liaison.
Même phénomène avec "haricot". Jamais je ne dirais "un N haricot" et je ne
l'entendrais pas sans sursauter. Mais il y a belle lurette que je ne sursaute plus
à "des Z haricots", même si je m'en tiens, pour ma part, à un "h" aspiré là aussi.
Marc Goldstein a écrit :
> -- "Isabelle Depape Hamey" a écrit :
> >
> > Ceci dit, merci à vous.
>
> Extrait du BOF v1.9. :
>
> §
> ceci et cela
> ceci = annonce ce qui va être dit.
> cela = fait référence à ce qui vient d'être dit. On emploiera « cela dit »,
> et non « ceci dit ».
>
> voir aussi voici et voilà.
> §
>
> Cela dit, j'utilisais moi aussi et naturellement « ceci dit » avant de
> connaître cette règle. Je me force maintenant à écrire « cela dit », pour
> être cohérent, mais je ne le sens pas encore...
>
Having said that, c'est fou ce qu'on se fait bien à la nouvelle formule. J'ai
passé trente ans de ma vie à dire "ceci dit" et, une fois la révélation
accomplie, j'ai vite compris l'erreur profonde où j'étais, je suis sorti des
ténèbres de l'ignorance et j'ai basculé dans le clan de ceux qui détiennent la
vérité et disent "cela dit". Vous verrez, ça va venir. Vous ferez le tri entre
vos amis ; une connivence secrète vous unira à la caste fière de ceux qui
connaissent la formule magique ; c'est un peu comme la poignée de main
franc-maçonne. La vie ne sera plus comme avant.
DB me fait toujours sourire ( deuxième déclaration ) . Cela dit, apprendre
qu'il a passé trente ans de sa vie à dire ceci dit au lieu de cela dit me
plonge dans des abîmes de perplexité linguistico spatio-temporelle.
>
J'ai autant de mal à imaginer Indiana Jones que vous-même en
charentaises...
> ventolin <vent...@free.fr> a wroté :
>
>> D'ailleurs qui est cet homme ?
>>
> Vous le savez très bien, puisque c'est vous, petit farceur. ('tention à vos
> tendances schizophrènes, Didi...)
Toujours aussi finaud, phillette, xa va, xa va, philipette !
P.-S. : Ventolin a écrit une petit texte atroce et emporté « Les petits
chats pourrissants » sur fralafel. J'ai bien aimé.
> Marc Goldstein <marc.go...@noos.fr> wrote:
>>
>> Marc (Indiana Jones en pantoufles).
>
> J'ai autant de mal à imaginer Indiana Jones que vous-même en
> charentaises...
Moi, j'imagine bien Mandrake avec une sucette dans le cul.
> Having said that, c'est fou ce qu'on se fait bien à la nouvelle formule. J'ai
> passé trente ans de ma vie à dire "ceci dit"
Mais vous ne dites pas le plus drôle : Vous avez passé trente ans de
votre vie à dire « ceci dit » plutôt que « cela dit » en étant persuadé que
c'était bien plus chic, non ? Un peu comme il y a vingt ans, certains nous
rebattaient les oreilles avec des : « Mon dieu ! mais cela m'insupporte ! »
de ploucs. Franchise, franchise et demie.
J'aime les catégories langagières : « chic » & « plouc ».
a cet âge, il a besoin d'une canne en plus de ses deux jambes ;-)
Pourquoi prêter des intentions de " parler chic " à DB ?
Il avoue s'être trompé, et vous rajoutez votre couche d'intentions
malfaisante !
Oyez Oyez ! Pelleton est extra lucide avec capacités rétroactives !
Donnez-nous vos horaires de consultation, j'aimerais connaître quelles
étaient mes intentions, à vingts ans, quand j'ignorais encore le mot "
pernicieux" et que je n'employais que " tordu" .
Un peu comme il y a vingt ans, certains nous
> rebattaient les oreilles avec des : « Mon dieu ! mais cela m'insupporte
! »
> de ploucs. Franchise, franchise et demie.
>
> J'aime les catégories langagières : « chic » & « plouc ».
Et moi je n'aime pas les catégories bien tranchées visant à mépriser.
> -- "Clotilde Chaland" a écrit :
> >
> > J'ai autant de mal à imaginer Indiana Jones
> > que vous-même en charentaises...
>
> Tu as tort... en ce qui me concerne...
[...]
> Marc (marié depuis 26 ans...).
Ah ! Je comprends mieux... ;-))
Oui, si l'on veut observer le "bon usage" (mais il n'y a pas de
pénalités prévues en cas d'irrespect de la règle).
Le "h" est aspiré et il ne faut pas dire les z'handicapés ou un
n'handicap.
>
>
> Toujours aussi finaud, phillette, xa va, xa va, philipette !
Et vous, toujours aussi élégant, Didi...
--
Le magicien.
>-- "Isabelle Depape Hamey" a écrit :
>> Ceci dit, merci à vous.
>Extrait du BOF v1.9. :
>ceci et cela
>ceci = annonce ce qui va être dit.
>cela = fait référence à ce qui vient d'être dit. On emploiera « cela dit »,
<et non « ceci dit ».
>voir aussi voici et voilà.
>Cela dit, j'utilisais moi aussi et naturellement « ceci dit » avant de
>connaître cette règle. Je me force maintenant à écrire « cela dit », pour
>être cohérent, mais je ne le sens pas encore...
Oui et non. Deux contextes sont confondus. Quand "ceci" ou "cela" sont
employés dans un même énoncé, ils ont, en effet, chacun leur direction. Quand
ils sont *employés seuls*, cette priorité n'existe plus et ils indiquent alors
la proximité ou l'éloignement, selon le sens que l'on veut bien donné à la
phrase. Néanmoins, on ne pourra que déclarer: « je vais dire ceci » comme: « je
viens de dire cela», à cause du verbe utilisé sans ambiguïté. Cependant, dans
des membres de phrase avec un participe passé, «ceci dit» fait plutôt référence
à ce qui vient juste d'être dit et forme une sorte de coordination avec ce qui
va suivre; tandis que «cela dit» indique que l'on abandonne un sujet pour un
autre et pourrait signifier "par ailleurs". C'est, je le reconnais, une
subtilité qui n'est pas toujours suivie. Pourtant, avec «celui-ci», on se réfère
bien constamment à ce qui vient d'être désigné en dernier, par exemple dans une
phrase précédente, et non dans ce qui va suivre. Les «voici» et «voilà»,
évidemment, font exception car ils ont déjà un verbe implicite et leur sens ne
peut être détourné.
-
--
Utilisez notre serveur de news 'news.foorum.com' depuis n'importe ou.
Plus d'info sur : http://nnrpinfo.go.foorum.fr/
> Je suis
> prête à l'admettre à condition que l'on m'explique pourquoi.
Quelle exigence, pour quelqu'un qui n'explique jamais rien.
--
Patrick Cazaux
Virez la DIV pour me répondre en direct
Didier Pelleton a écrit :
>
> P.-S. : Ventolin a écrit une petit texte atroce et emporté « Les petits
> chats pourrissants » sur fralafel. J'ai bien aimé.
Atroce ?
Vous préféreriez « pimpant » ?
>Hiatus.
>L'hiatus (le "h" est muet").
>Avec liaison pour "les hiatus".
>(Selon Girodet)
Grevisse, B. U., 13e éd., § 49 a 3°. « L'hiatus est préférable,
mais le hiatus et les autres formes avec disjonction, favorisées sans
doute par le sens (la rupture impliquée dans le sens est réalisée
phonétiquement) se répandent, même chez les linguistes. » Exemples entre
autres : Barbey d'Aurevilly, Barrès, Teilhard de Chardin, Camus,
Claudel. Excusez du peu. Que des scribouillards qui ignoraient le bon
usage...
Je pratique la disjonction à l'oral pour les raisons données par
Grevisse : on fait clairement comprendre à un élève ce qu'est le hiatus
si on le met en oeuvre dans le mot même. En outre, il est peu aisé de
comprendre à l'oral ce qu'est un « niatus » ou « liatus ». Selon mon
expérience, la disjonction est le fait largement majoritaire chez les
professionnels de la langue, surtout à l'oral. Le bon usage sera demain
pour la disjonction puisque cela correspond à une meilleure
expressivité.
Dominique
>Le "h" est aspiré et il ne faut pas dire les z'handicapés ou un
>n'handicap.
Le « h » n'est jamais aspiré en français ! Combien de fois
faudra-t-il dénoncer cette formulation absurde dans ce forum ? Tous les
« h » sont muets en français, il s'agit de la seule lettre purement
graphique. Certains mots qui commencent par un « h » ou par une voyelle
non précédée de « h » sont sujets à des disjonctions ou absence de
liaison pour des raisons étymologiques ou des raisons d'expressivité.
Dans le cas de « handicap », le mot est d'origine anglo-saxonne et on ne
fait donc pas la liaison parce que le « h » était aspiré en anglais et
en anglais seul. Mais aucun francophone ne le prononce à l'anglaise en
français.
Dominique
Dominique Didier a écrit :
Le terme de "h aspiré" ne doit pas être pris au pied de la lettre, c'est le
cas de le dire. Mais bon, le "y" de "Yemen" n'est certes pas un "i grec" et
le "w" de "watt" n'est pas non plus un "double vé", à ce compte là. "H
aspiré" reste un nom commode pour dire un "h avec lequel s'opère la
disjonction".
Jean Girodet :
À l'initiale d'un mot, le "h" peut, "en français" être « aspiré » ou
« muet ».
Le H appelé aspiré, de manière traditionnelle mais impropre ne
correspond pas à une aspiration réelle, telle que celle que l'on entend
en anglais ou en allemand.
Le H aspiré et le h muet se distinguent par l'effet sur la prononciation
par rapport à la finale du mot précédent.
Le H aspiré interdit la liaison...
le H aspiré interdit l'élision...
Le H aspiré rend obligatoire la prononciation du e caduc (e muet) qui
termine le mot précédent...
Le H muet interdit la prononciation du e caduc (e muet) qui termine le
mot précédent...
Girodet donnerait donc de l'importance à un h aspiré inexistant ?
Si ce h n'est pas vraiment aspiré en français, comment le dénommer ?
>Girodet donnerait donc de l'importance à un h aspiré inexistant ?
>Si ce h n'est pas vraiment aspiré en français, comment le dénommer ?
Girodet reprend une formule traditionnelle et fausse pour bien
se faire comprendre des ignares et des encroûtés qui ont toujours parlé
de « h » aspirés alors qu'il n'y a aucune aspiration. Mais il ne veut
pas secouer les cocotiers... Il le dit lui-même clairement :
« Le H appelé aspiré, de manière traditionnelle mais impropre ne
correspond pas à une aspiration réelle, telle que celle que l'on entend
en anglais ou en allemand. »
Cette expression *impropre* (!) doit absolument être bannie
parce qu'elle induit en erreur les personnes. Il y a des disjonctions
devant certains « h » (et parfois des « h » latins ou grecs
contrairement aux règles simplistes) ou devant des mots commençant par
des voyelles sans aucun « h ». Le seul phénomène réel et observable est
la disjonction ou l'absence de liaison. D'ailleurs, le « h » est aspiré
en grec, or la quasi totalité des mots grecs en français ne sont jamais
sujets à disjonction.
Parler de « h » aspiré ou de « e » muet est une sottise qui n'a
que trop duré. Un peu comme les « pieds » qui sont en poésie française
classique des syllabes sauf dans les textes rythmés comme les iambes de
Chénier. Il y a alors une expression impropre pour remplacer
l'expression juste. Commencez donc par voir que la lettre est purement
graphique en français et qu'il y a aussi des disjonctions devant des
voyelles ou des semi-consonnes. J'ai indiqué le terme le plus exact pour
décrire le fait. Et je maintiens que tous les « h » sont muets en
français, j'ajoute aussi que l'on n'a pas encore trouvé de termes comme
« aspiré » pour désigner les disjonctions devant des voyelles ou
semi-consonnes : un « un » aspiré ou un « wé » aspiré pour « ouistiti »
quand on désigne la disjonction devant ces mots ? Allons-y pour
l'aspiration générale qui n'est pas une aspiration mais que tout le
monde comprend comme une aspiration sans être une aspiration... Très
clair...
Si vous voulez vraiment utiliser des expressions appropriés et
exactes, vous éviterez « h aspiré » qui ne correspond à rien de réel et
qui est même contesté par Girodet que vous citez. Ce n'est pas parce
qu'une erreur de terminologie a été répétée qu'elle est devenue valide.
Ce n'est pas parce que vous l'avez apprise en votre enfance qu'elle est
pertinente. Le bon usage est de ne pas parler de « h » aspiré en
français parce que ce terme est faux.
Dominique
Oui, mais alors QUOI à la place ? On a compris ce que vous
ne voulez pas, on aimerait savoir ce que vous voulez...
- H germanique ?
- H disjoncteur ?
- H désapostrophant ?
- H hoquetant ?
- H hachant ?
Pierre Hallet
FAQ du forum : <http://www.chez.com/languefrancaise/faq/faq.htm>
>Oui, mais alors QUOI à la place ? On a compris ce que vous
>ne voulez pas, on aimerait savoir ce que vous voulez...
>
>- H germanique ?
Pour les haricots ? Absurde.
>- H disjoncteur ?
>- H désapostrophant ?
>- H hoquetant ?
>- H hachant ?
Une disjonction devant un « h » (fausse consonne en français et
lettre purement graphique) ou une voyelle ou une semi-consonne. Comment
nommez-vous les voyelles sujettes à disjonction ? Ce sont des voyelles
aspirées ? Première nouvelle... L'erreur, c'est de croire que le « h »
note quoi que ce soit. Il n'y a pas besoin de demander quoi que ce soit
à ce « h ». On ferait d'ailleurs mieux de s'en passer et de commencer à
écrire comme les Italiens, les Espagnols ou les Allemands en latinisant
les séquences grecques.
Dominique
> Une disjonction devant un « h » (fausse consonne en
> français et lettre purement graphique) ou une voyelle
> ou une semi-consonne. Comment nommez-vous les voyelles
> sujettes à disjonction ? Ce sont des voyelles aspirées ?
Si tous mes enseignants parlaient de « H muet » vs « H
aspiré », c'est qu'il y avait un intérêt pédagogique à
disposer d'un mot pour les distinguer. Le mot classique
n'est pas génial, mais il est difficile de se passer
d'un mot. Alors, lequel ?
huhu :
Tomorrow, and tomorrow, and tomorrow,
Creeps in this petty pace from day to day,
To the last syllable of recorded time ...
W. Shakespeare
>Si tous mes enseignants parlaient de « H muet » vs « H
>aspiré », c'est qu'il y avait un intérêt pédagogique à
>disposer d'un mot pour les distinguer.
Une approximation du même niveau que les « images » pour les
métaphores, métonymies ou comparaisons toutes confondues. Nul. Si c'est
une première approche, on peut admettre. Plus loin dans un cursus, c'est
de la perversion...
>Le mot classique
>n'est pas génial, mais il est difficile de se passer
>d'un mot. Alors, lequel ?
Une disjonction devant « h », voyelle ou semi-consonne. Parce
que vous refusez de voir les évidences comme tous les rétrogrades
attachés à ce que leurs enseignants leur ont serinés au siècle
précédent, et qu'il serait un peu temps de regarder la réalité de la
langue dans son usage actuel. Le « h » est hors-sujet et il éliminerait
les problèmes avec les voyelles ou les semi-consonnes qui ne sont pas
aspirées ! Laissez donc tomber votre « h » qui n'a pas besoin d'être
qualifié... Le « h » aspiré est aussi inepte qu'un « ou » aspiré.
Lamentable...
Dominique
Dominique Didier a écrit:
Il y a un simple rapport de nombre que vous occultez. Le "h" disjonctif est
présent dans plusieurs centaines de mots, alors que la question des voyelles
initiales disjonctives n'intéresse qu'une poignée de mots. Des plusieurs
centaines de mots avec "h" qu'on rencontre, beaucoup sont peu connus, et il
est logique d'indiquer dans les dictionnaires et dans les classes quels mots
ont un "h" aspiré ou non, disjonctif ou non, pour en savoir la prononciation
à l'avance. Un mot inconnu commençant par une voyelle a, lui, toutes les
chances d'être prononcé sans disjonction sans risque de se tromper.
H inspiré ?
inspiré, ée adj. et n.
Animé par l'inspiration, souffle divin ou créateur.
:-)
>> Précisément. La règle, qui a naturellement ses exceptions, comme rappelé maintes
>> fois ici, est que le "h"des noms hérités du latin et du grec n'est pas aspiré, au
>> contraire des autres. "Hiatus" vient du latin, pas "handicap" ni "hibou".
>
>J'ai l'impression que les exceptions sont nombreuses. Prenons par exemple « hile »
>qui vient du latin "hilum", le PR et le PLI sont d'accord pour dire que l'on écrit «
>le hile ».
Les exceptions pour les mots d'origine latine se comptent sur
les doigts... On peut citer l'hésitation pour « hier », on peut évoquer
quelques mots grecs passés par le latin qui ont des usages variables :
hiéroglyphe, hiératique, hyène, hapax... Le plus remarquable reste
« haut » qui est bien issu du latin classique « altus », mais qui a été
croisé avec le germanique « *hoh » et qui possède un « h » non latin
malgré son radical... Quoi d'autre ? « Héros » (mais non ses dérivés)
pour éviter la confusion avec « zéro ». « Huit » et ses dérivés, or le
« h » n'est pas étymologique, mais issu d'une convention graphique
lorsque les lettres ramistes ne s'étaient pas encore imposées, en outre
c'est un monosyllabe et qui a surtout une valeur de citation lorsqu'il
est précédé d'un article, au contraire de « huile » et « huître » dont
le « h » possède la même origine et qui sont soumis à la liaison.
Je pense que la disjonction fonctionne surtout dans deux cas :
les mots qui comportent une semi-consonne yod (disjonction par
assimilation aux consonnes) et les monosyllabes (disjonction pour des
raisons expressives, de citation). Il y a encore la disjonction
emphatique pour les mots savants, pédagogiques ou qui possèdent un sens
prestigieux. Mais c'est vraiment très marginal.
Dominique
>Il y a un simple rapport de nombre que vous occultez. Le "h" disjonctif est
>présent dans plusieurs centaines de mots, alors que la question des voyelles
>initiales disjonctives n'intéresse qu'une poignée de mots.
Avez-vous compté l'ensemble des mots qui commencent par un yod
(i ou y) ou par « ou » semi-consonne ? Il ne s'agit pas d'une poignée...
>Des plusieurs
>centaines de mots avec "h" qu'on rencontre, beaucoup sont peu connus, et il
>est logique d'indiquer dans les dictionnaires et dans les classes quels mots
>ont un "h" aspiré ou non, disjonctif ou non, pour en savoir la prononciation
>à l'avance.
Les termes les plus inconnus sont généralement des mots savants,
d'origine grecque et la tendance est plutôt à la disjonction
contrairement à la règle.
>Un mot inconnu commençant par une voyelle a, lui, toutes les
>chances d'être prononcé sans disjonction sans risque de se tromper.
Je crois précisément que l'inverse se produit lorsque le mot
commence par une semi-consonne. Le mot inconnu est isolé par la
disjonction. La liaison montre plutôt que son sens a été compris, son
usage maîtrisé, intégré au français.
Dominique
Dominique Didier a écrit :
> DB <"fedilor123(sans 123)"@noos.fr>, Noos, a eu gravé de son fin stylet
> sur les tablettes d'argile de fr.lettres.langue.francaise :
>
> >Il y a un simple rapport de nombre que vous occultez. Le "h" disjonctif est
> >présent dans plusieurs centaines de mots, alors que la question des voyelles
> >initiales disjonctives n'intéresse qu'une poignée de mots.
>
> Avez-vous compté l'ensemble des mots qui commencent par un yod
> (i ou y) ou par « ou » semi-consonne ? Il ne s'agit pas d'une poignée...
Oui, c'est bien pourquoi je ne parlais que des mots commençant par une voyelle
vraie, et non par une semi-voyelle ou semi-consonne.
Pour ces derniers, la tendance à la disjonction est certaine et ne présente donc
pas beaucoup de difficultés non plus.
>
>
> >Des plusieurs
> >centaines de mots avec "h" qu'on rencontre, beaucoup sont peu connus, et il
> >est logique d'indiquer dans les dictionnaires et dans les classes quels mots
> >ont un "h" aspiré ou non, disjonctif ou non, pour en savoir la prononciation
> >à l'avance.
>
> Les termes les plus inconnus sont généralement des mots savants,
> d'origine grecque et la tendance est plutôt à la disjonction
> contrairement à la règle.
Non. Pas nécessairement. Si vous avez un mot savant comme "aérophagoxalgie", je
doute que vous fassiez la disjonction, tout inconnu que vous soit ce mot.
>
>
> >Un mot inconnu commençant par une voyelle a, lui, toutes les
> >chances d'être prononcé sans disjonction sans risque de se tromper.
>
> Je crois précisément que l'inverse se produit lorsque le mot
> commence par une semi-consonne.
Oui, je parlais des voyelles et non des semi-consonnes.
>Oui, c'est bien pourquoi je ne parlais que des mots commençant par une voyelle
>vraie, et non par une semi-voyelle ou semi-consonne.
>Pour ces derniers, la tendance à la disjonction est certaine et ne présente donc
>pas beaucoup de difficultés non plus.
Pas plus que pour les « h »... Les z'haricots dans la ouate
montrent que ces règles ne sont pas aussi stables que cela... Les mots
les plus anciens avec semi-consonne se prononcent avec une élision ou
une liaison, mais ce fait est combattu par l'ensemble des mots plus
récents.
>Non. Pas nécessairement. Si vous avez un mot savant comme "aérophagoxalgie", je
>doute que vous fassiez la disjonction, tout inconnu que vous soit ce mot.
J'espère ne jamais avoir à me servir un jour d'un tel terme...
Et je préfère éviter ce qu'il évoque.
Si je prends des mots d'origine anglaise commençant par une
voyelle (et non plus par une semi-consonne), je constate que l'on
pratique plus facilement la disjonction (mais non l'élision). Je dirai
ainsi « un/ attorney » ou « un/ on-the-rocks » ou « un/ ice-cream » (je
triche puisque c'est une diphtongue). Si le mot conserve une partie de
sa prononciation d'origine, il y a une tendance à la disjonction. C'est
surtout valable après l'article indéfini singulier ou dans le cas des
citations après une préposition ou un article défini. Je pourrais
répéter la même opération avec des mots italiens ou arabes : il y a
disjonction dans certains cas, personne ne dira « le allegro assai »
mais on pratique néanmoins une légère pause lorsque l'on utilise
l'article indéfini. Pourquoi ? Pour conserver à l'expression son sens et
permettre de la reconnaître. Il y a donc des phénomènes différents et il
n'y a pas une explication unique.
>> Je crois précisément que l'inverse se produit lorsque le mot
>> commence par une semi-consonne.
>
>Oui, je parlais des voyelles et non des semi-consonnes.
Penchez-vous un peu sur la manière de nommer les personnes ou
les lieux. Les noms propres sont sujets à la disjonction de manière
systématique. On devrait dire « un article d'Alain » et c'est le plus
souvent « un article de Alain ». Observez le nombre de fois où Lacroux a
corrigé un « de Hugo » en « d'Hugo » plus classique (en outre le « h »
d'Hugo est germanique et contredit toutes les règles précédentes). Il y
a des raisons qui ne tiennent pas seulement à l'étymologie ou à la forme
des lettres. Quelques-uns parleraient de l'usage, moi je crois plutôt
aux situations de communication : dans tel contexte et avec telle
construction de phrase, la disjonction est préférable, dans tel autre il
faut l'éviter. Et puis je crois que l'on réduit un peu vite les
histoires de disjonction si l'on se fonde seulement sur l'élision.
L'histoire du « h » latin me paraît vraiment secondaire par rapport à
l'ensemble des autres données. En fait, je crois que cette histoire de
« h » muet ou aspiré relève plus de l'enseignement de l'orthographe que
de la prononciation et que ce très mauvais bricolage n'a aucune valeur
en dehors de l'apprentissage de l'écriture.
Dominique
Dominique Didier a écrit :
> Si je prends des mots d'origine anglaise commençant par une
> voyelle (et non plus par une semi-consonne), je constate que l'on
> pratique plus facilement la disjonction (mais non l'élision). Je dirai
> ainsi « un/ attorney » ou « un/ on-the-rocks » ou « un/ ice-cream » (je
> triche puisque c'est une diphtongue).
Nous entrons là dans un autre domaine que celui du vocabulaire considéré comme
français. D'autres règles s'appliquent à ce qui est alors une sorte de citation,
qu'il faut éviter de déformer pour la laisser reconnaissable (c'est ce que vous dites
d'ailleurs plus loin). Cela dit, à supposer que ces mots soient considérés comme
suffisamment français pour être intégrés sans réticence sans le discours ordinaire,
je ne me vois pas faire la disjonction pour le premier ni le troisième, mais
seulement pour le second, probablement pour des raisons inconsciemment associées au
statut grammatical de "on".
< Penchez-vous un peu sur la manière de nommer les personnes ou
> les lieux. Les noms propres sont sujets à la disjonction de manière
> systématique.
Oui, preuve de leur statut différent de celui du vocabulaire de base.
Personnellement, je dirais « un article d'Alain » si l'auteur de
l'article se prénomme Alain et « un article de Alain » si l'article a
été écrit par le philosophe.
Et... que pensez-vous du bouillon de onze heures ? ;-)
>Personnellement, je dirais « un article d'Alain » si l'auteur de
>l'article se prénomme Alain et « un article de Alain » si l'article a
>été écrit par le philosophe.
Cela me paraît raisonnable. J'ai reçu une lettre d'Alain, mon
pote. Un article d'alain d. dans fllf. Un article de Alain dans les
annales du bac. Le roman de Alain-Fournier. La disjonction ne répond pas
toujours à des règles phonétiques ou linguistiques. Si l'on veut
insister sur la citation, on ne fait pas de liaison ou de disjonction.
C'est une liberté révisable.
>Et... que pensez-vous du bouillon de onze heures ? ;-)
Je le ferais donner par la dame d'onze heures.
<http://www.moviecovers.com/film/titre_LA+DAME+D'ONZE+HEURES.html>
(Le film est superbe et je le recommande pour ceux qui le verraient à
l'occasion. Son réalisateur est un des personnages du dernier
Tavernier.)
Dominique
> Grevisse, B. U., 13e éd., § 49 a 3°. « L'hiatus est préférable,
> mais le hiatus et les autres formes avec disjonction, favorisées sans
> doute par le sens (la rupture impliquée dans le sens est réalisée
> phonétiquement) se répandent, même chez les linguistes. »
À quand « haplogie » au lieu d'« haplologie » ?
Jean Fontaine
> Le « h » n'est jamais aspiré en français ! Combien de fois
> faudra-t-il dénoncer cette formulation absurde dans ce forum ? Tous les
> « h » sont muets en français, il s'agit de la seule lettre purement
> graphique.
On pourrait considérer trois h, dont le dernier qui n'est pas muet :
- h « muet », comme dans « un homme »;
- h « disjonctif », comme dans « un héros », traditionnellement mais
improprement appelé h « aspiré », parfois noté ['] et aussi muet, mais
empêchant élision et liaison;
- h « expiré » [h], à l'anglaise, comme dans « Un "hop !" crié avec
véhémence. »
Le Petit Robert donne deux prononciations pour « hop ! » : h disjonctif
['òp] ou h expiré [hòp], comme ci-dessus. Il y a quelques autres
interjections où ce [h] expiré est donné en variante de prononciation. Il
n'est jamais obligatoire, mais ça relativise l'affirmation voulant qu'en
français le « h » ne s'entende jamais jamais. Je me demande même si ce h
expiré interjectif n'est pas parfois réalisé en aspirant, ce qui
relativiserait l'affirmation voulant qu'en français le h n'est jamais jamais
aspiré.
Quoi qu'il en soit, moi je préfère le hasch aspiré, plus ou moins
bruyamment.
Jean Fontaine
> Tiens ! J'ai souvenance que ma grand-mère disait souvent : « Il me regarda
> avec sa tête de pinpancui », pour dire que l'intéressé, en fonction du
> contexte :
> - faisait la tête du gars « pas vraiment à l'aise dans ses pompes », parce
> qu'il vient de faire une connerie ;
> - était étonné, soufflé, ébahi.
> Savez-vous d'où vient ce terme ?
Mais pourriez-vous nous garantir que cette curieuse formation ne serait pas
une déformation légère et inconsciente de votre part des
« panpan cucul » de votre tendre enfance ?? Merci. :-)
RC
Contraction et déformation de "pipe en terre cuite" par référence aux
pipes représentant une figure souvent caricaturale ou grotesque (pipes
en vogue à la fin du XIXè siècle) ?