Directement du TLFI :
BAROUD, subst. masc.
Arg. des casernes. Combat, bagarre :
1. Voyons, mon petit pote, fais pas l'idiot. Je te dis qu'on nous a prévenus
: il va y avoir du baroud un de ces jours.
SARTRE, Les Mains sales, 1948, 3e tabl., 2, p. 87.
2. ... moi qui avais rapporté de la guerre l'horreur de mornes tueries, je
conservais malgré tout (...) un goût pour le baroud...
P. VIALAR, La Mort est un commencement, La Carambouille, 1949, p. 246.
- En partic. *Baroud d'honneur/. Combat désespéré ou inégal que l'on livre
pour sauver l'honneur :
3. Nos amis de Beyrouth et de Damas nous faisaient dire : « Si les alliés
entrent en Syrie de toutes parts et en grand nombre, il n'y aura qu'un
baroud d'honneur. »
DE GAULLE, Mémoires de guerre, 1954, p. 155.
P. métaph. :
4. ... il y a des femmes qui résistent quelque temps, même quand elles sont
décidées à se rendre. Le baroud d'honneur... Je vous aimais trop pour vous
résister. Cela, au moins, ce n'est pas cosi fan tutte.
MONTHERLANT, Pitié pour les femmes, 1936, p. 1117.
5. Piqûres, médicaments, rayons : arsenal inutile! Simple baroud d'honneur
contre la maladie.
H. BAZIN, Lève-toi et marche, 1952, p. 172.
Prononc. : [baRud].
Étymol. ET HIST. 1924 baroud « combat » (d'apr. ESN.); 1936 baroud
d'honneur, supra ex. 4.
Mot chleuh (dial. berbère du sud du Maroc), d'apr. ESN.
Vs
bas roux à pas d'heure
DrSMITH.
Meilleur !
> Pour l'étymologie de « baroud », le Grand Robert donne :
>
> 1924; arabe du Maroc barud «poudre explosive».
Voilà un bon exemple. Il est dommage de confondre l'arabe et le tamazight.
Les français en connaissent au moins de nom deux autres variétés, le touareg
et le kabyle, il est facile d'y ajouter le chleuh et de le situer
géographiquement.
Vs
encore un journée où j'ai ri et appris.