J'ai un problème pour définir précisément une allée.
Le Petit Robert indique qu'il s'agit "Dans un jardin, une forêt, un chemin
bordé d'arbres, de massifs, de verdure.".
Dois-je comprendre que le terme "allée" désigne uniquement le "chemin" ou
plus globalement l'ensemble constitué par le chemin central, les arbres,
les massifs et la verdure ?
Merci pour vos avis éclairés,
Cordialement,
--
Woody
À mon sens, le terme « allée » désigne uniquement le chemin, même si un
chemin ne peut-être en principe désigné ainsi que s'il est effectivement
bordé d'arbres ou autres plantes.
--
Olivier Miakinen
Non, monsieur le juge, je vous le jure : jamais je n'ai cité
Bruxelles dans ma signature.
Il semblerait que les végétaux fassent partie de l'allée, puisqu'on
dit "une allée de cyprès" alors qu'on ne dit pas "une route de
marronniers" ni un "boulevard de platanes".
On dit aussi « l'allée des sphinx, à Karnak », ou une allée de
dolmens (ou couverte). Mais ça fait des végétaux un peu croquants...
Par ailleurs, on parle également d'allée sablée, d'allée cavalière,
où les bordures végétales ou non ne semblent pas intervenir.
Mais quand on écrit "allée", on est effectivement tenté de définir
ces bordures. Peut-être parce qu'à l'inverse des rues et des
boulevards, le long desquels on ne ne rencontre que des habitations
(en principe), le mot "allée" par lui-même ne donne aucune indication
sur ce qui encadre le "passage" qu'il évoque.
--
dphn
> Mais quand on écrit "allée", on est effectivement tenté de définir ces
> bordures. Peut-être parce qu'à l'inverse des rues et des boulevards, le
> long desquels on ne ne rencontre que des habitations (en principe), le
> mot "allée" par lui-même ne donne aucune indication sur ce qui encadre
> le "passage" qu'il évoque.
Tiens. J'ai le vague souvenir qu'on a parlé de ça ici, mais je n'en
jurerais pas : à Bruxelles, on me disait que les avenues étaient bordées
d'arbres, mais pas les rues. Et rien sur les boulevards.
Mais le « on » était mon père qui, en matière de craques et de
calembredaines n'avait pas son pareil.
Cela étant, quelles seraient les vraies définitions des rues, avenues et
boulevards ? J'habite, à Montréal, dans une rue bordée d'érables; en
arrière, une petite /strotje/ de rien du tout, qui sert de ruelle aux
deux rues qui l'entourent s'appelle « avenue de Chateaubriand ». Elle
doit bien se parer des trois numéros civiques; pour le reste, ce sont
des arrière-maisons.
--
Anne
>> dphn wrote:
>>
>> Mais quand on écrit "allée", on est effectivement tenté de définir ces
>> bordures. Peut-être parce qu'à l'inverse des rues et des boulevards, le
>> long desquels on ne ne rencontre que des habitations (en principe), le
>> mot "allée" par lui-même ne donne aucune indication sur ce qui encadre le
>> "passage" qu'il évoque.
>
> Tiens. J'ai le vague souvenir qu'on a parlé de ça ici, mais je n'en
> jurerais pas : à Bruxelles, on me disait que les avenues étaient bordées
> d'arbres, mais pas les rues. Et rien sur les boulevards.
> Mais le « on » était mon père qui, en matière de craques et de
> calembredaines n'avait pas son pareil.
Voilà ce que je voulais dire : Si le cadre dans lequel se situe
l'allée est déjà suffisamment décrit (forêt, jardin, église, etc.),
on n'éprouvera pas le besoin de déterminer encore cette allée, sauf
si elle possède des motifs qui lui sont propres (une allée bordée de
statues ou de buissons d'ifs dans un jardin anglais, par exemple).
Si en revanche le cadre n'a pas encore été dépeint, et qu'on vienne à
parler d'une allée, il me semble qu'on cherchera à la préciser plus
qu'en disant simplement "une allée", parce que les allées peuvent
être d'apparences multiples et inconnues a priori. C'est une affaire
de goût.
Mais ceci n'implique pas qu'il soit interdit de qualifier une rue, un
boulevard, une avenue de la même façon qu'on peut le faire pour une
allée. Il existe des rues qui ne sont pas construites, ou qui sont
bordées de cerisiers, et si on estime que c'est un détail
intéressant, pourquoi ne pas le mentionner ? La seule différence,
c'est que si l'on dit simplement "une rue", le lecteur imaginera
naturellement une rue bordée de maisons, parce que c'est l'aspect le
plus habituel des rues.
De toutes façons, il est clair qu'on ne se trouve plus ici dans le
domaine de la norme grammaticale ou lexicale, et qu'on ne peut pas
prétendre : une allée doit être définie, une rue ne le doit pas.
> J'habite, à Montréal, dans une rue bordée d'érables; en
> arrière, une petite /strotje/ de rien du tout, qui sert de ruelle aux deux
> rues qui l'entourent s'appelle « avenue de Chateaubriand ». Elle doit bien
> se parer des trois numéros civiques; pour le reste, ce sont des
> arrière-maisons.
Illustration de ce que je disais. Vous avez ajouté ces détails parce
que vous avez senti leur importance. On aurait imaginé tout autre
chose si vous ne l'aviez pas fait. Mais il n'y a aucune règle
derrière tout cela.
--
dphn
J'habite "Allée des Genêts" et juste à côté il y a l' "Allée des Cèdres"
et curieusement il n'y a ni genêts ni cèdres. Remarquez qu'à côté aussi
il y a la Galerie des Balladins et la Galerie de l'Arlequin et qu'il n'y
a ni balladins ni Arlequin...
--
©lõ
>On m'a également toujours donné la même définition "bruxelloise" au
>sujet des avenues et des boulevards.
>
>J'ai commencé à me poser des questions lorsque j'ai constaté que l'on
>plantait des arbres sur les boulevards !
>
>Et que penser de l'avenue du boulevard à Bruxelles ?
En effet, j'y pensais aussi, et je crois me souvenir que cette
anomalie apparente a des origines anciennes et flamandes:
"bolwerklaan", le chemin (l'avenue) qui longe les remparts.
Cette artère se trouve à l'emplacement de la deuxième enceinte de
Bruxelles.
Amicalement,
Didier
>Tiens. J'ai le vague souvenir qu'on a parlé de ça ici, mais je n'en
>jurerais pas : à Bruxelles, on me disait que les avenues étaient bordées
>d'arbres, mais pas les rues. Et rien sur les boulevards.
>Mais le « on » était mon père qui, en matière de craques et de
>calembredaines n'avait pas son pareil.
À mon sens, une rue n'a pas d'arbres, une avenue bien, et un boulevard
une double rangée d'arbres. Mais les choses évoluent, à Bruxelles,
depuis que les communes se mettent à planter des arbres dans les rues
sans rebaptiser celles-ci en "avenues".
Près de chez moi il y a l'avenue Lepoutre, plantée de deux rangées de
marronniers, qui n'a pas été "honorée" du titre de boulevard.
Une allée me fait penser à une voie privée généralement bordée
d'arbres.
Amicalement,
Didier
Ah ! Un mien ancien amour ici-bas résida
En cité de Grenoble, la ville du sieur Beyle
Et donc, cela ne nous rajeunit pas
Soupir, c'est que je me sens si vieille...
--
Frédérique
Pas des craques
Vous ne les faites pas, vos deux cents ans tassés.
Vs
mal comprenant.
On dirait bien.
Je me représentais des allées.
La caractéristique principale, c'est qu'elle sert à aller, c'est-à-dire
à marcher.
Si on y laisse passer les chevaux, elle devient cavalière, mais si elle
est carrossable, pour moi, c'est un chemin.
Vs
n'a pas vu d'allée avant un âge avancé.
Je ne le connais pas, en tout cas. Mais cela ne veut rien dire car
je ne connaissais pas non plus le « mail » avant d'habiter à
Montigny-le-Bretonneux (Yvelines, France).
Drève est un belgicisme, en effet. De nombreuses allées, en forêt de
Soignes, au sud de Bruxelles, portent le nom de drève.
Le mot drève provient, à mon avis, du néerlandais "dreef" qui, lui,
se traduit par le français "allée" (PR&VD NL-FR)! Nous tournons en
rond.
Le Van Dale définit "dreef" comme un large chemin de campagne ("brede
landweg").
Amicalement,
Didier
>>Et une allée carrossable, donc pas nécessairement privée, bordée d'arbres
>>s'appelle une drève, en Belgique, précise mon PLI. Terme inconnu en
>>France?
>
>
> Drève est un belgicisme, en effet. De nombreuses allées, en forêt de
> Soignes, au sud de Bruxelles, portent le nom de drève.
Le terme est également utilisé dans le Nord de la France :
http://minilien.com/?GGeoz1PS8s
Dans mon Chtimi de poche, il est "traduit" par « avenue »
>>>
>>> Une allée me fait penser à une voie privée généralement bordée
>>> d'arbres.
>>>
>>Et une allée carrossable, donc pas nécessairement privée, bordée d'arbres
>>s'appelle une drève, en Belgique, précise mon PLI. Terme inconnu en
>>France?
>
> Drève est un belgicisme, en effet. De nombreuses allées, en forêt de
> Soignes, au sud de Bruxelles, portent le nom de drève.
>
> Le mot drève provient, à mon avis, du néerlandais "dreef" qui, lui,
> se traduit par le français "allée" (PR&VD NL-FR)! Nous tournons en
> rond.
>
> Le Van Dale définit "dreef" comme un large chemin de campagne ("brede
> landweg").
>
La page :
http://perso.wanadoo.fr/wronecki/frederic/voies/D.htm
de l'indispensable site de Frédéric Wronecki évoque la parenté avec le verbe
"driven", conduire.
>
>
>>> Le Van Dale définit "dreef" comme un large chemin de campagne ("brede
>>> landweg").
>>>
>>
>>La page :
>>http://perso.wanadoo.fr/wronecki/frederic/voies/D.htm
>>de l'indispensable site de Frédéric Wronecki évoque la parenté avec le
>>verbe
>>"driven", conduire.
>
> C'est sans doute une petite faute de frappe. Le mot "dreef" provient
> du verbe "drijven". Le verbe "driven" n'existe pas en néerlandais.
Sans doute, erreur que le créateur de la page susdite sera heureux qu'on lui
signale.
Le verbe "drijven" a du reste "dreef" dans ses temps :
http://www.majstro.com/Web/Majstro/taleninfo/CompDut/onregww_drijven.php
De surcroît, il semble que "drijven", bien que parent de l'anglais "drive"
(et du français "dérive") et de l'allemand "treiben", veuille moins dire
"conduire" que "dériver, faire avancer, flotter, nager, pourchasser,
poursuivre, pousser".
To drive a car ou to drive a motorbike, en anglais, peut se
traduire par faire avancer un engin à moteur.
Bien sûr, de même que j'imagine que le verbe "drijven" est parfait pour
traduire "conduire" dans d'autres contextes, par exemple "conduire un
troupeau". Mais "conduire" comme seule traduction risque d'êtrre légèrement
trompeur.
Diriez-vous que vous n'avez pas votre permis de faire avancer les véhicules
à moteur !
Je pourrais le dire mais je ne le dirais pas car ça voudrait
dire que je ne serais pas autorisée à pousser une tondeuse à
gazon à moteur à essence.
>> Mais "conduire" comme seule traduction risque d'êtrre légèrement
>> trompeur.
>> Diriez-vous que vous n'avez pas votre permis de faire avancer les
>> véhicules à moteur !
>
> Je pourrais le dire mais je ne le dirais pas car ça voudrait dire que je
> ne serais pas autorisée à pousser une tondeuse à gazon à moteur à essence.
Dans la longue liste donnée par le PR pour "véhicule", je ne trouve pas les
tondeuses, fussent-elles à moteur à essence et même autotractées.
Même ces espéces de tondeuses avec un siège ? C'est tondeuse
qui ressemble à des petits tracteurs ? Remarquez, c'est
normal. A priori, elles sont réservées aux pelouses, et ne
nécessitent pas de permis de conduire.
Votre deuxième phrase semble traduire beaucoup d'émotion ou de précipitation
!
Je hais ces petites tondeuses "autoportées" :
http://www.leguide.com/sb/leguide/recherche/str_MotCle/Tondeuse+autoportee/org/3/t/1/5070211.htm
qui sont un enfer pour la colonne vertébrale si le terrain à tondre est
inégal, comme c'est souvent le cas si des générations de taupes y ont
chamboulé à loisir la surface.
Pour le technicien et le lexicographe, ces tondeuses doivent pouvoir âtre
assimilées à un véhicule à moteur. Administrativement, je ne sais pas.
> Pour le technicien et le lexicographe, ces tondeuses doivent pouvoir âtre
> assimilées à un véhicule à moteur. Administrativement, je ne sais pas.
La Cour de Cassation a tranché :
http://www.yanous.com/pratique/droits/droits041119.html
Mouais, sauf qu'on ne parle pas de "drive a motorbike", mais bien
de "ride a motorbike". Du moins ici !
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
Oui, vous aivez raison. On chevauche une moto, on ne la
conduit pas.
>>>To drive a car ou to drive a motorbike, en anglais, peut se traduire par
>>>faire avancer un engin à moteur.
>>
>>
>> Mouais, sauf qu'on ne parle pas de "drive a motorbike", mais bien
>> de "ride a motorbike". Du moins ici !
>
> Oui, vous aivez raison. On chevauche une moto, on ne la conduit pas.
Ça dépend ce qu'on veut dire:
« On the other hand, I managed to ride the bike about fifteen miles before I
tried to turn around; and discovered that I didn't have the slightest idea
how to maneuver, shift, or stop the bike. I tried to make a twenty-five foot
U-turn on an eighteen foot two-lane highway; and received a two second
lesson on the difficulty of off-camber turns. I drove the bike into the
ditch and fell over. »
http://www.motorbyte.com/mmm/pages/geezer/geezer43.htm
suivi sur flla ?
Yep!
>
> Ça dépend ce qu'on veut dire :
L'expression est pour le moins familière, même si elle fait quand même sur
Google la moitié des scores de la plus régulière "Ça dépend DE ce qu'on veut
dire".
Bonjour à tous
A Lyon, le terme "allée" désigne l'entrée d'un immeuble. "Tout le
monde" à Lyon, parle d'une allée d'immeuble.
--
Carol
Trouver d'abord. Chercher après. (Jean Cocteau)
> > Oui, vous aivez raison. On chevauche une moto, on ne la conduit pas.
Même pas : on _pilote_ une motocyclette.
Jacques, r100gs
C'est parce que c'est une fusée de la rue ?
Stu
> [ drève ]
>
> La page :
> http://perso.wanadoo.fr/wronecki/frederic/voies/D.htm
> de l'indispensable site de Frédéric Wronecki évoque la parenté avec le verbe
> "driven", conduire.
<cit. http://perso.wanadoo.fr/wronecki/frederic/voies/remerciements.htm>
15 juin [1999] : Pierre Hallet, rassuré que je ne me limite pas qu'au
territoire français, m'apporte un souffle d'air belge avec *drève*,
laie, layon, tienne.
</>
Ce sont meme parfois des missiles, des petites bombes!
avec un guidage automatique par des réseaux de neurones
suractivés à l'aide de substances toxiques;)
Meuh non : on dit 'Easy Rider' jamais 'easy (car) driver' ;)
Jacques
J'irai voir la prochaine fois que je serai en ligne, mais je serais
étonnée que cela provienne d'une source australienne sérieuse.
>
> suivi sur flla ?
>
Comme vous voulez.
Mais quand on va trop vite on dit souvent, "easy, driver."
Stu