-- viendrait du gaulois et signifierait « hautes montagnes », selon
Servius, commentant le vers IV, 442 de l'_Énéide_.
Ne disposant pas d'un dictionnaire de gaulois, je ne peux pas
vérifier. Un dico étymologique du celtique ne me renvoie à rien de
précis, si ce n'est un « (e)alp » (gaélique d'Écosse) signifiant
« joindre » et « colline » (étrange). Ou bien « alt » en irlandais,
« hauteur, falaise », « allt » en vieux gallois, « als » en cornique,
« aot » en breton, qui rappellent le latin « altus ». Mais « alt » n'est
pas « alp ».
-- d'aucuns y voient une racine « pré-indo-européenne » (le mot me
fait frémir) d'origine « ouralo-altaïque » (pire encore) :
« Le latin Alpes, les Alpes, ou alpis, alpe vient d´une racine
pré-indo-européenne (ouralo-altaïque) ALP / ARP / AUP, montagne, avec le
sens de divin, sacré, dérivé de la racine AL / AR, hauteur, endroit
élevé. La racine ALB / ARB a le même sens et la même origine que ALP /
ARP / AUP » <http://suter.home.cern.ch/suter/definitions.html>.
Vérifications faites dans le dico en ligne d'étymologie altaïque
<http://starling.rinet.ru/cgi-bin/startq.cgi?scriptname=main&root=config&flags=eygnnnl&encoding=eng&basename=%5Cdata%5Calt%5Caltet&recode=recode&hiero=gif&links=links>,
je ne trouve rien de concordant (une protoforme « alpa » signifiant
« malade », « arp`a » pour « millet »...)
Je me méfie de ces toponymes pré-indo-européens aux étymologies
douteuses...
Autres hypothèses ?
--
Découvrez le thé chinois :
utf-8 -> <http://sivanataraja.free.fr/divers/the.htm>.
images -> <http://sivanataraja.free.fr/divers/the2.htm>.
bonjour,
j'avais lu quelque part des rapprochement avec le mot germanique "elf", non
nécessairement dans le sens de "petits personnages imaginaires", mais dans
le sens de "blanc".
"alp", signifierait à la fois le monde blanc et le monde des morts
"purifiés".
(il y a toute une série d'ouvrages de C. Lecouteux sur le thème : les elfes
sont les morts "positifs", qui le montrent par leur blancheur)
bon, je vais essayer de trouver la référence exacte....
> Je trouve diverses pistes, souvent contradictoire sur Internet, et
> ne dispose d'aucun document « fiable » chez moi.
>
> Je me méfie de ces toponymes pré-indo-européens aux étymologies
> douteuses...
>
> Autres hypothèses ?
Avez-vous exploré la piste tamoulo-ougrienne ?
Jean Fontaine
> -- d'aucuns y voient une racine « pré-indo-européenne » (le mot me
> fait frémir) d'origine « ouralo-altaïque » (pire encore) :
>
> « Le latin Alpes, les Alpes, ou alpis, alpe vient d´une racine
> pré-indo-européenne (ouralo-altaïque) ALP / ARP / AUP, montagne, avec le
> sens de divin, sacré, dérivé de la racine AL / AR, hauteur, endroit
> élevé. La racine ALB / ARB a le même sens et la même origine que ALP /
> ARP / AUP »
Le problème avec cette définition, c'est qu'elle mélange tout, le bon grain
et l'ivraie. Le sens de "divin, sacré" ne repose sur rien de tangible. Quant
à l'ouralo-altaïque, je suppose que c'est parce que la même racine pourrait
être à l'origine du nom "Albanie" et qu'elle apparaît peut-être dans le
basque "alpi" (versant de montagne).
Pour le reste, on constate en effet l'existence d'une racine oronymique
ALB / ALP, qui, outre les Alpes, semble à l'origine de l'Albanie et de la
ville antique d'Albe (qui n'avait rien de spécialement blanc). On la
retrouve dans les Pyrénées-Orientales avec le massif des Albères, sans
compter de nombreux lieux-dit, tant dans les Alpes que dans les Pyrénées,
généralement liés à un pâturage de montagne. Quelques autres noms : un
village de la Cerdagne espagnole s'appelle Alp, la racine a aussi donné la
commune d'Alba (Ardèche), peut-être Albi (mais les avis sont partagés) ou
encore Apt.
Je n'aime pas trop moi non plus le terme "pré-indo-européenne", mais il est
vrai que les oronymes (noms liés au relief) sont très anciens, et qu'aucune
racine indo-européenne ne semble expliquer les noms en ALB / ALP. Dans ces
conditions, on a bien affaire apparemment à une racine qu'on peut appeler
pré-indo-européenne (libre à vous ou à moi de l'appeler pré-celtique ou
préromane), sachant que toute tentative pour lui donner un sens autre que
celui de "lieu montagneux", "lieu rocheux" relève plus de la foi que de la
science.
--
Jean Tosti
Je suis loin de connaître ce sujet, mais l'idée de "jointure" liée avec
"colline" me paraît plausible (ce n'est qu'une opinion). Lorsque vous
joignez les doigts tendus de chaque main les uns contre les autres, et vous
rapprochez les paumes, c'est naturellement l'image d'une montane qui vient à
l'esprit. Et les montagnes se créent bien à la jointure de masses
tectoniques qui se déplacent l'une vers l'autre? Je me doutent bien que les
Anciens n'avaient aucune idée de ces phénomènes, mais leur explication du
phénomène faisait peut-être appel à une image semblable (ignorance ne
signifie pas nécessairement manque de bon sens).
> Avez-vous exploré la piste tamoulo-ougrienne ?
C'était tentant, n'est-ce pas ?...
> bon, je vais essayer de trouver la référence exacte....
Je vous en saurais gré. Merci.
> Pour le reste, on constate en effet l'existence d'une racine oronymique
> ALB / ALP, qui, outre les Alpes, semble à l'origine de l'Albanie et de la
> ville antique d'Albe (qui n'avait rien de spécialement blanc). On la
> retrouve dans les Pyrénées-Orientales avec le massif des Albères, sans
> compter de nombreux lieux-dit, tant dans les Alpes que dans les Pyrénées,
> généralement liés à un pâturage de montagne. Quelques autres noms : un
> village de la Cerdagne espagnole s'appelle Alp, la racine a aussi donné la
> commune d'Alba (Ardèche), peut-être Albi (mais les avis sont partagés) ou
> encore Apt.
> Je n'aime pas trop moi non plus le terme "pré-indo-européenne", mais il est
> vrai que les oronymes (noms liés au relief) sont très anciens, et qu'aucune
> racine indo-européenne ne semble expliquer les noms en ALB / ALP. Dans ces
> conditions, on a bien affaire apparemment à une racine qu'on peut appeler
> pré-indo-européenne (libre à vous ou à moi de l'appeler pré-celtique ou
> préromane), sachant que toute tentative pour lui donner un sens autre que
> celui de "lieu montagneux", "lieu rocheux" relève plus de la foi que de la
> science.
Merci Jean ; ce n'est pas tant « pré-indo-européen » qui me fait
frémir que la précision sémantique à laquelle parviennent certaines
personnes lisant le passé dans les toponymes ; déjà que pour l'IE, c'est
assez flou, parfois, alors quand il s'agit de termes datant d'avant
l'IE...
Merci de vos explications, qui me semblent, quant à elles,
judicieuses : on peut établir des liens, mais pas en tirer une
étymologie certaine.
Siva Nataraja a écrit :
Il me semble qu'on n'avancera pas tant qu'on n'aura pas retrouvé les travaux du
professeur Rakazy Moniark, du troisième règne de l'Atlantide, quasi-contemporain
de la formation des Alpes et ancien membre du comité oronymique intergalactique.
>-- viendrait du gaulois et signifierait « hautes montagnes », selon
>Servius, commentant le vers IV, 442 de l'_Énéide_.
Je ne trouve rien de probant dans les deux plus récents ouvrages
généraux : Pierre-Yves Lambert « la Langue gauloise » (Errance, 1995) et
Xavier Delamarre, « Dictionnaire de la langue gauloise » (Errance,
2001). J'élimine tout de suite l'hypothèse pré-indoeuropéenne par
commodité. Il faut aussi dire que les spécialistes du gaulois s'opposent
très nettement aux toponymistes, que certains d'entre eux sont assez
fumeux et qu'il y a parfois des idéologies suspectes...
Il y aurait bien « albios, albos, albianos », le monde
d'en-haut, le ciel, qui viendrait du sens de blanc, du fait de la
luminosité. Mais le nom des Alpes n'est pas mentionné à cet endroit dans
les ouvrages que je cite, on y trouve en revanche l'Aube, l'Albanie (pas
sûr), Albion (avec beaucoup de disputes sur les falaises crayeuses donc
supposées blanches) et divers autres noms de lieux bien plus évidents.
Le mot « albios » désignerait le monde lumineux, le monde d'en-haut
opposé au monde d'en-bas, le monde sombre (dubnos, dumnos). Les
hypothèses sont très enchevêtrées, on présuppose des croyances
religieuses ou mythiques sur la racine alb- en gaulois, certains
tiennent pour le sens de « monde », d'autres pour « monde d'en-haut ».
Pas la peine de vous rappeler les correspondances de cette racine en
latin et en grec (alphos, alphous). Le passage de « bh » à « p » est
possible.
À propos d'« albos » etc., on a dit que le mot n'était pas
proprement celtique, mais un emprunt au latin « albus » car il ne se
rencontre pas en irlandais. Néanmoins, cela n'expliquerait pas sa
présence en Galatie par exemple. Ce qui semble particulier au gaulois,
c'est la démotivation du sens de blanc dans la racine alb-, d'où les
machins un peu ésotériques et divergents sur le monde, le ciel et la
confusion entre monde et lumière. C'est vrai que la couleur blanche
était surtout définie par la luminosité en latin, mais j'ai du mal à
suivre les associations d'idées sur ce que serait ce monde lumineux...
Et puis les idées des Druides modernes...
Je constate que Dauzat dans « la Toponymie française » tiendrait
plutôt pour un alp- au sens de falaises, mais je me méfie de ses
hypothèses et il peut s'agir d'un sens local. Les divergences sont entre
les idées de hauteur et de blancheur, d'élévation et de lieu religieux.
Je crois que la seule chose certaine, c'est que la racine alb-
(IE *albho) n'avait plus seulement le sens de blanc en gaulois mais
qu'elle a été étendue à un lieu (gallois « elfydd », monde) élevé ou
non. Le passage de la blancheur à la hauteur ou à l'idée de monde est
quand même curieux. Ensuite, il y a les sur-interprétations
mythologiques.
J'ai peut-être encore quelque chose dans « les Peuples
préromains du Sud-Est de la Gaule » par Guy Barruol (Boccard, 1969 donc
bien vieilli). Le livre est épais et sans index ! Sans garantie.
Dominique
> Il me semble qu'on n'avancera pas tant qu'on n'aura pas retrouvé les travaux du
> professeur Rakazy Moniark, du troisième règne de l'Atlantide, quasi-contemporain
> de la formation des Alpes et ancien membre du comité oronymique intergalactique.
Tiens, les Atlantes ! J'ai trouvé un site fantastique expliquant un
grand nombre d'étymologies par la langue atlante, de laquelle (ou
« auquel », si vous préférez) toutes les autres dérivent.
Les Atlantes sont aussi, bien sûr, à l'origine des mythologies,
quelles qu'elles soient.
> >-- viendrait du gaulois et signifierait « hautes montagnes », selon
> >Servius, commentant le vers IV, 442 de l'_Énéide_.
> Je ne trouve rien de probant dans les deux plus récents ouvrages
> généraux : Pierre-Yves Lambert « la Langue gauloise » (Errance, 1995) et
> Xavier Delamarre, « Dictionnaire de la langue gauloise » (Errance,
> 2001).
Rhâââa !, vous avez le Lambert (grand ami d'un certain
G.-J. Pinault et homme charmant, au demeurant). Quant à Delamarre, je me
méfie vraiment. Son _Vocabulaire IE_ est une monstruosité.
Merci pour cette réponse détaillée.
Siva
Siva Nataraja a écrit :
Si vous êtes en mal d'étymologies farfelues, ne négligez pas non plus la Kabbale. Vous
avez :
« Etymology does not provide in an explanation for the word Alps, but the word may be
derived from “aLupa”, to be translated from Latin as: “from the She-Wolf”. »
http://www.boudicca.de/richter-e.htm
> Tiens, les Atlantes ! J'ai trouvé un site fantastique expliquant un
>grand nombre d'étymologies par la langue atlante, de laquelle (ou
>« auquel », si vous préférez) toutes les autres dérivent.
Je viens de faire une découverte fantastique et je m'apprête à
la communiquer aux plus grands linguistes ébahis : le nom des Alpes est
en réalité originaire du klingon !
Il faut savoir que les Alpes ont servi de base secrète pour des
visites extra-terrestres durant la préhistoire. Et l'on peut mieux
comprendre alors le rapport avec un monde lumineux (le rayonnement
d'engins inconnus des indigènes, bien entendu) ou le monde d'en-haut.
Si l'on est un peu sérieux et que l'on étudie avec rigueur ce
phénomène indéniable, depuis longtemps prouvé scientifiquement, on se
rend compte que les Alpes abritaient un appareil à téléportation qui
reliait la base au vaisseau spatial en orbite au dessus de la Terre. Or
comment dit-on « salle de téléportation » en klingon ? C'est « jolpa' »
(de jol = téléporteur et pa' = salle) !
En passant dans le gaulois, le mot « jolpa' » subit une
métathèse pour des raisons de superstition liées à la nomination exacte
et afin de se prémunir contre des représailles par les dieux venus d'en
haut, issus du monde lumineux et vêtus de blanc ! Le mot devient donc
« jalpo' », puis très vite « alpo » par accélération du débit. Le mot
« Allobroges » aurait la même origine, mais avec plus de déformations
volontaires encore afin de bien brouiller les pistes.
Il faut dire que ces visiteurs ont quelque peu essaimé dans la
région des Alpes et se sont parfois mélangés à quelques belles
indigènes. Il y aurait même du sang saturnien dans la région. Par
exemple, si vous prenez une photo de Monsieur Spock et de certains
habitants de ces contrées reculées et montagnardes, on ne peut qu'être
troublé par la ressemblance. C'est particulièrement vrai à Grenoble et
notamment dans un institut d'informatique et de mathématiques où
curieusement se sont rassemblés tous les descendants des Saturniens.
Mais je crains d'en avoir vraiment trop dit et ma vie est désormais en
grand péril... ILS sont parmi nous...
Dominique
> Je viens de faire une découverte fantastique et je m'apprête à
> la communiquer aux plus grands linguistes ébahis : le nom des Alpes est
> en réalité originaire du klingon !
Atlante, klingon, kabbale, tamoulo-ougrien, que reste-t-il ?
> Atlante, klingon, kabbale, tamoulo-ougrien, que reste-t-il ?
Quenya, elfique, Mu, les Hyperboréens. Je sais aussi de source
sûre que la construction des Alpes est similaire à celle des pyramides
d'Égypte.
Dominique
Le verlan : Sepla (selon la règle qui dit que tout mot retourné comme
une chaussette signifie dès lors son contraire)
lamkyre
Siouplaaaiiit! Les deux là-bas qui chahutent près du radiateur.
Laurent Franceschetti a écrit:
Vous voulez du sérieux ? Voici un extrait de "Onomatologie de la
géographie grecque" ou "l'art d'apprendre le dictionnaire grec en étudiant
la géographie de la Grèce ancienne et de ses colonies", par l'abbé J. Favre
d'Envieu (Paris-Toulouse, 1874). Note page 51 à propos des Alpes : « On a
dérivé ce nom du mot "alphos", blanc (d'où "alphi" = "alphiton" = farine)
analogue au mot latin "albus" (ob nivium candorem). Mais les ALPES ("hai
Alpeis") tirent leur nom de l'expression gréco-tudesque "all up" ("hol-os",
tout, entier, et "hyp-er", au-dessus) conservée en anglais, et qui signifie
tout-dessus, tout-haut, très-haut.[...] »
Même alain d. n'y avait pas songé.
>Siouplaaaiiit! Les deux là-bas qui chahutent près du radiateur.
En vérité, mon fils, je vous le dis, la vérité vraie, réelle et
authentifiée comme authentiquement certifiée certaine est la suivante.
Chacun sait que les rivages de l'ancienne Gaule ont été
colonisés d'abord par les Phéniciens. Or le fameux chef Hasdrubannibal
débarqua dans les environs de l'actuelle Nice et fonda une ville qu'il
nomma « Aleph » selon la première lettre de l'alphabet et parce qu'il
pensait édifier une vingtaine d'autres villes. Le nom passa ensuite aux
montagnes proches et remonta vers le septentrion. « Aleph » subit une
syncope normale dans les langues indoeuropéennes (voir alpha) et devint
naturellement « alpa ». Certains esprits égarés pensent que ce sont les
Grecs qui se sont établis les premiers et que le nom viendrait de
« alpha » grec, mais cette hypothèse a été démolie par le professeur
Helmut Von Knackenhorn Zu Putzelberg de l'Université de Heiliggugelheim
dans les tomes MCLVI à MDCCCLXXVIII de la Revue de romanistique
appliquée et de paraphilologie synthétique, voyez notamment les pages
100 589 à 304 799 qui sont particulièrement éclairantes et qui expriment
simplement une évidence en peu de mots !) On doit ajouter que le nom a
été remotivé par un passage par le proto-étrusque puisque l'analogie
avec la forme pointue des sommets aurait été renforcée par la position
de la lettre A tournée vers le haut contrairement aux attestations
graphiques de pré-ligurien archaïque dans des silex taillés. Je prépare
à ce propos une communication de la plus haute importance qui montre que
l'aspect des sommets alpins a eu une influence considérable sur la forme
des alphabets latin et grec notamment par le renversement de la
lettre A.
Herr Doktor Dummeszeug
> Chacun sait que les rivages de l'ancienne Gaule ont été
> colonisés d'abord par les Phéniciens. Or le fameux chef Hasdrubannibal
> débarqua dans les environs de l'actuelle Nice et fonda une ville qu'il
> nomma « Aleph » selon la première lettre de l'alphabet et parce qu'il
> pensait édifier une vingtaine d'autres villes.
Je permetez-moi quelque unes remarques faire : "Aleph" pas attesté
dans tablettes de buis lusitano-phéniciennes de Nag Hammadi pour
cérémonials masticatoire. Comme je, humble servanteur, faisais remarqué
à vous, Herr Profeeször, dans communication semaine dernier à Université
de Szu-Leepavé Laplhlage, le plus vielle atteste est "Aloph", signifie
pas non "boeuf" mais "bouffe".
> voyez notamment les pages 100 589 à 304 799 qui sont particulièrement
> éclairantes et qui expriment simplement une évidence en peu de mots !)
Ah, milszabor non! pas page 100 589 car celle page n'existe pas :
regretté Profeeször Helmut Von Knackenhorn Zu Putzelberg jamais n'a
voulu que existe celle là page car, vous le savez sûr, cette nombre se
lecture comme pour mot "szien hekat' pemp szien ooktën noyn", phrase de
proto-ligure signifiant "tel je suis, tel je reste" (traduction de Herr
Profeeször Heinrich V Blabich), le juron fort impolitesse...
Sousigné je Profeeször Mhrtzs amicale salutage à vous
N'importe vasse !
> > Chacun sait que les rivages de l'ancienne Gaule ont été
> > colonisés d'abord par les Phéniciens. Or le fameux chef Hasdrubannibal
> > débarqua dans les environs de l'actuelle Nice et fonda une ville qu'il
> > nomma « Aleph » selon la première lettre de l'alphabet et parce qu'il
> > pensait édifier une vingtaine d'autres villes.
>
> Je permetez-moi quelque unes remarques faire : "Aleph" pas attesté
> dans tablettes de buis lusitano-phéniciennes de Nag Hammadi pour
> cérémonials masticatoire. Comme je, humble servanteur, faisais remarqué
> à vous, Herr Profeeször, dans communication semaine dernier à Université
> de Szu-Leepavé Laplhlage, le plus vielle atteste est "Aloph", signifie
> pas non "boeuf" mais "bouffe".
Mais ce vut kand même klar depuis die Débute : après tout, on dit bien
« alpha-bête », non ? ! ?
> > voyez notamment les pages 100 589 à 304 799 qui sont particulièrement
> > éclairantes et qui expriment simplement une évidence en peu de mots !)
>
> Ah, milszabor non! pas page 100 589 car celle page n'existe pas :
Ach, nein ! C'est la Stückpage 404 qui n'existe gahr pas.
> regretté Profeeször Helmut Von Knackenhorn Zu Putzelberg jamais n'a
> voulu que existe celle là page car, vous le savez sûr, cette nombre se
> lecture comme pour mot "szien hekat' pemp szien ooktën noyn", phrase de
> proto-ligure signifiant "tel je suis, tel je reste" (traduction de Herr
> Profeeször Heinrich V Blabich), le juron fort impolitesse...
Was für eine Merdescheiß est-ce que cela ? ! ?
> Sousigné je Profeeször Mhrtzs amicale salutage à vous
Fouzette priés tous zwei de rendre hoch und nunc foire immédiatementen vos
Badges der Lehrerproferin !
> Mais ce vut kand même klar depuis die Débute : après tout, on dit bien
> « alpha-bête », non ? ! ?
Ma tonne Dya! "Alpha-bête" est invention finno-slovaque de début
XXe siècle ! Plus ancienne version c'est "aloph-botte". Vous êtes dans
l'enduction de l'erreur par "popuulär etylomoghia".
> Ach, nein ! C'est la Stückpage 404 qui n'existe gahr pas.
Szo, meerkhlé! Chronocryptologique solution... Vous ignorez cella?
1) 100 589 = 1+0+0+5+8+9 = 23 = 2+3 = 5
2) 404 = 4+4 = 8
3) 8 × 5 = 40
4) 5 = proto-ligure "pemp" ; 8 = proto-slovaque "pomp" ; 40 = moldo-yue
"pimp".
5) "Pemp pomp pimp" c'est formulatii de Rites augmenté majeur Irlandais
de sainte Compagnie de Indes orientalistes pour dire "et facte est
lux"...
Relire-vous classique de la chronocryptologique !
> Fouzette priés tous zwei de rendre hoch und nunc foire immédiatementen vos
> Badges der Lehrerproferin !
Mushavariss' et merdënbach, vous pas allez avec dossier de
cuillère !
Goodn' naxt salutage
> Dogna Inspectriz generale des Alledinge sruigneut na
> > Mais ce vut kand même klar depuis die Débute : après tout, on dit bien
> > « alpha-bête », non ? ! ?
>
> Ma tonne Dya! "Alpha-bête" est invention finno-slovaque de début
> XXe siècle ! Plus ancienne version c'est "aloph-botte". Vous êtes dans
> l'enduction de l'erreur par "popuulär etylomoghia".
Ja, mais ce n'est pas la ferzion qui a surfécu avec No-A dans
l'alpha-bateau. Und à fotre jeune Age, il faudra réfizer vos Klassiques au
lieu de passer vos nuits dans les Alpha-boîtes.
> > Ach, nein ! C'est la Stückpage 404 qui n'existe gahr pas.
>
> Szo, meerkhlé! Chronocryptologique solution... Vous ignorez cella?
>
> 1) 100 589 = 1+0+0+5+8+9 = 23 = 2+3 = 5
> 2) 404 = 4+4 = 8
> 3) 8 × 5 = 40
> 4) 5 = proto-ligure "pemp" ; 8 = proto-slovaque "pomp" ; 40 = moldo-yue
> "pimp".
> 5) "Pemp pomp pimp" c'est formulatii de Rites augmenté majeur Irlandais
> de sainte Compagnie de Indes orientalistes pour dire "et facte est
> lux"...
Vous avez touffaux, Franzois, parce que fouzavé oublié de multiplier par
le dénominateur primeur de la radicale carrée ! ! ! Ipso fecho.
> Relire-vous classique de la chronocryptologique !
Und fou-même !
> > Fouzette priés tous zwei de rendre hoch und nunc foire immédiatementen vos
> > Badges der Lehrerproferin !
>
> Mushavariss' et merdënbach, vous pas allez avec dossier de
> cuillère !
Mieux pour couper der Moutarde, leibe Kollègue.
> Goodn' naxt salutage
Allez, tchousse !
Voilà donc pourquoi les Australiens eux-mêmes appellent leurs montagnes
"the Alps", ce qui me fait toujours rigoler !
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
[...]
> Il faut dire que ces visiteurs ont quelque peu essaimé dans la
> région des Alpes et se sont parfois mélangés à quelques belles
> indigènes. Il y aurait même du sang saturnien dans la région. Par
> exemple, si vous prenez une photo de Monsieur Spock et de certains
> habitants de ces contrées reculées et montagnardes, on ne peut qu'être
> troublé par la ressemblance. C'est particulièrement vrai à Grenoble et
> notamment dans un institut d'informatique et de mathématiques où
> curieusement se sont rassemblés tous les descendants des Saturniens.
> Mais je crains d'en avoir vraiment trop dit et ma vie est désormais en
> grand péril... ILS sont parmi nous...
;-))) damned ! on est démasqués...
[Excellent ! Merci pour cette pinte de rire à l'heure du p'tit kawa
brûlant, ainsi qu'aux eboustroufliants profesteurs et trize].
--
©lõ
>Voilà donc pourquoi les Australiens eux-mêmes appellent leurs montagnes
>"the Alps", ce qui me fait toujours rigoler !
Ah ah ! Mais il existe aussi des Alpes en Nouvelle-Zélande
(Southern Alps) et il me semble même que l'on parle de la Suisse
néozélandaise pour désigner une partie du territoire montagneux. Et
allez donc voir les lieux qui s'appellent Alpine aux É.-U. !
Dominique
> [Excellent ! Merci pour cette pinte de rire ą l'heure du p'tit kawa
> brūlant, ainsi qu'aux eboustroufliants profesteurs et trize].
Il faut dire que c'est un fil d'anthologie, on atteint lą un sommet !
--
(((-: domi
> Ah ah ! Mais il existe aussi des Alpes en Nouvelle-Zélande
> (Southern Alps) et il me semble même que l'on parle de la
> Suisse néozélandaise pour désigner une partie du territoire
> montagneux. Et allez donc voir les lieux qui s'appellent
> Alpine aux É.-U. !
Encore plus fort, il y a des Alpes sur la Lune aussi, et vous
pouvez même en acquérir un bout
<http://www.moonproperty.net/land/alps.shtml>
payable en dollars ou en euros !
Pierre Hallet
FAQ du forum : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
Mais c'est pour rien ! Le terrain est-il constructible, viabilisé ? Je
vais regarder ça de plus près.
lamkyre
> > <http://www.moonproperty.net/land/alps.shtml>
> >
> > payable en dollars ou en euros !
> >
>
> Mais c'est pour rien ! Le terrain est-il constructible, viabilisé ? Je
> vais regarder ça de plus près.
Vds lunonyme, pas cher, à deux pas (bondants) des Alps.
http://www.weasner.com/etx/guests/images/joye-copernic03-23-2002.jpg
JLL
Tsss. Ce n'est qu'une photo, ça. Moi, je ne crois que ce que je vois.
lamkyre
> > > Mais c'est pour rien ! Le terrain est-il constructible, viabilisé ?
> Je
> > > vais regarder ça de plus près.
> >
> > Vds lunonyme, pas cher, à deux pas (bondants) des Alps.
> >
> > http://www.weasner.com/etx/guests/images/joye-copernic03-23-2002.jpg
> Tsss. Ce n'est qu'une photo, ça. Moi, je ne crois que ce que je vois.
Très bien. Bon voyage.
;o)
JLL
Toujours dans la lune
> [...] Moi, je ne crois que ce que je vois.
Gourio : Moi, je ne crois que ce que je bois.
D'ici, la Voie Lactée n'est pas souvent visible.
lamkyre
Mon petit cadeau du soir (180k) :
la voie lactée d'horizon à horizon.
<http://members.ozemail.com.au/~loomberah/images/Allsky.JPG>
--
FAQ de <f.l.l.f.> : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>
Note aux lecteurs <http://www.panamo.com/use/conseil.html>
XIV - Version 14, mise à jour le dimanche 11 août 2002
>> Ah ah ! Mais il existe aussi des Alpes en Nouvelle-Zélande
>> (Southern Alps)
>Encore plus fort, il y a des Alpes sur la Lune aussi, et vous
>pouvez même en acquérir un bout
Sans façon, merci.
Mais je me suis aperçu que j'avais oublié les Alpes japonaises.
Elles sont dans l'île de Honshu. Ce sont les chaînes de montagnes Hida,
Kiso et Akashi. On les nomme aussi le Toit du Japon. Vous les avez sans
doute vues lors des Jeux de Nagano ou dans les films de Kurosawa qui a
beaucoup tourné dans cette région superbe, notamment la plupart des
derniers films. Un petit goût de la beauté de ces lieux :
<http://www.sciencescope.org/culture_loisirs/toit.html>.
Dominique
[zap !]
> Mais je me suis aperçu que j'avais oublié les Alpes japonaises.
> ...
Plus proches, que pensez-vous de celles au pied desquelles se
trouvent rillettes et circuit des Vingt-Quatre Heures ?
À+,
--
Jean-Noël mailto:j...@cetonor.com
« La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Ici, nous avons réuni théorie et pratique : rien ne fonctionne... et
personne ne sait pourquoi ! » Albert Einstein.
> Mon petit cadeau du soir (180k) :
> la voie lactée d'horizon à horizon.
> <http://members.ozemail.com.au/~loomberah/images/Allsky.JPG>
Waou !
>D'ici, la Voie Lactée n'est pas souvent visible.
À cause de l'illumination permanente le long des autoroutes
belges et de leur réseau serré ? Pas pratique pour la Nuit des étoiles
en effet. Mais on peut voir ainsi distinctement la Belgique depuis
l'espace.
Dominique
Elle est bien jolie, notre galaxie...
Pour ce qui est des Alpes lunaires, c'est fichu pour ce soir et demain
ce sera sans doute trop tard. Je crois que je vais renoncer à investir.
lamkyre
Oui, et à cela s'ajoutent la poussière et la brume.
> Pas pratique pour la Nuit des étoiles
> en effet. Mais on peut voir ainsi distinctement la Belgique depuis
> l'espace.
Ça nous fait une belle jambe !
lamkyre
> Pour ce qui est des Alpes lunaires, c'est fichu pour ce soir et demain
> ce sera sans doute trop tard. Je crois que je vais renoncer à investir.
Si vous tenez à ne pas être dans la lune, mieux vaut acheter ceci :
(je vous la traduirai s'il le faut)
JLL
Et de quoi j'ai l'air, maintenant, à pleurer de rire devant mon
ordinateur ?
lamkyre
> Pour ce qui est des Alpes lunaires, c'est fichu pour ce soir et demain
> ce sera sans doute trop tard. Je crois que je vais renoncer à investir.
Si vous changez d'avis j'attire votre attention sur le fait que, sur la Lune,
la Terre est [pratiquement] fixe dans le ciel. Il y a donc des terrains avec
vue sur la Terre et d'autres non (*). Demandez à ce que ce soit écrit noir sur
blanc dans l'acte de vente. C'est quand même bien agréable de se réveiller
tous les matins avec la Terre dans l'embrasure de la fenêtre. Quoiqu'à la
longue ça puisse lasser, je ne sais pas. Ce qui est sûr c'est que vous le
revendrez plus facilement. À vous de voir.
(*) Idem pour les chambres d'hôtel évidement.
--
A. B.
> "joye" <not...@notins.not> wrote in message
> > Si vous tenez à ne pas être dans la lune, mieux vaut acheter ceci :
> >
> > http://zapatopi.net/afdb.html
>
> Et de quoi j'ai l'air, maintenant, à pleurer de rire devant mon
> ordinateur ?
C'est ça, riez, pendant qu'on vous lave la cervelle, lamkyre ! Non mais !
JLL
N'est-ce pas ces Jeux d'hiver où les images télé étaient à peu près
aussi enneigées qu'aux tout premiers temps de la télé noir et blanc ?
--
©lõ
J'ai fini par les voir ces Alpes, la nuit dernière. Je crois que la vue
sur Terre est leur seul avantage. Par contre, les anneaux de Saturne...
lamkyre
Je me limite à recopier l'article "ALPI" du Dizionario geografico
d'Antonio Rudoni (Erre emme, Pomezia, 1996). Le seul intérêt de cet
ouvrage est son côté "compil'" de différents ouvrages antérieurs.
ALPI
da un tema mediterraneo alba/alpa "pietra" (DAEI 14); sec. EIT 21,
122, alpes e alba, in ligure, significano "altura". Sec. ODEI 29, può
significare "bianco" come la neve che la ricopre: albo "bianco", sia
in latino, sia in gallico, sia in ligure.
où
DAEI - G. Devoto, Avviamento alla Etimologia Italiana, Firenze 1976².
EIT - Enciclopedia Italiana, Treccani 1949ss, voll. 36 e Appendici.
ODEI - D. Olivieri, Dizionario Etimologico Italiano, Milano 1953.
G.
> Je me limite à recopier l'article "ALPI" du Dizionario geografico
> d'Antonio Rudoni (Erre emme, Pomezia, 1996). Le seul intérêt de cet
> ouvrage est son côté "compil'" de différents ouvrages antérieurs.
Merci Gianni.
> ALPI
> da un tema mediterraneo alba/alpa "pietra" (DAEI 14); sec. EIT 21,
> 122, alpes e alba, in ligure,
De quel ligure s'agit-il, là ? Du dialecte antique ou récent ?
> significano "altura". Sec. ODEI 29, può
> significare "bianco" come la neve che la ricopre: albo "bianco", sia
> in latino, sia in gallico, sia in ligure.
Apparemment, ligure antique.
Antique. Le ligure (ligurien ?) actuel est généralement appelé "génois".
> > significano "altura". Sec. ODEI 29, può
> > significare "bianco" come la neve che la ricopre: albo "bianco", sia
> > in latino, sia in gallico, sia in ligure.
>
> Apparemment, ligure antique.
Oui... en génois, on dit <gianco>.
G.
> > De quel ligure s'agit-il, là ? Du dialecte antique ou récent ?
> Antique. Le ligure (ligurien ?) actuel est généralement appelé "génois".
Merci.
GV> Antique. Le ligure (ligurien ?) actuel est généralement appelé "génois".
Le ligure antique n'était-il pas la langue parlée par les Étrusques ?
--
Marc Girod P.O. Box 323 Voice: +358-71 80 25581
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Takomo 1 / 4c27 Finland Fax: +358-71 80 61604
> Le ligure antique n'était-il pas la langue parlée par les Étrusques ?
Non ; le ligure pourrait être de la même famille que le latin
(c'est-à-dire une langue italique), mais le faible nombre d'attestations
ne permet pas de l'assurer. Certains rapprochent cette langue de la
famille celte.
> Non ; le ligure pourrait être de la même famille que le latin
> (c'est-à-dire une langue italique), mais le faible nombre d'attestations
> ne permet pas de l'assurer. Certains rapprochent cette langue de la
> famille celte.
Sur <http://iranianlanguages.com/indo-european.htm>, le ligure
n'est pas classé dans une famille précise mais dans celle des langues
peut-être IE.
J'ai oublié de préciser que selon certains linguistes, le ligure
aurait formé une famille à part constituée d'une seule langue (à l'image
du grec, de l'albanais ou de l'arménien). Encore une fois, il est
vraiment difficile, vu les très rares attestations, de tirer des
conclusions définitives.
Enfin, l'on peut souvent lire que l'étrusque et le ligure sont
liés : c'est en fait sûrement dû au fait que les auteurs classiques
appelaient parfois Ligurie l'Étrurie.
En faisant une recherche sur Google à propos de cette confusion, je
suis tombé sur cela
<http://www.ku.edu/history/index/europe/ancient_rome/E/Gazetteer/Places/Europe/Italy/.Periods/Roman/Archaic/Etruscan/.Texts/DENETR*/35.html>
(chercher la ligne « Ligurian ... Etruscan: Much confusion has arisen
from the contradictory statements of ancient writers in calling this
territory sometimes Ligurian, sometimes Etruscan. » ; suit une série de
citations).
Siva
>> Le ligure antique n'était-il pas la langue parlée par les Étrusques ?
>
> Non ; le ligure pourrait être de la même famille que le latin
> (c'est-à-dire une langue italique), mais le faible nombre d'attestations
> ne permet pas de l'assurer. Certains rapprochent cette langue de la
> famille celte.
Avec un soupçon de pré-indo-européen, histoire de corser la sauce.
--
Jean Tosti
Existe-t-il un lien entre ce peuple de la région de Gênes et la
civilisation néolithique pré-indo-européenne (donc non indo-européenne)
de même nom qui vivait dans le sud-est de la France / nord de l'Italie
vers 2000 av-JC [1]?
Beaucoup de toponymes du Sud-Est de la France auraient pour origine ce
ligure ci, par exemple les villes et villages du Beaujolais qui se
termine en «-nas» (Arnas, Odenas, Lacenas, ...), ou encore les cours
d'eau qui contiennent la racine ar (Aar, Var, ...). Mais cette langue
n'était ni italique ni celte ni même indo-européenne et le basque
pourrait en être dérivé.
Richard.
[1] Pour une description : http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/y10.htm
Personnellement, je préfère m'abstenir (sauf que les Ligures dans le
Beaujolais, ça a de quoi surprendre). Mais la piste que vous proposez n'est
pas inintéressante. Prenez votre Google favori, et tapez : ligure pré indo
européen. Vous obtiendrez peu de réponses, mais il y a de quoi s'interroger.
--
Jean Tosti
Bon. Je suis parti à la recherche d'informations probantes sur la
mystérieuse langue ligure...
1.
Giacomo DEVOTO, Gabriella GIACOMELLI, _I Dialetti delle regioni
d'Italia_, RCS Sansoni, 1971, 1991 (quinta edizione aggiornata e
accresciuta)
p. 10
La Liguria non è mai stata gallica. La lingua indoeuropea che vi si
parlava prima dell'arrivo dei Romani è detta « leponzia ».
(Une note en bas de page conseille au lecteur de se référer à M.
LEJEUNE, _Lepontica_, Paris, 1971)
2.
Le romaniste KISS Sándor, dans la récente encyclopédie des langues du
monde parue en Hongrie (FODOR I. (dir.), _A világ nyelvei_, Akadémiai
Kiadó, 1999) se limite à classer le ligure parmi "les langues mortes
indo-européennes". Cf. l'article _itáliai nyelvek_ [langues
italiques], p.607.
3.
Guy JUCQUOIS, dans l'article _Indo-européen_ de l'Encyclopædia
Universalis écrit : « Il existait encore dans l'Antiquité plusieurs
autres langues indo-européennes, éteintes depuis lors, et ne laissant
que des résidus sous forme d'un nombre restreint d'inscriptions ou de
gloses d'interprétation malaisée, de noms propres, de quelques mots
isolés, etc. Ce sont : le thrace et le phrygien (que l'on rapproche de
l'arménien), le messapien (désormais mieux connu) et l'illyrien (dont
les liens avec l'albanais ne sont pas clairs), le lydien, le ligure,
le sicule et quelques autres encore. »
4.
En revanche, Marianne MULON, dans l'article _Toponymie_ de la même
Encyclopædia Universalis, classe le ligure parmi "[l]es langues de
substrat pré-indo-européen".
Résultat : 3 à 1 pour les Indo-européens...
G.
> Résultat : 3 à 1 pour les Indo-européens...
Bref, le doute plane.
>
> Résultat : 3 à 1 pour les Indo-européens...
Pareil pour le match de foot qu je viens de regarder, mais là ce sont les
Galiciens qui ont gagné.
--
Jean Tosti
Il plane d'autant plus que le même Devoto, dans son oeuvre-testament
_Il Linguaggio d'Italia_, RCS Libri, 1974 traite du ligure au §9 :
"Paleo-europeo" (p.35). Il revient sur la langue « lépontique » au §16
: "Anetrusche", qui traite des îlots indo-européens dans les zones de
langue non-indo-européenne (p.45). Quant à la carte de la p.51, qui
représente les "invasions" indo-européennes en Europe, elle montre des
Lépontes indo-européens envahissant des Ligures non-indo-européens.
Pour boucler sur le sujet original de ce fil :
p.33
« Ecco dunque alcune basi mediterranee ricavate con gli accorgimenti
indicati sopra e così raggruppati:
Tra le forme naturali del terreno (gruppi I e II): ALBA/ALPA "sasso"
fissato nel latino Alpes [...] »
--
Gianni [fr,it,en,oc,hu,de,ca(,es,ru,ro)]
nassuu a Milan (IT-MI)
crescut a Tolosa (FR-31)
habitant le Vexin (FR-95)
_______________________________________________________________________
Es sus la talvera qu'es la libertat...
(Joan Bodon)
> -- viendrait du gaulois et signifierait « hautes montagnes », selon
>Servius, commentant le vers IV, 442 de l'_Énéide_.
Selon Boccard, la racine *alb est bien ligure au même titre que
l'affixe sk ou que l'élément *brig ou *gen dans les toponymes. Je ne
peux faire une synthèse rapide de ses dizaines de pages sur les Ligures,
mais en gros il rattache la langue à l'indoeuropéen (p. 137-140), il
établit une parenté avec le celtique et indique qu'il y a aussi des
éléments antérieurs dispersés sur un territoire plus vaste. Comme il
recense l'ensemble des populations et qu'il tente de trouver les parts
propres ou communes dans des territoires restreints il n'est pas aisé de
se faire une idée, il procède vallée par vallée. Je pourrai copier
quelques extraits ultérieurement.
Autre fait intéressant, il rattache la racine *alb à une
semi-divinité, un héros. Albion serait une sorte d'avatar d'Héraklès
connu sous d'autres noms de héros comme Ligus, Bergion, Dercynos, Cacus
qui auraient manifesté une opposition à la pénétration grecque. Il y
voit la trace d'une résistance et en même temps d'une intégration à la
culture étrangère. Il indique un mythe herculéen dans les Alpes et en
Ligurie. Le glissement alors vers Albiorix, roi des monts d'Albion, roi
des Alpes et surtout roi des Albiens dont il serait l'éponyme, ce peuple
ligure étant attesté, serait explicable : on a des traces de son culte à
l'époque P. D. Le passage de *alb vers le sens de « monde », « lieu » en
gaulois pourrait aussi prendre un autre relief. Le développement sur le
culte d'Hercule dans les Alpes est important, je ne crois pas trop qu'il
explique quoi que ce soit pour l'origine du nom du massif mais
l'assimilation entre un éventuel Albion (qui aurait pris son nom du
massif ou d'un lieu, d'une tribu) et Hercule peut expliquer aussi la
permanence du nom. Cela demande à être décanté, d'autant que les
explications viennent d'époques différentes ou de preuves de natures
très diverses.
Tout cela est à prendre avec mesure et cette fois je ne trolle
pas comme le professeur Dummeszeug.
Plus de choses, mais plus tard. Je ne peux copier ou scanner des
dizaines de pages.
Dominique
> Selon Boccard, la racine *alb est bien ligure au même titre que
> l'affixe sk ou que l'élément *brig ou *gen dans les toponymes.
Pour Mireille Huchon, -sk est francique (mais peut-être ne
parlons-nous pas du même suffixe).
> Je ne peux faire une synthèse rapide de ses dizaines de pages sur les Ligures,
> mais en gros...
Merci.
>> Selon Boccard, la racine *alb est bien ligure au même titre que
>> l'affixe sk ou que l'élément *brig ou *gen dans les toponymes.
>
> Pour Mireille Huchon, -sk est francique (mais peut-être ne
>parlons-nous pas du même suffixe).
Je ne pense pas que ce soit le même, il faut voir le détail. Il
y a eu aussi dans la même page la définition de *berg comme ligure, ce
qui m'a profondément choqué...
<cit.>
Le suffixe -sk- dont on a souvent parlé, se trouve certes par quelques
exemples hors le domaine ligure, mais la toponymie antique et médiévale
montre tout de même avec évidence que c'est en Ligurie et dans les Alpes
occidentales qu'il est représenté avec la plus grande densité. Mais ce
suffixe ayant servi à toutes les époques pour indiquer le nom du
propriétaire ou autres appellatifs, seuls les radicaux peuvent en fait
déterminer l'ancienneté des mots. On a même fait remarquer que les
suffixes en -sk- ne sont restés vivants que dans la Ligurie historique
où ils forment encore des ethniques d'après le nom de la ville :
Monégasque, de Monaco, Turbiasque de la Turbie, Mentonasque de Menton,
etc.
</cit.>
Voire... Les Bergamasques ne sont pas des Ligures que je sache.
Les Tudesques ne doivent rien au ligure, mais tout à l'italien qui a
emprunté au latin et avant au grec. Le suffixe d'ethnonyme possède son
équivalent en grec. On peut supposer une plus grande prégnance ou
permanence dans cette région, dans les Alpes, mais pas plus.
Barruol rapporte les hypothèses de Rostaing sur la toponymie en
Provence. Il cite ainsi Venasque et Manosque comme de création
archaïque, tandis que Gréasque est romain avec -asca ajouté à Gratius.
Cela me paraît très confus car le même suffixe pouvait exister en
gaulois, latin (c'est le cas en fait) et ligure avec des variantes, et
rien ne prouve une identité ligure ou une singularité de cette région.
On peut parfaitement avoir un isotope plus circonscrit sans que ce soit
une preuve identitaire. Ces Ligures me font le même aspect que les
Belges dits celtes ou germains selon les auteurs, les Belges même
germains avaient des échanges avec les autres Gaulois et ne s'en
distinguaient pas beaucoup. Il a pu exister une langue ligure mais elle
repose surtout sur des convergences de faits, et l'existence même d'une
langue ou d'une culture pré-indoeuropéenne à l'époque romaine avec une
civilisation distincte est hautement suspecte car il y a aussi des
implications dans le fait de vouloir isoler cette partie de l'Europe. Je
discerne mal la part du fantasme d'une identité alpine et provençale,
mais elle me semble patente avec -sk- et Barruol s'en dégage prudemment
sans attaquer le fond, tribaliste en diable.
Dominique