Comme « Il manque une bouteille de sa caisse » ?
Je cherche de belles expressions euphémiques, si vous voulez, et non pas
des mots comme 'cinglé', 'fada' ou 'dingueux'.
Merci d'avance,
JLL
En effet. Notez que, sauf si on vise une faculté mentale précise, comme
la mémoire, on emploiera le pluriel. Exemple : « X ne jouit
manifestement pas de toutes ses facultés ».
> Comme « Il manque une bouteille de sa caisse » ?
>
> Je cherche de belles expressions euphémiques, si vous voulez, et
> non pas des mots comme 'cinglé', 'fada' ou 'dingueux'.
« Il a un écrou mal boulonné ». « Il clapote du couvercle ».
> Merci d'avance,
Amicalement,
Bernard
--
"joye" <not...@netins.net> a écrit dans le message news:
notjoye-1501...@blfd-01-37.dialup.netins.net...
Chère Joye, quelques pistes:
"Il a un bug dans le programme" (post moderne)
"Il est fêlé du disque dur"
"Il est fêlé du caisson"
"Il part du ciboulot" (cf. Marcel Pagnol il y a aussi ceux qui "partent de
la caisse" càd des poumons)
"Il est bon pour la camisole" (de force)
"Il habite à Charenton" ou "à La Timone" version marseillaise (deux asiles
psychiatriques)
"Il est ramolli du bulbe"
"Elle est complètement azimutée" (ne soyons pas sexiste)
"Elle a un cacarinette dans la tête" (cacarinette = coccinelle du midi)
"Il a le cancer de la comprenure"
"Elle a le cerveau en fromage blanc"
"Il a le chapeau en entonnoir"
La suite au prochain numéro :-))
CatherineL
Il est oiseux de remonter les bretelles à quelqu'un qui porte un ceinturon.
legna.c...@wanadoo.fr
>Il doit y avoir d'autres expressions en français comme en anglais qui
>indiquent qu'une personne n'a pas « toute sa faculté », n'est-ce pas ?
Dans ce cas, il doit se faire examiner par la Faculté...
>Comme « Il manque une bouteille de sa caisse » ?
>
>Je cherche de belles expressions euphémiques, si vous voulez, et non pas
>des mots comme 'cinglé', 'fada' ou 'dingueux'.
Avoir une araignée au plafond (ou un hanneton), travailler du chapeau
(du canotier, du chou, du grelot), avoir un court-circuit dans la boîte
à réflexions, être survolté de la boîte à réflexions, avoir une fissure
(une fêlure, un grain), avoir un fusible fondu dans la tête, avoir une
hirondelle dans le soliveau, avoir une lune dans la tête, avoir un pépin
dans la timbale, avoir un rat dans la contrebasse, avoir une sauterelle
dans la vitrine, être agité du bocal (ou du bocage pour un vicomte),
onduler de la coiffe (de la toiture, de la touffe), yoyoter de la
mansarde, descendre de son cocotier, avoir une écrevisse dans la tourte,
battre la breloque, avoir pêté les plombs (une durite), avoir disjoncté,
déménager (de la cafetière), pavillonner, avoir une case en moins.
Je ne crois pas que ces expressions soient vraiment euphémiques.
Certaines sont même d'une rare violence et seule leur rareté ou leur
caractère imagé les rend un peu moins brutales à première vue.
Dominique
> Chère Joye, quelques pistes:
Merci ! Et avec de gros rires en lisant. J'apprécie les explications.
Et oui, je m'attends avec plaisir au prochain épisode.
JLL
> Je ne crois pas que ces expressions soient vraiment euphémiques.
Moi si. Mais on peut voir qu'elles ont été basées dans la véridique (je
suis sûre que quelqu'un a dû yoyoter de sa mansarde, au moins une fois).
> Certaines sont même d'une rare violence et seule leur rareté ou leur
> caractère imagé les rend un peu moins brutales à première vue.
Oui, Dominique, je m'en rends compte. C'est par curiosité pour la langue,
pas pour en mettre dans mon étui d'attaque (comme si j'en avais un), bien
sûr. ;-)
Est-ce que certaines des expressions que vous citez seraient locales,
comme certaines données par CathyL ?
JLL
Il travaille du chapeau, il a perdu une vis...
Vous pensez à quelqu'un en particulier ?
Marion
--
Marion Gevers
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
M'en parlez pas ! Une fois, je yoyotais si fort de la mansarde, que j'ai
bien cru que j'avais coulé une bielle !
--
©lõ
>« Il a un écrou mal boulonné ». « Il clapote du couvercle ».
Paraît que les djeunz disent qu'il a été « bercé trop près du mur ».
--
Thierry.
--
"joye" a écrit dans le message news: .> Oui, Dominique, je m'en rends
compte. C'est par curiosité pour la langue,
> pas pour en mettre dans mon étui d'attaque (comme si j'en avais un), bien
> sûr. ;-)
>
> Est-ce que certaines des expressions que vous citez seraient locales,
> comme certaines données par CathyL ?
>
> JLL
En fait Joye, il y en a certaines que je n'ai jamais entendues, et cela
montre que dans ce domaine, l'imagination humaine n'a pas de limite ;-)).
C'est un thème où les variations sont presque infinies. Parce que la folie
est la chose du monde la mieux partagée, ou parce que la langue sous
l'aiguillon du thème éclate en glossolalie?
suite:
"Il a les méninges qui baignent"
"Il est dans la quatrième dimension"
"Elle a perdu les pédales et le braquet" (pour les cyclistes)
"Il pense à l'insu de son plein gré" (pour les mêmes)
"Il est fondu à enchaîner" (pour les cinéphiles)
"Elle est schmoldu grave" (quartiers Nord niveau école primaire et collège)
"C'est une vraie banaste" (Marseille quartiers Nord niveau Lycée et plus)
"C'est le ravi de la crèche" (provençal, pour faire encore plus provençal
onpeut dire Lou ravi)
"C'est un gagalouchie" (combinaison marseillaise de cacalouche "la tête" et
"gaga" fou, sur le mode du mamamouchie de Molière; Comme quoi à l'école tout
ne tombe pas dans l'oreille de sourds.)
"C'est un pauvre cabestron"
Voila pour les termes locaux mais je crois que chaque région a les siennes.
Entendu plus au Nord:
"Sa tronche c'est ténèbres et compagnie" ( Shakespearien non?"
CathyL
Dominique Didier <domicil...@wanadoo.fr> a écrit :
> Avoir une araignée au plafond (ou un hanneton), travailler du chapeau
> (du canotier, du chou, du grelot), avoir un court-circuit dans la boîte
> à réflexions, être survolté de la boîte à réflexions, avoir une fissure
> (une fêlure, un grain), avoir un fusible fondu dans la tête, avoir une
> hirondelle dans le soliveau, avoir une lune dans la tête, avoir un pépin
> dans la timbale, avoir un rat dans la contrebasse, avoir une sauterelle
> dans la vitrine, être agité du bocal (ou du bocage pour un vicomte),
> onduler de la coiffe (de la toiture, de la touffe), yoyoter de la
> mansarde, descendre de son cocotier, avoir une écrevisse dans la tourte,
> battre la breloque
et « battre la campagne » souvent employé à tort et à travers pour
continuer ici la conversation avec DB.
Zut, je voulais la dire !
C'est ma préférée en plus.
>Est-ce que certaines des expressions que vous citez seraient locales,
>comme certaines données par CathyL ?
Pas du tout. Elles sont seulement argotiques et familières, mais
nullement régionales. Beaucoup sont datées, quelques-unes ne doivent
être que strictement littéraires.
Comme expressions locales, les noms d'hôpitaux psychiatriques sont
fréquemment cités dans « être bon pour... » : Rouffach en Alsace,
Bavilliers dans le Doubs et le Territoire-de-Belfort, Ravenel dans les
Vosges. À Mulhouse, c'est le nom du Pavillon 26 qui est utilisé. Je
précise que la ville de Charenton-le-Pont paie un lourd tribut à sa
célébrité abusive car l'établissement est en fait situé sur le
territoire de la commune de Saint-Maurice... Mais l'habitude était de le
nommer comme l'hôpital de Charenton.
Dominique
>Il doit y avoir d'autres expressions en français comme en anglais qui
>indiquent qu'une personne n'a pas « toute sa faculté », n'est-ce pas ?
>
>Comme « Il manque une bouteille de sa caisse » ?
Et une nouvelle fournée : avoir la citrouille grippée, être à l'envers,
avoir de la pâte à modeler dans la tête (ou tout autre synonyme
argotique), avoir deux neurones (qui se battent ensemble), avoir de la
sciure dans le tronc, avoir des trous dans le cigare, être mou du
caillou, avoir eu un accident de poussette, manquer de neurones, avoir
un courant d'air entre les oreilles, être déjanté ou décalqué.
Dominique
Connais pas... Je dois écouter autre chose le dimanche de 12 h 40 à 13 h
30, et en semaine de 13 h 30 à 13 h 40 sous le titre des Décraqués. Je
connais, en revanche, une émission identique sur la même station et à la
même qui demande à des auteurs d'écrire selon des contraintes, mais je
dois vraiment me tromper... (Il y a eu un seul exercice de comparaison
voilà trois ou quatre ans, mais il portait sur la francophonie
seulement.)
Dominique
> Paraît que les djeunz disent qu'il a été « bercé trop près du mur ».
Il devait être né sous le signe du Bélier !
Amicalement,
Bernard
> "Il habite à Charenton" ou "à La Timone" version marseillaise (deux
asiles
> psychiatriques)
C'est plutôt : "Il habite au fond de la Timone", car cet hôpital est
avant tout un C.H.U.
Pour ce qui est à présent des asiles, il y a "Edouard Toulouse",
"l'Emeraude" qui sont les plus cités. Je n'ai jamais entendu parler de
Charenton. D'ailleurs, où est-ce ? A la sortie des Goudes ?
>mar...@eepjm.newcastle.edu.au wrote:
>
>> Vous pensez à quelqu'un en particulier ?
>
>Non. Vous ? ;-)
Mais de qui parlez-vous ?
Dominique
> En fait Joye, il y en a certaines que je n'ai jamais entendues, et cela
> montre que dans ce domaine, l'imagination humaine n'a pas de limite ;-)).
> C'est un thème où les variations sont presque infinies. Parce que la folie
> est la chose du monde la mieux partagée, ou parce que la langue sous
> l'aiguillon du thème éclate en glossolalie?
Il y a un certain rapport entre l'émotion et l'euphémisme et jusqu'à très
récemment l'origine de la folie a été vraiment mystérieuse pour les
hommes. Nous rions à voir quelqu'un qui tombe jusqu'au moment où nous
découvrons qu'il soit gravement blessé. C'est un peu cela avec la maladie
mentale, à mon avis. Ce que ces expressions décrivent n'est pas une chute
sérieuse, c'est juste le rire nerveux provoqué par la surprise et
l'insolite que chacun trouve bon d'expliquer comme on peut ; l'humour est
là pour souligner le souhait que ce n'est pas sérieux. Qu'en pensez-vous ?
Entretemps, merci beaucoup pour toutes ces expressions. "schmoldu grave"
m'emballe. Schmoldu ?
> "Sa tronche c'est ténèbres et compagnie" ( Shakespearien non?"
Racienien, tout au plus. ;-)
JLL
Bonjour,
J'aime (aussi) beaucoup :
« Il vaporise de la toiture »
Ciao.
René O
--------------------------
Cliquez sur l'art : www.e-artsource.com
... et Titeka pour Bruxelles.
-- Peire-Pau et Napoleon ont écrit :
C'est plutôt : "Il habite au fond de la Timone", car cet hôpital est
> avant tout un C.H.U.
> Pour ce qui est à présent des asiles, il y a "Edouard Toulouse",
> "l'Emeraude" qui sont les plus cités. Je n'ai jamais entendu parler de
> Charenton. D'ailleurs, où est-ce ? A la sortie des Goudes ?
>
>
>
La Timone, bien avant d'être un CHU était depuis depuis 2 siècles au moins à
Marseille l'asile ou l'hôpital "des insensés" tel qu'on le nommait sur les
plans de la ville de cette époque.. Donc votre expression "avant tout" n'est
pas correcte même si maintenant en effet l'université de médecine est devenu
importante. Pourtant c'est encore là qu'on soigne beaucoup de malades
mentaux et dans l'imaginaire marseillais, Édouard Toulouse qui n'est qu'un
hôpital psy parmi d'autres ne saurait remplacer La Timone archétype
historique de l'asile de fous.
Quant à Charenton c'est l'asile de fous des parisiens bien entendu que ne
peuvent méconnaître les historiens et les amoureux de littérature.
CatherineL
--
."joye" <not...@netins.net> a écrit dans le message news:
notjoye-1601...@blfd-01-184.dialup.netins.net...
> In article <941kml$8n8$1...@wanadoo.fr>, "CatherineL"
.> c'est juste le rire nerveux provoqué par la surprise et
> l'insolite que chacun trouve bon d'expliquer comme on peut ; l'humour est
> là pour souligner le souhait que ce n'est pas sérieux. Qu'en pensez-vous ?
>
> Entretemps, merci beaucoup pour toutes ces expressions. "schmoldu grave"
> m'emballe. Schmoldu ?
>
> > "Sa tronche c'est ténèbres et compagnie" ( Shakespearien non?"
>
> Racienien, tout au plus. ;-)
>
> JLL
Oui je suis d'accord avec vous. On pourrait appeler cela aussi de la
conjuration ou de l'exorcisme ou de la catharsis et des tas de mots pour
désigner des fonctions voisines du rire. Libérateur de notre peur permanente
de mise à l'écrou. Les blagues de fous sont un des grands sous-types de la
typologie des blagues, plus universel que les blagues belges pour les
français ;-)) ou les blagues sur le carabiniers pour les italiens.
Il serait intéressant d'ailleurs de savoir d'où elles viennent. Des fous
eux-mêmes? Des psychiatres? De tout le monde (on a tous un fou dans ses
proches)? Même si c'est un autre sujet, je me demande avec intérêt s'il
existe un autre grand sous type qui ressemble aux blagues juives : c'est à
dire un type de blagues qui pratiquent l'autodérision ou l'autocritique?
En ce qui concerne les relations des fous et du langage je recommande le
passionnant article de l'encyclopedia universalis6 (sur CD ou en ligne à
www.universalis.com , souvent moins inspiré, sur les Fous littéraires.
En fin je persiste : c'est Shakespearien. Racine n'a rien dit d'intéressant
sur la folie (sauf peut-être la névrose amoureuse dans Phèdre) c'est au
contraire un thème récurrent chez Will. Question d'époque et de culture.
--
Il est oiseux de remonter les bretelles à quelqu'un qui porte un ceinturon.
Moi-même
legna.c...@wanadoo.fr
"joye" <not...@netins.net> a écrit dans le message news:
notjoye-1601...@blfd-01-184.dialup.netins.net...
--
.
"gbog" <gb...@caramail.com> a écrit dans le message news:
941urd$h8u$1...@news4.isdnet.net...
Moi aussi j'adore "battre la campagne".
On pourrait ajouter "en pyjama" allusion à un "follement" célèbre président
de la République (Paul Deschanel)
Sur le FOrum je propose l'expression "IL est à la campagne" ou "il est
encore reparti à la campagne" pour signaler un contributeur ayant "pété les
plombs".
--
Il est oiseux de remonter les bretelles à quelqu'un qui porte un ceinturon.
Il me semble que les parisiens parlent plus souvent de Sainte Anne. Mais
j'ai déjà entendu Charenton. A Grenoble on "invoque" ;-) Saint Robert on
envoie ceux qui yoyotent du chapeau à Saint-Egrève (nom de l'hôpital
dans (nom de) la ville).
--
©lõ
CatherineL a écrit :
>
> Quant à Charenton c'est l'asile de fous des parisiens bien entendu que ne
> peuvent méconnaître les historiens et les amoureux de littérature.
Les "vrais" Parisiens parlaient aussi et surtout de Sainte-Anne, anciennement un
asile situé dans le sud de Paris. Je me rappelle avoir été surpris,
quasi-mortifié, quand un médecin m'envoya il y a une dizaine d'années consulter
à Saint-Anne. Je ne savais pas que leurs spécialités s'étaient élargies !
Disons que "Charenton" est plus littéraire, plus "soutenu", plus culturé (
voire sadien) et "Sainte Anne" plus commun.
;~))
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
CatherineL a écrit :
> J'avis oublié.
> Schmoldu, inversion verlan de Duschmol ou Duschmoll, qui peut vouloir
> tout dire "Ducon" "Machin" etc.. Un Schmoll est un demeuré aussi. Je
> ne connais pas hélas son origine (non locale en tout cas) Il y a peut
> être ici des étymologistes capables d'analyser l'ADN de Duschmoll?
L'origine de « Schmoll » en tant que surnom d'Edith Michel, je
connais. Ça serait une dérive grave, cet emploi ; c'est un des gârs les
plus intelligents du show-biz.
Avoir un petit vélo dans la tête.
Cf. R. Virenque
>Il doit y avoir d'autres expressions en français comme en anglais qui
>indiquent qu'une personne n'a pas « toute sa faculté », n'est-ce pas ?
>
>Comme « Il manque une bouteille de sa caisse » ?
Et encore : avoir un pois chiche dans la citrouille, un haricot dans la
calebasse, ne pas avoir été complètement fini à la naissance, avoir le
cerveau en portefeuille (allusion au lit en portefeuille), être
malcomprenant, être bas de plafond, voler bas, ne pas être aidé.
Dominique
Avoir un petit vélo dans la tête.
Cf. R. Virenque
joye a *crit :
> Il doit y avoir d'autres expressions en français comme en anglais qui
> indiquent qu'une personne n'a pas « toute sa faculté », n'est-ce pas ?
>
> Comme « Il manque une bouteille de sa caisse » ?
>
> Dominique Didier <domicil...@wanadoo.fr> a écrit:
> >Comme expressions locales, les noms d'hôpitaux psychiatriques sont
> >fréquemment cités dans « être bon pour... » : Rouffach en Alsace,
> >Bavilliers dans le Doubs et le Territoire-de-Belfort, Ravenel dans
> >les Vosges.
> ... et Titeka pour Bruxelles.
Titeca. Cette « zothuis » existe toujours, rue de la Luzerne à
Schaerbeek. Il y a aussi La Ramée.
Rien à Anvers ? :-)
Amicalement,
Bernard
A Marseille on dit plus communément avoir des yeux de merlans frits. C'est à
dire le genre de regard qui ne dénote pas un QI très élevé ou alors une
stupidité temporaire du à la lenteur de la comprenure "Ne fais pas ces yeux
de merlan frit"
Il faut dire d'ailleurs que si on a vu des yeux de vrai merlan vraiment frit
c'est assez tristounet. On dit aussi des Yeux de Gobbi (poisson au regard
particulièrement mort même en vie ;-))
Mais tout ceci nous détourne des barjots, loufdingues et autres cinoques.
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
> not...@netins.net (joye) a calligraphié :
... et
- avoir la comprenette difficile ;
- être grave ;
- avoir fumé la moquette ;
- avoir été bâclé (ce dernier généralement en l'absence du principal
intéressé) ;
- avoir tout ce qu'il faut mais ne pas avoir reçu le mode d'emploi avec
(celui-ci d'ailleurs fonctionne même pour d'autres "facultés") ;
- variantes de la précédente : ne pas bien comprendre le mode d'emploi,
le lire à l'envers ou encore, avoir été livré sans mode d'emploi ;
- comprendre vite mais avoir besoin de longues explications ("il
comprend vite mais il faut lui expliquer longtemps") ;
- ne pas être une lumière ; ne pas être une flèche ;
- être louf ;
- "Attention, ça fume !" ou ça commence à fumer (exclamation directement
adressée à la personne concernée) ;
- ne pas avoir inventé le fil à couper le beurre ;
- écouter une histoire drôle et en rire le lendemain ;
- avoir travaillé pour l'Education Nationale trop longtemps (typiquement
local d'une commune accueillant un centre de "repos" d'instituteurs) ;
- avoir de l'avenir dans la Fonction Publique ;
- être bardou/berdou (vx et régional) ;
- être badaud (régional et sans doute vx) ; être bégaut (idem)
- avoir laissé la fenêtre ouverte trop longtemps ;
- parler par courants d'air ;
- être en béja, être ramolli, en enfance ;
- vivre comme une huître ; être un mollusque ;
- être berlombette (régional, pour une jeune fille) ;
- être boban/bobeau/bobette/bobichon (régional) ;
- être ébervigé ;
- être niquedouille ;
- ne pas être de la Saint Jean/ne pas être né à la Saint Jean (d'après
certaines traditions locales, les enfants nés à la Saint Jean passaient
pour être plus avancés que les autres et les herbes cueillies cette
nuit-là avaient une quantité de propriétés merveilleuses) ;
- ne pas être de Châteaudun (les habitants de Châteaudun passaient pour
comprendre à demi-mot) ;
- faire le Jacques ;
etc. etc. etc.
>> ... et Titeka pour Bruxelles.
>
>Titeca.
Du nom du zotologue Jean Titeca qui en fut le fondateur.
>Il y a aussi La Ramée.
Et la bien nommée « Sans souci ».
--
Thierry.
>... et Titeka pour Bruxelles.
Titeca, Marion, avec un c.
Nom d'une famille de psychiatres.
Pour ce qui est des expressions, je traduirais comme suit une
expression néerlandaise: "pas bien dans sa mansarde" ("niet goed in
zijn bovenkamer").
Didier
Pardon pour la faute d'orthographe. Il y a longtemps que je n'y suis
plus allée...;-)
>
>Rien à Anvers ? :-)
Sûrement, mais je serais bien en peine de citer un nom d'hôpital
psychiatrique à Anvers, désolée !
>
>Rien à Anvers ? :-)
>
Bonjour,
A Anvers, on mentionne Geel, qui est une petite ville de la Province
d'Anvers où, depuis des temps immémoriaux, on soigne les malades
mentaux selon une formule très originale et humaine : les malades
vivent chez l'habitant.
avoir été fini à l'urine...
-----
Signé : le Mangeur Vasquais
>>Titeca. Cette « zothuis » existe toujours, rue de la Luzerne à
>>Schaerbeek. Il y a aussi La Ramée.
>>Rien à Anvers ? :-)
>
>Sûrement, mais je serais bien en peine de citer un nom d'hôpital
>psychiatrique à Anvers, désolée !
Le siège d'un parti qui fait 30 % des voix, allons ! Pas de noms,
surtout... Mais les médecins et les infirmiers y sont fort rares... Ou
ils font partie des internés.
Un hexagonal traduira bien vite qu'avoir l'air d'un échappé de Titeca
est synonyme de sortir de Charenton en plat pays, et que cette
expression est tellement connue outre-Quiévrain que même un Namurois
virulent ne saurait dans quel établissement il doit être hospitalisé
d'urgence après des articles délirants sur Usenet...
Dominique
Mais il s'agit principalement d'oligophrènes, et non de schizophrènes.
E. Schade.
CathyL
"Sylvie MOUSNIER" <mous...@club-internet.fr> a écrit dans le message news:
1enei81.1g0...@nas7-229.evx.club-internet.fr...
> A la sortie des Goudes ?
Est-ce que ça se dit toujours : « Va mourir aux Goudes ! » ?
--
Patrick Cazaux
Cadratin
patrick...@cadratin.fr
> On dit aussi des Yeux de Gobbi (poisson au regard
> particulièrement mort même en vie ;-))
À prononcer à la marseillaise : gôôôbi.
Et bien je ne sais pas si on dit toujours "va mourir aux Goudes" endroit
très joli d'ailleurs en été pour mourir, mais on dit encore "va te viander
sur la Gineste" (route très casse gueule de Marseille à Cassis) ou bien "va
à Dache" "A Dache" étant notre "au diable" local avec les deux sens = très
loin et en enfer.
Ex: "Je ne vais jamais les voir les parisiens. Quelle idée aussi d'habiter à
Dache" :-))
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
Non désolée, s'écrit gobi, sans e, (même si votre traducteur windows vous
dit le contraire) et si j'avais mis les deux b c'était pour faire sentir
l'allongement de la première syllabe avec à l'oreille un redoublement du b
comme en italien "gabbibo" (seul les ayant vécu en Italie comprendront ;-)))
Ce nom de poisson n'a rien à voir avec une quelconque taxinomie biologico
ichtyologique.
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
Eh, dites donc, vous, je n'ai rien dit... Veuillez me laisser méditer
sur mon île du Frioul...
Robert Bouvier met dans son dictionnaire « gòbi : petit poisson qui
fréquente assidûment les côtes méditerranéennes. Célèbre pour ses gros yeux.
Le comparer à un être humain, c'est traiter ce dernier d'ahuri: "T'as vu ses
yeux de gòbi ?". »
Armogathe et Kasbarian écrivent « Gobi : nom masculin pour nommer un petit
poisson aux yeux ronds dilatés et à la bouche béante, considéré à la pêche
comme une prise ridicule. Il désigne métaphoriquement un être niais, sans
envergure.»
Reste encore Auguste Brun : Gobi : poisson de consommation courante.
Mais j'ai trouvé son nom latin « periophtalmus papilio », ce serait la
poisson qui marche. À la page
http://sapiens.multimania.com/ARTICLES/2-costag2.htm le nom latin est
utilisé et après on trouve « gobie ». Pour des photos, allez faire un tour
sur http://mediterrane.free.fr/13/girelles.html.
Donc, si je résume, ce serait donc seulement « gobi » en parler marseillais
?
Emmy Arts
Pays-Bas
Aie, je me suis trompée: le nom latin serait tout simplement « gobius ».
Et pour ceux et celles qui aiment bien les gobies, pourraient appeler leur
fils « Gobain » (voir http://www.hellobebe.com/gg.htm ) .........
Emmy Arts