Je sais bien que le mot se retrouve si l'on cherche dans «Google», mais
n'est-il pas préférable, quand on est décidé à respecter la langue française
jusqu'à son dernier souffle, d'employer le verbe «incinérer»?
Ou cramer.
Effectivement le participe passé est incorrect.
Crémer (i.e. brûler un cadavre) est un verbe du premier groupe parfaitement
régulier qui donne donc « crémé ».
La tournure « son corps sera crémé » risque pourtant d'être mal comprise,
notamment en Normandie.
Le journaliste eut pu écrire « la feue sera conduite au crématoire ».
Je signale néanmoins qu'il existe un « chrématisé » adjectif qui signifie
oindre de chrême.
Ça concerne donc les baptêmes et les couronnements.
Si la montée des cendres était prévue sans fleurs ni couronnes, nous sommes
définitivement dans le non-sens.
Vs
préfère la bière à l'urne.
> Vs
> préfère la bière à l'urne.
C'est toujours une bonne idée de prendre un pot, ça tombe bien...
Joye
rôtie
--
cordialement
Jean-François
... Mettre le feu à la feue ?
--
naaalb!
Euh... donc mieux vaut boire que voter? ;)
--
> m'eclatais. Je voudrais retrouver ca avec un systeme
> multitache/multiutilisateur :Linux quoi :-D !
Windows aussi est multitache/multiutilisateur, mais pas en même temps.
+++ YR in fr.comp.os.linux.debats +++
Vs
hips !
Non !
Pas plus de verbe crémater que de crématiser, seulement crémer, du latin «
cremare » brûler.
Arrêtez vos incinérations douteuses !
Vs
sinistre
C'est toujours mieux que d'avaler celui de sa naissance...
--
censuré
> Dans un faire-part de décès publié par les «Dernières Nouvelles
> d'Alsace» je lis que suivant la volonté de la défunte il n'y aura
> aucune cérémonie religieuse mais que son corps sera «crématisé».
Un amateur de cimetières, qui vient de publier un livre à ce sujet
(curiosités, anecdotes), entendu ce matin dans une émission
radiophonique employait lui aussi "crématiser", en expliquant que les
tenants de la crémation incitaient à l'usage de ce néologisme : ils
souhaitent que l'on "crématise" les défunts, tandis que l'on "incinère"
les déchets.
--
On reconnaît les adverbes à leur hypothénuse lancéolée,
de l'ordre des vertébrés.
Ou cramer
v. <conjug. : 1>. 1823; mot région. du Centre, var. dial. de
cremer (XVIe); lat. cremare « brûler »
Fam. 1¨ V. tr. Brûler légèrement. Cramer un rôti. Cramer du linge en le
repassant. >>> roussir. Intrans. Les carottes ont cramé. >> attacher.
Subst. Ça sent le cramé.
2¨ V. intr. Brûler* complètement, se consumer. Toute la bicoque a cramé.
C'est drôle, j'aurais écrit « crâmer ». Après vérification, c'est toi
qui as raison. Influence de « brûler » et « crâner » ? Je ne sais.
>>>Ou cramer.
>>C'est drôle, j'aurais écrit « crâmer ». Après vérification, c'est
>>toi qui as raison. Influence de « brûler » et « crâner » ? Je ne
>>sais.
> Bob a toujours raison :-)
http://manaworld.free.fr/imgs/toccard/toc1s.jpg
--
Anne
(vous aimez ça ? Moi oui ! http://manaworld.free.fr/imgs/toccard/)
> (vous aimez ça ? Moi oui ! http://manaworld.free.fr/imgs/toccard/)
AH ! (Cri de joie.) Ah oui, j'aime ça !
C'est probablement la B.D. la plus drôle que Spirou ait publié ces
dernières années. L'épisode de la grande course est inoubliable (c'est
le quatrième épisode).
--
Alex Pé
Merci Anne ! Je rêvais de ce lien.
>>(vous aimez ça ? Moi oui ! http://manaworld.free.fr/imgs/toccard/)
> AH ! (Cri de joie.) Ah oui, j'aime ça !
> C'est probablement la B.D. la plus drôle que Spirou ait publié ces
> dernières années. L'épisode de la grande course est inoubliable (c'est
> le quatrième épisode).
Un digne successeur de Duhon.
Retour en charte: publié ou publiée ?
Mon cerveau droit me dit d'accorder, le gauche se rebiffe.
--
Anne
>>Retour en charte: publié ou publiée ?
>>Mon cerveau droit me dit d'accorder, le gauche se rebiffe.
> Et pourquoi donc ne faudrait-il pas accorder ? BD est féminin, même siglée,
> et est placée avant. Non ?
On voit bien que ce n'est pas vous qui avez à discuter avec mon cerveau
gauche !
--
Anne
> Alex Pe wrote:
>
>> C'est probablement la B.D. la plus drôle que Spirou ait publié ces
>> dernières années. L'épisode de la grande course est inoubliable (c'est
>> le quatrième épisode).
>
> Un digne successeur de Duhon.
Ça m'a fait penser aussi à /La plus mauvaise B.D. du monde/ de Pévé.
> Retour en charte: publié ou publiée ?
> Mon cerveau droit me dit d'accorder, le gauche se rebiffe.
Il faut bien accorder, je m'ai trompé.
--
Alex Pé
Fait le malin avec les pronominaux et puis bardaf ! C'est l'embardée.
Je n'ai pas le plaisir de connaître. Ma pensée a préféré se tourner vers les
raisons profondes qui font qu'un toquard est ce qu'il est.
LE TOQUARD
____________
Chaque fois, c'est couru, je me fais rétamer.
Heureus'ment qu'y a les books, qui eux m'ont à la bonne :
J'les fais toujours gagner alors que ma patronne
Ell'crie, elle hurle et gueule et fait que réclamer.
C'est la faute aux juments si je suis trop galant.
Moi passer devant ell' ? J'aim'mieux rester derrière
Surtout quand ell's'trémouss' pour passer la barrière.
J'ai bien trop de plaisir, j'en suis tout flageolant.
J'ai été racheté en cachette, en sous-main,
Par un book qui sur moi offre de belles cotes.
Comme je ne veux pas finir en entrecôte
Je dépass' pas les dam' et leur file le train.
Je viens de relire ce fil à l'occasion d'un échange épistolaire
électronique dont voici la teneur :
<QUESTION>
Au sein de notre de notre CRÉMATORIUM, trois fours
CRÉMATOIRES nous permettent de procéder à des CRÉMATIONS. Mais
devons-nous toujours incinérer les corps des défunts ou la langue
française nous permet-elle enfin de les "crématiser" ?
<RÉPONSE>
Cette question a été abordée il y a peu dans le forum
news:fr.lettres.langue.francaise.
J'y ai notamment relevé ces contributions d'autres participants :
« Effectivement le participe passé est incorrect. Crémer (i.e. brûler
un cadavre) est un verbe du premier groupe parfaitement
régulier qui donne donc « crémé ». La tournure « son corps sera
crémé » risque pourtant d'être mal comprise, notamment en Normandie. »
« Un amateur de cimetières, qui vient de publier un livre à ce sujet
(curiosités, anecdotes), entendu ce matin dans une émission
radiophonique employait lui aussi "crématiser", en expliquant que les
tenants de la crémation incitaient à l'usage de ce néologisme : ils
souhaitent que l'on "crématise" les défunts, tandis que l'on
"incinère" les déchets. »
Vous trouverez [rappelai-je au correspondant] ci-après un lien vers
Google (groupes de discussion) vous permettant de retrouver l'ensemble
du fil de discussion.
http://minilien.com/?Zvf9avwNbr
D'un point de vue strict, « crémer » existe (c'est lui qui a donné le
dérivé populaire « cramer »). Mais la concurrence avec la crème en
limite de fait l'emploi. On peut considérer que « crématiser », comme
verbe nouveau dérivé de crémation (avec une acception liée à
l'incinération d'un être humain décédé) est logique. On en trouve
trace, par exemple sur le site de la Ville de Paris qui emploie «
crématiser »
:
http://www.paris.fr/fr/vos_demarches/obseques/cremation.ASP.
Comme dans d'autres cas, le terme peut être employé dans le
vocabulaire technique (le jargon professionnel, au sens non péjoratif
du mot jargon, employé alors pour désigner le vocabulaire usuellement
pratiqué pour un domaine donné), puis s'étendre. Deux éléments à la
fois complémentaires et contradictoires peuvent concourir d'ailleurs à
ce que votre interrogation soit posée :
a) le développement des usines d'incinération des ordures ménagères ;
b) le développement constant de la crémation (notamment depuis que
l'Église Catholique a levé l'interdit pesant sur ce « modus
operandi »).
La recherche d'un terme spécialisé, préservant la dignité des êtres
humains décédés et celle de leur famille ou de leurs proches, me
paraît s'expliquer. Et « crématiser » a l'avenir devant lui. Les
termes n'existent pas parce qu'on les trouve dans les dictionnaires :
les dictionnaires les enregistrent parce que les termes existent dans
l'usage. Pour cette raison, je ne saurais condamner l'emploi de
crématiser. Pour cette même raison, je ne puis vous garantir qu'il
soit (à plus ou moins long terme) dans ce qu'on appelle « l'usage »
(même si je le pense).
Par prudence, je vous suggèrerais de travailler sur des périphrases
avec « crémation ». Mais je ne vous jetterai la pierre en aucun cas,
et vous pouvez vous fonder sur le précédent de la Ville de Paris : la
taille même de cette collectivité locale et la structuration de ses
services ne permettent pas de penser à la fantaisie d'un rédacteur
solitaire. Vous pouvez, en employant « crématiser », contribuer à le
faire entrer dans l'usage (puisque ce serait une référence
supplémentaire).
Ces choses-là ont été fort bien dites par Frédéric Dard (alias
San-Antonio) :
« Notre langue n'est pas la propriété exclusive des ronchons chargés
de la préserver ; elle nous appartient à tous et, si nous décidons de
pisser sur l'évier du conformisme ou dans le bidet de la sclérose, ça
nous regarde ! Allons, les gars, verbaillons à qui mieux mieux et
refoulons les purpuristes sur l'île déserte des langues mortes »
(San-Antonio, « Un éléphant, ça trompe »)
Mais vous aurez un aperçu plus académique (car il fut *aussi* de
l'Académie française) sous la signature de ce message... ;-)
Bien cordialement,
Luc Bentz
--
http://www.langue-fr.net/
« Nos modernes Josué littéraires crient vainement
à la langue de s'arrêter ; les langues ni le soleil
ne s'arrêtent plus. Le jour où elles "se fixent",
c'est qu'elles meurent. »
Victor Hugo (Préface de « Cromwell »)
</RÉPONSE>