> Pourquoi, lorsqu'il s'agit de la Place Saint-Marc, certains
> prononcent-ils Marc [mar] et non [mark] ?
Car il n'en peuvent plus. (y en a marc)
;-)
JLL
> Pourquoi, lorsqu'il s'agit de la Place Saint-Marc, certains
>prononcent-ils Marc [mar] et non [mark] ?
>
Parce que ce que les Vénitiens vénčrent, ce n'est pas l'évangéliste,
c'est l'argent... :-)
Gaėtan
------
En informatique, il n'existe que deux formes de serveurs : les ministres et les laquais.
>Car il n'en peuvent plus. (y en a marc)
>
Ou qu'ils n'en ont pas assez (du marc)
Gaëtan
"peire-pau.hay-napoleone" a écrit :
> Pourquoi, lorsqu'il s'agit de la Place Saint-Marc, certains
> prononcent-ils Marc [mar] et non [mark] ?
Exactement pour la même raison qu'ils disent le Christ ( criSSTT en
prononçant bien le s et le t) et Jésus-Christ ( cri).
> Pourquoi, lorsqu'il s'agit de la Place Saint-Marc, certains
>prononcent-ils Marc [mar] et non [mark] ?
Elle a été baptisée ainsi à la suite des échanges commerciaux avec la
ville de Moka, lequel a été fort lucratif. C'est un peu fort de café,
j'admets, mais c'est la triste vérité.
Dominique
>Elle a été baptisée ainsi à la suite des échanges commerciaux avec la
>ville de Moka, lequel a été fort lucratif. C'est un peu fort de café,
>j'admets, mais c'est la triste vérité.
Lesquels. Non, je n'ai pas cédé à la mode de l'invariabilité mais j'ai
négligé de corriger la relative après avoir modifié la principale.
Dominique
Pas seulement « lesquels », mais aussi « ont été » et « lucratifs »...
? Il y a surtout la basilique où se trouvaient les reliques de saint
Marc ramenées d'Orient. Elles ont été rendues à Alexandrie récememment
me semble-t-il.
--
Quod scimus, debemus rationi ; quod credimus, auctoritati (S. Aug.).
DB a écrit :
>
> "peire-pau.hay-napoleone" a écrit :
>
> > Pourquoi, lorsqu'il s'agit de la Place Saint-Marc, certains
> > prononcent-ils Marc [mar] et non [mark] ?
>
> Exactement pour la même raison qu'ils disent le
> Christ ( criSSTT en prononçant bien le s et le t) et
[krist]
> Jésus-Christ ( cri).
[£ézykri]
> > Exactement pour la même raison qu'ils disent le
> > Christ ( criSSTT en prononçant bien le s et le t) et
>
> [krist]
>
> > Jésus-Christ ( cri).
>
> [£ézykri]
Il me semble avoir appris à distinguer entre les deux aussi, mais ni le
Petit Robert ni le PLI ne mentionne cette différence de prononciation
entre Christ et Jésus-Christ.
En plus, il me semble qu'au Québec, on dit /kris/ (crisse) comme juron.
J'ai compris que cela venait de Christ. Ou ai-je tout faux ?
JLL
CHRIST (krist' ; dans Jésus- Christ on prononce Jé-zu-kri ; des ministres
protestants, à tort, prononcent Jé-zu-krist')
Josette B.
> > Il me semble avoir appris à distinguer entre les
> deux aussi, mais ni le
> > Petit Robert ni le PLI ne mentionne cette différence
> de prononciation
> > entre Christ et Jésus-Christ.
> Le Littré précise:
> CHRIST (krist' ; dans Jésus- Christ on prononce
> Jé-zu-kri ; des ministres
> protestants, à tort, prononcent Jé-zu-krist')
Merci !
Vous m'apprenez plus que cela, car j'avais aussi appris
qu'on ne dit pas 'ministre' quand on veut dire 'pasteur'.
Mais le Petit Robert (ainsi que Le Littré) me rassure que
j'avais tort. :-)
JLL
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Josette cite :
> Le Littré précise:
> CHRIST (krist' ; dans Jésus- Christ on prononce Jé-zu-kri ;
> des ministres protestants, à tort, prononcent Jé-zu-krist')
J'adore ce commentaire : il consacre une aberration,
et déclare que ceux qui ont un comportement cohérent sont dans l'erreur.
On pourrait résumer le jugement de ce cher Littré par la formule
"les autres ont tort"
(et d'ailleurs ils ne sont pas très catholiques !... ;-))
Clément-Noël
(libre parleur)
Vous dites les éditions du [cerf] ou les éditions du [cer] ?
> et déclare que ceux qui ont un comportement cohérent sont dans l'erreur.
Comment ça cohérent ? Déjà, ils sont protestants...
>Josette cite :
>
>> Le Littré précise:
>> CHRIST (krist' ; dans Jésus- Christ on prononce Jé-zu-kri ;
>> des ministres protestants, à tort, prononcent Jé-zu-krist')
>
>J'adore ce commentaire : il consacre une aberration,
>et déclare que ceux qui ont un comportement cohérent sont dans l'erreur.
>
>On pourrait résumer le jugement de ce cher Littré par la formule
>"les autres ont tort"
>(et d'ailleurs ils ne sont pas très catholiques !... ;-))
Erreur, je n'irais pas jusque-là. Il existe un usage populaire qui a
entrainé l'amuïssement du "t" dans Jésus-Christ. Mais on n'attendait
guère des petits prêtres catholiques qu'il rectifiassent la
prononciation de leurs paroissiens, ni même qu'ils lussent la Bible. Ils
avaient bien assez à faire pour propager l'idolâtrie. Le terme
« Antéchrist », plus intellectuel, a conservé sa prononciation
lettrée -- ce qui prouve que tous les théologiens papistes ne parlaient
pas fondamentalement de manière vulgaire. En revanche, les pasteurs
lisaient et faisaient lire la Bible, d'où le maintien de la finale sous
l'influence de l'orthographe et peut-être parce que l'on parlait moins
des saints. Ce qui est quand même plus orthodoxe comme pratique...
Dominique
Dominique Didier a écrit:
> On Wed, 12 Jul 2000 14:28:37 +0200, "Clément-Noël Douady"
> <atelier...@wanadoo.fr> wrote:
>
> >Josette cite :
> >
> >> Le Littré précise:
> >> CHRIST (krist' ; dans Jésus- Christ on prononce Jé-zu-kri ;
> >> des ministres protestants, à tort, prononcent Jé-zu-krist')
> >
> >J'adore ce commentaire : il consacre une aberration,
> >et déclare que ceux qui ont un comportement cohérent sont dans l'erreur.
> >
> >On pourrait résumer le jugement de ce cher Littré par la formule
> >"les autres ont tort"
> >(et d'ailleurs ils ne sont pas très catholiques !... ;-))
>
> Erreur, je n'irais pas jusque-là. Il existe un usage populaire qui a
> entrainé l'amuïssement du "t" dans Jésus-Christ.
et du "s". Peut-être analogue à l'amuïssement de "st" dans "aoust/août", bien
que le "t" ait tendance à revenir dans la prononciation.
>> Erreur, je n'irais pas jusque-là. Il existe un usage populaire qui a
>> entrainé l'amuïssement du "t" dans Jésus-Christ.
>
>et du "s". Peut-être analogue à l'amuïssement de "st" dans "aoust/août", bien
>que le "t" ait tendance à revenir dans la prononciation.
Oh ! Mais je vois bien pire dans la prononciation [au] au lieu d'[u].
C'est d'ailleurs une histoire ancienne même si, bien sûr, les piqûres
des aoutats sur les aoutiens y sont pour quelque chose... Heureusement
pour eux que les taons, les paons, les faons ne dérivent pas d'un nom de
mois.
Un de mes bouquinistes préférés me disait : « Je ne serai pas là
jusqu'au x [aut]. » Je n'ai pas voulu l'induire en doute.
Dominique
Veuillez préciser si ces différences de prononciation sont régionales ou
question d'un niveau de style ou quoi encore.
Où (ou quand) dit-on /u/ /au/ /aut/ et /ut/ pour « août » (si toutes ces
variations existent) ?
D'avance merci,
JLL
C'est vrai.
régis fraisse
> Veuillez préciser si ces différences de prononciation sont régionales ou
> question d'un niveau de style ou quoi encore.
Régionales.
> Où (ou quand) dit-on /u/ /au/ /aut/ et /ut/ pour « août » (si toutes ces
> variations existent) ?
Là, je n'ai pas la réponse. Les Franciliens diront plus facilement "ou" ou "out". Dans
le Limousin, j'ai entendu "aou".
--
Luc Bentz
http://www.chez.com/languefrancaise/2000/05/2000-05.htm
« Le français en débats » n°5 (juin 2000)