Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Sans quartier

8 views
Skip to first unread message

joye

unread,
Jan 24, 2002, 6:44:12 AM1/24/02
to
Si quelqu'un vous disait « Il est sans quartier » en parlant d'une
personne, qu'est-ce que vous comprendriez de la phrase ?

JLL

DB

unread,
Jan 24, 2002, 6:36:22 AM1/24/02
to

joye a écrit :

> Si quelqu'un vous disait « Il est sans quartier » en parlant d'une
> personne, qu'est-ce que vous comprendriez de la phrase ?

Que c'est Joye qui la dit.

Sh.mandrake

unread,
Jan 24, 2002, 7:01:17 AM1/24/02
to
joye <not...@netins.net> a wroté :

> Si quelqu'un vous disait « Il est sans quartier » en parlant d'une
> personne, qu'est-ce que vous comprendriez de la phrase ?

Si vous êtes ce quelqu'un, j'aurais tendance à comprendre : "Il est sans
merci", "Il ne fait pas de quartier".

--
À kouna matata,

Le magicien.
(Pour le courrier/For E-mails : mand...@createur.org)

QUIDAM

unread,
Jan 24, 2002, 8:22:49 AM1/24/02
to
Roturier, manant, sans ascendant noble, simple quidam!


joye <not...@netins.net> a écrit dans le message :
notjoye-2401...@blfd-01-228.dialup.netins.net...

... contra ipsam ventus typhonicus qui vocatur euroaquilo ...

unread,
Jan 24, 2002, 10:00:18 AM1/24/02
to
Michel Guillou a écrit :
>
> not...@netins.net (joye) écrivait :

>
> > Si quelqu'un vous disait « Il est sans quartier » en parlant d'une
> > personne, qu'est-ce que vous comprendriez de la phrase ?
>
> Que c'est un boucher qui s'est pris les pieds dans le tapis.

Il n'a pu se payer qu'une montre Patek Philippe.

Dominique Didier

unread,
Jan 24, 2002, 10:07:54 AM1/24/02
to
not...@netins.net (joye), À Lonçavoire, a eu gravé de son fin stylet
sur les tablettes d'argile de fr.lettres.langue.francaise :

>Si quelqu'un vous disait « Il est sans quartier » en parlant d'une
>personne, qu'est-ce que vous comprendriez de la phrase ?

C'est un roturier ! Comme vous et moi. Il n'a pas aucun quartier
de noblesse, pas même une aïeule légitimée dont la mère, fille de ferme,
aurait fauté avec le jeune héritier du château voisin. Pas même noble
par la cuisse.

Schtroumpf Grognon est sans quartier. Pourtant chacun sait que
l'arrière-grand-mère de son arrière-grand-mère s'est fait culbuter par
le prince franc-maçon et régicide Philippe-Égalité.

Dominique

Polaire

unread,
Jan 24, 2002, 12:22:25 PM1/24/02
to

"joye" <not...@netins.net> a écrit dans le message news:
notjoye-2401...@blfd-01-228.dialup.netins.net...

> Si quelqu'un vous disait « Il est sans quartier » en parlant d'une
> personne, qu'est-ce que vous comprendriez de la phrase ?

Qu'il est roturier.
Le nombre de quartiers de noblesse est celui du nombre d'ascendants
nobles.

Ne pas confondre avec quartier = grâce (demander ou ne pas faire
quartier).


Message has been deleted
Message has been deleted

Didier Pelleton

unread,
Jan 24, 2002, 2:45:00 PM1/24/02
to
Marc Goldstein écrivit :

> -- Joye a demandé :


>>
>> Si quelqu'un vous disait « Il est sans quartier » en parlant d'une
>> personne, qu'est-ce que vous comprendriez de la phrase ?
>

> Rien. Brut de fonderie, rien du tout.
>
> Par acquis de conscience,

   « Acquit ». Que votre conscience en soit bourrelée.

Dominique Didier

unread,
Jan 24, 2002, 2:41:35 PM1/24/02
to
"Marc Goldstein" <marc.go...@noos.fr>, « Accroche ta charrue à une
étoile... », a eu gravé de son fin stylet sur les tablettes d'argile de
fr.lettres.langue.francaise :

>> C'est un roturier ! Comme vous et moi.
>
>:-) ...ce n'est pas mon avis.

Excusez-moi, vicomte de Pierredor.

>Si la réplique sortait de la bouche du noble AmphouriX, de César, ou d'Alain
>Delon, à la rigueur.

À la grande rigueur, peut-être pourriez-vous ne pas reprendre
une de mes rares erreurs de frappe ? Saudine de touche d'Entrée, câline
de tabernouche de marde de mes gosses !

>Mais la tournure semble bien châtiée -- voire ambiguë,
>au vu des différentes réponses sur le forum -- pour une conversation entre
>deux roturiers.

Je me faisais ethnologue, voire anthropologue, de ce milieu
aussi étrange que celui des Maoris ou des bonobos. Qu'en savez-vous ?
Attention, les références savantes vont pleuvoir. Mais admettez avec moi
qu'il ne s'agit pas d'un SDF qui irait de pâté de maisons en pâté de
maisons, ni d'un bidasse qui ne serait pas affecté dans une caserne
précise.

Joye doit encore trôler...

Dominique

Message has been deleted

joye

unread,
Jan 24, 2002, 9:57:18 PM1/24/02
to
Dominique Didier <do...@alussinan.org> wrote:


> Joye doit encore trôler...

Ouais, c'est moi qui ai inventé la chanson Pelot d'Hennebont ! Ce fut
comme un grand complot, j'avoue tout ! Pitié, frères roturiers !

Le roi Louis m'a-z-appelé
C'est Sans Quartier qu'il m'a nommé,
Le roi Louis m'a-z-appelé
C'est Sans Quartier qu'il m'a nommé,
C'est Sans Quartier, c'est point mon nom,
J'lui dis « je m'appelle Pelot d'Hennebont ! »

(Fichier son sur demande)

On revisera ses classiques avant demain, mes enfants !

JLL

DB

unread,
Jan 25, 2002, 2:20:02 AM1/25/02
to

joye a écrit:

Ce que vous avez inventé, chère Joye, c'est "il est sans quartier", qui
ne veut a priori rien dire aujourd'hui, surtout sans contexte. Dès qu'on
met le texte exact et le contexte, les choses sont claires :
A la bataille je combattions
Les ennemis de la nation (bis)
Et tous ceux qui se présentions
A grands coups d' sabre j' les émondions (bis)

Le Roi Louis m'a-z-appelé
C'est « Sans-Quartier » qu'il m'a nommé (bis)
Mais Sans Quartier c'est point mon nom
J' lui dit j' m'appelle Pelot d'Hennebont (bis)

Le couplet qui précède le passage avec "sans quartier" montre
que le sens est "qui ne fait pas de quartier", donc sans pitié,
comme l'avaient supputé Marc et Mandrake.


Denis Liégeois

unread,
Jan 25, 2002, 3:45:39 AM1/25/02
to
Scripsit "DB" <fed...@noos.fr>
in news:3C510722...@noos.fr ...

> A la bataille je combattions
> Les ennemis de la nation (bis)
> Et tous ceux qui se présentions
> A grands coups d' sabre j' les émondions (bis)
>
> Le Roi Louis m'a-z-appelé
> C'est « Sans-Quartier » qu'il m'a nommé (bis)
> Mais Sans Quartier c'est point mon nom
> J' lui dit j' m'appelle Pelot d'Hennebont (bis)

> Le couplet qui précède le passage avec "sans quartier" montre
> que le sens est "qui ne fait pas de quartier", donc sans pitié,
> comme l'avaient supputé Marc et Mandrake.

À mon très humble avis, c'est encore plus subtil que
ça : les deux réponses sont bonnes et ceci est,
précisément, un jeu de mots sur les deux sens.

Sh.mandrake

unread,
Jan 25, 2002, 4:29:14 AM1/25/02
to
Denis Liégeois <denis.l...@euronet.be> a wroté :

> À mon très humble avis, c'est encore plus subtil que
> ça : les deux réponses sont bonnes et ceci est,
> précisément, un jeu de mots sur les deux sens.

Entièrement d'accord avec votre analyse.
De l'importance du contexte.

DB

unread,
Jan 25, 2002, 5:37:29 AM1/25/02
to

"Denis Liégeois" a écrit :

C'est possible mais je n'en suis pas persuadé. Notez d'abord qu'il
s'agit d'un texte moderne (dans sa version française), écrit par
Bernard Baudriller (du groupe Tri Yann) d'après un chant traditionnel
breton. En lisant les paroles au complet, je ne vois pas la raison
d'une allusion aux quartiers de noblesse. Le mieux serait de
consulter la version bretonne. Grognon de Nantes connaîtra peut-être
mieux cela qu'il ne sait ses fables.

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 6:30:07 AM1/25/02
to
DB <fed...@noos.fr> wrote:
> En lisant les paroles au complet, je ne vois pas la raison
> d'une allusion aux quartiers de noblesse.
----
Pelot d'Hennebont...
Rien de certain, d'accord, mais rien d'exclu.
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------

DB

unread,
Jan 25, 2002, 6:24:29 AM1/25/02
to

Lacroux a écrit :

Bien sûr, mais ça ne me paraît pas plus noble que Lacroux de
Bruxelles. Le brave petit Pelot était d'Hennebont, dans le
Morbihan.

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 6:57:45 AM1/25/02
to
DB <fed...@noos.fr> wrote:
> Bien sûr, mais ça ne me paraît pas plus noble
----
À vous, non, mais à Pelot, si... et à Baudriller itou, probablement.
-----------------------------------------------------
> que Lacroux de Bruxelles.
----
Sûrement pas... mais passons...
L'ironie (probable) de la réponse du soldat se fonde en partie sur
l'origine toponymique de quantité de blazes d'aristos.
-----------------------------------------------------

> Le brave petit Pelot était d'Hennebont
----
Oui, merci, il le dit lui-même...
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------

spyridon

unread,
Jan 25, 2002, 7:02:56 AM1/25/02
to
Et si on l'utilisait à la place de l'affreux SDF? Au pluriel.

"Madame, Monsieur, Bonjour.
Excusez moi de vous déranger...
En ce moment, je suis sans quartiers.
Si vous pouviez me dépanner de 0,15 euros ou 0,3.
(pour pas qu'il y ait d'inflation avec 1F ou 2)
ça me permettrait d'aller dans un ouèb-café
pour participer au forum fr.lettres.langue.francaise.
Merci."


Denis Liégeois

unread,
Jan 25, 2002, 7:33:31 AM1/25/02
to
Scripsit "Sh.mandrake" <ns~mandrake@sp~createur.org>
in news:1f6kab4.nifpao1l4v41uN%ns~mandrake@sp~createur.org ...

> De l'importance du contexte.

Ça oui. C'est le moins qu'on puisse dire, d'autant
plus que l'expression brute telle que proposée dans
la question initiale est réellement un énoncé improbable.

joye

unread,
Jan 25, 2002, 8:55:50 AM1/25/02
to
In article <1f6kgkm.9kbqezwnvl9bN%lac...@skynet.be>, lac...@skynet.be
(Lacroux) wrote:

> DB <fed...@noos.fr> wrote:
> > Bien sûr, mais ça ne me paraît pas plus noble
> ----
> À vous, non, mais à Pelot, si... et à Baudriller itou, probablement.
> -----------------------------------------------------
> > que Lacroux de Bruxelles.
> ----
> Sûrement pas... mais passons...
> L'ironie (probable) de la réponse du soldat se fonde en partie sur
> l'origine toponymique de quantité de blazes d'aristos.
> -----------------------------------------------------
> > Le brave petit Pelot était d'Hennebont
> ----
> Oui, merci, il le dit lui-même...

Alors, son langage indique plus une région qu'un niveau social ?

D'après mon Diapason rouge :

« Que je sommes nommé caporal
Que je serions bientôt général... »

« À la bataille je combattions... »

« Et tous ceux qui se présentions,
À grands coups d' sabre j'les emmondions... »

JLL

joye

unread,
Jan 25, 2002, 9:10:17 AM1/25/02
to
"Denis Liégeois" <denis.l...@euronet.be> wrote:

> > De l'importance du contexte.
>
> Ça oui. C'est le moins qu'on puisse dire, d'autant
> plus que l'expression brute telle que proposée dans
> la question initiale est réellement un énoncé improbable.

Autrement dit, cela ne se dit pas ?

JLL

m-e-e

unread,
Jan 25, 2002, 7:14:38 AM1/25/02
to

Date : 24.01 16h08 Dominique Didier a écrit:


>not...@netins.net (joye), À Lonçavoire, a eu gravé de son fin stylet
>sur les tablettes d'argile de fr.lettres.langue.francaise :

>>Si quelqu'un vous disait « Il est sans quartier » en parlant d'une
>>personne, qu'est-ce que vous comprendriez de la phrase ?

>C'est un roturier ! Comme vous et moi. Il n'a pas aucun quartier
>de noblesse, pas même une aïeule légitimée dont la mère, fille de ferme,
>aurait fauté avec le jeune héritier du château voisin. Pas même noble
>par la cuisse.

Pourtant, je ne suis pas persuadé. Pouvez-vous me confirmer - ça doit être
dans vos cordes - qu'un "sans quartier" n'est jamais noble ? N'avoir pas encore
d'ascendance ne le prouve pas pour moi, même si le prestige de l'ancienneté n'y
est pas. Rappelez-vous la réponse : " c'est nous qui sommes les ancêtres ! "

---


--
Ce message a été posté via la plateforme Web club-Internet.fr
This message has been posted by the Web platform club-Internet.fr

http://forums.club-internet.fr/

m-e-e

unread,
Jan 25, 2002, 8:47:03 AM1/25/02
to

25.01 13h34 Denis Liégeois a écrit:

Pourtant "être sans quartier", sans contexte, a déjà une signification
précise et j'ajouterai, celle-là, sans ambiguïté. La preuve en est que beaucoup
y ont pensé. Quant à l'autre sens, s'il existe, vieilli et oublié, il a été
suggéré , à mon humble avis, plutôt par confusion avec "ne pas faire de
quartier". Même si on trouve un personnage surnommé "sans quartier". Celui, oui,
il est improbable.

---


--
Utilisez notre serveur de news 'news.foorum.com' depuis n'importe ou.
Plus d'info sur : http://nnrpinfo.go.foorum.fr/

m-e-e

unread,
Jan 25, 2002, 8:57:55 AM1/25/02
to

25.01 14h47 Auteur: m-e-e a réécrit:

25.01 13h34 Denis Liégeois a écrit:

> Scripsit "Sh.mandrake" <ns~mandrake@sp~createur.org>
>in news:1f6kab4.nifpao1l4v41uN%ns~mandrake@sp~createur.org ...

>> De l'importance du contexte.

>Ça oui. C'est le moins qu'on puisse dire, d'autant
>plus que l'expression brute telle que proposée dans
>la question initiale est réellement un énoncé improbable.


Pourtant "être sans quartier", sans contexte, a déjà une signification
précise et j'ajouterai, celle-là, sans ambiguïté. La preuve en est que beaucoup
y ont pensé. Quant à l'autre sens, s'il existe, vieilli et oublié, il a été
suggéré , à mon humble avis, plutôt par confusion avec "ne pas faire de

quartier" et "être sans pitié". Même si on trouve un personnage surnommé "sans
quartier". Celui-ci, oui, est improbable.

Domino

unread,
Jan 25, 2002, 9:24:35 AM1/25/02
to
le 25/01/02 8:20, DB a justement remarqué :
>> joye avait cité :
----

>> A la bataille je combattions
>> Les ennemis de la nation (bis)
>> Et tous ceux qui se présentions
>> A grands coups d' sabre j' les émondions (bis)
>
>> Le Roi Louis m'a-z-appelé
>> C'est « Sans-Quartier » qu'il m'a nommé (bis)
>> Mais Sans Quartier c'est point mon nom
>> J' lui dit j' m'appelle Pelot d'Hennebont (bis)

> Le couplet qui précède le passage avec "sans quartier" montre
> que le sens est "qui ne fait pas de quartier", donc sans pitié,
> comme l'avaient supputé Marc et Mandrake.

Notez que Sans-Quartier s'écrit avec des majuscules.
Plusieurs éditions du Dictionnaire de l'Académie mentionnent que c'était un
nom de guerre (au sens propre du terme) assez fréquent.
Cf. article « guerre »

--
Note aux lecteurs <http://www.panamo.com/use/conseil.html>
IX - Version 9, mise à jour le vendredi 12 octobre 2001


Sh.mandrake

unread,
Jan 25, 2002, 9:28:16 AM1/25/02
to
joye <not...@netins.net> a wroté :

> Alors, son langage indique plus une région qu'un niveau social ?

Amha, non.
Mais vous devriez poser la question à un autre que John Peter Lacross.
Quelqu'un qui est capable de faire dire : "Ç'a eu payé" à un agriculteur
inculte n'est pas forcément la bonne personne pour vous répondre.

joye

unread,
Jan 25, 2002, 9:46:21 AM1/25/02
to
Domino <nos...@free.fr> wrote:

> Notez que Sans-Quartier s'écrit avec des majuscules.
> Plusieurs éditions du Dictionnaire de l'Académie mentionnent que c'était un
> nom de guerre (au sens propre du terme) assez fréquent.
> Cf. article « guerre »

« C'est "sans quartier" qu'il m'a nommé
C'est "sans quartier" c'est point mon nom » (Diapason rouge, 1991, p. 253)
© Warner Chapell Music France

joye

unread,
Jan 25, 2002, 9:47:50 AM1/25/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) wrote:

> joye <not...@netins.net> a wroté :
>
> > Alors, son langage indique plus une région qu'un niveau social ?
>
> Amha, non.
> Mais vous devriez poser la question à un autre que John Peter Lacross.
> Quelqu'un qui est capable de faire dire : "Ç'a eu payé" à un agriculteur
> inculte n'est pas forcément la bonne personne pour vous répondre.

Désolée, je ne vous suis pas. Qui est John Peter Lacross ?

JLL

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 9:44:27 AM1/25/02
to
Domino <nos...@free.fr> wrote:
> Plusieurs éditions du Dictionnaire de l'Académie mentionnent que c'était un
> nom de guerre (au sens propre du terme) assez fréquent.
----
C'était aussi le nom d'un plaisant pavillon.
Rackam le R.
-----------------------------------------------------------

Domino

unread,
Jan 25, 2002, 9:40:34 AM1/25/02
to
> le 25/01/02 15:46, joye a rectifié :
>> Domino avait remarqué :
----

Pourquoi alors l'avoir cité trois fois avec des majuscules ?
Aviez-vous une intention ou avez-vous aussi une autre version que celle de
Diapason rouge ?

Sh.mandrake

unread,
Jan 25, 2002, 9:47:06 AM1/25/02
to
joye <not...@netins.net> a wroté :

> Désolée, je ne vous suis pas. Qui est John Peter Lacross ?

Ça vaut peut-être mieux comme ça.
Telle que je vous connais, si je vous le dis, vous allez trouver cela
très très impoli. Alors que son langage est le plus châtié qui soit...

joye

unread,
Jan 25, 2002, 10:03:54 AM1/25/02
to
In article <B8772CF1.810D%nos...@free.fr>, Domino <nos...@free.fr> wrote:

> > le 25/01/02 15:46, joye a rectifié :
> >> Domino avait remarqué :
> ----
> >> Notez que Sans-Quartier s'écrit avec des majuscules.
> >> Plusieurs éditions du Dictionnaire de l'Académie mentionnent que c'était un
> >> nom de guerre (au sens propre du terme) assez fréquent.
> >> Cf. article « guerre »
> >
> > « C'est "sans quartier" qu'il m'a nommé
> > C'est "sans quartier" c'est point mon nom » (Diapason rouge, 1991, p. 253)
> > © Warner Chapell Music France
>
> Pourquoi alors l'avoir cité trois fois avec des majuscules ?
> Aviez-vous une intention ou avez-vous aussi une autre version que celle de
> Diapason rouge ?

Relisez. Ce fut DB, pas moi.

JLL

joye

unread,
Jan 25, 2002, 10:06:57 AM1/25/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) wrote:

> Alors que son langage est le plus châtié qui soit...

Allez-y, cela me ferait peut-être du bien de lire des choses plus fines.

JLL

joye

unread,
Jan 25, 2002, 10:21:11 AM1/25/02
to
not...@netins.net (joye) wrote:

> Relisez. Ce fut DB, pas moi.

Pardon, j'ai vu que j'y ai mis des majuscules en donnant un contexte. Là,
je citais de mémoire.

JLL

Sh.mandrake

unread,
Jan 25, 2002, 10:11:00 AM1/25/02
to
joye <not...@netins.net> a wroté :

> ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) wrote:
>
> > Alors que son langage est le plus châtié qui soit...
>
> Allez-y, cela me ferait peut-être du bien de lire des choses plus fines.

Bonne idée !
Rions un peu en attendant la mort (comme l'a dit un sage décédé il y a
quelques années) :

Quel est l'équivalent français du prénom John ?

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 10:22:19 AM1/25/02
to
Ducon le cor...@moron.org wrote:
> Mais vous devriez poser la question à un autre que John Peter Lacross.
----
Tiens, la petite ordure délatrice, la sous-merde anonyme rejoue avec le
nom d'autrui. Ça faisait un bail.
--------------------------------------------------------

> Quelqu'un qui est capable de faire dire : "Ç'a eu payé" à un agriculteur
> inculte n'est pas forcément la bonne personne pour vous répondre.
----
Tiens, Mr Ducon, l'expert ès surcomposés, remet ça... Ça faisait un
bail.
« Le monologue paysan de Fernand Raynaud "Ç'a eu payé" (= "jadis ça
payait, mais ça ne paie plus") s'est vu intituler sur la pochette du
disque "Ça eût payé", qui ne présente plus aucun sens. » (M. Wilmet,
« Grammaire critique du français », Hachette, 1997, p. 371.)

Tiens, j'entrevois le coude du stéréotypiste. Ça faisait un bail.
-----------------------------------------------------------

joye

unread,
Jan 25, 2002, 10:29:32 AM1/25/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) wrote:

> Quel est l'équivalent français du prénom John ?

Ah, mais je ne comprends pas ce que c'est de Peter Lacross.

J'irai chercher.

JLL

Domino

unread,
Jan 25, 2002, 10:20:00 AM1/25/02
to
> le 25/01/02 16:03, Joye conteste.
>> Domino wrote:
>>> le 25/01/02 15:46, Joye a rectifié :

>>>> Domino avait remarqué :
>> ----
>>>> Notez que Sans-Quartier s'écrit avec des majuscules.
>>>> Plusieurs éditions du Dictionnaire de l'Académie mentionnent que c'était un
>>>> nom de guerre (au sens propre du terme) assez fréquent.
>>>> Cf. article « guerre »
>>> « C'est "sans quartier" qu'il m'a nommé
>>> C'est "sans quartier" c'est point mon nom » (Diapason rouge, 1991, p. 253)
>>> © Warner Chapell Music France
>> Pourquoi alors l'avoir cité trois fois avec des majuscules ?
>> Aviez-vous une intention ou avez-vous aussi une autre version que celle de
>> Diapason rouge ?

> Relisez. Ce fut DB, pas moi.

N'est-ce pas vous qui avez écrit, à une heure où DB dormait sûrement, :

§
Ouais, c'est moi qui ai inventé la chanson Pelot d'Hennebont ! Ce fut
comme un grand complot, j'avoue tout ! Pitié, frères roturiers !

Le roi Louis m'a-z-appelé
C'est Sans Quartier qu'il m'a nommé,
Le roi Louis m'a-z-appelé
C'est Sans Quartier qu'il m'a nommé,
C'est Sans Quartier, c'est point mon nom,
J'lui dis « je m'appelle Pelot d'Hennebont ! »

(Fichier son sur demande)

On revisera ses classiques avant demain, mes enfants !

JLL
§

?
Ou serait-ce encore une facétie des réseaux ?

Domino

unread,
Jan 25, 2002, 10:23:34 AM1/25/02
to
le 25/01/02 16:21, joye a expliqué :
----

> Pardon, j'ai vu que j'y ai mis des majuscules en donnant un contexte. Là,
> je citais de mémoire.

No problem. En plus, pas grave. Sauf que je me suis un instant inquiétée
pour moi...
Merci d'avoir éclairé l'énigme.

Sh.mandrake

unread,
Jan 25, 2002, 11:42:27 AM1/25/02
to
joye <not...@netins.net> a wroté :

Dommage que vous n'ayez pas voulu continuer le jeu de la devinette.
C'était pourtant facile.
Mais comme l'intéressé s'est déjà reconnu, le charme n'y est plus.

Sh.mandrake

unread,
Jan 25, 2002, 11:42:29 AM1/25/02
to
Lacroux <lac...@skynet.be> a wroté :

> « Le monologue paysan de Fernand Raynaud "Ç'a eu payé" (= "jadis ça
> payait, mais ça ne paie plus") s'est vu intituler sur la pochette du
> disque "Ça eût payé", qui ne présente plus aucun sens. » (M. Wilmet,
> « Grammaire critique du français », Hachette, 1997, p. 371.)

Vous l'avez déjà dit, Pouniou.
Ce n'est pas parce que ce monsieur Wilmet -- épargnez-moi ses quartiers
de noblesse -- fait la même erreur que vous que cette erreur devient
vérité.
Que vous et lui vous amusiez à élider les "ça" dans le langage courant,
c'est votre affaire.
Mais que vous trouviez évident qu'un agriculteur qui déforme un mot sur
deux en fasse autant, c'est de l'aveuglement.

--
Sh.

joye

unread,
Jan 25, 2002, 12:09:18 PM1/25/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) wrote:

> joye <not...@netins.net> a wroté :

> > J'irai chercher.


>
> Dommage que vous n'ayez pas voulu continuer le jeu de la devinette.
> C'était pourtant facile.
> Mais comme l'intéressé s'est déjà reconnu, le charme n'y est plus.

Honte à vous. Moquez-vous de moi, Magicien, allez-y à votre aise, vous ne
serez pas le premier et il ne vous manquera sûrement pas de quoi exploiter
dans mon étourderie. Mais ne vous servez pas de ma stupidité pour vous
moquer de quelqu'un d'autre. Servez-vous de la vôtre.

Mes apologies publiques à l'autre intéressé. Je regrette infiniment
d'avoir servi d'accomplice dans cette combine exécrable.

JLL

Dominique Didier

unread,
Jan 25, 2002, 1:35:18 PM1/25/02
to
m-e-e <m-...@club-internet.fr>, , a eu gravé de son fin stylet sur les

tablettes d'argile de fr.lettres.langue.francaise :

> Pourtant, je ne suis pas persuadé. Pouvez-vous me confirmer - ça doit être
>dans vos cordes - qu'un "sans quartier" n'est jamais noble ? N'avoir pas encore
>d'ascendance ne le prouve pas pour moi, même si le prestige de l'ancienneté n'y
>est pas. Rappelez-vous la réponse : " c'est nous qui sommes les ancêtres ! "

Je vous l'accorde. Les nobles par naissance n'étaient pas les
seuls à porter un titre. Vous savez comme moi que la qualité était
d'abord créée et qu'on pouvait l'obtenir par le mariage, l'achat d'une
terre ou d'une charge, la distinction royale. Il y avait même déjà des
nobles par l'usage, qui se réclamaient d'un titre faux ou usurpé, on en
trouve encore qui font croire à ces supercheries... Cela foisonne.
Je songeais aux classements de ces mêmes nobliaux par leur nombre de
quartiers. Que l'on voit les réflexions de Molière dans « le
Misanthrope », « George Dandin » ou « le Bourgeois gentilhomme » sur ces
nouveaux titrés. Une personne sans quartiers pouvait être noble, elle
n'était pas forcément mieux reconnue. Je trouve enfin étrange que le
Pelot de la chanson pense devenir général alors que cette fonction
dépendait justement de l'arbre généalogique, même s'il y eut quelques
célèbres bâtards parmi les plus fameux maréchaux.

Dominique

Dominique Didier

unread,
Jan 25, 2002, 1:35:22 PM1/25/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake), Kind of messy/Pas toujours
très logique, a eu gravé de son fin stylet sur les tablettes d'argile de
fr.lettres.langue.francaise :


>Que vous et lui vous amusiez à élider les "ça" dans le langage courant,
>c'est votre affaire.

Ça est rigolo, ça. Dans le langage courant des formes différentes
cohabitent et parfois chez le même locuteur parce qu'il n'y pas un usage
unique, le vôtre.

>Mais que vous trouviez évident qu'un agriculteur qui déforme un mot sur
>deux en fasse autant, c'est de l'aveuglement.

Mais pourquoi grands dieux ! l'élision de « ça » serait une forme
toujours soutenue et réservée à un milieu plus élevé socialement ou
culturellement ? Cette façon de classer une forme n'existe que dans
votre ciboulot parce que vous refusez de reconnaître un passé surcomposé
qui lui est une vraie marque sociale et géographique parfaitement
fondée. Vous avez une théorie fabriquée de toutes pièces sur « ça » et
« c' » qui ne correspond qu'à votre seul usage. Vous êtes sourd quand
vous écoutez *les* usages.

D.

DB

unread,
Jan 25, 2002, 2:00:01 PM1/25/02
to

Lacroux a écrit:

> DB <fed...@noos.fr> wrote:
> > Bien sûr, mais ça ne me paraît pas plus noble
> ----
> À vous, non, mais à Pelot, si... et à Baudriller itou, probablement.
> -----------------------------------------------------
> > que Lacroux de Bruxelles.
> ----
> Sûrement pas... mais passons...
> L'ironie (probable) de la réponse du soldat se fonde en partie sur
> l'origine toponymique de quantité de blazes d'aristos.
> -----------------------------------------------------
> > Le brave petit Pelot était d'Hennebont
> ----
> Oui, merci, il le dit lui-même...

Ne prenez pas un air froissé. Nous sommes sur un forum, et je n'écrivais
pas cela pour vous mais pour tous ceux qui, de l'Iowa à l'Australie,
n'ont pas nécessairement la toponymie du Morbihan en tête.

Denis Liégeois

unread,
Jan 25, 2002, 2:24:09 PM1/25/02
to
Scripsit "joye" <not...@netins.net>
in news:notjoye-2501...@blfd-01-62.dialup.netins.net ...

Je ne le dirais pas. « Il est sans pitié » et « il est
sans merci », oui, certainement. Mais « il est sans
quartier » ne me viendrait pas naturellement. Ce serait
« il ne fait pas de quartier ».

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 2:40:17 PM1/25/02
to
Ducon le cor...@moron.org wrote:
> Vous l'avez déjà dit, Pouniou.
----
Je le répèterai tant que tu resserviras tes plats avariés à la sauce
haineuse.
---------------------------------------------------------

> Ce n'est pas parce que ce monsieur Wilmet -- épargnez-moi ses quartiers
> de noblesse --
----
De noblesse grammaticale ? Sa compétence est assurément nulle face à la
tienne.
Un de tes pairs en histrionisme, le « linguiste » Viroux, l'a assimilé à
Mengele. Toi, plus patelin, tu te contentes de le déclarer aveugle à tes
lumières. Il n'a vraiment pas de chance avec les intellectuels.
---------------------------------------------------------

> fait la même erreur que vous que cette erreur devient
> vérité.
----
Ce n'est pas que je veuille te vexer, mon cher ducon, mais j'aimerais
que tu cites un grammairien visionnaire qui soutienne ton analyse.
-----------------------------------------------------------

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 2:40:16 PM1/25/02
to
DB <fed...@noos.fr> wrote:
> Ne prenez pas un air froissé.
----
Froissé n'est pas synonyme d'amusé.
-------------------------------------------------------

>Nous sommes sur un forum, et je n'écrivais
> pas cela pour vous mais pour tous ceux qui, de l'Iowa à l'Australie,
> n'ont pas nécessairement la toponymie du Morbihan en tête.
----
Moi, j'écrivais pour tous ceux qui, ici ou là, peuvent admettre que le
« sans quartier » de la chanson joue probablement sur deux registres.
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------

joye

unread,
Jan 25, 2002, 3:00:59 PM1/25/02
to
DB <fed...@noos.fr> wrote:

> Ne prenez pas un air froissé. Nous sommes sur un forum, et je n'écrivais
> pas cela pour vous mais pour tous ceux qui, de l'Iowa à l'Australie,
> n'ont pas nécessairement la toponymie du Morbihan en tête.

Merci de votre sollicitude, DB ! C'est malheureux, il y a quelques
années, j'ai fait un long séjour à côté dans la Finistère, mais ça c'était
avant que je ne causions de Pelot. ;-)

JLL

Sh.mandrake

unread,
Jan 25, 2002, 3:00:47 PM1/25/02
to
Dominique Didier <do...@alussinan.org> a wroté :

> Ça est rigolo, ça. Dans le langage courant des formes différentes
> cohabitent et parfois chez le même locuteur parce qu'il n'y pas un usage
> unique, le vôtre.

De même, des formes de pensée différentes cohabitent, et parfois chez la
même personne. Parce qu'il n'y a pas qu'une pensée unique, la vôtre.

> >Mais que vous trouviez évident qu'un agriculteur qui déforme un mot sur
> >deux en fasse autant, c'est de l'aveuglement.
>
> Mais pourquoi grands dieux ! l'élision de « ça » serait une forme
> toujours soutenue et réservée à un milieu plus élevé socialement ou
> culturellement ?

Absolument ! Chu d'accord avec vous, DD !
Pourquoi les pauvres ne mangeraient pas du caviar tous les jours, eux
aussi ?

Cette façon de classer une forme n'existe que dans
> votre ciboulot parce que vous refusez de reconnaître un passé surcomposé
> qui lui est une vraie marque sociale et géographique parfaitement
> fondée. Vous avez une théorie fabriquée de toutes pièces sur « ça » et
> « c' » qui ne correspond qu'à votre seul usage.

Les théories sur le langage, c'est votre truc, DD. Pas le mien.

Vous êtes sourd quand
> vous écoutez *les* usages.

Je prefère ma surdité à votre ouïe développée.
C'est idiot, non ?

--
Le magicien.

joye

unread,
Jan 25, 2002, 3:14:17 PM1/25/02
to
"Denis Liégeois" <denis.l...@euronet.be> wrote:

> > Autrement dit, cela ne se dit pas ?
>
> Je ne le dirais pas. « Il est sans pitié » et « il est
> sans merci », oui, certainement. Mais « il est sans
> quartier » ne me viendrait pas naturellement. Ce serait
> « il ne fait pas de quartier ».

Je me demandais pour autant qu'il pouvait y avoir d'autres sens, et
j'avais aussi pensé à « quartier libre » comme disent aussi les
militaires, n'est-ce pas ?

Merci !

JLL

Sh.mandrake

unread,
Jan 25, 2002, 3:21:51 PM1/25/02
to
Lacroux <lac...@skynet.be> (en petite forme ce soir) a wroté :

> Ducon le cor...@moron.org wrote:
> > Vous l'avez déjà dit, Pouniou.
> ----
> Je le répèterai tant que tu resserviras tes plats avariés à la sauce
> haineuse.

Ne me prêtez pas vos sentiments, Pouniou.
Je crois l'avoir déjà dit.
Je suis très économe de ma haine.
Je ne vous hais pas.
Je déteste votre malhonnêteté et le mépris que vous affichez pour ceux
qui ne pensent pas comme vous.
Si l'un d'entre nous hait l'autre, c'est vous.

> ---------------------------------------------------------
> > Ce n'est pas parce que ce monsieur Wilmet -- épargnez-moi ses quartiers
> > de noblesse --
> ----
> De noblesse grammaticale ? Sa compétence est assurément nulle face à la
> tienne.

Ces outrances de langage sont-elles bien de mise ?

> Un de tes pairs en histrionisme, le « linguiste » Viroux, l'a assimilé à
> Mengele.

Et ce genre d'amalgame ?

Toi, plus patelin, tu te contentes de le déclarer aveugle à tes
> lumières. Il n'a vraiment pas de chance avec les intellectuels.

Vous non plus, Pouniou.
Ça vous étonne ?

> ---------------------------------------------------------
> > fait la même erreur que vous que cette erreur devient
> > vérité.
> ----
> Ce n'est pas que je veuille te vexer, mon cher ducon, mais j'aimerais
> que tu cites un grammairien visionnaire qui soutienne ton analyse.

Contrairement à Son Eminente Morgue, je n'ai besoin d'aucun paravent
pour défendre mes opinions.

--
Sh.

Clotilde Chaland

unread,
Jan 25, 2002, 2:37:44 PM1/25/02
to
joye <not...@netins.net> wrote:
>
> Mes apologies

Cachez-moi cet anglicisme que je ne saurais voir ;-)

--
©lõ



Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 4:17:35 PM1/25/02
to
Ducon le cor...@moron.org wrote:
> > [JPL] Je le répèterai tant que tu resserviras tes plats avariés à la sauce
> > haineuse.
> [DLC] Ne me prêtez pas vos sentiments, Pouniou.
----
Je t'accorde ceci : il est des fautes que tu ne relèves pas. C'est bien.
-----------------------------------------------------------

> Si l'un d'entre nous hait l'autre, c'est vous.
----
Évident. C'est moi qui suis, une fois de plus, venu te chercher en
jouant sur ton nom que j'ignore. C'est moi qui, une fois de plus, ai
voulu consoler mon petit ego malmené et humilié depuis des années dans
cette fllfienne vallée de larmes infantiles. Bref, c'est moi qui, une
fois de plus, ai voulu rallumer un feu que j'espérais éteint. Tu m'as
percé à jour, et je me découvre. Grammairien et psychologue, le corbac.
-----------------------------------------------------------
> > [JPL] De noblesse grammaticale ? Sa compétence est assurément nulle
>> face à la tienne.
> [DLC] Ces outrances de langage sont-elles bien de mise ?
----
Quelles outrances de langage, mon cher ducon ? Celle qui consiste à dire
que le président du Conseil supérieur de la langue française
de la Communauté française de Belgique, linguiste et grammairien renommé
dans le vaste monde, a une compétence grammaticale nulle en regard de la
tienne ?
---------------------------------------------------------
> > [JPL] Il n'a vraiment pas de chance avec les intellectuels.
> [DLC] Vous non plus, Pouniou.
----
Documente un chouïa ton assertion...
----------------------------------------------------------

> Contrairement à Son Eminente Morgue, je n'ai besoin d'aucun paravent
> pour défendre mes opinions.
----
Tes opinions, nul ne s'en soucie, ducon. En revanche, quand un minable
prétend que « ce n'est pas parce que ce monsieur Wilmet [...] fait la
même erreur que vous que cette ERREUR devient vérité », il est légitime,
sain, moral, scientifique, fondé de lui demander des comptes. Avec qui
partages-tu cette intuition selon laquelle « ça eut payé [ou "eût payé",
c'est aussi divertissant] mais ça ne paie plus » est indubitablement la
« vérité » bouso-grammaticale ?
-----------------------------------------------------------

Isabelle Depape Hamey

unread,
Jan 25, 2002, 4:20:07 PM1/25/02
to
Lacroux a écrit :

> [...]

> > Si l'un d'entre nous hait l'autre, c'est vous.
>

> Évident. C'est moi qui suis, une fois de plus, venu te chercher en jouant sur
> ton nom que j'ignore.

Vous faites partie des lecteurs inattentifs...

> [...]

Isabelle


joye

unread,
Jan 25, 2002, 4:30:31 PM1/25/02
to
Clotilde...@imag.fr (Clotilde Chaland) wrote:

Erreur faite parce que je pensais au contenu du message et non à sa
présentation ce qui fut pour moi la partie la plus importante.

JLL

Isabelle Depape Hamey

unread,
Jan 25, 2002, 4:32:18 PM1/25/02
to
joye a écrit :

Lorsque je suis en colère ou sous le coup d'une émotion quelconque, le
naturel revient au galop...

Isabelle

joye

unread,
Jan 25, 2002, 4:49:01 PM1/25/02
to
Isabelle Depape Hamey <ha...@free.fr> wrote:

> joye a écrit :

> > > > Mes apologies
>
> > > Cachez-moi cet anglicisme que je ne saurais voir ;-)
> >
> > Erreur faite parce que je pensais au contenu du message et non à sa
> > présentation ce qui fut pour moi la partie la plus importante.
>
> Lorsque je suis en colère ou sous le coup d'une émotion quelconque, le
> naturel revient au galop...

Exactement ! Et puis, je l'ai vu tout de suite après, bien sûr, et je
pariais sur qui serait le premier à la faire remarquer, parce que je sais
que quelqu'un me l'a corrigée il n'y a pas très longtemps.

JLL

DB

unread,
Jan 25, 2002, 4:42:41 PM1/25/02
to

Lacroux a écrit:

> DB <fed...@noos.fr> wrote:
> > Ne prenez pas un air froissé.
> ----
> Froissé n'est pas synonyme d'amusé.

Voilà qui est mieux. Mais comme ni vous ni moi n'employons les frimousses,
nos fins sourires ne sont pas toujours si perceptibles.

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 4:51:57 PM1/25/02
to
Isabelle Depape Hamey <ha...@free.fr> wrote:
> Vous faites partie des lecteurs inattentifs...
----
Dites-moi tout...
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 4:51:55 PM1/25/02
to
joye <not...@netins.net> wrote:
> > > [JLL] Mes apologies
> > [CC] Cachez-moi cet anglicisme que je ne saurais voir ;-)
> [JLL] Erreur faite parce que je pensais au contenu du message
----
Je suis très déçu... Je pensais que vous aviez employé ce terme français
à bon escient, en toute connaissance de cause...
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------

Lacroux

unread,
Jan 25, 2002, 4:51:59 PM1/25/02
to
DB <fed...@noos.fr> wrote:
> Mais comme ni vous ni moi n'employons les frimousses,
> nos fins sourires ne sont pas toujours si perceptibles.
----
Entre antifrimoussiens, on finit toujours par s'entendre.
Cordialement,
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------

Dominique Didier

unread,
Jan 25, 2002, 4:48:25 PM1/25/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) dans
fr.lettres.langue.francaise :


>> Mais pourquoi grands dieux ! l'élision de « ça » serait une forme
>> toujours soutenue et réservée à un milieu plus élevé socialement ou
>> culturellement ?
>
>Absolument ! Chu d'accord avec vous, DD !
>Pourquoi les pauvres ne mangeraient pas du caviar tous les jours, eux
>aussi ?

Il n'est pire sourd... Devriez vous renseigner sur la consommation de
caviar en ex-URSS... C'est assez comique.
L'élision populaire de « ça » existe pourtant sans votre seul usage.
C'est vous et vous seul qui avez décidé qu'elle était réservée à un seul
milieu, plus cultivé, parce que vous ne la pratiquez pas et que vous
pensez être le « maître-étalon » du français courant. Mais tous les
francophones qui usent du français courant n'ont pas le même usage que
vous, leur français courant est bien plus divers que vous ne l'imaginez.
Mais comme « c' » ne correspond pas aux habitudes de Môssieu, Môssieu
décrète que cette forme ne peut être populaire. Eh oui ! en plus Môssieu
croit que toutes les formes grammaticales existeraient dans une sorte
d'empyrée nimbé de lumière au milieu duquel trônerait son sacro-saint
Usage (ou sa propre Image) dans une mandorle immaculée !

Luc Bentz

unread,
Jan 25, 2002, 5:23:37 PM1/25/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) a écrit dans
fr.lettres.langue.francaise :


>Ce n'est pas parce que ce monsieur Wilmet -- épargnez-moi ses quartiers
>de noblesse -- fait la même erreur que vous que cette erreur devient
>vérité.

Vous avez le tort de l'ignorer. Ses écrits sont parfois difficiles
d'accès (c'est un linguiste qui ne dédaigne pas la grammaire, tant
s'en faut), mais sont décapants... et instructifs. En dehors de
l'explication traditionnelle sur la « force d'attraction » de
« avant que », j'ai lu dans sa Grammaire critique du français une
très originale explication sur la présence du subjonctif dans la
subordonnée introduite par « après que ».


>Que vous et lui vous amusiez à élider les "ça" dans le langage courant,
>c'est votre affaire.

J'avais rencontré « Ç'avait été » dans une traduction du « Grizzly »
de James Oliver Curwood que j'ai lu quand j'étais môme.

Cela étant, dans « Ça a eu payé, mais ça paye plus », le « a a »
peut être plus ou moins attaché : l'écrit a ses limites quand il
veut rendre compte du phrasé ; ce n'est pas vraiment son métier.

--

Luc Bentz
http://www.chez.com/languefrancaise/
http://www.langue.fr.st/

joye

unread,
Jan 25, 2002, 5:39:22 PM1/25/02
to
lac...@skynet.be (Lacroux) wrote:

> joye <not...@netins.net> wrote:
> > > > [JLL] Mes apologies
> > > [CC] Cachez-moi cet anglicisme que je ne saurais voir ;-)
> > [JLL] Erreur faite parce que je pensais au contenu du message
> ----
> Je suis très déçu...

Désolée bis !

>Je pensais que vous aviez employé ce terme français
> à bon escient, en toute connaissance de cause...

Une dupe, c'est une personne trompée, bien sûr, mais non pas tant trompée
par les autres que par elle-même. (merci à Jean Dutourd)

JLL

Didier Pelleton

unread,
Jan 25, 2002, 5:57:15 PM1/25/02
to
Luc Bentz écrivit :

> Sh.mandrake a écrit dans fr.lettres.langue.francaise :


>
>
>> Ce n'est pas parce que ce monsieur Wilmet -- épargnez-moi ses quartiers de
>> noblesse -- fait la même erreur que vous que cette erreur devient vérité.
>>
> Vous avez le tort de l'ignorer. Ses écrits sont parfois difficiles d'accès
> (c'est un linguiste qui ne dédaigne pas la grammaire, tant s'en faut), mais
> sont décapants... et instructifs. En dehors de l'explication traditionnelle
> sur la « force d'attraction » de « avant que », j'ai lu dans sa Grammaire
> critique du français une très originale explication sur la présence du
> subjonctif dans la subordonnée introduite par « après que ».
>

   Vous pourriez nous en dire plus ?

   Je crois me souvenir que Robbe-Grillet avait justifié l'emploi du
subjonctif avec « après que » sous prétexte que, dans son roman, même le
passé n'était pas certain.

Luc Bentz

unread,
Jan 25, 2002, 5:56:13 PM1/25/02
to
DB <fed...@noos.fr> a écrit dans fr.lettres.langue.francaise :


>Voilà qui est mieux. Mais comme ni vous ni moi n'employons les frimousses,
>nos fins sourires ne sont pas toujours si perceptibles.

Eh oui ! ;-)

Luc Bentz

unread,
Jan 25, 2002, 6:01:00 PM1/25/02
to
Didier Pelleton <didier....@wanadoo.fr> a écrit dans
fr.lettres.langue.francaise :


>   Vous pourriez nous en dire plus ?

http://www.chez.com/languefrancaise/index/A/apres-que.htm#complements

Didier Pelleton

unread,
Jan 25, 2002, 6:41:20 PM1/25/02
to
Luc Bentz écrivit :

> Didier Pelleton <didier....@wanadoo.fr> a écrit dans
> fr.lettres.langue.francaise :
>
>
>>    Vous pourriez nous en dire plus ?

   §

   Dans les explications qu'il donne, il indique en particulier que « la
conjonction "après que" oblige ‹ ou peu s'en faut ‹ à composer le verbe
dépendant. » Or « le subjonctif commence à remplacer l'indicatif quand le
passé 1 [nom que M. W. donne au « passé simple », dit encore antérieurement
« passé défini »] quitte le français parlé et laisse la totalité du champ au
présent composé [nom qu'il donne au « passé composé »], ce qui en occulte la
spécificité grammaticale. » Si, par elles-mêmes, les conjonctions de la
simultanéité "quand "et "dès" que confortent ce qu'il nomme l'aspect
extensif du procès ; avec "après que", les formes composées du subjonctif
« le sauvegardent à coup sûr »

   §

   Oui, l'explication est originale. Je n'y comprends rien.

... contra ipsam ventus typhonicus qui vocatur euroaquilo ...

unread,
Jan 25, 2002, 6:43:29 PM1/25/02
to
Didier Pelleton a écrit :

En français correct, il aurait dû écrire :

« On a confondu à l'oral " après qu'il eut parlé " (passé antérieur)
avec " après qu'il eût parlé " (subjonctif plus-que-parfait), parce que
le passé simple et le passé antérieur sont devenus peu courants. Du
coup, la confusion est revenue entre le passé composé et le passé du
subjonctif et on s'est mis à écrire " après qu'il ait parlé " au lieu de
" après qu'il a parlé ". »

Didier Pelleton

unread,
Jan 25, 2002, 7:02:16 PM1/25/02
to
... contra ipsam ventus typhonicus qui vocatur euroaquilo ... écrivit :

> Didier Pelleton a écrit :
>
>> Luc Bentz écrivit :
>>

>>> Didier Pelleton a écrit dans fr.lettres.langue.francaise :

   Oui, ça se tient. Il y aurait une double contamination [avec celle
concernant « avant que »]. D'autant plus qu'on a pris l'habitude d'écrire
pour singer les sonorités du subjonctif : « Après qu'il eut parlé, il ne
pouvait pas s'empêcher de se moucher », plutôt que « Après qu'il avait
parlé, il ne pouvait pas s'empêcher de tousser. »

Siva Nataraja

unread,
Jan 25, 2002, 11:47:51 PM1/25/02
to
Dominique Didier <do...@alussinan.org>, « Pourquoi tant de hyènes ? »,
fit apparaître sous mes yeux médusés des tas de lettres qui, assemblées
dans l'article <b6435usqiqq28548u...@4ax.com>, disaient :

> Je vous l'accorde. Les nobles par naissance n'étaient pas les
>seuls à porter un titre. Vous savez comme moi que la qualité était
>d'abord créée et qu'on pouvait l'obtenir par le mariage, l'achat d'une
>terre ou d'une charge, la distinction royale. Il y avait même déjà des
>nobles par l'usage, qui se réclamaient d'un titre faux ou usurpé, on en
>trouve encore qui font croire à ces supercheries... Cela foisonne.

Georges Du Roy.

Dominique Didier

unread,
Jan 26, 2002, 5:59:51 AM1/26/02
to
not...@netins.net (joye), Libertin, j'écris ton nom, a eu gravé de son
fin stylet sur les tablettes d'argile de fr.lettres.langue.francaise :


> j'ai fait un long séjour à côté dans la Finistère

Voilà un nom de département, et aussi plus généralement de lieu
par exemple en Espagne, dont le genre prête à équivoque même si on y
fait moins attention qu'à la Vaucluse. C'est le Finisterre comme cap et
le Finistère comme département, le « finis » ou terme de la terre. Et
comme le mot « terre » est lui féminin... L'adjectif substantivé latin
était masculin, parfois féminin, il aboutit à un mot féminin, la fin en
français sauf dans ce toponyme. Mais je pense que l'on a dû passablement
hésiter autrefois entre les deux genres.

Dominique

joye

unread,
Jan 26, 2002, 6:31:08 AM1/26/02
to
Dominique Didier <do...@alussinan.org> wrote:

De quoi péter une artère
En bouffant une zostère
Pendue d'une patère

JLL

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 7:41:35 AM1/26/02
to
Dominique Didier <do...@alussinan.org> a wroté :

> >Absolument ! Chu d'accord avec vous, DD !


> >Pourquoi les pauvres ne mangeraient pas du caviar tous les jours, eux
> >aussi ?
>
> Il n'est pire sourd... Devriez vous renseigner sur la consommation de
> caviar en ex-URSS... C'est assez comique.

C'est ce que vous dites là, qui est comique (enfin, c'est du comique
noir, quand on pense à l'état de délabrement de l'économie russe, entre
autres ex-RSS...).

> L'élision populaire de « ça » existe pourtant sans votre seul usage.
> C'est vous et vous seul qui avez décidé qu'elle était réservée à un seul
> milieu, plus cultivé, parce que vous ne la pratiquez pas et que vous
> pensez être le « maître-étalon » du français courant. Mais tous les
> francophones qui usent du français courant n'ont pas le même usage que
> vous, leur français courant est bien plus divers que vous ne l'imaginez.

Epargnez-moi les lieux communs, DD.
S'il existe une dizaine d'agriculteurs du type de celui qu'incarnait
Fernand Raynaud (vous voyez, on fait difficilement plus réduit comme
échantillon) qui élide les "ça", présentez-les-moi.
Je serai ravi de faire leur connaissance et d'admettre que je me suis
trompé sur ce point.
Mais supposons qu'ils n'en existe pas. Même alors, je ne suis pas sûr
que Son Eminente Morgue reconnaîtra qu'elle s'est trompée.

--
À kouna matata,

Le magicien.
(Pour le courrier/For E-mails : mand...@createur.org)

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 7:41:41 AM1/26/02
to
Luc Bentz <sans...@wanadoo.fr> a wroté :

> ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) a écrit dans
> fr.lettres.langue.francaise :
>
>
> >Ce n'est pas parce que ce monsieur Wilmet -- épargnez-moi ses quartiers
> >de noblesse -- fait la même erreur que vous que cette erreur devient
> >vérité.
>
> Vous avez le tort de l'ignorer.

Pour avoir ce tort, il aurait fallu que je sois conscient de mon
ignorance.
Ce que vous appelez tort serait tout au plus une lacune, si cela me
manquait vraiment.

Ses écrits sont parfois difficiles
> d'accès (c'est un linguiste qui ne dédaigne pas la grammaire, tant
> s'en faut), mais sont décapants... et instructifs. En dehors de
> l'explication traditionnelle sur la « force d'attraction » de
> « avant que », j'ai lu dans sa Grammaire critique du français une
> très originale explication sur la présence du subjonctif dans la
> subordonnée introduite par « après que ».

J'allais vous demander si l'on peut en savoir plus. Un autre l'a fait
avant moi.
Amha, l'hypothèse de Wilmet vaut... ce qu'elle vaut.

>
> >Que vous et lui vous amusiez à élider les "ça" dans le langage courant,
> >c'est votre affaire.
>
> J'avais rencontré « Ç'avait été » dans une traduction du « Grizzly »
> de James Oliver Curwood que j'ai lu quand j'étais môme.

La traduction, n'est-ce pas ?
Etait-elle faite par un agriculteur ?

> Cela étant, dans « Ça a eu payé, mais ça paye plus », le « a a »
> peut être plus ou moins attaché :

Vous avez raison. Mais si vous écoutez le sketch, vous entendrez qu'il
n'y a qu'un seul "a", franc et net. Aucune inflexion, aucune attache.
C'est "Ça eut payé". Inutile d'aller chercher un grammairien, aussi
éminent soit-il, pour nier une évidence et plaquer un improbable parler
sur un personnage à qui il est totalement étranger.

l'écrit a ses limites quand il
> veut rendre compte du phrasé ;

D'accord.

> ce n'est pas vraiment son métier.

Pas d'accord.
Je dirai même que sa vocation première dans les langues alphabétiques
est de fixer l'oral (aussi bien au sens concret qu'au sens abstrait).

Dominique Didier

unread,
Jan 26, 2002, 7:57:40 AM1/26/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) dans
fr.lettres.langue.francaise :


>> >Pourquoi les pauvres ne mangeraient pas du caviar tous les jours, eux
>> >aussi ?
>>
>> Il n'est pire sourd... Devriez vous renseigner sur la consommation de
>> caviar en ex-URSS... C'est assez comique.
>
>C'est ce que vous dites là, qui est comique (enfin, c'est du comique
>noir, quand on pense à l'état de délabrement de l'économie russe, entre
>autres ex-RSS...).

Vous ignorez tout de la surproduction et de la surconsommation
de caviar en ex-URSS, bien avant les dernières années de ce régime. Il y
a eu des campagnes pour faire du caviar un machin pseudo-médical aussi
présent dans les foyers que l'huile de morue ne le fut en France ou les
comprimés de vitamine C aujourd'hui. Le caviar était bradé sur le marché
intérieur, cela a eu des conséquences sur le parc d'esturgeons qui est
vraiment aujourd'hui mal en point. Mais bien entendu, cela va contre les
clichés qui vous servent de pensée et de vos contresens historiques.
Commencez par vous renseigner au lieu d'écrire n'importe quoi !

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 9:11:20 AM1/26/02
to
Dominique Didier <do...@alussinan.org> a wroté :

> Vous ignorez tout de la surproduction et de la surconsommation


> de caviar en ex-URSS, bien avant les dernières années de ce régime.

Que savez-vous de ce que je sais ou ne sais pas dans ce domaine, DD ?
Vous avez lu un article sur le sujet, alors vous vous prenez pour un
expert ?


Il y
> a eu des campagnes pour faire du caviar un machin pseudo-médical aussi
> présent dans les foyers que l'huile de morue ne le fut en France ou les
> comprimés de vitamine C aujourd'hui.

Au prix où le caviar est exporté, je crois que l'article que vous avez
lu n'était pas très sérieux.
Donnez-en donc les références.

Le caviar était bradé sur le marché
> intérieur, cela a eu des conséquences sur le parc d'esturgeons qui est
> vraiment aujourd'hui mal en point.

Le fait que le caviar soit bradé sur le marché intérieur a eu des
conséquences sur le "parc" [je suppose que vous voulez parler de la
population] d'esturgeons ?
DD, il ne faut pas croire tout ce qu'on lit dans les journaux.
Cet article n'était vraiment pas sérieux.
Ou alors, vous ne l'avez pas compris.
Le nombre des esturgeons a diminué de façon draconienne parce qu'on a
surexploité les réserves de population. Mais pas pour le donner aux
petits soviétiques. Because of ze $$$ qu'on en tire à l'exportation.

Mais bien entendu, cela va contre les
> clichés qui vous servent de pensée et de vos contresens historiques.
> Commencez par vous renseigner au lieu d'écrire n'importe quoi !

Si vous commenciez par vous calmer et par répondre en charte, au lieu de
détourner la discussion par n'importe quel prétexte ?
Où puis-je trouver cette dizaine d'agriculteurs, DD ?
Je serais ravis de faire leur connaissance.

--
Le magicien.

Luc Bentz

unread,
Jan 26, 2002, 9:20:18 AM1/26/02
to
Didier Pelleton <didier....@wanadoo.fr> a écrit dans
fr.lettres.langue.francaise :

>   Dans les explications qu'il donne, il indique en particulier que « la


>conjonction "après que" oblige ‹ ou peu s'en faut ‹ à composer le verbe
>dépendant. » Or « le subjonctif commence à remplacer l'indicatif quand le
>passé 1 [nom que M. W. donne au « passé simple », dit encore antérieurement
>« passé défini »] quitte le français parlé et laisse la totalité du champ au
>présent composé [nom qu'il donne au « passé composé »], ce qui en occulte la
>spécificité grammaticale. » Si, par elles-mêmes, les conjonctions de la
>simultanéité "quand "et "dès" que confortent ce qu'il nomme l'aspect
>extensif du procès ; avec "après que", les formes composées du subjonctif
>« le sauvegardent à coup sûr »

>   Oui, l'explication est originale. Je n'y comprends rien.

C'est ma faute !

Il faudra retravailler ça. Pour une première approche, voir le
message du Grognon. En gros, « après que » demande un temps composé
(caractère d'antériorité), mais le seul temps composé courant du
passé (le passé composé) est utilisé comme substitut du passé
simple. 0r celui-ciest bel et bien devenu le temps du passé défini.
L'une des solutions qu'aurait pu pratiquer l'usage aurait été le
recours au passé surcomposé ; l'autre, qui s'est imposée peu ou
prou, est le recours au subjonctif passé.

Jean Tosti

unread,
Jan 26, 2002, 9:23:56 AM1/26/02
to
Sh.mandrake a écrit :

> Le nombre des esturgeons a diminué de façon draconienne

Essayez d'écrire moins souvent et plus intelligemment !

--
Jean Tosti

Luc Bentz

unread,
Jan 26, 2002, 9:27:43 AM1/26/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) a écrit dans
fr.lettres.langue.francaise :

>Je dirai même que sa vocation première dans les langues alphabétiques


>est de fixer l'oral (aussi bien au sens concret qu'au sens abstrait).

Une langue ne se fixe point. Tout au plus l'écrit permet-il d'en
stabiliser la transcription (pour une durée allant de quelques mois
à quelques siècles).

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 9:32:04 AM1/26/02
to
Jean Tosti <jean....@wanadoo.fr> a wroté :

> Sh.mandrake a écrit :
>
> > Le nombre des esturgeons a diminué de façon draconienne
>
> Essayez d'écrire moins souvent et plus intelligemment !

Merci pour ce petit compliment.
Je vous rappelle que rien ne vous oblige à me lire.
Vous semblez extrêmement bien informé sur les esturgeons de la
Caspienne.
Auriez-vous la bonté de donner les informations que vous possédez sur la
question ?

--
Le magicien.

Jean Tosti

unread,
Jan 26, 2002, 9:48:00 AM1/26/02
to
Sh.mandrake a écrit :

Je n'en ai aucune. Auriez-vous la bonté de donner les informations que vous
possédez sur la langue française ?

--
Jean Tosti

Asp Explorer

unread,
Jan 26, 2002, 9:50:05 AM1/26/02
to
> -- Dominique Didier a proposé :
> >
> > C'est un roturier ! Comme vous et moi.
>
> :-) ...ce n'est pas mon avis.
>
> Si la réplique sortait de la bouche du noble AmphouriX, de César, ou
d'Alain
> Delon, à la rigueur. Mais la tournure semble bien châtiée -- voire
ambiguë,
> au vu des différentes réponses sur le forum -- pour une conversation entre
> deux roturiers.

Wô c'est portnawak vot'truc, trop lourd. Sans quartier, c'est le keum, il
s'est fait jeter de son posse, ou alors il a trop la tehon, genre qu'il est
devenu keuf ou un truc pourrave comme ça, le keum. Alors y peut plus rentrer
dans sa téci sinon y se fait allumer grave, c'est pour ça le mec, il est
sans quartier, on dit.


--
_____________________________________
C'est à l'heure du repas qu'on voit les boules du chat - Lao Tseu (ou un
autre vieux chinois mort)
lpx...@soon.rf (à l'envers, merci) - http://mapage.noos.fr/aspexpl/sous.htm

Dominique Didier

unread,
Jan 26, 2002, 10:09:08 AM1/26/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) dans
fr.lettres.langue.francaise :


>Où puis-je trouver cette dizaine d'agriculteurs, DD ?

Dans ma famille et chez leurs voisins, par exemple. Dans les familles de
mes élèves. Pas toujours, mais fort souvent. Plus chez les personnes
âgées. C'est plus répandu que vous ne le croyez, contrairement à ce que
vous voulez asséner à l'aide de caricatures qui n'existent que dans
votre imaginaire. Mais vous avez la tête farcie de lieux communs avec un
paysan intemporel, suprarégional, intangible dans son usage, qui
n'aurait jamais utilisé l'élision de « ça » devant « avoir ». Ce n'est
pas parce que cette élision ne correspond pas à *votre* usage qu'elle
n'est pas *aussi* populaire.



>Je serais ravis de faire leur connaissance.

Tsss... Vous souffrez d'un dédoublement de la personnalité depuis ces
derniers jours. Cela se lit clairement.

joye

unread,
Jan 26, 2002, 10:34:20 AM1/26/02
to
Michel Guillou <m...@neottia.net> wrote:

> joye écrivait :


>
> > De quoi péter une artère
> > En bouffant une zostère
>

> Faut aimer, hein. M'enfin, c'est de la fibre...

Ça tombe bien, ce sera bientôt samedi soir.

JLL

Didier Pelleton

unread,
Jan 26, 2002, 11:02:22 AM1/26/02
to
Jean Tosti écrivit :

> Sh.mandrake a écrit :
>
>> Le nombre des esturgeons a diminué de façon draconienne
>
> Essayez d'écrire moins souvent et plus intelligemment !

   C'est ça ! Privez-nous des occasions de rigoler.

Didier Pelleton

unread,
Jan 26, 2002, 11:09:23 AM1/26/02
to
Sh.mandrake écrivit :

   [...]

> Pour avoir ce tort, il aurait fallu que je sois conscient de mon ignorance. Ce
> que vous appelez tort serait tout au plus une lacune, si cela me manquait
> vraiment.
>

   [...]

> Amha, l'hypothèse de Wilmet vaut... ce qu'elle vaut.

   Et on voudrait que vous vous autocensuriez ! Tenez bon, Mandrake !


Siva Nataraja

unread,
Jan 26, 2002, 11:27:45 AM1/26/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake), « Kind of messy/Pas toujours
très logique », fit apparaître sous mes yeux médusés des tas de lettres

qui, assemblées dans l'article
<1f6m5ql.qe4cvr1iaqo6mN%ns~mandrake@sp~createur.org>, disaient :

>S'il existe une dizaine d'agriculteurs du type de celui qu'incarnait
>Fernand Raynaud (vous voyez, on fait difficilement plus réduit comme
>échantillon) qui élide les "ça", présentez-les-moi.

Je ne pourrais que difficilement vous présenter mes grands-parents
auvergnats -- ils sont tout aussi peu cordiaux que bien portants --,
mais ce sont des vrais de vrai du pays des vraies montagnes arrondies
avec une pointe au-dessus que même les parapentes ils passent au-dessus
de la pointe au-dessus du temple de Mercure en-dessous.

Ils utilisent le passé surcomposé fréquemment, de même que moi, et
pratiquent le « ç'a eut... » ; j'ai d'ailleurs continué, à leur suite,
la tradition paysanne auvergnate que, pour une fois, je trouve
intéressante.

C'est une tournure, pour moi et d'autres à Clermont-Ferrand, somme
toute commune, mais qui se perd, bien sûr. Son maintien par des
locuteurs de mon âge est souvent voulu.

Siva

--
Quelques poux ne sont pas sorciers
Or tout pou est philanthrope
Donc...

Siva Nataraja

unread,
Jan 26, 2002, 11:27:47 AM1/26/02
to
Luc Bentz <sans...@wanadoo.fr>,
« http://www.chez.com/languefrancaise/ », fit apparaître sous mes yeux

médusés des tas de lettres qui, assemblées dans l'article
<mn455ucavl9m1cugu...@4ax.com>, disaient :

>0r

Tiens !, comment avez-vous pu glisser de la touche « O » à la
touche « 0 » ? Vous êtes pianiste ?

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 11:43:41 AM1/26/02
to
Jean Tosti <jean....@wanadoo.fr> a wroté :

> Sh.mandrake a écrit :
>
> > Jean Tosti <jean....@wanadoo.fr> a wroté :
> >
> >> Sh.mandrake a écrit :
> >>
> >>> Le nombre des esturgeons a diminué de façon draconienne
> >>
> >> Essayez d'écrire moins souvent et plus intelligemment !
> >
> > Merci pour ce petit compliment.
> > Je vous rappelle que rien ne vous oblige à me lire.
> > Vous semblez extrêmement bien informé sur les esturgeons de la
> > Caspienne.
> > Auriez-vous la bonté de donner les informations que vous possédez sur la
> > question ?
>
> Je n'en ai aucune.

Alors pourquoi mettre ce que je dis en doute ?

Auriez-vous la bonté de donner les informations que vous
> possédez sur la langue française ?

Je n'en ai aucune. Vous ne l'aviez pas remarqué ?
La différence entre nous, c'est que lorsque je contredis quelqu'un
j'avance au moins un argument. C'est ce qu'on appelle discuter.
Vous avez appris un mot ?

--
Le magicien.

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 11:43:44 AM1/26/02
to
Dominique Didier <do...@alussinan.org> a wroté :

> ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) dans


> fr.lettres.langue.francaise :
>
>
> >Où puis-je trouver cette dizaine d'agriculteurs, DD ?
>
> Dans ma famille et chez leurs voisins, par exemple. Dans les familles de
> mes élèves. Pas toujours, mais fort souvent.

Je vois d'ici le bout de votre nez qui remue.
A moins que vous ne soyez victime d'un phénomène de surdité sélective.

Plus chez les personnes
> âgées.

Vi, vi. Certaines personnes âgées élident le "ça" dans le langage
courant. Elle sont de plus en plus rares.

C'est plus répandu que vous ne le croyez, contrairement à ce que
> vous voulez asséner à l'aide de caricatures qui n'existent que dans
> votre imaginaire. Mais vous avez la tête farcie de

Vous ne savez pas ce qu'il y a dans ma tête, DD.

lieux communs avec un
> paysan intemporel, suprarégional, intangible dans son usage,

En tout cas, rien de tout cela.

qui
> n'aurait jamais utilisé l'élision de « ça » devant « avoir ». Ce n'est
> pas parce que cette élision ne correspond pas à *votre* usage qu'elle
> n'est pas *aussi* populaire.
>
> >Je serais ravis de faire leur connaissance.
>
> Tsss... Vous souffrez d'un dédoublement de la personnalité depuis ces
> derniers jours. Cela se lit clairement.

Tudieu ! Rien que ça ?!
Merci pour vos bons conseils.
Je vois que j'ai affaire à un spécialiste.

--
Le magicien.

Dominique Didier

unread,
Jan 26, 2002, 12:10:27 PM1/26/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) dans
fr.lettres.langue.francaise :


>Je vois d'ici le bout de votre nez qui remue.
>A moins que vous ne soyez victime d'un phénomène de surdité sélective.

Ah bon ? Vous avez décidé que l'élision populaire de « ça » n'existait
pas sans même avoir écouté quelqu'un d'autre que vous, qu'elle n'était
que l'apanage de la Haute, que c'était un machin inventé par des
grammairiens académiciens linguistes ou puristes. Comment dit encore
DB ? On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.

>> votre imaginaire. Mais vous avez la tête farcie de
>
>Vous ne savez pas ce qu'il y a dans ma tête, DD.

Des clichés, des lieux communs, des stéréotypes, des idées toutes
faites, des poncifs, des trucs éculés. Vous les écrivez.

>> >Je serais ravis de faire leur connaissance.
>>
>> Tsss... Vous souffrez d'un dédoublement de la personnalité depuis ces
>> derniers jours. Cela se lit clairement.
>
>Tudieu ! Rien que ça ?!

Revoyez votre orthographe.

Dominique Didier

unread,
Jan 26, 2002, 12:10:28 PM1/26/02
to
ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) dans
fr.lettres.langue.francaise :


>Vous avez raison. Mais si vous écoutez le sketch, vous entendrez qu'il
>n'y a qu'un seul "a", franc et net. Aucune inflexion, aucune attache.
>C'est "Ça eut payé".

Il meuhhh a eu payé.
Il teuhhh a eu payé.
Il seuhhh a eu payé.
Ceuhhh a eu payé. Çââââhhh a eu payé.

Vous avez tout compris à l'élision. Relisez ce que vous avez écrit.
Aucun sens. Une totale contradiction. Une bouillie phonétique dont ne
voudraient pas mes chats.

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 12:17:39 PM1/26/02
to
Luc Bentz <sans...@wanadoo.fr> a wroté :

> ns~mandrake@sp~createur.org (Sh.mandrake) a écrit dans


> fr.lettres.langue.francaise :
>
> >Je dirai même que sa vocation première dans les langues alphabétiques
> >est de fixer l'oral (aussi bien au sens concret qu'au sens abstrait).
>
> Une langue ne se fixe point.

Vous prêchez un convaincu.

Tout au plus l'écrit permet-il d'en
> stabiliser la transcription

Par définition, non ?

(pour une durée allant de quelques mois
> à quelques siècles).

Je ne saurai mieux dire.
Que l'on emploie "fixer" ou "stabiliser la transcription pour une
durée..." ne change rien à l'affaire. C'est une question de mots.

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 12:17:47 PM1/26/02
to
Didier Pelleton <didier....@wanadoo.fr> a wroté :

>    C'est ça ! Privez-nous des occasions de rigoler.

T'inquiète, Didi.

Sh.mandrake

unread,
Jan 26, 2002, 12:17:49 PM1/26/02
to
Siva Nataraja <siva-n...@alussinan.org> wrote:

> Ils utilisent le passé surcomposé fréquemment, de même que moi, et
> pratiquent le « ç'a eut... » ;

Lapsus clavis ? 
Que disent vos grands-parents, exactement ?

It is loading more messages.
0 new messages