D'ou vient le mot "bistrot" ?
Dans mon dico, il est indiqué que l'origine est inconnu ... et ca me
turlupine ... est-ce parceque dans les bistrots, on y cause souvent des
courses, d'ou l'appellation via trot = pas du cheval et bis = repetition, ce
qui en ferait une sorte de deuxieme lieu pour les turfistes après le champ
de course ?.
Y'a bien qqn qui pourrait éclairer ma lanterne dans le coin ? :)
a+
--
Arnaud
Techmag : http://techmag.info
(ru) <bystro> = (fr) <vite>
« Bystro, vino! »
Se ditz que los sordats russes qu'aucupavan París aprèp las darrièras
desfaitas napoleonencas cridavan atal las servicialas francesas per aver
de vin.
--
Gianni [fr,it,en,oc,hu,de,ca(,es,ru,ro)]
nassuu a Milan (IT-MI)
crescut a Tolosa (FR-31)
habitant le Vexin (FR-95)
_______________________________________________________________________
Uccisi a Hebron due pericolosi terroristi
Burhan Himouni aveva tre anni, Shady Arafa ne aveva quattordici.
(10 dic. 2001)
--
Posted via Mailgate.ORG Server - http://www.Mailgate.ORG
>Je pense qu'il y a un rapport avec les troupes russes
>visitant Paris a l'époque Napoléonienne (vois de ce coté).
Faux. C'est une légende sans aucun fondement et que l'on ne cesse de
ressasser. Il faut se sortir cela de la tête puisque le mot n'apparaît
qu'en 1892.
Dominique
>D'ou vient le mot "bistrot" ?
>
>Dans mon dico, il est indiqué que l'origine est inconnu ... et ca me
>turlupine ...
Le Robert historique récapitule les hypothèses :
-- russe « bystro » ou vite, ce qui est faux et absurde ;
-- poitevin « bistraud », petit domestique ;
-- « bistinguo » cabaret ;
-- « bistringue », variante de « bastringue » et attesté au Canada ;
-- « bistrouille », variante de « bistouille » ou mauvais alcool ;
-- « bistre », lieu enfumé, sombre.
Tous ces mots sont eux-mêmes d'origine obscure.
Dominique
>(ru) <bystro> = (fr) <vite>
>
>« Bystro, vino! »
>Se ditz que los sordats russes qu'aucupavan París aprèp las darrièras
>desfaitas napoleonencas cridavan atal las servicialas francesas per aver
>de vin.
<TLF>
ÉTYMOL. ET HIST. 1884 arg. pop. bistro « cabaretier » (G. MOREAU,
Souvenirs de la Petite et de la Grande Roquette, t. 2, p. 3); 1892
bistrot (TIMM.); d'où le fém. bistrote [1914 d'apr. ESN. sans attest.];
1919, supra ex. 4.
Orig. obsc.; à rattacher au poit. bistraud « petit domestique » d'orig.
inc. (cf. FEW t. 22, 2, p. 61a; v. aussi ESN., s.v. bistaud) si l'on
suppose que le mot a tout d'abord désigné l'aide du marchand de vin,
plutôt qu'à relier à bistingo « cabaret » 1845 (RAISSON, Une Sombre
histoire, I, 40 dans Fr. mod., t. 19, 1951, p. 203), bustingue (avec
coquille?) « hôtel où couchent les bohémiens » 1848 (A. PIERRE, Arg. et
jargon, ibid.) et bistringue, bastringue*, tous d'orig. obsc.; l'hyp.
qui voit dans le mot, l'adaptation du russe bistro « vite » remontant
aux cosaques assoiffés occupant Paris en 1814 n'est pas suffisamment
fondée. Le -t final qui permet le fém. bistrote (cf. supra prononc. et
orth.) est dû aux nombreux mots fr. en -ot à valeur affective (cf. NYROP
t. 3, § 287-291).
</TLF>
Es amor d'aquò qu'escriguèri "Se ditz que...". Tornatz legir la mia
contribucion.
Mès, personalament, l'etimologia populara me pareish pas mai marrida
qu'una altra. E lo TLFI ditz pas tanpauc que siá completament
fantaseirosa: "pas suffisamment fondée" significa pas "faussa".
>Mès, personalament, l'etimologia populara me pareish pas mai marrida
>qu'una altra. E lo TLFI ditz pas tanpauc que siá completament
>fantaseirosa: "pas suffisamment fondée" significa pas "faussa".
Bof. Dauzat-Dubois-Mitterand (Larousse) ne renvoient pas au
russe et ne citent même pas cette faribole. Colin (Larousse) ne cite pas
la galéjade sur les cosaques. Wartburg (le grand Wartburg !) non plus,
rien sur des moujiks avinés. Je peux encore chercher dans d'autres
bouquins, j'ai déjà cité le Robert historique, le Trésor de la langue
française. L'étymologie à partir du russe est considéré par tous les
ouvrages sérieux comme une grosse connerie, mais c'est dit en termes
polis. Elle continue pourtant à traîner chez les esprits irrationnels
qui aiment bien raconter des coquecigrues. Et puis zut ! Guiraud qui
n'était pas à un délire près ne tombe pas dans le panneau lui aussi.
En quoi cela est-il totalement faux ? l'usage a peut etre été renforcé par
les russes, à force de dire "vodka, bistrot !" pour etre servis rapidement.
Et l'expression est peut etre restée dans l'esprit de plus d'un prochetron
:p
>En quoi cela est-il totalement faux ? l'usage a peut etre été renforcé par
>les russes, à force de dire "vodka, bistrot !" pour etre servis rapidement.
Une occupation de moins d'une année à Paris aurait donné naissance à un
mot d'origine russe qui serait réapparu mystérieusemement trois quarts
de siècle plus tard, et aucune des autres troupes étrangères plus
nombreuses n'aurait donné d'expressions vivantes. Bizarre. Et on aurait
bien vite plaisanté sur la pochardise des cosaques... À d'autres ! De
toute manière, cela ne règle pas toutes les autres origines qui
possèdent des sens plus proches et qui sont elles présentes en français
durant des siècles... L'histoire est amusante tant qu'elle reste une
étymologie fantaisiste.
>Et l'expression est peut etre restée dans l'esprit de plus d'un prochetron
Lamentable. Vous croyez vraiment que c'était ainsi que le vivaient les
personnes de 1814 ? On peut s'amuser à inventer des histoires sur les
mots, mais celle-ci est vraiment devenue une contrevérité et il faut la
dénoncer. L'étymologie pseudo-russe de « bistrot » est une calembredaine
dénoncée par tous les auteurs sérieux. On peut juger des compétences du
Gianni en voyant comment il se rallie tout de suite à ce qu'il y a de
plus fantaisiste sur ce mot.
En écrivant sur fr.lettres.langue.francaise, pourriez-vous garder
à l'esprit que nombre de participants ne comprennent goutte
à la langue que vous utilisez ?
Merci d'avance.
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
D'aprèp Sr Didier, escrivi en francés. Comprenètz pas lo francés?
--
Gianni [fr,it,en,oc,hu,de,ca(,es,ru,ro)]
nassuu a Milan (IT-MI)
crescut a Tolosa (FR-31)
habitant le Vexin (FR-95)
_______________________________________________________________________
"L'Etat-nation en France s'est constitué au fil des siècles par une
suite de génocides culturels dont nous prenons seulement aujourd'hui
la mesure."
JP Chevénement in "Le vieux, la crise, le neuf" (1974)
Aviái simplament citada l'ipotèsi, pas ges de mai. Mès, per vos, totis
los pretèxtes e totis los mejans son de bon prene per atacar ernhosament
los que pensan pas coma vos. E sètz regent... quin marrit exemple pels
dròlles :-(
Espèri qu'insolentatz pas atal dins la vòstra classa los paures petits
qu'an lo malastre de pensar pas coma vos.
Gianni
PS
Mès vos, que sètz tan competent, compreni pas çò que fasètz a pèrdre
atal lo vòstre temps sus Usenet amb de bèstias coma nosaltris.
Deuriatz ja èsser *al mens* cap redactor de l'Encyclopædia Universalis.
Poiriatz atal corregir aquel article estupit que ditz que l'occitan es
una lenga a despart del francés.
O bensai ministre de l'educacion nacionala... òc... ne'n vaquí una idèia
polideta! Caldrà o díser a l'amic JPC quand serà president.
> >En quoi cela est-il totalement faux ? l'usage a peut etre été renforcé
par
> >les russes, à force de dire "vodka, bistrot !" pour etre servis
rapidement.
>
> Une occupation de moins d'une année à Paris aurait donné naissance à un
> mot d'origine russe qui serait réapparu mystérieusemement trois quarts
> de siècle plus tard, et aucune des autres troupes étrangères plus
> nombreuses n'aurait donné d'expressions vivantes. Bizarre. Et on aurait
> bien vite plaisanté sur la pochardise des cosaques... À d'autres ! De
> toute manière, cela ne règle pas toutes les autres origines qui
> possèdent des sens plus proches et qui sont elles présentes en français
> durant des siècles... L'histoire est amusante tant qu'elle reste une
> étymologie fantaisiste.
>
> >Et l'expression est peut etre restée dans l'esprit de plus d'un
prochetron
>
> Lamentable. Vous croyez vraiment que c'était ainsi que le vivaient les
> personnes de 1814 ?
no comment ... l'humour est interdit ici ?
ceci dit, devant ce manque d'ouverture d'esprit, je comprend mieux pourquoi
l'origine de quelques mots échappent à certains ...
> Mès, per vos, totis
> los pretèxtes e totis los mejans son de bon prene per atacar ernhosament
> los que pensan pas coma vos.
Oui.
Et je peux vous dire ce n'est pas là le moindre défaut de DD.
Je le pratique depuis un bout de temps.
Ce n'est pas pour autant qu'il faut lui laisser le champ libre sur
<fllf>.
--
À kouna matata,
Le magicien.
(Pour le courrier/For E-mails : mand...@libertysurf.fr)
>Aviái simplament citada l'ipotèsi, pas ges de mai. Mès, per vos, totis
>los pretèxtes e totis los mejans son de bon prene per atacar ernhosament
>los que pensan pas coma vos. E sètz regent... quin marrit exemple pels
>dròlles :-(
>Espèri qu'insolentatz pas atal dins la vòstra classa los paures petits
>qu'an lo malastre de pensar pas coma vos.
Je constate que votre souci du dialogue se traduit par l'absence
totale de traduction en « français courant » : vous êtes bel et bien
dans une logique d'enfermement.
Luc Bentz
http://www.langue.fr.st/
http://www.chez.com/languefrancaise/
--
« C'est quand les accents graves tournent à l'aigu
que les sourcils sont en accent circonflexe » (Pierre Dac)
>D'aprèp Sr Didier, escrivi en francés. Comprenètz pas lo francés?
Dans un des dialectes du français. Pour les linguistes, dialecte,
langue et patois recouvrent la même chose... hormis une question de
statut. Le picard est un dialecte du français : pour autant il n'est
pas compréhensible de tous.
Si D.D. écrivait en ancien ou moyen français, ce serait bien du
français... dont on comprendrait peu de choses (et pour l'ancien
français quasiment rien d'ailleurs).
Vous confondez allègrement la notion de familles de langue (après
tout, il peut bien y avoir un débat là-dessus) et leurs capacités
d'intercompréhension.
>> D'aprèp Sr Didier, escrivi en francés. Comprenètz pas lo francés?
>
> Dans un des dialectes du français. Pour les linguistes, dialecte,
> langue et patois recouvrent la même chose... hormis une question de
> statut. Le picard est un dialecte du français
Pour les linguistes, excepté Dominique Didier, l'occitan n'est pas un des
dialectes du français. Combien de fois faudra-t-il le répéter ?
Qu'on puisse évoquer une notion de statut à propos du picard ou du wallon,
je le comprends, dans la mesure où ils appartiennent aux langues d'oïl. Ce
n'est évidemment pas le cas de l'occitan.
Faut-il le préciser, je ne suis nullement occitaniste, ce serait même plutôt
l'inverse. Je me contente de dénoncer ici une contrevérité. Ce sera ma
dernière intervention sur ce sujet.
--
Jean Tosti
>Pour les linguistes, excepté Dominique Didier, l'occitan n'est pas un des
>dialectes du français. Combien de fois faudra-t-il le répéter ?
Je n'ai pas dit que l'occitan était un dialecte du français,
mais que c'était l'autre français avec ses dialectes propres, que ses
frontières avec le français du nord étaient floues.
Dominique
On parlera de langue grecque pour le grec ancien ou pour le grec moderne
selon le contexte. Je ne crois pourtant pas qu'il s'agisse de la même
langue. Il me semble avoir lu "lingua gallica" pour qualifier le français,
ne me dîtes pas que le gaulois et le français sont la même chose.
La difficulté vient à la fois que le nom de la langue est lié à celui du
pays et du fait que la langue évolue, mais pas son nom s'agissant d'une
lente évolution sans rupture nette.
S'agit-il de deux langues distinctes, je ne sais pas. Mais reste qu'il
convient de toujours ajouter un adjectif comme "ancien" ou autres, sinon une
ambigüité apparait.
Par ailleurs, le picard est un dialecte français, difficilement on peut dire
que c'est "du français", enfin vous allez dire que je joue sur les mots.
Quant à dire que l'occitan c'est du français, ça me semble carrément
impossible et là je ne joue pas sur les mots.
Guillaume
>On parlera de langue grecque pour le grec ancien ou pour le grec moderne
>selon le contexte. Je ne crois pourtant pas qu'il s'agisse de la même
>langue. Il me semble avoir lu "lingua gallica" pour qualifier le français,
>ne me dîtes pas que le gaulois et le français sont la même chose.
Non seulement je ne l'ai jamais dit, mais j'ai plutôt exprimé le
contraire. Notre langue doit davantage au bas latin et au latin
médiéval.
>S'agit-il de deux langues distinctes, je ne sais pas. Mais reste qu'il
>convient de toujours ajouter un adjectif comme "ancien" ou autres, sinon une
>ambigüité apparait.
Ça peut dépendre du contexte. Par exemple :
« La langue française a connu de lentes, mais très profondes
évolutions, des Serments de Strasbourg à aujourd'hui.
>Quant à dire que l'occitan c'est du français, ça me semble carrément
>impossible et là je ne joue pas sur les mots.
Il y a eu la grande famille des langues d'oïl et celle des langues
d'oc, avec une diversité certaine. Quand on regarde l'étymologie de
certains mots, on voit des sources en provençal.
Pour le reste, on peut se reporter à l'article encyclopédique
« Occident » du Robert historique.
> D'ou vient le mot "bistrot" ?
A mon avis, c'est un endroit où on se bistre (la meilleure façon d'être noir).
Non ? ;-)
A part ça, quel bonheur de lire ici du languedocien, une langue si belle qu'elle
se comprend sans effort (bon, je triche un peu, c'est sûr). Contunha, Gianni, me
fas plaser !
Camille
Enlever Contrepub pour me répondre. Merci
>Aviái simplament citada l'ipotèsi, pas ges de mai. Mès, per vos, totis
[...]
Ce qui signifie quoi, au juste, en français?
Merci d'avance pour la traduction.
Amicalement,
Didier
>"Marion Gevers" <mar...@marion.newcastle.edu.au> wrote in message
>news:a4ke2f$5g6$4...@seagoon.newcastle.edu.au...
>> En écrivant sur fr.lettres.langue.francaise, pourriez-vous garder
>> à l'esprit que nombre de participants ne comprennent goutte
>> à la langue que vous utilisez ?
>D'aprèp Sr Didier, escrivi en francés. Comprenètz pas lo francés?
Eh bien non, non et non! Ce que vous écrivez n'est *pas* du français,
quoiqu'en dise le seigneur Didier ou quoique vous pensiez pouvoir
interpréter de ce qu'a dit le dit seigneur.
Que dit la charte de fllf?
Amicalement,
Didier
> Pour le reste, on peut se reporter à l'article encyclopédique
> « Occident » du Robert historique.
Vous vouliez écrire « Occitan », bien entendu. Cela m'a permis de relire
cet article passionnant, d'où j'extrais le passage suivant:
« Au contraire du français, l'occitan ne fut jamais une langue politique
ou nationale ». Quelque fût le destin de l'occitan, il est ici
clairement opposé au français, et ne saurait donc être confondu avec
lui.
J'ai tendance à accorder davantage ma confiance à M. Alain Rey qu'à ceux
qui, dans ce forum, prétendent le contraire de ce qu'il affirme.
>Vous vouliez écrire « Occitan », bien entendu. Cela m'a permis de relire
>cet article passionnant, d'où j'extrais le passage suivant:
>« Au contraire du français, l'occitan ne fut jamais une langue politique
>ou nationale ». Quelque fût le destin de l'occitan, il est ici
>clairement opposé au français, et ne saurait donc être confondu avec
>lui.
On peut se fonder sur les conciles régionaux de 813. Constatant la
nécessité de se faire comprendre de ses ouailles, l'Église
demandait, en zone de parlers germaniques, qu'on usât de la langue
courante pour les homélies. Dans la partie méridionale de la Gaule,
elle n'indiquait rien : les liens étaient moins distendus avec le
latin (en tout cas pour la partie nécessaire à la compréhension de
la parole divine) et l'on sait que c'est encore plus progressivement
que l'italien (ou les dialectes italiens) s'en sont détachés. Quand
au nord de la Loire (pour faire court et reprendre une distinction
aujourd'hui traditionnelle), on évoqua alors la « romanam rusticam
linguam », formule qu'on peut traduire de manière ambivalente par
« langue romAIne de la campagne » (toujours la fiction du latin) ou
« langue romAne de la campagne.
Et depuis toujours -- je ne crois pas qu'ici quelqu'un l'ait
contesté --, on a distingué entre les langues d'oïl et les langues
d'oc. Entre les deux, il y eut des échanges. Ce que je retiens pour
ma part de l'article d'Alain Rey, c'est qu'il n'y eut pas
d'unification des langues d'oc, alors même que le français s'est
affirmé spécifiquement comme langue dominante.
Pour le reste, nous serons d'accord, je pense, pour considérer que
le Robert historique reste un merveilleux outil !
--
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