Dans "Difficultés du français" de Colignon, on trouve "ç'a été / ç'avait
été" comme exemple de l'élision sous les 2 mots "ça" et "ce", pourriez-vous
me donner plus d'exemples sur l'emploi de ce " ç' " ? Est-ce que " ç' " est
toujours à la fois "ce" et "ça" , quand il s'agit de verbes "être",
"pouvoir" et "devoir" (puisque "ce" ne s'emploie qu'avec ces 3 verbes,
paraît-il, sauf dans des locutions considérées comme figées) ?
Merci d'avance de vos éclaircissements,
Li
Ç'aurait pu, mais je crois que non.
Je ne comprends pas cette explication. Pour moi c'est une manière de
remplacer "ça a" ou "ça aurait", simple esthétisme oral il me semble.
--
siger
Nouveau gouvernement pour la nouvelle année.
Et voici qu'intervient de façon spontanée
siger
> yldjang a écrit :
Le B.U. parle d'haplologie (14 e éd., § 219). Cela « consiste à n'exprimer
qu'une seule fois des sons ou des groupes de sons identiques (ou
partiellement identiques) qui se suivent immédiatement ».
Trop tard pour ressortir ce mot lors du réveillon.
Li
===
"yldjang"
Voilà, totalement d'accord. J'y ajoute ces horribles formes surcomposées
dont certains abusent.
Imaginez un texte dans lequel on trouve :
« Ç'a eu payé ! »
Comment penser, ne serait-ce qu'une microseconde, qu'un tel texte
pourrait avoir l'assentiment de personnes ayant quelque éducation ?
Vs
Lapidons Henriette Walter !
> Voilà, totalement d'accord. J'y ajoute ces horribles
> formes surcomposées dont certains abusent.
> Imaginez un texte dans lequel on trouve :
> « Ç'a eu payé ! »
> Comment penser, ne serait-ce qu'une microseconde,
> qu'un tel texte pourrait avoir l'assentiment de
> personnes ayant quelque éducation ?
C'est comme l'orthographe traditionnelle: ç'a eu payé,
mais maintenant ça paye plus. Ne vous étonnez pas que
les puristes se désespèrent.
--
Pierre Hallet.
Site (dont FAQ) du forum fllf : <http://www.langue-fr.net>.
===
"Vs"
> Comment penser, ne serait-ce qu'une microseconde, qu'un tel texte
> pourrait avoir l'assentiment de personnes ayant quelque éducation ?
"Ce n'est pas comme ça que vous réussirez dans la vie, M. Vs, n'est-ce
pas ?" (Kiriasse)
PPHN
A Hay, A Hay, A Hay
> Dites donc ça à notre PPHN méridional
Horrible pléonasme. Lou PPHN ne peut être que méridional.
> préféré.
Nous aussi Nous vous aimons dans votre rôle de chef
(http://tinyurl.com/5h45lk).
===
"Pèire-Pau Hay-Napoleone"
> Dites donc ça à notre PPHN méridional
Horrible pléonasme. Lou PPHN ne peut être que méridional.
> C'est comme l'orthographe traditionnelle: ç'a eu payé,
> mais maintenant ça paye plus. Ne vous étonnez pas que
> les puristes se désespèrent.
J'ai dû rater quelque chose.
J'aurais écrit : « ça eût payer ».
C'en fait un cas qui n'intéresse pas yldang.
Març
> J'aurais écrit : « ça eût payer ».
Six Coâ
Marc
> C'en fait un cas qui n'intéresse pas yldang.
yldjang, pardon.
Marc
Vous avez déjà suggéré que vous corrigiez.
> C'en fait un cas qui n'intéresse pas yldang.
Yldjang.
--
kd
Raide, je sais. Mais reddition quand même.
Marc
>> C'est comme l'orthographe traditionnelle: ç'a eu payé,
>> mais maintenant ça paye plus. Ne vous étonnez pas que
>> les puristes se désespèrent.
>
> J'ai dû rater quelque chose.
> J'aurais écrit : « ça eût payer ».
Pierre a utilisé le passé surcomposé.
PPHN 1er
Vs
Qu'ouïssent les grenouilles ?
> Raide, je sais. Mais reddition quand même.
La reddition, c'est pour les Anglais. La réédition, c'est pour Nos œuvres.
> Ou mieux :
> Coâ Coâ Coâ Coâ Coâ Coâ
La version Nestor, après le referendum : "Couac couac couac".
> Pierre a utilisé le passé surcomposé.
Jusque là, j'avais compris.
Ce que je ne voyais pas, c'était pourquoi.
D'ailleurs, je ne vois toujours pas.
Marc
C'est simple, il montre et démontre ainsi qu'il est plus fort que
Kiriasse et apporte à yldjang une aide incomparable.
--
kd
>> Pierre a utilisé le passé surcomposé.
>
> Jusque là, j'avais compris.
> Ce que je ne voyais pas, c'était pourquoi.
Le passé surcomposé sert à indiquer qu'une action, une habitude passée
est révolue. En anglais, cela correspond à "used to + base verbale".
Reprenons tous en choeur la phrase de Pierre : "C'est comme
l'orthographe traditionnelle: ç'a eu payé, mais maintenant ça paye
plus." Le "ç'a eu payé" indique qu'à une époque, ça payait, mais que
cette époque est terminée. La suite, "mais maintenant ça paye plus"
vient comme un pléonasme, il accentue l'aspect irréversible d'une action
qui ne se reproduira plus.
> D'ailleurs, je ne vois toujours pas.
Est-ce plus clair à présent ?
===
"Pèire-Pau Hay-Napoleone"
> Est-ce plus clair à présent ?
Merci de vos efforts, et pardon de m'être exprimé
de façon peu claire, mais j'ai l'impression que
vous avez surtout enfoncé la partie de la porte
qui était ouverte.
Enfin, peut-être ne l'était-elle pas tant que ça,
puisque je remarque maintenant en effet que la
deuxième partie de la phrase (que je reconnais
dans mon souvenir oral de certains usages de
l'expression) n'a pas de sens dans le cadre de
mon interprétation, et que cela m'avait échappé.
Marc
> Vous avez déjà suggéré que vous corrigiez.
J'ai fait ça, moi ?
> Yldjang.
Merci mais j'avais déjà corrigé ce que vous
suggériez.
Marc
Excusez-moi, je n'avais pas reconnu votre nom.
--
kd
>>> Vous avez déjà suggéré que vous corrigiez.
>> J'ai fait ça, moi ?
>>
>>> Yldjang.
>> Merci mais j'avais déjà corrigé ce que vous
>> suggériez.
>
> Excusez-moi, je n'avais pas reconnu votre nom.
Ceci dit, et même si cela ne doit pas vous être utile, je continue les
corrections pour ceux que cela peut intéresser :
Vous n'avez pas corrigé ce que je suggérais mais votre erreur,
conformément à ce que je suggérais.
--
kd
>>C'est comme l'orthographe traditionnelle: ç'a eu payé,
>>mais maintenant ça paye plus. Ne vous étonnez pas que
>>les puristes se désespèrent.
> J'ai dû rater quelque chose.
> J'aurais écrit : « ça eût payer ».
Comme dans /Omar m'a tuer/ ?
J'aurais écrit /ça eut payé/. Et l'accent circonflexe, je le
pardonnerais bien, il semble marquer l'accent tonique de la phrase
originale.
J'ai le souvenir d'une phrase (la première d'un chapitre) commençant par
« Ç'avait été » dans « le Grizzly », version française du roman de
James-Oliver Curwood chez Rouge & Or -- qui a inspiré, me semble-t-il,
/l'Ours/ de Jean-Jacques Annaud.
Comme ça remonte à 1963 ou 1964, ça n'est pas d'hier.
(Nous eûmes jadis ici même quelques échanges aigres-doux sur le « Ç'a eu
(ça a eu) payé » du sketch « Crésus » de Fernand Raynaud, à propos du
passé surcomposé -- version que je défends. Je n'ai trouvé qu'une trace
ici, mais dans le cadre d'une recherche sommaire :
http://www.niouzes.org/alt-lettres-langue-francaise/93869-re-je-ne-fais-que-passer.html
)
Luc Bentz
Site « Langue française » : http://www.langue-fr.net/
--
« La voix de celui qui crie dans le désert d'Arizona
a bien peu de chance d'être entendue de ceux qui glandent
dans les steppes de l'Asie centrale de Borodine. » (Pierre Dac)
> Voilà, totalement d'accord. J'y ajoute ces horribles formes surcomposées
> dont certains abusent.
http://www.langue-fr.net/spip.php?article75
> Comme dans /Omar m'a tuer/ ?
Voilà la réponse que PPHN ne pouvait pas faire.
Je vais cacher ma honte. J'ai disjoncté.
> J'aurais écrit /ça eut payé/. Et l'accent circonflexe, je le
> pardonnerais bien, il semble marquer l'accent tonique de la phrase
> originale.
C'est peut-être sans importance dans le contexte,
ou alors je suis encore aveugle à une deuxième
bourde, mais... le conditionnel passé ne justifierait
pas l'accent circonflexe ?
En toute humilité, et humiliation.
Marc
>> Comme dans /Omar m'a tuer/ ?
>
> Voilà la réponse que PPHN ne pouvait pas faire.
Effectivement. Sans ornement graphique, comme l'a fait Anne, Nous
avions pensé à une simple incorrection ortogafique.
> Je vais cacher ma honte. J'ai disjoncté.
Mais non, pour si peu. Que devrait dire alors Charles-Maurice ?
Quoi de conditionnel ou de douteux dans « ça eut payé » ? je n'y vois
qu'un banal passé antérieur qui montre bien que la tournure est
plaisante plus qu'abusive.
--
kd
Oui, mais c'est le conditionnel passé qui ne se justifiait pas dans le
contexte.
La suite étant « mais ça paie plus », il s'agit manifestement d'un
passé, sans condition.
> En toute humilité, et humiliation.
Meu non, meu non. Là, là...
===
"Luc Bentz"
> Mon avis est que, de toute façon, il convient d'éviter ces tournures
> horribles (ç'a été / ç'avait été), d'ailleurs peu utilisées.
> Il faut tourner la phrase autrement s'il s'agit d'un texte soigné.
> Au lieu, par exemple, de
> « Ç'a été (Ç'avait été) un grand plaisir pour moi de faire votre
> connaissance »,
> je dirais :
> « Faire votre connaissance a été (avait été) un grand plaisir pour moi. »
> Ou bien :
> J'ai (avais) eu grand plaisir à faire votre connaissance.
Vous avez mille fois raison. Et d'ailleurs Flaubert le démontre par
l'absurde quand il écrit dans sa Correspondance : « D'ailleurs, après
l'invasion prussienne, il n'y a plus de malheur possible. *Ç'a été* là
le fond de l'abîme, le dernier degré de la rage et du désespoir! » Or
tout le monde sait que Flaubert écrivait avec ses pieds.
--
dphn
Vs
Il écrivait, surtout, il y a fort longtemps et serait, aujourd'hui,
tout à fait ridicule, à l'écrit comme à l'oral, s'il utilisait la
langue de son époque ailleurs que dans un livre qui ne serait,
d'ailleurs, jamais publié.
--
kd
> Je demanderai à B.
> Cordier ce qu'il en pense mais, pour le moment, il s'est emmuré pour
> échapper à mes questions qui le dérangent.
On en connaît d'autres qui font exactement la même chose, n'est-ce pas?
Cela dit, dans votre « Je demanderai à B. », voyez-vous vraiment un
futur, alors que vous reconnaissez quelques mots plus loin que vous ne
pourrez pas lui poser votre question ? Votre phrase ne coulerait-elle
pas plus naturellement si on pouvait la lire ainsi : « Je demanderais
volontiers à B. Cordier (...) s'il ne s'était emmuré, etc. » ?
À part cela, vous, grand ésotériste devant l'Éternel, ne devriez pas
confondre BC avec Milarépa...
--
dphn