Pourquoi pas juteux --> jutosité ; moelleux ->moellosité et de même la
crémosité, la siruposité, la goûtosité qui seraient fort utiles en
gastronomie. Je passe - prétérition - la boîtosité, l'adiposité ou la
nécessitosité ?
Alain Zalmanski (en pitosité)
Question de frilosité....
Isabelle
Votre article ne manque pas de fumosité ;-)
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©lõ
Ça me rappelle un poème de F. Ponge sur les jeunes filles [Je
recherche sur Google... en vain...] qui disait, de mémoire : « On
goûte à la gorge des jeunes fille de la saveur et rotondité d'un
fruit, plus bas, de la saveur et jutosité du même ». C'est pas très
loin et je remarque combien je retiens seulement les *salaçosités.
Jean Fontaine
Quelle stupidisance !
Isabelle
J'enregistre votre proposition d'enrichissement de la langue
franchi.
Amitiances,
Siva
Tout à fait d'accord avec vous. Moi aussi, j'aime bien les mots en -ance,
dont certains ne sommeillent plus que dans quelques dialectes. Ainsi usance,
toujours employé au siècle dernier par Chateaubriand : « Comment résister
aux usances câlines, au confort, au bien-être indolent de la vie ? ». Dans
certaines régions, on comprend encore "faire malusance de quelque chose",
tellement plus beau que "mauvais usage" ou que l'horrible "mésuser" . Et
"faire malusance de son corps" au lieu du pléonastique et terre à terre "se
suicider" !
Jean Poulain
Cela ne manque pas de rigourosité (à part l'accent sur « boitosité »
même si c'est dérivé de « boîte » ou cavité), seuls quelques personnes
atteintes de peurosité seront contre. Mais je propose plutôt une réforme
de l'ensemble des suffixes et des radicaux afin de pratiquer des
dérivations qui n'égarerassassent plus les locuteurs étrangers. On
aurait donc : boiter, boiteux, boiteusement, boitosité ; ruguer,
rugueux, rigueusement, rugosité ; rigourer, rigourer, rigoureusement,
rigourosité.
Mais il faudrait s'employer à réformer l'ensemble des familles de mots
afin de faire correspondre enfin les affixes avec une définition
claire -- il faudra choisir entre les deux in- et les deux re-.
Donnons-nous un premier objectif : l'extinction complète des substantifs
en -ment que l'on confont souvent avec les adverbes d'où des erreurs
d'accord ou des confusions avec -tion et -age. Puis refaisons les règles
de formation de ces adverbes. Enfin attribuons à chaque suffixe ou
préfixe une valeur sûre et autorisons les constructions à partir de ces
formes de base sans que les mots soient entrés dans le dictionnaire afin
de favoriser l'inventivité du français contre la britonnique langue.
Dominique