J'aimerais en savoir plus sur cette citation.
1) « Sicambre » aurait-il été l'équivalent de « païen » où fut-ce
simplement une indication de nationalité ?
2) Est-ce qu'on se sert de cette éptithète de nos jours, et si oui, dans
quel contexte ?
Merci,
Joye Lore-Lawson
jo...@netins.net
joye :
> « Sicambre, incline humblement la tête, adore ce que tu as brûlé et brûle
> ce que tu as adoré. » --St. Rémy(i) à Clovis
>
> 2) Est-ce qu'on se sert de cette éptithète de nos jours, et si oui, dans
> quel contexte ?
Sans en connaître l'origine,je connais plutôt la phrase sous la forme :
"Courbe toi, fier Sicambre !..."
que les parents disent à leurs enfants abattus sous la forme :
"Cambre toi, fier si courbe !...;-))
Clément-Noël
"Clément-Noël Douady" a écrit :
> joye :
>
> > « Sicambre, incline humblement la tête, adore ce que tu as brûlé et brûle
> > ce que tu as adoré. » --St. Rémy(i) à Clovis
> >
> > 2) Est-ce qu'on se sert de cette éptithète de nos jours, et si oui, dans
> > quel contexte ?
>
> Sans en connaître l'origine,je connais plutôt la phrase sous la forme :
> "Courbe toi, fier Sicambre !..."
>
C'est effectivement ainsi que je l'ai apprise, dans la lignée de "nos ancêtres
les Gaulois aux cheveux blonds qui habitaient dans des huttes rondes ...".
Sûrement une erreur de l'interprète, car quelle langue parlaient Clovis et le
bon évêque ?
>
> que les parents disent à leurs enfants abattus sous la forme :
> "Cambre toi, fier si courbe !...;-))
Cette boutade est d'Alphonse Allais, si je ne m'abuse.
>
>
> Clément-Noël
> "Clément-Noël Douady" a écrit :
>
> > joye :
> >
> > > « Sicambre, incline humblement la tête, adore ce que tu as brûlé et brûle
> > > ce que tu as adoré. » --St. Rémy(i) à Clovis
> > Sans en connaître l'origine,je connais plutôt la phrase sous la forme :
> > "Courbe toi, fier Sicambre !..."
> >
>
> C'est effectivement ainsi que je l'ai apprise, dans la lignée de "nos ancêtres
> les Gaulois aux cheveux blonds qui habitaient dans des huttes rondes ...".
> Sûrement une erreur de l'interprète, car quelle langue parlaient Clovis et le
> bon évêque ?
Figurez-vous que j'avais aussi posé cette question, et puis je l'ai
effacée en pensant qu'on se payerait de ma tête (de linotte). ;-)
J'ai relevé la citation (qui y figure entre guillemets comme une citation
exacte) du livre « La saga des femmes belges » (Hervé Gérard, J.M Collet,
1999).
> que les parents disent à leurs enfants abattus sous la forme :
> "Cambre toi, fier si courbe !...;-))
Cette boutade est d'Alphonse Allais
L'hydropathe ? ;-)
JLL
joye a écrit :
> « Sicambre, incline humblement la tête, adore ce que tu as brûlé et brûle
> ce que tu as adoré. » --St. Rémy(i) à Clovis
>
> J'aimerais en savoir plus sur cette citation.
>
> 1) « Sicambre » aurait-il été l'équivalent de « païen » où fut-ce
> simplement une indication de nationalité ?
>
> 2) Est-ce qu'on se sert de cette éptithète de nos jours, et si oui, dans
> quel contexte ?
"Eptithète", plus souvent écrit "eh p'tite tête", est effectivement utilisé
de nos jours, plutôt dans un contexte agressif !
Pour le fond de la question, on a fêté l'année Clovis il n'y a pas si
longtemps, et il y a dans ce forum des gens qui doivent tout savoir sur cet
épisode spinalien de la France très chrétienne.
>« Sicambre, incline humblement la tête, adore ce que tu as brûlé et brûle
>ce que tu as adoré. » --St. Rémy(i) à Clovis
>
>J'aimerais en savoir plus sur cette citation.
>
>1) « Sicambre » aurait-il été l'équivalent de « païen » où fut-ce
>simplement une indication de nationalité ?
>
>2) Est-ce qu'on se sert de cette épithète de nos jours, et si oui, dans
>quel contexte ?
Le terme « Sicambre » est employé par saint Grégoire de Tours dans son
« Histoire des Francs » :
« Mitis depone colla, Sicamber ; adora quod incendisti, incende quod
adorasti. »
Le Gaffiot mentionne le nom « Sicambri » ou mieux « Sugambri » ,
féminin Sicambra, Sugambra, comme désignant des habitants des bords du
Rhin, de Westphalie. (César, « Guerre des Gaules », 4, 6, 2 ; Tacite
« Annales », 4, 47). Il s'agit d'une forme évidemment littéraire.
La tribu de Clovis s'appelait les Francs saliens (d'où la loi salique)
et était établie sur le territoire de la Flandre, du Brabant, du nord
de la France jusquà la Somme. Â l'époque de Mérovée, elle se serait
établie aux environs de Mayence. Elle se distinguait des Francs
ripuaires qui occupaient les rives du Rhin.
Dominique
>> Sans en connaître l'origine,je connais plutôt la phrase sous la forme :
>> "Courbe toi, fier Sicambre !..."
>>
>
>C'est effectivement ainsi que je l'ai apprise, dans la lignée de "nos ancêtres
>les Gaulois aux cheveux blonds qui habitaient dans des huttes rondes ...".
>Sûrement une erreur de l'interprète, car quelle langue parlaient Clovis et le
>bon évêque ?
Saint Remi, l'évêque. Le latin pour la langue... Clovis avait reçu une
éducation à Rome, comme Attila. Ce n'étaient pas des barbares...
>> que les parents disent à leurs enfants abattus sous la forme :
>> "Cambre toi, fier si courbe !...;-))
>
>Cette boutade est d'Alphonse Allais, si je ne m'abuse.
En effet. Dans une de ses fables-express, recueillies dans un volume
il y a un ou deux ans. Quelques autres morales du même tonneau :
Cahin-caha tu fais de ton fer, les Boers se suivent et ne se
ressemblent pas.
Dominique
fed...@cybercable.fr a écrit :
>
> "Clément-Noël Douady" a écrit :
>
> > joye :
> >
> > > « Sicambre, incline humblement la tête, adore ce que tu as brûlé
et brûle
> > > ce que tu as adoré. » --St. Rémy(i) à Clovis
> > >
> > > 2) Est-ce qu'on se sert de cette éptithète de nos jours, et si
oui, dans
> > > quel contexte ?
> >
> > Sans en connaître l'origine,je connais plutôt la phrase sous la
forme :
> > "Courbe toi, fier Sicambre !..."
> >
>
> C'est effectivement ainsi que je l'ai apprise, dans la lignée de "nos
ancêtres
> les Gaulois aux cheveux blonds qui habitaient dans des huttes rondes
...".
> Sûrement une erreur de l'interprète, car quelle langue parlaient
Clovis et le
> bon évêque ?
Et vous ne relevez pas l'accent de « Remi » ?
>
> >
> > que les parents disent à leurs enfants abattus sous la forme :
> > "Cambre toi, fier si courbe !...;-))
>
> Cette boutade est d'Alphonse Allais, si je ne m'abuse.
M'étonnerait. Alphonse connaissait le tiret.