quelle est la signification d'un cacou?
Merci de vos reponses,
Carmelo
C'est un mot des bords de la Méditerrannée. Je crois.
C'est un gars qui a une assez haute opinion de lui-même, qui adore
frimer. Le cacou ne sort jamais sans sa panoplie : collier, gourmette et
chevalière en or, chemise à col ouvert sur une poitrine de culturiste.
Il a une décapotable avec dolby stéréo et il emballe les filles ;-))
--
©lõ
Le cacou passe-t-il a l'acte?
> quelle est la signification d'un cacou?
Comme d'autres, j'ai ma petite idée, mais je préfère vous donner la
définition que j'ai trouvée dans le Dico de l'Argot Fin de Siècle :
Kakou (n.m.) : Voyou, mai aussi fanfaron. Utilisé à Marseille, ce mot
provenant du provençal "cacoua" (le cadet) s'emploie aussi à Paris. "
'tain, la caisse de kakou !" s'exclama le jeune homme assis avec son
copain à la terrasse du Bistro Voltaire, à côté du lycée Voltaire, à
Paris. C'était en octobre 1995 et il avait vu passer, avenue de la
République, un bolide jaune citron à double pot et machin incorporé.
Fin de citation.
--
Hakouna matata,
Le magicien.
(Pour le courrier/For E-mails : mand...@createur.org)
Bernard Bonnejean
Il est originaire de Marseille, mais depuis quelques comiques on
l'utilise aussi dans des contrées plus septentrionales. « Kakou »
désigne un voyou un peu fanfaron à partir du provençal « cacoua »,
cadet.
Ne pas oublier dans l'équipement indispensable du kakou : les pompes en
croco jaune, la montre de plongée qui affiche tous les fuseaux horaires
et qui fait office de boussole (poids : une livre), la chemise à col
ouvert ne sera pas blanche (sous peine d'être confondu avec un Grand
Penseur et Écrivain contemporain), les ray-bans sont de rigueur même au
cinéma. La voiture du kakou comporte un klaxon qui joue « Ainsi parlait
Zarathoustra » sans pouvoir couvrir toutefois l'autoradio aux superbes
baffles de cent watts disposées à l'intérieur du coffre arrière. Si
cette caisse n'est pas du plus beau jaune citron, elle aura été
customisée avec un superbe paysage de western, genre Désert de la Mort,
où Bruce Willis sauve Marilyn Monroe des Indiens. Elle est équipée d'un
turbo, d'un double-pot et d'un biglotron à roulettes... L'activité
principale du kakou consiste à sortir sa voiture pour se rendre à la
terrasse du café d'en face et ensuite de zieuter les filles, par-dessus
les ray-bans, tout en jouant avec le porte-clé de sa décapotable -- elle
est garée juste à côté de lui et il fait semblant de la surveiller.
Dominique
Entendu dans le bordelais : « cacou des forêts »
Une variante sylvestre du cacou des villes ?
Nota : Les marseillais raccourcissent en « caique¹ » et rallongent en
quéqué¹ », à moinsse que cela ne vienne du dessert. « tronche de caique¹ »
comme « tranche de cake » ?
P.-S. : Merci à PlaintecontreX des corrections, je prépare la réponse.
gbog (en toutes lettres)
¹ Je ne sais pas encore écrire la phonétique.
> C'est l'équivalent contemporain du zazou, alors ? Mais en nettement
> plus riche, apparemment.
Cette remarque dénote un âge canonique.;-)
J'suis snob... J'suis snob
C'est vraiment l'seul défaut que j'gobe
Ça demande des mois d'turbin
C'est une vie de galérien
Mais lorsque je sors à son bras
Je suis fier du résultat
J'suis snob... Foutrement snob
Tous mes amis le sont
On est snobs et c'est bon
Chemises d'organdi, chaussures de zébu
Cravate d'Italie et méchant complet vermoulu
Un rubis au doigt... de pied, pas çui-là
Les ongles tout noirs et un tres joli p'tit mouchoir
J'vais au cinéma voir des films suédois
Et j'entre au bistro pour boire du whisky à gogo
J'ai pas mal au foie, personne fait plus ça
J'ai un ulcère, c'est moins banal et plus cher
J'suis snob... J'suis snob
J'm'appelle Patrick, mais on dit Bob
Je fais du ch'val tous les matins
Car j'ador' l'odeur du crottin
Je ne fréquente que des baronnes
Aux noms comme des trombones
J'suis snob... Excessivement snob
Et quand j'parle d'amour
C'est tout nu dans la cour
On se réunit avec les amis
Tous les vendredis, pour faire des snobisme-parties
Il y a du coca, on deteste ça
Et du camembert qu'on mange à la petite cuiller
Mon appartement est vraiment charmant
J'me chauffe au diamant, on n'peut rien rêver d'plus fumant
J'avais la télé, mais ça m'ennuyait
Je l'ai r'tournée... d'l'aut' côté c'est passionnant
J'suis snob... J'suis snob
J'suis ravagé par ce microbe
J'ai des accidents en Jaguar
Je passe le mois d'août au plumard
C'est dans les p'tits détails comme ça
Que l'on est snob ou pas
J'suis snob... Encor plus snob que tout à l'heure
Et quand je serai mort
J'veux un suaire de chez Dior!
Boris Vian:
Parmi les voitures suivantes, laquelle préférez-vous ?
a. R5 GT Turbo
b. Golf GTI
c. 205 GTI
d. BMW 3231
La « qualité » que vous préférez chez une femme ?
a. La bouche !
b. Les seins !
c. Les fesses !
d. Les mains !
Vous voyez donc un peu le genre.....
Je cite du dictionnaire du parler marseillais, écrit par Armogathe et
Kasbarian (1998):
« Càcou, caque, cake, kéké, quécou, quéquou:
Ecce home ! The figure ! Der Totem ! Pas de Canebière sans Vieux-Port, pas
de Marius sans Fanny et pas de Càcou ....sans cagole. (...) Idéal-type du
'frimeur marseillais', du bellastre avec nine et porte-clef Ferrari, c'est
un macho presque sympathique de clinquant ostentatoire.»
Bouvier (1986) écrit dans son dictionnaire du parler marseillais :« dans
certain quartiers, désigne les jeunes gens aux allures un peu douteuses,
ressemblant plus à des voyous par imagination que par vocation. On dirait
aujourd'hui qu'il s'agit plutôt d'un look, d'une apparence.»
Emmy Arts
Quinquingénaire, min grand rouchin, quinquingénaire !
Au fait, si vous êtes magicien, rendez-moi mes beaux cheveux bouclés.
Des vrais ! Pas une moumoute virtuelle !
Bernard Bonnejean
>Nota : Les marseillais raccourcissent en « caique¹ » et rallongent en
> quéqué¹ », à moinsse que cela ne vienne du dessert. « tronche de caique¹ »
>comme « tranche de cake » ?
Mes neveux qui sont à demi-marseillais disent simplement « un cake »,
prononcé à l'anglaise. J'avais compris jusqu'à récemment qu'il
s'agissait d'un emploi détourné du « tronche de flanc », puis mon beauf'
m'a expliqué le chtuck.. Mais il a dû y avoir une mixture un peu
bizarre...
Dominique
> > Cette remarque dénote un âge canonique.;-)
>
> Quinquingénaire, min grand rouchin, quinquingénaire !
>
> Au fait, si vous êtes magicien, rendez-moi mes beaux cheveux bouclés.
> Des vrais ! Pas une moumoute virtuelle !
AHDR !!!
Malheureusement, comme je l'ai déjà avoué, je ne suis qu'un magicien de
troisième ordre...
--
CathyL
Effectivement, ils sont à demi-marseillais, sinon ils diraient "quèque",
sans prononcer à l'anglaise.
En revanche, je ne connais pas le "chtuck". Qu'es aco ?
Pour avoir une idée un peu plus précise du quèque (ses tenues, son
caractère...), voici les paroles d'une chanson d'I AM.
"Je danse le mia"
Au début des années 80, je me souviens des soirées
Où l'ambiance était chaude et les mecs rentraient
Stan Smith aux pieds le regard froid
Ils scrutaient la salle le trois-quart en cuir roulé autour du bras
Ray Ban sur la tête survêtement Tacchini
Pour les plus class les mocassins Nébuloni
Dès qu'ils passaient Cameo Midnight Star
SOS Band Delegation ou Shalamar
Tout le monde se levait des cercles se formaient
Des concours de danse un peu partout s'improvisaient
Je te propose un voyage dans le temps, via planète Marseill
Je danse le mia (4)
Je danse le mia jusqu'à c'que la soirée vacille
Une bagarre au fond et tout le monde s'éparpille
On râlait que c'était nul que ça craignait
Le samedi d'après on revenait tellement qu'on s'emmerdait
J'entends encore le rire des filles
Qui assistaient au ballet des R12 sur le parking
A l'intérieur, pour elles c'était moins rose :
« Oh cousine, tu danses ou je t'explose ? »
Voilà comment tout s'aggravait en un quart-d'heure
Le frère rappliquait : « Oh comment tu parles à ma sour ? »
Viens avec moi, on va se filer,
Tête à tête je vais te fumer derrière les cyprès
Et tout s'arrangeait ou se réglait à la danse
L'un disait fils t'as aucune chance
Eh les filles, mes chaussures brillent, hop un tour je vrille
Je te bousille tu te rhabilles et moi je danse le mia
Comme les voitures c'était le défi
KUX 73 JM 120 mon petit
Du grand voyou à la plus grosse mauviette
La main sur le volant avec la moquette
Pare-soleil Pioneer sur le pare-brise arrière
Dédé et Valérie écrit en gros ; sur mon père !
La bonne époque où on sortait
La douze sur magic touch
On lui collait la bande rouge à la Starsky et Hutch
J'avais la nuque longue Eric aussi Malek coco
La coupe à la Marley Pascal était rasta des affro
Sur François et Joe déjà à la danse à côté d'eux
Personne ne touchait une bille
On dansait le mia.
En direct sur Radio Chacal, en duplex live avec le Starflash Laserline
Hatchin club c'est tout de suite. 3, 2, 1, Dj :
« Merci à toutes et à tous d'être encore avec nous ce soir au New starflash
Lazerline
Hatchin Club. Nous sommes ensemble ce soir pour une soirée de bonheur
musical avec un grand concours de danse, de nombreux super cadeaux pour les
heureux gagnants, il y aura des T-shirt Marlboro, des autocollants Pioneer,
des caleçons JB et des peluches, à la technique c'est Michel, le light
jockey c'est Momo, on monte sur les tables, on lève les bras bien haut,
allez c'est partchi... »
Je danse le mia (x2)
Je danse le mia, pas de pacotille
Chemise ouverte, chaîne en or qui brille
Des gestes lents ils prenaient le temps pour enchaîner
Les passes qu'ils avaient élaborées dans leur quartier
C'était vraiment trop beau
Un mec assurait tout le monde criait : ah oui minot
La piste s'enflammait et tous les yeux convergeaient
Les différents s'effaçaient et les rires éclataient
Beaucoup disaient que nos soirées étaient sauvages
Et qu'il fallait rentrer avec un batte ou une hache
Foutaise, c'était les ragots des jaloux
Et quoi qu'on en dise, nous on s'amusait beaucoup
Aujourd'hui, encore on peut entendre les filles dire
Hayya, IAM, ils dansent le mia.
Attention au mot "cagole". Il désigna à la fois la "femelle" du quèque,
que la fille de mauvaise vie ("cagole" vient de "cagoulo", la cagoule).
A noter que chez certains, une cagole qui a atteint la quarantaine
devient une "radasse" (dérivé de "rade", et désignant les femmes qui
tournent et virent sur les quais...).
> Je cite du dictionnaire du parler marseillais, écrit par Armogathe et
> Kasbarian (1998):
> « Càcou, caque, cake, kéké, quécou, quéquou:
> Ecce home ! The figure ! Der Totem ! Pas de Canebière sans Vieux-Port, pas
> de Marius sans Fanny et pas de Càcou ....sans cagole. (...) Idéal-type du
> 'frimeur marseillais', du bellastre avec nine et porte-clef Ferrari, c'est
> un macho presque sympathique de clinquant ostentatoire.»
Pour ma part, je fais une différence entre le càcou et le quèque : le
premier aime le risque, il est plus casse-cou que le second.
C'est comme ceci que je l'entends en effet.
Autres mots étranges entendus vers Marseille :
- [Ouaï] dans « C'est le ouaï ici ! ». Le bazard.
- [Caguer] dans « Tu me fais caguer ! ». Tu m'ennuie.
- [Escagasser] dans « Je m'escagasse pour toi ». Se décarcasser.
- [Salette] dans « Oh salette ! ». Interjection.
Et le très étrange
- [Hu] dans « Hu, y'a pas de hu ». Pas de problèmes.
|
| En revanche, je ne connais pas le "chtuck". Qu'es aco ?
|
Moi non plus, du chtimi picard ?
gbog
> C'est un gars qui a une assez haute opinion de lui-même, qui adore
> frimer. Le cacou ne sort jamais sans sa panoplie : collier, gourmette et
> chevalière en or, chemise à col ouvert sur une poitrine de culturiste.
> Il a une décapotable avec dolby stéréo et il emballe les filles ;-))
Ne pas oublier le peigne dans le maillot, indispensable sur la plage !
--
Patrick Cazaux
Cadratin
pca...@imaginet.fr
> J'suis snob... J'suis snob
> C'est vraiment l'seul défaut que j'gobe
> Ça demande des mois d'turbin
> C'est une vie de galérien
> Mais lorsque je sors à son bras
> Je suis fier du résultat
Il y a une variante :
Mais quand j'sors avec Hildegarde
C'est toujours moi qu'on r'gard'
> En revanche, je ne connais pas le "chtuck". Qu'es aco ?
J'aurais plutôt dû écrire le « schtuck », c'est un peu comme le
schmilblik, mais en alsacien seulement. Je n'en connais pas
l'étymologie. Le schtuck s'applique aussi à la mécanique qui permet de
faire marcher le bintz en question. On peut dire : expliquer le schtuck,
faire un schtuck. C'est un petit machin très pratique qui peut se
rapporter à des objets comme à des situations, généralement il y a
l'idée d'une légère complication dans le fonctionnement du schtuck. On
l'emploie fréquemment dans ma famille, et il ne peut être remplacé par
machin-bidule-truc-chose.
Dominique
Cela doit provenir de l'allemand, tout simplement. « Ein Stück », c'est un
morceau, une pièce, un quelque chose, et, par la grâce d'une figure de style
qu'on s'empressera de m'indiquer, n'importe quoi.
Patrick Cazaux wrote:
> Bernard Bonnejean <bonnejea...@wanadoo.fr> wrote:
>
> > J'suis snob... J'suis snob
> > C'est vraiment l'seul défaut que j'gobe
> > Ça demande des mois d'turbin
> > C'est une vie de galérien
> > Mais lorsque je sors à son bras
> > Je suis fier du résultat
>
> Il y a une variante :
> Mais quand j'sors avec Hildegarde
> C'est toujours moi qu'on r'gard'
C'est la version chantée par Boris Vian, me semble-t-il. La version
proposée par Bernard a été interprétée par Mouloudji (entre autres ?).
Coïncidence, j'ai entendu ce matin sur France-inter une version
"reggaeisée" et "updatée" de cette chanson commise par Emmanuel de
Brante(s) et un de ses nombreux amis...
« J'suis snob » n'est pas la seule chanson de B. V. dont les paroles
changent selon ses interprètes. J'ai des enregistrements de « Le
déserteur » dans lesquels Richard Anthony et Mouloudji chantent «
Messieurs que l'on dit grands » au lieu de « monsieur le président ». Le
reste de la chanson est également différent de la version interprétée
par B. V.
Isabelle
> « J'suis snob » n'est pas la seule chanson de B. V. dont les paroles
> changent selon ses interprètes. J'ai des enregistrements de « Le
> déserteur » dans lesquels Richard Anthony et Mouloudji chantent «
> Messieurs que l'on dit grands » au lieu de « monsieur le président ». Le
> reste de la chanson est également différent de la version interprétée
> par B. V.
C'est un cas particulier. Cette chanson, telle qu'elle fut écrite par
Boris Vian, fut interdite d'antenne pour cause de mauvais esprit
patriotique (la formulation officielle devait être bien plus terrible)
car elle parut en pleine guerre d'Indochine. La version interprétée par
Richard Anthony n'est qu'une pauvre chose pleurnicharde et cul-bénit qui
ne risque pas de friser les moustaches d'un quelconque va-t-en-guerre.
Paroles: Boris Vian, Musique: Harold Berg 1954
autres interprètes: Serge Reggiani, Richard Anthony, Claude Vinci etc.
Note: on peut aussi comparer en effet avec la version par Mouloudji
----------------------------------------------------------------------------
----
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer(1).
Boris Vian
(1) Nota:
La version initiale des 2 derniers vers était:
"que je tiendrai une arme ,
et que je sais tirer ..."
Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji
pour conserver le côté pacifiste de la chanson.
Bernard Bonnejean,
qui a fait son service militaire en 1970, dans l'infanterie de marine,
ex-coloniale, époque où cette chanson était encore considérée comme
hautement subversive par les gradés, la plupart anciens sous-officiers ou
officiers en Indochine ou en Algérie.
> qui a fait son service militaire en 1970, dans l'infanterie de marine,
> ex-coloniale, époque où cette chanson était encore considérée comme
> hautement subversive par les gradés, la plupart anciens sous-officiers ou
> officiers en Indochine ou en Algérie.
Oui, je suis aussi un ex-marsouin, mais beaucoup plus jeune, bien
entendu, et les anciens de l'Indo parlaient de notre cher Boris comme
d'un bolchévique pacifiste épouvantable. Rien que de la racaille à
fusiller par un petit matin, blême comme il convient à tout petit matin
qui se respecte.
Bernard Bonnejean a écrit au sujet des différentes versions de « Le déserteur »
écrit par Boris Vian :
> (1) Nota:
> La version initiale des 2 derniers vers était:
> "que je tiendrai une arme ,
> et que je sais tirer ..."
> Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji
> pour conserver le côté pacifiste de la chanson.
Sur http://perso.infonie.fr/fabicore/gd181328.html, je lis :
§
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que j'emporte des armes
Et que je sais tirer
Le 15 février 1954, Boris VIAN dépose à la SACEM le texte ci-dessus.
D'un commun accord avec Mouloudji, le texte ci-dessous est adopté
le 8 mai 1954 pour le passage du chanteur au Théâtre de l'Oeuvre.
...
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer
Pour de plus amples explications, voir "Boris Vian" de Philippe Boggio
Editions Flammarion, 1993, Le Livre de Poche n° 13871
§
Voilà qui complique l'affaire...
J'en profite pour rectifier ce que j'ai écrit : il s'agit de « Messieurs qu'on
nomme grands » et non pas « Messieurs que l'on dit grands » dans les versions de
Mouloudji et de Richard Anthony.
En cherchant sur l'Internet, j'ai trouvé une chanson écrite par Boris Vian,
intitulée « Le politique » et interprétée par Mouloudji. Je ne la connaissais
pas. La voici :
Ils ont sonné à ma porte
Je suis sorti de mon lit
Ils sont entrés dans ma chambre
Ils m'ont dit de m'habiller
Le soleil par la fenêtre
Ruisselait sur le plancher
Ils m'ont dit mets tes chaussures
On chantait sur le palier
J'ai descendu l'escalier
Entre leurs deux uniformes
Adossé à une borne
Un clochard se réveillait
Ils me donneront la fièvre
La lumière dans les yeux
Ils me casseront les jambes
A coups de souliers ferrés
Mais je ne dirai rien
Car je n'ai rien à dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien
Ils m'ont emmené là-bas
Dans la grande salle rouge
Ils m'ont parqué dans un coin
Comme un meuble... comme un chien
Ils m'ont demandé mon âge
J'ai répondu vingt-sept ans
Ils ont écrit des mensonges
Sur des régistres pesants
Ils voulaient que je répète
Tout ce que j'avais chanté
Il y avait une mouche
Sur la manche du greffier
Qui vous a donné le droit
De juger votre prochain
Votre robe de drap noir
Ou vos fugures de deuil
Je ne vous dirai rien
Car je n'ai rien à dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien
Ils m'ont remis dans la cage
Ils reviennent tous les jours
Ils veulent que je leur parle
Je me moque des discours
Je me moque de menaces
Je me moque de vos coups
Le soleil vient à sept heures
M'éveiller dans mon cachot
Un jour avant le soleil
Quelqu'un viendra me chercher
On coupera ma chemise
On me liera les poignets
Si vous voulez que je vive
Mettez-moi en liberté
Si vous voulez que je meure
A quoi bon me torturer
Car je ne dirai rien
Je n'ai rien à vous dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien
Pour finir, je résiste pas à l'envie de recopier les paroles de « Bourrée de
complexes », une de mes chansons préférées...
§
Elle s'appelle Marie-France, elle a tout juste vingt ans
Et elle vient d'épouser un inspecteur des finances
Un jeune homme très brillant, qui a beaucoup d'espérances
Mais depuis son mariage, chacun dit en la voyant
Bourrée de complexes
Elle a bien changé
Faut la faire psychanalyser
Chez un docteur pour la débarrasser
De ses complexes à tout casser
Sinon elle deviendra cinglée...
Elle s'ennuie tout le jour dans son bel appartement
Et pour passer le temps, elle élève dans sa baignoire
Des têtards et le soir quand son mari est rentré
Elle préfère s'enfermer avec ses invertébrés
Bourrée de complexes
Elle est dérangée
Il n'y a rien à espérer
Il n'y a vraiment qu'à la laisser crever
Tout ça pac' qu'elle a épousé
Un coqu'licot déjà fané
Elle s'est inscrite au Racing pour y apprendre à nager
Les têtards tôt ou tard ont fini par l'inspirer
Et là-bas, un beau soir, elle a enfin rencontré
Un sportif, un mastard, un costaud bien baraqué
Bourrée de complexes
Et tout a changé
Car il est v'nu vivre chez eux
Et l'coqu'licot soudain s'est senti mieux
Ayant repris toute sa vigueur
Il a enl'vé le maître nageur
Adieu les complexes
Finis les complexes
Elle a changé d'sexe
Tout est arrangé.
§
Isabelle
Et surtout, avant toute chose : le maillot, ou le bonnet, ou l'écharpe
de l'Ohème. Surtout à l'étranger...
> Autres mots étranges entendus vers Marseille :
Étrange vous-même, dites... Ce n'est pas parce que vous les ignorez
qu'ils faut les qualifier ainsi. La plupart que vous citez est bien vivante
pour moi.
> - [Ouaï] dans « C'est le ouaï ici ! ». Le bazard.
Voire "C'est le bordel". "Mettre le ouaï" signifie aussi "mettre
l'ambiance" (mais sans pouvoir contrôler ce qu'il se passe). L'expression
tend à être remplacée par "mettre le feu" depuis 1992.
Il y a aussi "C'est le catsé ouaï", où "catsé" joue un rôle augmentatif.
Ce mot viendrait de l'italien "cazzo". Cette expression, d'après ce que j'ai
pu entendre, a un panel de signification assez large (exemple : "Mme Catsé
Ouaï" pour dire d'une femme qu'elle est une faiseuse d'embrouilles, une
chercheuse d'histoire).
> - [Caguer] dans « Tu me fais caguer ! ». Tu m'ennuie.
Non, c'est ce qui vous a été dit...? Ils ont été bien braves avec
vous...
Cela signifie : "Tu me fais chier !!!".
L'origine de ce verbe est "caga", qui signifie entre autres choses
"chier", "se décharger le ventre", et aussi "exprimer son mépris" (exemple :
"je te
cague à la figure").
Ce verbe a donné quelques expressions et dérivés très usités :
- "vai caga à la vigno" (faut-il vraiment vous faire un dessin ?)
- "le caganis" ("le petit dernier")
- "la cagado" ("la gaffe", pour être décent cette fois-ci...).
> - [Escagasser] dans « Je m'escagasse pour toi ». Se décarcasser.
"S'escagassa" signifie : "s'efforcer" en général, "s'efforcer pour
pousser
des selles" en particulier, il y a une idée d'effort pour réaliser quelque
chose. "S'escagassa" signifie aussi "s'accroupire", "s'étendre", "se
fracasser" ("s'escagasser la tête" : "chuter lourdement et douloureusement
sur la tête").
C'est un dérivé du verbe "caga", cité précédemment.
> - [Salette] dans « Oh salette ! ». Interjection.
Jamais entendu. Cela vient peut-être de "saleta" (la saleté). Les
interjections les plus entendues sont "fan de..." et "facho de..." (vous
ajoutez ce que vous voulez après).
> Et le très étrange
> - [Hu] dans « Hu, y'a pas de hu ». Pas de problèmes.
Celui-là aussi m'est inconnu. Je ne dois habiter le bon village.
[discussion suivie sur soc.culture.occitan]
Isabelle Depape a écrit :
>
> « J'suis snob » n'est pas la seule chanson de B. V. dont les paroles
> changent selon ses interprètes. J'ai des enregistrements de « Le
> déserteur » dans lesquels Richard Anthony et Mouloudji chantent «
> Messieurs que l'on dit grands » au lieu de « monsieur le président ».
> Le reste de la chanson est également différent de la version
> interprétée par B. V.
« Messieurs qu'on nomme grands ».
J'ai déjà multiparlé de la partition de Boris Vian. À côté des
paroles, la musique :
« Messieurs qu'on nomme grands lalala lalala
« Je vous fais une lettre lala la lalala la
itd.
> Adieu les complexes
> Finis les complexes
> Elle a changé d'sexe
> Tout est arrangé.
À quoi il ajoutais, narquois, "mais tout ça est assez parisien..."
Pardon, pardon, j'utilise mal les qualificatifs, l'étrange de ces mots
éveille ma curiosité, voulais-je dire. Rien de négatif au contraire.
| > - [Ouaï] dans « C'est le ouaï ici ! ». Le bazard.
|
| Voire "C'est le bordel".
Je sais bien, je pratique la litote et le politicorrect.
| "Mettre le ouaï" signifie aussi "mettre
| l'ambiance" (mais sans pouvoir contrôler ce qu'il se passe). L'expression
| tend à être remplacée par "mettre le feu" depuis 1992.
| Il y a aussi "C'est le catsé ouaï", où "catsé" joue un rôle
augmentatif.
| Ce mot viendrait de l'italien "cazzo". Cette expression, d'après ce que
j'ai
| pu entendre, a un panel de signification assez large (exemple : "Mme Catsé
| Ouaï" pour dire d'une femme qu'elle est une faiseuse d'embrouilles, une
| chercheuse d'histoire).
Je consulte ce soir mon cobaye du crû. C'est mon colocataire et un de mes
meilleurs amis (pour que vous ne prenniez pas mal l'image du cobaye)
| > - [Caguer] dans « Tu me fais caguer ! ». Tu m'ennuie.
|
| Non, c'est ce qui vous a été dit...? Ils ont été bien braves avec
| vous...
| Cela signifie : "Tu me fais chier !!!".
Là aussi, je sais bien... quand même...
| L'origine de ce verbe est "caga", qui signifie entre autres choses
| "chier", "se décharger le ventre", et aussi "exprimer son mépris" (exemple
:
| "je te
| cague à la figure").
| Ce verbe a donné quelques expressions et dérivés très usités :
| - "vai caga à la vigno" (faut-il vraiment vous faire un dessin ?)
| - "le caganis" ("le petit dernier")
| - "la cagado" ("la gaffe", pour être décent cette fois-ci...).
|
|
| > - [Escagasser] dans « Je m'escagasse pour toi ». Se décarcasser.
|
| "S'escagassa" signifie : "s'efforcer" en général, "s'efforcer pour
| pousser
| des selles" en particulier, il y a une idée d'effort pour réaliser quelque
| chose. "S'escagassa" signifie aussi "s'accroupire", "s'étendre", "se
| fracasser" ("s'escagasser la tête" : "chuter lourdement et douloureusement
| sur la tête").
| C'est un dérivé du verbe "caga", cité précédemment.
Merci, c'est ce que je souhaitais : comprendre comment se forment ces si
jolis mots. Je suis marseillophile pour le vocabulaire (mais pas pour la
boustifaille car je n'aime pas l'ail)
| > - [Salette] dans « Oh salette ! ». Interjection.
|
| Jamais entendu. Cela vient peut-être de "saleta" (la saleté
Ou de Notre-Dame de la Salette, d'après ce qu'on m'a dit. Notez qu'on m'a
peut-être vanné.
| > Et le très étrange
| > - [Hu] dans « Hu, y'a pas de hu ». Pas de problèmes.
|
| Celui-là aussi m'est inconnu. Je ne dois habiter le bon village.
J'ai remarqué de très nombreuses variante locales selon les villages. Mon
cobaye est de Martigues.
Vous connaissez « encatané » pour « enculé » ? Dans le sens affectueux ou
admiratif. « Tu t'es tronché une cagole ? Oh encatané ! »
g/
Gianni
Sent via Deja.com
http://www.deja.com/
> > quelle est la signification d'un cacou?
> >
> cf les autres reponses pour le sens du mot. etymologie : le corse
> "caccu" (meme sens).
> le mot n'a donc aucun rapport avec queque (de l'occitan
> "queca"=sexe masculin) -> tronche de queque.
>
N'ayant pas le début de la conversation, j'aimerais assez savoir de quel
sens il s'agit.
Mais si je ne connais pas l'étymologie de l'un ou l'autre de cacou et kéké
(quelle que soit son orthographe), je les ai toujours entendus dans le même
sens, à savoir celui de cake, frimeur, etc.
> | > Autres mots étranges entendus vers Marseille :
> |
> | Étrange vous-même, dites... Ce n'est pas parce que vous les ignorez
> | qu'ils faut les qualifier ainsi. La plupart que vous citez est bien
> vivante
> | pour moi.
>
> Pardon, pardon, j'utilise mal les qualificatifs, l'étrange de ces mots
> éveille ma curiosité, voulais-je dire. Rien de négatif au contraire.
Vous êtes excusé.
> | > - [Ouaï] dans « C'est le ouaï ici ! ». Le bazard.
> |
> | Voire "C'est le bordel".
>
> Je sais bien, je pratique la litote et le politicorrect.
Moi aussi, mais dans certain cas, il faut savoir appeler un chat un
chat.
> Je consulte ce soir mon cobaye du crû. C'est mon colocataire et un de mes
> meilleurs amis (pour que vous ne prenniez pas mal l'image du cobaye)
>
> | > - [Caguer] dans « Tu me fais caguer ! ». Tu m'ennuie.
> |
> | Non, c'est ce qui vous a été dit...? Ils ont été bien braves avec
> | vous...
> | Cela signifie : "Tu me fais chier !!!".
>
> Là aussi, je sais bien... quand même...
Un chat un chat...
> Merci, c'est ce que je souhaitais : comprendre comment se forment ces si
> jolis mots. Je suis marseillophile pour le vocabulaire (mais pas pour la
> boustifaille car je n'aime pas l'ail)
La cuisine marseillaise ne se réduit pas à l'aïoli, pitié pour elle,
vous passez à côté des panisses, des chichis, des anchoiades, des
pieds-et-paquets, de la bouillabaisse... Que diraient les Alsaciens si leur
cuisine était réduite à la choucroute ?
D'autre part, "boustifaille" (de "boustifaiho", la mangeaille) est
péjoratif. A ce propos, une expression entendue récemment à la télévision
est "boustifaiho à la lèsto" (litt. "boustifaille à la va-vite") pour
désigner la restauration rapide.
>
> | > - [Salette] dans « Oh salette ! ». Interjection.
> |
> | Jamais entendu. Cela vient peut-être de "saleta" (la saleté
>
> Ou de Notre-Dame de la Salette, d'après ce qu'on m'a dit. Notez qu'on m'a
> peut-être vanné.
Je n'en sais pas plus que vous sur ce point.
> J'ai remarqué de très nombreuses variante locales selon les villages. Mon
> cobaye est de Martigues.
"Il est bien de Martigues !" ("es bèn Martegau") : expression moqueuse
pour dire d'une personne qu'elle est brave. On parle aussi de "martégalades"
pour désigner des anecdotes facétieuses sur ce qui se passe ailleurs.
Dois-je vraiment craindre le pire ?
> Vous connaissez « encatané » pour « enculé » ? Dans le sens affectueux ou
> admiratif. « Tu t'es tronché une cagole ? Oh encatané ! »
Je ne connaissais pas, mais vu le contexte, il doit venir de "encatamen"
(l'enchantement, le charme).Chez moi, on dirait plutôt "pecaire" ou
"peuchère".
Je note cependant que pour quelqu'un qui "pratique la litote et le
politicorrect", vous vous relachez drôlement en fin de message...
En fait il est une chose que j'aimerais beaucoup goûter, c'est des oeufs de
poissons (le mulet je crois) aplatis et séchés. Cette [espécialitaou] a un
nom très joli que j'ai oublié. Mais je suis du nord et n'aime pas à l'excès
l'huile d'olive (des goûts et des couleurs...).
| > | > - [Salette] dans « Oh salette ! ». Interjection.
| > |
| > | Jamais entendu. Cela vient peut-être de "saleta" (la saleté
| >
| > Ou de Notre-Dame de la Salette, d'après ce qu'on m'a dit. Notez qu'on
m'a
| > peut-être vanné.
|
| Je n'en sais pas plus que vous sur ce point.
J'en ai eu confirmation hier.
| > J'ai remarqué de très nombreuses variante locales selon les villages.
Mon
| > cobaye est de Martigues.
|
| "Il est bien de Martigues !" ("es bèn Martegau") : expression moqueuse
| pour dire d'une personne qu'elle est brave. On parle aussi de
"martégalades"
| pour désigner des anecdotes facétieuses sur ce qui se passe ailleurs.
| Dois-je vraiment craindre le pire ?
Oh oui ! J'ai raconté quelques « martégalades » sur fr.rec.arts.litterature.
et un chat y est un chat.
| > Vous connaissez « encatané » pour « enculé » ? Dans le sens affectueux
ou
| > admiratif. « Tu t'es tronché une cagole ? Oh encatané ! »
|
| Je ne connaissais pas, mais vu le contexte, il doit venir de
"encatamen"
| (l'enchantement, le charme).Chez moi, on dirait plutôt "pecaire" ou
| "peuchère".
| Je note cependant que pour quelqu'un qui "pratique la litote et le
| politicorrect", vous vous relachez drôlement en fin de message...
Comme vous je pratique aussi le franc-parler.
Quelques autres friandises offertes par mon cobaye :
[estransiné] : paralysé.
[sègue] : branlette.
[estordissadou] : bordel.
[faire le miaou] : faire le malin.
[chaler] et [quiller] : prendre sur le porte-bagages
[s'estraffer] : rigoler
[aguinter] : choper
[stocofiche] : ?
poutargue ou boutargue n. f.
• 1751, -1534; provenç. boutargo, ar. boutharka
¨ Masse d'œufs de mulet pressés, salés, enrobés de cire. Faire du
tarama avec de la poutargue.
tarama [taYama] n. m.
• v. 1960; gr. mod. taramas « œufs de poisson salés »
¨ Préparation culinaire à base d'œufs de poisson (cabillaud, mulet),
d'huile d'olive et de citron.
> Peire-Pau.Hay-Napoleone <Peire-Pau.H...@libertysurf.fr> a écrit
> dans le message : 91lq0r$21l7$1...@news6.isdnet.net...
>
> [stocofiche] : ?
Prononciation marseillaise, et plus largement méridionale, de
stock fish ( expression anglaise désignant un poisson qui se
garde, probablement du hareng salé).
On trouve 'maigre comme un stocofiche (écrit plutôt stoquefiche)'
dans Marius (à moins que ce ne soit une autre des pièces de la série).
Marc Bellon.
> On trouve 'maigre comme un stocofiche (écrit plutôt stoquefiche)'
> dans Marius (à moins que ce ne soit une autre des pièces de la série).
>
Oui, et dans IAM aussi, que je vous conseille, d'ailleurs, si vous vous
intéressez au parler marseillais.
À Marseille, je ne sais pas, mais à Toulouse "tronche de quèque" ça
veut dire, en gros, "connard".
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
Kéké veut tout simplement dire "petit coq". Il s'agit d'une variété de
gallinacées nains importés d'italie par les premiers immigrants dans le sud
de la France. Ces poulets sont particulièrement bruyants et téméraires. La
femelle est dite "kékétte" mais c'est moins usité. Quèque, cacou sont des
dérivés.
Coco..cordialement.
Philippe Lambert
Bonjour,
Je vous signale que votre adresse n'est plus fonctionnelle.
Il est peut-etre prof de sciences du langage, mais "cacoua" en provencal
ca ne veut rien dire.
> Je vous signale que votre adresse n'est plus fonctionnelle.
C'est normal, c'est une adresse anti-spam.
> Kéké veut tout simplement dire "petit coq".
<snip>
Pourriez-vous l'etayer ?
<coq> se dit <gal> en occitan (provencal) et <gallo> en italien, alors
<petit coq> devrait plutot ressembler a quelaue chose comme "galet",
"galou" ou "galin".
Ph Lambert
<gianni_pa...@my-deja.com> a écrit dans le message :
93a5uc$no0$1...@nnrp1.deja.com...
Qu' en savez vous? Relisez donc Calendau de Frédéric Mistral si vous en
êtes capable, ce dont je doute. Votre clavier n'a pas de cédille?.
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
catherineL a écrit :
> >"Cacoua" en provencal (sic) ca (sic) ne veut rien dire a asséné
> prétentieusement Gianni.
C'est parce qu'il fallait lire, CathyL, « çaçoua » !..
> Qu' en savez vous? Relisez donc Calendau de Frédéric Mistral si vous
> en êtes capable, ce dont je doute. Votre clavier n'a pas de cédille?.
Ça ne s'arrange pôs, CathyL, pour la « fine » avant « ? ». Mais
après « qu' »... et entre « savez » et « vous »... Et « Calendau » : en
italique, donc entre chevrons ! [« Calendau » : ce qui veut dire ? un
nom propre ?]
Mais si c'est fait exeuprès...
Pour qu'on la corrige.
« Love is all around » a écrit :
>
> Mais si c'est fait exeuprès...
Pardon à toutes les CathyL's : « exeuprés »...
Comité de promotion du 3e millénaire et du XXIe siècle a écrit :
> Love is all around a écrit :
> >
> > Mais si c'est fait exeuprès...
>
> Pour qu'on la corrige.
Si je ne sais pas pourquoi, CathyL... ?
PL
Paul Rivaud <rivau...@worldonline.fr> a écrit dans le message :
93csp4$50g$3...@aldebaran.worldonline.fr...
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
catherineL <legna.c...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
93dk8u$qck$1...@wanadoo.fr...
--
CathyL
legna.c...@wanadoo.fr
PhilippeL
> Qu' en savez vous? Relisez donc Calendau de Frédéric Mistral
Pourriez-vous peut-etre faire reference a un passage precis ?
> Votre clavier n'a pas de cédille?
Non, je suis chez les sauvages. (Mais je rentre ce soir a Paris... les
accents et les cedilles vont bientot revenir !)
Gianni
Mountain View, Etats-Unis