Le susordinant Sh.Mandrake a dactylographié :
> Le 18/02/2012 22:05, Kiriasse :
>> « Avant de se quitter, je rappelle que... »
>> (Laurent Delahousse, journal télévisé de 20 H)
>
> Ce qu'on appelle du style relâché...
C'est bizarre, j'aurais presque dit le contraire.
« Se quitter » renvoie à une troisième personne du pluriel, ils se
quittent.
« Avant de se quitter, X et Y font ceci ou cela. »
Il y a une mise à distance dans « se quitter ». L'énonciateur n'est pas
le personnage principal, même s'il peut être un des participants.
(« Le troupeau familial s'était rendu à Orléans chez des cousins. Avant
de se quitter, les deux hardes se livrèrent à ces embrassades que je
n'apprécie guère, mais auxquelles je fus bien obligé de me
soumettre. »)
Verriez-vous une faute dans un énoncé du type :
« Avant que l'équipe qui a proposé ce journal et les téléspectateurs se
quittent, je rappelle que... »
Il y a un rendez-vous, le journal, entre la chaîne et le public, et un
présentateur.
« Avant (que) de (nous/se) quitter, je rappelle que... », ajouté à une
analyse complète des pronoms utilisés par le présentateur, permettrait
de décrire la façon dont il conçoit la relation entre lui et les
téléspectateurs et de juger la grammaticalité de la phrase.
Tel quel, sans savoir à qui se rapporte le « se » incriminé, l'analyse
ne va porter que sur la grammaticalité interne de la phrase. C'est
insuffisant.
La grammaticalité interne de « Elle chantonne hardiment. » est parfaite,
sauf si ce « Elle » se rapporte à un homme, sauf si on a parlé
auparavant de cet homme à l'aide d'un substantif dont le genre est
féminin. Sauf, sauf, sauf que le jugement à courte vue permet de
grogner.