J'ai un ami qui fête son anniversaire dans la même semaine (en principe)
que la St-Michel (aujourd'hui), et j'avais écrit /Il me semble que tu la
fêtes auprès de la St-Michel/ mais le Petit Robert me l'a niée quatre
fois -- même avant qu'on entende un seul cocorico !
Pourrait-on me proposer des formules acceptables qui ne risqueraient pas
vos chers sourcils tant-de-fois froncés ?
Il me semble que tu fêtes ton anniversaire dans la même semaine que la
Saint Michel.
Il me semble que tu fêtes ton anniversaire dans la même semaine que
celle de la Saint Michel.
> Peut-on correctement utiliser /auprès/ pour indiquer la proximité d'une
> date ?
>
> J'ai un ami qui fête son anniversaire dans la même semaine (en principe)
> que la St-Michel (aujourd'hui), et j'avais écrit /Il me semble que tu la
> fêtes auprès de la St-Michel/ mais le Petit Robert me l'a niée quatre
> fois -- même avant qu'on entende un seul cocorico !
Il me semble que tu le fêtes (anniversaire est masculin), près de, tout
près de la Saint Michel, pas loin de la Saint Michel, aux alentours de
la Saint Michel.
Mais le Petit Robert me l'a refusée quatre fois.
--
©lõ
Il me semble que tu la fêtes autour de la St-Michel
>> Pourrait-on me proposer des formules acceptables qui ne risqueraient
>> pas vos chers sourcils tant-de-fois froncés ?
>
> Il me semble que tu la fêtes autour de la St-Michel
Aha !
Et /aux environs/ marcherait-il ou non ?
la semaine de son anniversaire
>près de,
> tout près de la Saint Michel, pas loin de la Saint Michel, aux
> alentours de la Saint Michel.
Justement, je me demandais si /aux alentours/ se disait d'un non-lieu.
> Mais le Petit Robert me l'a refusée quatre fois.
Vous ne comprenez pas l'allusion dans mon blasphème de tournure ?
On ne fête pas la semaine d'un anniversaire ; on fête un anniversaire,
donc masculin.
>
>>près de,
>> tout près de la Saint Michel, pas loin de la Saint Michel, aux
>> alentours de la Saint Michel.
>
> Justement, je me demandais si /aux alentours/ se disait d'un non-lieu.
Oui, cela se dit tout à fait couramment.
>
>> Mais le Petit Robert me l'a refusée quatre fois.
>
> Vous ne comprenez pas l'allusion dans mon blasphème de tournure ?
>
Dans ce cas il aurait fallu « reniée », mais le sens est différent. Ce que
le Petit Robert vous a fait, c'est bien de vous la refuser, non de vous la
nier ou vous la renier.
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
>> la semaine de son anniversaire
>
> On ne fête pas la semaine d'un anniversaire
Vous ne connaissez pas mon ami.
Moi aussi, je fête la semaine de mon anniversaire, surtout puisque celui
de mon mari le suit d'exactement une semaine.
>> Vous ne comprenez pas l'allusion dans mon blasphème de tournure ?
>>
> Dans ce cas il aurait fallu « reniée », mais le sens est différent.
> Ce que le Petit Robert vous a fait, c'est bien de vous la refuser,
> non de vous la nier ou vous la renier.
Pierre n'a pas nié Jésus trois fois dans la Bible ?
Aux environs de, aux alentours de, autour de, vers la, au moment de,
approximativement en même temps que, la même semaine que,
l'avant-veille, la veille, le jour, le lendemain, le surlendemain de,
...
--
©lõ
> Marion Gevers écrivit :
>
> >> la semaine de son anniversaire
> >
> > On ne fête pas la semaine d'un anniversaire
>
> Vous ne connaissez pas mon ami.
>
> Moi aussi, je fête la semaine de mon anniversaire, surtout puisque celui
> de mon mari le suit d'exactement une semaine.
Vous ne fêtez pas la semaine. Vous faites la fête la semaine de votre
anniversaire. Et vous remettez ça la semaine suivante pour fêter
l'anniversaire de votre mari. C'est la fête non-stop pendant deux
semaines chez Joye et son mari.
> >> Vous ne comprenez pas l'allusion dans mon blasphème de tournure ?
> >>
> > Dans ce cas il aurait fallu « reniée », mais le sens est différent.
> > Ce que le Petit Robert vous a fait, c'est bien de vous la refuser,
> > non de vous la nier ou vous la renier.
>
> Pierre n'a pas nié Jésus trois fois dans la Bible ?
Non, il l'a renié.
--
©lõ
>>>> Mais le Petit Robert me l'a refusée quatre fois.
>>>
>>> Vous ne comprenez pas l'allusion dans mon blasphème de tournure ?
>>>
>> Dans ce cas il aurait fallu « reniée », mais le sens est différent.
>
> Ou encore, « avant que le coq n'ait chanté », mais comme ça c'est un
> peu sec.
Ben oui, les Évangiles, c'est vrai qu'il y manque un peu de rigolade.
27 Mais Pierre le nia de nouveau, et aussitôt, un coq se mit à chanter.
(Bible du Sémeur)
27Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt le coq chanta. (Louis Segond)
> Vous ne fêtez pas la semaine.
Comment pouvez-vous savoir ce que je fais chez moi ?
>> Pierre n'a pas nié Jésus trois fois dans la Bible ?
>
> Non, il l'a renié.
Tiens, pourquoi utilise-t-on /nier/ dans la Bible, alors ?
>>> Vous ne fêtez pas la semaine.
>>
>> Comment pouvez-vous savoir ce que je fais chez moi ?
>
> En français, « tu fêtes la semaine de ton anniversaire » ne se dit pas
> et n'a pas beaucoup de sens.
C'est dommage, il me semble que les idées vous manquent. ;-)
>>>> Pierre n'a pas nié Jésus trois fois dans la Bible ?
>>>
>>> Non, il l'a renié.
>>
>> Tiens, pourquoi utilise-t-on /nier/ dans la Bible, alors ?
>
> On ne l'utilise pas.
Mais si, dans Jean 18.
> « toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux
> fois, tu m'auras renié trois fois. »
>
> Il y a peut-être des traductions non-conformistes,
Quelle traduction cites-tu ?
> ceci-dit,
?
> mais ça
> n'est pas ce qu'un [F]rançais a dans l'oreille.
Paraît-il.
On nie donc une chose ou un fait, mais pas une personne. Très bien.
Je ne comprends pas pourquoi alors mon emploi (où j'essayais de dire que
le Petit Robert a nié qu'on puisse utiliser /auprès/ avec une date)
serait fautif.
>> 27 Mais Pierre le nia de nouveau, et aussitôt, un coq se mit à
>> chanter. (Bible du Sémeur)
>
> Vous êtes malhonnête
Ah, c'est très joli. Merci beaucoup. Cela me donne très envie de lire
le reste de ce que tu as à dire.
>, ou bien il y a quelque chose que vous n'avez pas
> compris.
Effectivement.
> Pierre ne nie pas Jésus, il le renie ; par contre il nie être un de
> ses disciples, et avoir été en sa compagnie dans le jardin.
Très bien !
Alors pourquoi la correction originale qui disait que je ne pouvais pas
dire que le Petit Robert m'a nié l'emploi du mot /auprès/ avec une date
?
: >>> Pierre n'a pas nié Jésus trois fois dans la Bible ?
: >>
: >> Non, il l'a renié.
: >
: > Tiens, pourquoi utilise-t-on /nier/ dans la Bible, alors ?
:
: On ne l'utilise pas.
:
: « toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux
: fois, tu m'auras renié trois fois. »
:
: Il y a peut-être des traductions non-conformistes, ceci-dit, mais ça
: n'est pas ce qu'un français a dans l'oreille.
La traduction de Segond citée par Joye est une traduction classique qui
utilise "nier", mais, je suis sûr qu'elle utilise ailleurs et plus souvent
"renier".
http://www.christianmusicians.be/fr.php/gebedshoek/bible/chant1
Du reste, l'un et l'autre sont possible selon le conetxte. Par exemple, chez
Marc :
http://hotes.epfl.ch/cpc/Bible/Chapters/41.14.Marc.html
on voit qu'on utilise "renier" à bon escient, mais aussi, 14:68, le verbe
"nier" dans son sens normal, puisque Pierre, en réponse à une servante, nie
qu'il était avec Jésus. Le sens n'est pas le même.
Pierre nie avaoir été avec Jésus, et ce faisant, il renie Jésus.
Du reste, Joye, on ne parle pas de la négation de Pierre mais de son
reniement :
http://www.prestoweb.ca/12vxpaq/02pierre.html
: Alors pourquoi la correction originale qui disait que je ne pouvais pas
: dire que le Petit Robert m'a nié l'emploi du mot /auprès/ avec une date
: ?
:
Mais parce que dans cette phrase, "nier" ne convient pas. Malheureusement,
"renier" ne conviendrait pas non plus. La correction "refuser" qui a été
proposée par un intervenant était opportune, même si elle fait disparaître
la tentative de jeu de mots.
> Du reste, Joye, on ne parle pas de la négation de Pierre mais de son
> reniement :
Je n'ose pas demander si c'est une phrase ambiguë.
> http://www.prestoweb.ca/12vxpaq/02pierre.html
Merci.
Pourriez-vous m'éclairer sur le reste ?
Pourquoi corriger « mais le Petit Robert me l'a niée quatre fois »
en donnant
> Mais le Petit Robert me l'a refusée quatre fois.
comme a fait Clotilde ?
> Mais parce que dans cette phrase, "nier" ne convient pas.
Merci.
J'essayerai de savoir pourquoi toute seule.
> Malheureusement, "renier" ne conviendrait pas non plus. La correction
> "refuser" qui a été proposée par un intervenant était opportune, même
> si elle fait disparaître la tentative de jeu de mots.
Hélas.
>> Alors pourquoi la correction originale qui disait que je ne pouvais
>> pas dire que le Petit Robert m'a nié l'emploi du mot /auprès/ avec
>> une date ?
>
> Hein ? Mais qu'est-ce que j'en sais moi,
Tu sais distinguer entre /nier/ et /renier/, c'est déjà un grand pas
d'avance sur moi.
> tu crois sans doute que je
> passe mon temps à épier ton français ?
Non, je pense que ce poste a déjà été rempli. (allez-y, on /remplit/ un
poste ou non ?)
> Je n'ai fait que dire que
> l'allusion aux évangiles était difficile à attraper !
Vraiment ? Tiens.
Le Petit Bob t'a dénié l'emploi du mot mais il ne faut pas le renier
pour cela.
Chuuuuuuuut, j'étudie les nuances entre /renounce/ et /deny/ dans ma
langue maternelle. Après, j'irai voir pour /refuse/ et /deny/.
Dites-moi, en français, est-ce qu'on /nie/ l'accès à une chose, ou
est-ce qu'on le refuse, exclusivement ?
: Dites-moi, en français, est-ce qu'on /nie/ l'accès à une chose, ou
: est-ce qu'on le refuse, exclusivement ?
Non, on peut aussi interdire l'accès, barrer l'accès, etc. Mais a priori,
"nier" ne vient pas sous la plume dans cette circonstance.
>joye <not...@notins.not> wrote:
>> Pierre n'a pas nié Jésus trois fois dans la Bible ?
>Non, il l'a renié.
Ben.. ."nié à (ou de) nouveau", comme Joye l'a écrit précédemment, et
"renié", quelle est la différence?
Tant dans la Bible de Jérusalem que dans celle de Louis Segond, c'est
bien le terme "renié" qui est écrit.
Mvg,
Didier
>> Joye:
>>> Pierre n'a pas nié Jésus trois fois dans la Bible ?
> Clo:
>> Non, il l'a renié.
>Tiens, pourquoi utilise-t-on /nier/ dans la Bible, alors ?
Dans la Bible du Semeur, peut-être, pas dans celles de Jérusalem ou de
Louis Second, sans doute plus courantes de ce côté-ci de la flaque.
De plus vous avez écrit "nié de nouveau" ce qui revient à "renié".
Amicalement,
Didier
:
: Ben.. ."nié à (ou de) nouveau", comme Joye l'a écrit précédemment, et
: "renié", quelle est la différence?
:
Didier, tout va bien ? Vous n'êtes quand même pas sérieux, là ?
Parce que « nier » ne veut pas dire « refuser », en français, mais bien
déclarer quelque chose comme « non vrai ». Je nie la présence d'un
voleur parmi nous. Mais votre PR vous refuse l'utilisation de la tournure
que vous vouliez utiliser (celle de « auprès » pour une date, si mes
souvenirs sont bons).
Tof
> Parce que « nier » ne veut pas dire « refuser », en français, mais
> bien déclarer quelque chose comme « non vrai ». Je nie la présence
> d'un voleur parmi nous. Mais votre PR vous refuse l'utilisation
Il nie que je peux l'utiliser correctement.
> Je ne comprends pas pourquoi alors mon emploi (où j'essayais de dire que
> le Petit Robert a nié qu'on puisse utiliser /auprès/ avec une date)
> serait fautif.
>
Non, si vous aviez dit cela, il n'y aurait rien à redire. On peut dire : le
PR a nié qu'on puisse utiliser etc. C'est un peu bizarre de personnaliser
un dictionnaire, mais ça passe. Mais vous aviez écrit (je cite de mémoire) :
mon PR me nie l'utilisation de etc. Ça, ça ne passe pas.
Pourquoi mettez-vous donc toujours en doute la bonne volonté et
l'honnêteté des intervenants ? Pourquoi voudrions-nous vous induire
en erreur ?
Autrement dit, "deny" et « nier » ne s'utilisent pas de la même
manière.
Didier, un petit tour du côté du dictionnaire le plus proche ne vous ferait
pas de tort...!
> Pourquoi mettez-vous donc toujours en doute la bonne volonté et
> l'honnêteté des intervenants ?
À cause de leurs présomptions de mon caractère, dont vos écrits ont
souvent fait partie. Comme celle que vous venez d'écrire, ou comme
l'accusation de Babacio, que je suis malhonnête, sans chercher à
comprendre ce que je voulais dire.
>Pourquoi voudrions-nous vous induire
> en erreur ?
Vous semblez prendre bien du plaisir à me corriger. Vous ne ratez que
très rarement une occasion. Me trompé-je ?
Je cherche à savoir POURQUOI on dit un truc et pas un autre, est-ce
vraiment si difficile que cela ?
« Ma façon d'écrire est qui je suis. » -- Joan Didion
> Pour la raison déjà donnée par au moins deux intervenants
Alors, est-ce nécessaire que vous y reveniez encore ?
>
> « Ma façon d'écrire est qui je suis. » -- Joan Didion
Elle a vraiment écrit ça comme ça ?
:
: >
: > « Ma façon d'écrire est qui je suis. » -- Joan Didion
:
:
: Elle a vraiment écrit ça comme ça ?
« The way I write is who I am. »
Je m'en doutais mais je n'osais pas le dire, de peur de me
faire à nouveau incendier.
> > Il me semble que tu la fêtes autour de la St-Michel
>
> Aha !
>
> Et /aux environs/ marcherait-il ou non ?
Tout à fait, mais surtout : que tu /le/ fêtes (/un/ anniversaire).
À++
--
Christian
> Ben oui, les Évangiles, c'est vrai qu'il y manque un peu de rigolade.
>
> 27 Mais Pierre le nia de nouveau, et aussitôt, un coq se mit à chanter.
> (Bible du Sémeur)
>
> 27Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt le coq chanta. (Louis Segond)
La Bible est un texte au style assez particulier. En prendre une
traduction comme référence de la façon dont on parle une langue est pour
le moins périlleux. If thou doest well, shalt thou see.
--
___________ 29/09/2005 17:03:29
_/ _ \_`_`_`_) Serge PACCALIN -- sp ad mailclub.net
\ \_L_) Il faut donc que les hommes commencent
-'(__) par n'être pas fanatiques pour mériter
_/___(_) la tolérance. -- Voltaire, 1763
Est-ce que « dénier » ne conviendrait pas mieux ?
--
Olivier Miakinen
Non, monsieur le juge, je vous le jure : jamais je n'ai cité
Bruxelles dans ma signature.
> Je m'en doutais mais je n'osais pas le dire, de peur de me
> faire à nouveau incendier.
Vous avez encore mal lu, Isabelle.
C'est une citation de Joan Didion, pas Joan of Arc.
: > : Alors pourquoi la correction originale qui disait que je ne pouvais
pas
: > : dire que le Petit Robert m'a nié l'emploi du mot /auprès/ avec une
date ?
: >
: > Mais parce que dans cette phrase, "nier" ne convient pas.
Malheureusement,
: > "renier" ne conviendrait pas non plus.
:
: Est-ce que « dénier » ne conviendrait pas mieux ?
:
Si fait, il me semble d'ailleurs avoir vu cette proposition passer dans le
fil.
>> Mais parce que dans cette phrase, "nier" ne convient pas.
>[...]
> J'essayerai de savoir pourquoi toute seule.
Si vous êtes latiniste, souvenez-vous de ce vieux piège qu'est le
verbe « negare » en version comme en thème.
Il signifie proprement « dire que... ne... pas » avec une proposition
subordonnée (avec un nom, il a le même sens que notre « nier »). D'où
la mauvaise traduction pour « negat se venturum esse » : non pas « il
nie qu'il viendra » mais « il dit qu'il ne viendra pas ».
Inversement, en thème, ne pas traduire (pour rester dans le latin
classique académique propre à l'exercice) cette dernière phrase
française par « *dicit se non venturum esse », de même qu'on évite
toute suite du type « dicere... non », qu'on remplace par un unique
« negare ».
Étymologiquement, le verbe « negare », qui donne bien sûr « nier »,
est un simple dérivé de « ne-c », négation latine issue elle-même de
la forme fondamentale « ne » qu'on pourrait traduire par
« non » (sachant que « non », en latin, est une forme dérivée de « ne
+ oinon », « pas un »).
Donc, « neg-are » c'est « non-er » : « faire "non" » ou « dire
"non" » ; c'est donc un verbe dérivé d'une particule grammaticale,
chose sympathique à constater.
Une dernière chose : « non negat se venturum esse » n'a pas le même
sens que « dicit se venturum esse », de même que « Je ne dis pas que
je n'aime pas, mais c'est étrange » n'a pas la même signification
que « Je dis que j'aime, mais c'est étrange ».
Pour aller plus loin, on se reportera à une grammaire latine, d'une
part, mais, surtout, au _Dictionnaire étymologique de la langue
latine_ d'Ernout et Meillet, d'autre part.
--
apt-get moo
J'ajoute que le sens fortement déclaratif du verbe latin (c'est un
verbe de parole, de communication, donc suivi d'une proposition
infinitive) explique pourquoi, en français, on nie surtout des faits
ou des dires mais rien de concret.
> Babacio.
>
> > merci de m'éclaircir.
>
> Oah.
Vous avez envie d'être blonde ?
> Vous avez envie d'être blonde ?
Vous qui vous dites là pour parler de la langue française, quel rapport
?
> Non, je pense que ce poste a déjà été rempli. (allez-y, on /remplit/ un
> poste ou non ?)
Et si on se contentait de l'occuper ?
--
Hib.
Eclaircir.
> C'est une citation de Joan Didion, pas Joan of Arc.
Krrrk. Sacrée Jeanne, la première femme au foyer.
--
Hib.
> Vous déformez mes propos : je vous ai donné le choix, soit vous étiez
> malhonnête, soit vous n'aviez pas compris ce que disait le texte de
> l'évangile, et à quoi se rapportait le verbe « nier ».
Tu as écrit :
« Vous êtes malhonnête, ou bien il y a quelque chose que vous n'avez pas
compris. »
Pourquoi n'as-tu pas commencé la phrase avec un autre /ou bien/ ?
>Peut-on correctement utiliser /auprès/ pour indiquer la proximité d'une
>date ?
auprès c'est plutôt pour une(un) amie(i)
la date est toujours full minante
Merci. On éclaircit ses cheveux ? Je pensais que c'était réfléchi.
>> Non, je pense que ce poste a déjà été rempli. (allez-y, on
>> /remplit/ un poste ou non ?)
>
> Et si on se contentait de l'occuper ?
Ce n'est pas partout qu'on zone libre, c'est vrai.
>> C'est une citation de Joan Didion, pas Joan of Arc.
>
> Krrrk. Sacrée Jeanne, la première femme au foyer.
Celle qui brûlait de savoir...
>> Tu as écrit :
>>
>> « Vous êtes malhonnête, ou bien il y a quelque chose que vous n'avez
>> pas compris. »
>>
>> Pourquoi n'as-tu pas commencé la phrase avec un autre /ou bien/ ?
>
> C'est peut-être plus élégant, mais ça n'en change pas le sens.
Sémantiquement, je crois que si.
>Mais le Petit Robert me l'a refusée quatre fois.
Quatre fois ?
Laisée faire ?
Par Robert, le petit !
Et il n'a pas voulu .
Celles qui osent s'attaquer à
Robert méritent l'héritage.
A point n'en trop finir
se retrouve en vieil âge.
Nous,, que la sidération nous rends con,
tournons la page
hip hip hip choux gras
J'ai pourtant la main verte.
> J'ai pourtant la main verte.
Il « ne passe pas son temps à raconter des salades comme les autres,
juste pour se faire valoir » (Le Clézio).
On occupe un poste dans lequel on remplit une fonction.
On remplit la fonction afférente au poste qu'on occupe.
--
©lõ
> joye a écrit :
>
>> C'est une citation de Joan Didion, pas Joan of Arc.
>
> Krrrk. Sacrée Jeanne, la première femme au foyer.
Feu Jeanne d'Arc.
--
___________ 29/09/2005 18:59:43
S'il manque une personne pour occuper le poste, comment appelle-t-on
l'action de chercher et engager une personne pour l'occuper ?
En effet, désolé. Je croyais avoir lu tout le fil, mais je viens de
m'apercevoir qu'une intervention de Lanarcam m'avait échappé.
--
Olivier Miakinen
Non, monsieur le juge, je vous le jure : jamais je n'ai cité
Bruxelles dans ma signature.
Un recrutement.
des trucs.
Il pense aussi très fort à cette leçon grammaticale frappante
« "Homerum dicitur cæcum fuisse" et "Homerus dicitur cæcus fuisse"
ont un sens équivalent »
qui, je pense, doit faire naître le même frisson chez les latinistes.
Il se demande aussi ce que pourrait engendrer la lecture de « "Homerum
negatur non cæcum fuisse" et "Homerus negatur non cæcus fuisse" » sur
le même public.
Ç'a l'air intéressant. Est-ce que l'on pourrait avoir une traduction
pour les non latinistes ?
> En effet, il nie que vous puissiez l'utiliser
> correctement. On peut nier un fait, pas une personne.
Si vos enfants adolescents étaient scolarisés non loin
de Greenwich, ils ne manqueraient pas de vous rapporter
que tel condisciple les a « niés » (= les a ignorés, a
feint ostensiblement de ne pas remarquer leur présence,
a bruyamment parlé à tout le monde sauf à eux).
--
Pierre Hallet.
Site (dont FAQ) du forum fllf : <http://www.langue-fr.net>.
> Et une fois le recrutement effectué, on dit que le poste a été pourvu.
/pouvoir/ est bien le mot donné par le Collins Robert pour "to fill a
position".
Merci Babacio.
Spécialt Pourvoir un poste, y affecter une personne. Il reste des
postes à pourvoir.
Joye fête un anniversaire aux alentours de ma fête..
>Le 29/09/2005 15:41, DB répondait à Joye :
>>
>> : Alors pourquoi la correction originale qui disait que je ne pouvais pas
>> : dire que le Petit Robert m'a nié l'emploi du mot /auprès/ avec une date ?
>>
>> Mais parce que dans cette phrase, "nier" ne convient pas. Malheureusement,
>> "renier" ne conviendrait pas non plus.
>
>Est-ce que « dénier » ne conviendrait pas mieux ?
Jeté se dit plus.
bartalex
en souvenir de ce qui viendra
Ses dernières paroles ne furent-elles pas : « Vous ne m'avez pas crue,
vous m'aurez cuite » ?
À++
--
Christian (oui, je sais, mais ce n'est pas moi qui ai commencé...)
>>>> C'est une citation de Joan Didion, pas Joan of Arc.
>>>
>>> Krrrk. Sacrée Jeanne, la première femme au foyer.
>>
>> Celle qui brûlait de savoir...
>
> Ses dernières paroles ne furent-elles pas : « Vous ne m'avez pas crue,
> vous m'aurez cuite » ?
Et moi qui pensais que ses dernières paroles étaient « Ptui ! Ptui ! ».
> Ses dernières paroles ne furent-elles pas : « Vous ne m'avez pas crue,
> vous m'aurez cuite » ?
Tout à fait. Mais ce qui passera à la postérité, c'est cet échange,
alors qu'on vient de l'installer sur le bûcher :
JEANNE : Je veux descendre !
CAUCHON : T'inquiètes pas, t'en auras.
--
Hib.
Vous oubliez le prélude, ce sourire béat des bourguignons après la prise
de cinquante kilos d'héroïne.
Vs
bibliotaphe
> Ç'a l'air intéressant. Est-ce que l'on pourrait avoir une traduction
> pour les non latinistes ?
On n'a pas dit qu'Homère n'avait pas été aveugle.
> Vous oubliez le prélude, ce sourire béat des bourguignons après la prise
> de cinquante kilos d'héroïne.
Cinquante kilos ? Ça fait bien 25% de matière grasse (sur extrait sec,
bien sûr).
--
Hib.
>>>« Vous êtes malhonnête, ou bien il y a quelque chose que vous n'avez
>>>pas compris. »
>>>Pourquoi n'as-tu pas commencé la phrase avec un autre /ou bien/ ?
>>C'est peut-être plus élégant, mais ça n'en change pas le sens.
> Sémantiquement, je crois que si.
Ça m'étonnerait.
/Je me trompe ou bien j'ai raison/ n'est pas différent sémantiquement de
/ou bien je me trompe, ou bien j'ai raison/.
--
Anne
Si, la deuxième est différente, parce qu'elle /commence/ en indiquant le
choix.
Dans la première formulation, on lit les trois premières phrases d'abord
comme une constatation.
>>/Je me trompe ou bien j'ai raison/ n'est pas différent sémantiquement
>>de /ou bien je me trompe, ou bien j'ai raison/.
> Si, la deuxième est différente, parce qu'elle /commence/ en indiquant le
> choix.
> Dans la première formulation, on lit les trois premières phrases d'abord
> comme une constatation.
Ah. Si vous lisez aussi personnellement que vous lisez, je n'ai plus
rien à dire.
--
Anne
Combien de phrases, dans ma phrase ?
>>/Je me trompe ou bien j'ai raison/ n'est pas différent sémantiquement
>>de /ou bien je me trompe, ou bien j'ai raison/.
> Si, la deuxième est différente, parce qu'elle /commence/ en indiquant le
> choix.
> Dans la première formulation, on lit les trois premières phrases d'abord
> comme une constatation.
Ah. Si vous lisez aussi personnellement que vous écrivez, je n'ai plus
>>> /Je me trompe ou bien j'ai raison/ n'est pas différent
>>> sémantiquement de /ou bien je me trompe, ou bien j'ai raison/.
>
>> Si, la deuxième est différente, parce qu'elle /commence/ en
>> indiquant le choix.
>
>> Dans la première formulation, on lit les trois premières phrases
>> d'abord comme une constatation.
>
> Ah. Si vous lisez aussi personnellement que vous écrivez, je n'ai plus
> rien à dire.
Il n'est pas question d'une interprétation personnelle, mais la
réalisation que la sémantique compte pour le sens d'une phrase.
Par exemple, « Vous puez » a plus de force que « Je pense que vous
puez » ou « Il me semble que vous puez ». Toutes les trois formulations
expriment une opinion, mais la première porte plus de poids. Pourquoi ?
Pourquoi ? À cause du rapport entre le sens et la sémantique. Les
formulations différentes existent pour une raison.
L'été est terminé, nous sommes en automne.
Une voix retentit, laquelle nous étonne.
C'est celle de Pierre Hallet
> Si vos enfants adolescents étaient scolarisés non loin
> de Greenwich, ils ne manqueraient pas de vous rapporter
> que tel condisciple les a « niés » (= les a ignorés, a
> feint ostensiblement de ne pas remarquer leur présence,
> a bruyamment parlé à tout le monde sauf à eux).
Il les a snobés, quoi.
>> que tel condisciple les a « niés »
>
> Il les a snobés, quoi.
C'est amusant, en cherchant dans le dictionnaire la définition du mot
"condisciple", je vois que le synonyyme est "acolyte", je trouve que ce
dernier est moins snob que le premier.