de qui est ce poeme "En Arles sur les Alyscamps..." qui est reciter
dans "l'homme du train" , merci des reponses
laurent
> bonjour,
>
> de qui est ce poeme "En Arles sur les Alyscamps..." qui est reciter
> dans "l'homme du train" , merci des reponses
Dans Arle, où sont les Aliscams,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,
Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton coeur trop lourd ;
Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas, si c'est d'amour,
Au bord des tombes.
http://www.florilege.free.fr/florilege/toulet/enarles.htm
--
lamkyre
P.J. Toulet
Dans Arles, où sont les Alyscamps,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,
Prends garde à la douceur des choses...
>P.J. Toulet
>Dans Arles, où sont les Alyscamps,
Et avec la graphie qui n'est pas du tout celle de Toulet, lequel écrit
bien Aliscams comme lamkyre !
Voir aussi Van Gogh, bien sûr :
http://www.1st-art-gallery.com/artists/vincent_van_gogh/van_gogh_les_alyscam
ps_ii.jpg
Il doit y avoir une version aussi où l'on voit l'ombre rouge...
> de qui est ce poeme "En Arles sur les Alyscamps..." qui est reciter
> dans "l'homme du train" , merci des reponses
http://minilien.com/?Ypohaeey8q
Joye
Oui, mais maintenant ça s'écrit bien Alyscamps "dont le nom vient
d'Alysii campi (c'est-à-dire les champs Elysées, la voie qui conduisait
au royaume des morts les guerriers valeureux)" d'après le guide
Gallimard des Bouches-du-Rhône.
D'ailleurs le guide Gallimard cite le poète (1867-1920) publié par la
maison avec cette même graphie "Dans Arles où sont les Alyscamps..."
Paul-Jean Toulet "Chansons", in /Les Contrerimes/ Gallimard Paris
1979.
Qui a raison ?
--
Frédérique
http://arts.tom.com/img/assets/200311/031107111040kelisidi--02.jpg
>Oui, mais maintenant ça s'écrit bien Alyscamps
Non. Cela s'écrit Aliscams chez Toulet. Laissons-lui sa licence.
>D'ailleurs le guide Gallimard cite le poète (1867-1920) publié par la
>maison avec cette même graphie "Dans Arles où sont les Alyscamps..."
>Paul-Jean Toulet "Chansons", in /Les Contrerimes/ Gallimard Paris
>1979.
Ils se plantent. Avec une erreur de ponctuation en outre.
> Oui, mais maintenant ça s'écrit bien Alyscamps "dont le nom vient
> d'Alysii campi (c'est-à-dire les champs Elysées, la voie qui
> conduisait au royaume des morts les guerriers valeureux)" d'après le
> guide Gallimard des Bouches-du-Rhône.
À propos des gens enterrés là, j'ai une question. Dans une note de
l'Enfer de Dante, que je lis ces temps-ci, le traducteur écrit :
"Allusion aux Alyscamps d'Arles, cimetière antique, d'origine
probablement préhistorique, et où, jusqu'en plein Moyen Âge, l'on
envoyait des corps à enterrer *de toutes les régions d'Occident*".
Quelqu'un confirme cette prédilection particulière ?
> D'ailleurs le guide Gallimard cite le poète (1867-1920) publié par la
> maison avec cette même graphie "Dans Arles où sont les Alyscamps..."
> Paul-Jean Toulet "Chansons", in /Les Contrerimes/ Gallimard Paris
> 1979.
> Qui a raison ?
Dans /Mille ans de poésie française/, c'est bien la version que j'ai
donnée qu'on trouve aussi. À mon avis, ce doit être la bonne, celle
avec "Arles" a une syllabe de trop.
--
lamkyre
> Qui a raison ?
Le PLI 2000 donne les deux orthos, avec « Alyscamps » en première.
Joye
>À propos des gens enterrés là, j'ai une question. Dans une note de
>l'Enfer de Dante, que je lis ces temps-ci, le traducteur écrit :
>"Allusion aux Alyscamps d'Arles, cimetière antique, d'origine
>probablement préhistorique, et où, jusqu'en plein Moyen Âge, l'on
>envoyait des corps à enterrer *de toutes les régions d'Occident*".
>
>Quelqu'un confirme cette prédilection particulière ?
Il faudrait poser la question dans l'un des forums d'histoire antique ou
médiévale.
> >À propos des gens enterrés là, j'ai une question. Dans une note de
> >l'Enfer de Dante, que je lis ces temps-ci, le traducteur écrit :
> >"Allusion aux Alyscamps d'Arles, cimetière antique, d'origine
> >probablement préhistorique, et où, jusqu'en plein Moyen Âge, l'on
> >envoyait des corps à enterrer *de toutes les régions d'Occident*".
> >
> >Quelqu'un confirme cette prédilection particulière ?
>
> Il faudrait poser la question dans l'un des forums d'histoire antique ou
> médiévale.
Et ma question à moi : Parmi tous ces gens enterrés, combien mouraient
d'envie d'y aller ?
Joye
Horreur ! pécuniaire, bien sûr !
L'église Saint-Honorat a remplacé au XIIe une basilique dédiée à
Saint-Genest.
--
Frédérique
> Merci, je me demande comment est vraiment l'édition du poème chez
> Gallimard.
Dans mon beau /Antholgoie de la poésie française/ (Editions Gallimard, 1949,
rédigée par André Gide, et que j'ai eue pour mon petit anniversaire à moi),
c'est bien « Aliscans ».
Joye
Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes
E'dition de Michel Décaudin
nrf
Collection Poésie/Gallimard
achevé d'imprimé
le 19 septembre 1979
page 93 :
I
ROMANCES SANS MUSIQUE
En Arles.
a. Dans Arle, où sont les Aliscams,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,
....
>Cela montre que chez Gallimard, les rédacteurs de guides touristiques
>ne communiquent pas avec les littéraires.
Le département des guides Gallimard est totalement séparé du reste des
différentes collections de la maison-mère Gallimard, même la Série Noire
n'est pas aussi distincte. En fait, c'est même juridiquement une filiale
de Gallimard d'abord créée en association avec Bayard et sous la
houlette de Guy Marchand (l'ancien responsable du département
Gallimard-jeunesse, parti après pour Hachette-jeunesse et pour créer les
guides Hachette juste avant sa mort). L'édition proprement dite a lieu
dans d'autres locaux que ceux de Gallimard, tout le travail préalable de
recherche documentaire ou de récriture, de révision est externalisé,
sous-traité ou acheté en gros pour les droits d'image. C'est un exemple
de production industrielle avec une réduction drastique des coûts et des
contrats de co-édition directe à l'étranger, un modèle économique assez
singulier dans l'édition française (La Martinière ou Fixot ou avant
Harlin-Quist agissent un peu de la même manière). Gallimard pose son nom
puisque c'est la société qui détient les parts de la société des guides
Gallimard mais cela aurait pu se nommer les guides Truc, cela n'a rien à
voir avec les autres collections sous label Gallimard (ou même avec la
Pléiade qui est une ancienne société fondue dans Gallimard même). Ce qui
chapeaute le tout, c'est la holding Gallimard, pas la Librairie
Gallimard même.
Pourquoi en "ArleS" er Dans "Arle" ?
> Simple coquille lors de la recopie du début du poème par 1PJ.T dont
> vous avez fait disparaître la mention du pseudo ci-dessus...
Non, c'est ainsi dans mon anthologie Gallimard, et l'on en a déjà parlé ici.
Voir http://minilien.com/?GLs6NJM5pP
Joye
> Paul-Jean Toulet
> Les Contrerimes
> E'dition de Michel Décaudin
> nrf
> Collection Poésie/Gallimard
> achevé d'imprimé
> le 19 septembre 1979
>
> page 93 :
>
> I
> ROMANCES SANS MUSIQUE
>
> En Arles.
>
> a. Dans Arle, où sont les Aliscams,
> Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
> Et clair le temps,
> ....
Ici, à Avignon et un peu plus au sud, à Arles, certains, dont je suis
trouvent franchement ridicules : "En Arles", "En Avignon". Existe t'il
une justification de ce maniérisme ?
--
V)(Extra muros)
Ça y est, il est revenu le temps où on va entendre parler sans cesse
de ce qui se passe "en Avignon" : Le Festival va commencer avec son
cortège de beautés et sa cohorte de ridicules.
"En Avignon" est en effet une tournure savante et prétentieuse qui
se répand chez ceux qui se poussent du col pour avoir l'air instruits, et
même parmi d'autres car la tendance gagne tout le monde, notamment sous
l'effet des médias.
- Durant le Festival, Avignon devient une sorte d'état culturel à
lui seul. On peut ainsi la prendre comme une étendue, et non comme un
point sur la carte.
- On a un passé prestigieux, puisqu'Avignon a été pendant plus d'un
siècle cité papale, et état autonome.
Mais attention, Avignon n'est pas absolument seule dans son cas. On
entend dire de plus en plus "en Arles" (ça va avec l'affectation
culturelle : On entend dire "en Arles" lorsqu'il s'agit d'expositions de
photos ou de maisons d'édition). C'est qu'aussi le tour hérite (ou feint
d'hériter) un vieux provençalisme qui lui donne du cachet et de
l'authentique, et paraît-il, le Provençal utilisait "en" (ou une
préposition s'en rapprochant) devant des noms de villes commençant par une
voyelle. Cette tendance est de toute façon déjà considérée comme vieillie
en 1672 par le grammairien Ménage. La querelle est donc bien ancienne.
Alors, quelle est la règle communément suivie en français moderne :
on utilise "à" devant les noms de villes : à Paris, à Asnières, à
Valparaiso…
Pour les pays, c'est différent : l'"en" domine, car (et "en" =
"dans"), alors que la ville n'est qu'un point, au regard de la contrée.
C'est une logique de carte. Mais attention, une exception quand même :
quand le nom du pays commence par une consonne et qu'il est masculin, on
met "au" (contraction de "à le") : au Portugal, au Maroc, au Brésil, au
Mali, au Sénégal… Mais en Côte d'Ivoire, en Tunisie, en Namibie, en
Afrique du sud.
Y a-t-il d'autres circonstances où "en" et "à" sont en concurrence ?
Oui, pour les moyens de transport : "à cheval" (certainement et rien
d'autre) et "en calèche". Ça peut se comprendre, puisqu'on est à
l'intérieur de la calèche. Mais tout ce qui se chevauche n'est pas
forcément introduit par "à" : en vélo, en moto, en scooter, en patins à
roulettes, voisinent avec à bicyclette.
"En" est une préposition ancienne, dont bien des usages sont en
recul (mais pas tous). Mais le mot est spécialement employé lorsqu'il
conjugue un sens proprement local, spatial, avec une nuance de manière,
une circonstance plus vague. "Travailler en usine", "être coté en bourse"
(ou "à la bourse"), "être en prison", "dîner en ville".
>Ici, à Avignon et un peu plus au sud, à Arles, certains, dont je suis
>trouvent franchement ridicules : "En Arles", "En Avignon". Existe t'il
>une justification de ce maniérisme ?
Retour du marronnier... Consultez le site associé, la FAQ
<http://www.usenet-fr.net/fr.usenet.reponses/lettres/faq-langue-francaise.old.html>
ou <http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html> ou les
archives dans Google Groupes. Et puis Toulet écrit *dans* Arle.
>> Ici, à Avignon et un peu plus au sud, à Arles, certains, dont je suis
>> trouvent franchement ridicules : "En Arles", "En Avignon". Existe
>> t'il une justification de ce maniérisme ?
>
> Retour du marronnier... Consultez le site associé, la FAQ
>
<http://www.usenet-fr.net/fr.usenet.reponses/lettres/faq-langue-francaise.ol
d.html>
> ou <http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html> ou les
> archives dans Google Groupes. Et puis Toulet écrit *dans* Arle.
Dans le strophe, mais le sous-titre, après CHANSONS, il écrit bien « *En*
Arle*s*. ».
Joye
et puis, des marrons tout chauds, c'est bon
Joye
> Retour du marronnier... Consultez le site associé, la FAQ
> <http://www.usenet-fr.net/fr.usenet.reponses/lettres/faq-langue-francaise.old.html>
> ou <http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html> ou les
> archives dans Google Groupes.
<faq>
L'usage de « en » est attribué parfois à l'imitation
du provençal... ou au fait qu'« en Avignon » renvoyait
au comtat Venaissin (la partie française des États
du pape englobant Avignon qui ne fut annexée qu'à la
Révolution française). De même, « en Arles » pouvait
renvoyer au royaume d'Arles et, au XVIIe siècle,
« en Alger » se rapportait au territoire dépendant
du dey d'Alger.
</faq>
Alors :
En Monte-Carlo.
En Pau.
En Paris.
Etc.
Comment dites-vous déjà ? Foutage de gueule. Napartkwak.
--
V)(à pétard)
>En Monte-Carlo.
C'est la principauté de Monaco : pas de confusion avec la ville.
>En Pau.
Royaume de Béarn. Pas de confusion non plus.
>En Paris.
Paris n'est pas la France.
>Etc.
Comme vous dites.
Luc Bentz
http://www.langue-fr.net
--
« C'est beau, la langue française. Si elle n'existait pas,
je crois que j'aimerais mieux faire des dessins. »
Frédéric Dard (San-Antonio), « Du poulet au menu ».
> Retour du marronnier... Consultez le site associé, la FAQ
> <http://www.usenet-fr.net/fr.usenet.reponses/lettres/faq-langue-francaise.old.html>
> ou <http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html> ou les
> archives dans Google Groupes.
Pardon de n'y recourir, je le reconnais, que trop rarement.
Et puis Toulet écrit *dans* Arle.
Vous semblez être en petite forme aujourd'hui, déjà deux trois hâtes et
imprécisions dans vos contributions...
Je vous rappelle :
<cit>
page 93 :
I
ROMANCES SANS MUSIQUE
En Arles.
a. Dans Arle, où sont les Aliscams,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,
</cit>
--
V)(inquiet)
>Vous semblez être en petite forme aujourd'hui, déjà deux trois hâtes et
>imprécisions dans vos contributions...
> En Arles.
Un titre ne comporte jamais de point final, sauf le point
d'interrogation ou le point d'exclamation ou les points de suspension,
le recopiage est fautif. Et Toulet écrit bien le plus singulier « Dans
Arle » dans son texte.
J'ai recopié "texto" (et je suis minutieux) le texte de mon exemplaire.
On a ainsi en exerce :
En Arles.
les trois dames d'Albi.
Plus oultre.
Le temps d'Adonis.
Le Tremble est blanc. (avec la majuscule)
Quant à la graphie de "Dans Arle, "
elle se justifie par le nombre de syllabe du vers,
et le refus de la liaison de PJT qui est en effet très maniériste.
Et c'est une qualité ! selon moi.
C.G.
"gvm84" <georges.marroc@5+4.fr> a écrit dans le message news:
covckg$k3i$1...@aphrodite.grec.isp.9tel.net...
J'ai recopié "texto" (et je suis minutieux) le texte de mon exemplaire.
On a ainsi en exerce :
En Arles.
les trois dames d'Albi.
Plus oultre.
Le temps d'Adonis.
Le Tremble est blanc. (avec la majuscule)
Quant à la graphie de "Dans Arle, "
elle se justifie par le nombre de syllabe du vers,
et le refus de la liaison de PJT qui est en effet très maniériste.
Et c'est une qualité ! selon moi.
C.G.
"gvm84" <georges.marroc@5+4.fr> a écrit dans le message news:
covckg$k3i$1...@aphrodite.grec.isp.9tel.net...
J'ai recopié "texto" (et je suis minutieux) le texte de mon exemplaire.
On a ainsi en exerce :
En Arles.
les trois dames d'Albi.
Plus oultre.
Le temps d'Adonis.
Le Tremble est blanc. (avec la majuscule)
Quant à la graphie de "Dans Arle, "
elle se justifie par le nombre de syllabe du vers,
et le refus de la liaison de PJT qui est en effet très maniériste.
Et c'est une qualité ! selon moi.
C.G.
"gvm84" <georges.marroc@5+4.fr> a écrit dans le message news:
covckg$k3i$1...@aphrodite.grec.isp.9tel.net...
J'ai recopié "texto" (et je suis minutieux) le texte de mon exemplaire.
On a ainsi en exerce :
En Arles.
les trois dames d'Albi.
Plus oultre.
Le temps d'Adonis.
Le Tremble est blanc. (avec la majuscule)
Quant à la graphie de "Dans Arle, "
elle se justifie par le nombre de syllabe du vers,
et le refus de la liaison de PJT qui est en effet très maniériste.
Et c'est une qualité ! selon moi.
C.G.
"gvm84" <georges.marroc@5+4.fr> a écrit dans le message news:
covckg$k3i$1...@aphrodite.grec.isp.9tel.net...
> Mais c'est quoi, ce délire ?
>
> J'ai recopié "texto" (et je suis minutieux) le texte de mon exemplaire.
>
Le staccato de votre mitraillette nous incite à ne pas douter de votre
minutie, quoi qu'il nous en coûte.
--
V)(bouclié)
"gvm84" <georges.marroc@5+4.fr> a écrit dans le message news:
covif4$7cp$1...@apollon.grec.isp.9tel.net...
> Mais c'est quoi, ce délire ?
> [couic]
Oui : quatre fois le même message.
Ce poème de Toulet comporte certaines curiosités graphiques,
décidément.
Ainsi je ne respecterais pas la métrique -- et la graphie originelle,
je sais -- si je disais :
"Dans Arles, où sont les Aliscams" ?
Qui, parmi les aimables contributeurs ferait la liaison : "Dans
Arles,zou sont les Aliscams" ?
Parigotté-je si je dis que je ne la fais pas ?
--
Frédérique
"Frédérique" <fmezi...@free.fr> a écrit dans le message news:
mn.2c7c7d4c0...@free.fr...