Si « le courrier la vise en priorité » que vient faire « Monsieur
» sur l'enveloppe ?
Isabelle
si madame Dupont est l'épouse de monsieur Durant, on peut dire
Monsieur et Madame Durant-Dupont (le nom du mari d'abord, ensuite, le nom de
jeune fille de l'épouse... Je ne sais pas comment c'est en France, mais en
Belgique, officiellement la femme garde son nom de jeune fille, et il lui
est permit bien sûr d'utiliser son nom d'épouse...)
Personnellement, il m'arrive d'écrire :
Madame et monsieur Dupont (sans prénom).
Je ne serais pas choquée par :
Madame Dupont Alphonsine
Monsieur Dupont Henri
--
FAQ de fllf : <http://www.chez.com/languefrancaise/faq/faq.htm>
Note aux lecteurs <http://www.panamo.com/use/conseil.html>
IX - Version 9, mise à jour le vendredi 12 octobre 2001
Parce que le couple est invité :)
Le problème c'est qu'en france il semblerai que la femme soit la propriété
de l'homme et porte le nom de ce dernier (même si l'homme peu porter le nom
de la femme). Pour ce qui me concerne je peu bien entendu pas mettre le nom
de jeune fille comme tu le ferai en Belgique :)
J'ai pensé a ces deux possiblilités... les destinaires sont pour moitié
familiaux et pour moitié professionnels.
Par contre j'ai pensé a mettre le prénom avant le nom, je sais pas si j'ai
bien fait, mais je vois que cela se fait de plus en plus.
J'attend encore quelques opinions avant de les imprimer demain.
Merci bien
> Par contre j'ai pensé a mettre le prénom avant le nom, je sais pas si j'ai
> bien fait, mais je vois que cela se fait de plus en plus.
À vrai dire, je l'ai écrit dans cet ordre pour respecter votre présentation
d'origine. Mais personnellement, j'écris toujours le prénom d'abord.
C'est bien de recueillir plusieurs avis.
Mais sentez-vous libre, surtout.
Je vais certainement faire cela aussi :)
>
> C'est bien de recueillir plusieurs avis.
> Mais sentez-vous libre, surtout.
Cela ne dépend pas de moi malheureusement, je fais cela pour ma mère, je lui
suggèrerait les différentes propositions, entre autre la possibilité de ne
mentionner aucun prénom, solution qui me semble valable.
> Cela ne dépend pas de moi malheureusement, je fais cela pour ma mère, je lui
> suggèrerait les différentes propositions, entre autre la possibilité de ne
> mentionner aucun prénom, solution qui me semble valable.
Du « Nouveau savoir-vivre » (qui date déjà de 1987 !) :
« Pour un couple, on utilise Monsieur et Madame suivi du prénom du mari et
du nom. » (p 137)
i.e., Monsieur et Madame Raoul Machin
Chez moi (USA), on met, en principe, les deux prénoms : Fifi et Raoul
Machin, mais on peut mettre aussi Mr. and Mrs. Raoul Machin.
JLL
> Bonjour,
> j'ai besoin d'écrire des adresses sur des enveloppes et je rencontre un
> petit probème : la règle veut que l'on écrive : Monsieur et Madame Dupont
> Hervé...
Je n'aime pascette règle, si elle existe.
> sans mentionner le prénom de l'épouse.
> Savez-vous s'il est aussi d'usage de le mentionner, en trouvant une autre
> formulation ?
> Personnellement je trouve choquant de ne pas mentionner le prénom féminin,
> a fortiori lorsque le courrier la vise en priorité.
> Merci
>
Et pourquoi pas X et Y Dupont, sans Monsieur ni Madame, si on les connaît
bien ?
D'ailleurs, depuis 1985, même mariée, Madame peut garder son nom de
naissance, ce qui compliquerait encore les adresses avec
Monsieur et Madame :
Monsieur Hervé Dupont et Madame Caroline Durand (ou l'inverse)
C'est un peu lourd, non ?
Caroline Durand et Hervé Dupont,
C'est plus rapide, et plus sympa.
On dit bien Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. -- Attention, je n'ai
pas dit qu'ils étaient pacsés !
SJ
> joye écrivait :
>
> > Chez moi (USA), on met, en principe, les deux prénoms : Fifi et Raoul
> > Machin, mais on peut mettre aussi Mr. and Mrs. Raoul Machin.
>
> Vous (les amerloques)
Amerlucky, non ?
> n'écrivez pas Machin tout en capitales : MACHIN ?
Nonpe.
JLL
> Le problème c'est qu'en france il semblerai que la femme > soit la
propriété
> de l'homme et porte le nom de ce dernier (même si l'homme peu porter le
nom
> de la femme). Pour ce qui me concerne je peu bien entendu pas mettre le
nom
> de jeune fille comme tu le ferai en Belgique :)
>
Pas d'accord !
Cela a (peut-être) été longtemps le cas : non seulement la femme perdait son
nom, mais aussi son prénom, mais c'est terminé, du moins officiellement.
Madame veuve Henri Lucas (née Ernestine Duval)
Vous avouerez qu'il y a quelque chose qui ne va pas !
Non, non, depuis 1985, une femme peut choisir de conserver son nom de
naissance, il était temps !
Et c'est ce que j'ai fait.
SJ
> Bonjour,
> j'ai besoin d'écrire des adresses sur des enveloppes et je rencontre un
> petit probème : la règle veux que l'on écrive : Monsieur et Madame Dupont
> Hervé... sans mentionner le prénom de l'épouse.
Non, si règle il y a, on écrira « Monsieur et Madame Hervé Dupont ».
> Savez vous s'il est aussi d'usage de le mentionner, en trouvant une autre
> formulation ?
> Personnellement je trouve choquant de ne pas mentionner le prénom feminin, a
> fortiori lorsque le courrier la vise en priorité.
Personnellement, pour palier ce genre de problème, je rédige ainsi
l'adresse sur l'enveloppe : « Hervé et Adélaïde Dupont ». Ce qui n'est
pas discourtois et ne lèse ni l'un ni l'autre.
P.-S. Cela dit, selon la loi française (n° 2002-304), à compter du 1er
septembre 2003, « les parents auront le droit de transmettre à leurs
enfants le nom du père ou le nom de la mère, ou les deux noms accolés ».
Ainsi Hervé serait Hervé Dupont, Adélaïde serait Adelaïde Durand et
leurs enfants, Gilbert et Germaine Dupont-Durand, ce qui vous obligera,
pour le prochain faire-part, à utiliser une enveloppe. de plus grande
taille...
> Vous (les amerloques) n'écrivez pas Machin tout en capitales : MACHIN ?
C'est une norme assez stupide en généalogie pour soit disant éviter de
confondre les patronymes avec les lieux ou les prénoms. Le résultat est
lamentable en informatique : on perd les accents qu'évidemment la
plupart ne mettent pas sur les majuscules.
Ah... ça soulage d'entendre que la France a enfin donné aux femmes le droit
d'exister par elles-mêmes depuis 1985 (bien avant la femme étant fille de
son père avant de passer épouse de son mari...)
> joye écrivait :
>
> > Chez moi (USA), on met, en principe, les deux prénoms : Fifi et Raoul
> > Machin, mais on peut mettre aussi Mr. and Mrs. Raoul Machin.
>
> Vous (les amerloques) n'écrivez pas Machin tout en capitales : MACHIN ?
??? Est-ce propre aux « amerloques » ? (beurk que j'aime pas votre
parenthèse). Il me semble que la poste française préconise l'utilisation
des capitales pour les patronymes et les toponymes. Ne serait-ce que
pour faciliter la reconnaissance des caratères.
Oui j'y ai pensé, pour la moitié de mes adresses qui sont de la famille cela
pourrait se faire...par contre ma mère pour qui j'envoie ces faire-part est
contre, elle tien vraiment aux "monsieur/madame" :(
Oui effectivemment, le prénom d'abord évidemment :)
>> Savez vous s'il est aussi d'usage de le mentionner, en trouvant une
>> autre formulation ?
>> Personnellement je trouve choquant de ne pas mentionner le prénom
>> feminin, a fortiori lorsque le courrier la vise en priorité.
>
> Personnellement, pour palier ce genre de problème, je rédige ainsi
> l'adresse sur l'enveloppe : « Hervé et Adélaïde Dupont ». Ce qui n'est
> pas discourtois et ne lèse ni l'un ni l'autre.
Comme j'en parlais a Sysjean c'est la meilleure solution lorsque l'on
connait bien les personnes, mais parfois l'usage de monsieur ou madame est
nécessaire.
> P.-S. Cela dit, selon la loi française (n° 2002-304), à compter du 1er
> septembre 2003, « les parents auront le droit de transmettre à leurs
> enfants le nom du père ou le nom de la mère, ou les deux noms accolés
> ». Ainsi Hervé serait Hervé Dupont, Adélaïde serait Adelaïde Durand et
> leurs enfants, Gilbert et Germaine Dupont-Durand, ce qui vous
> obligera, pour le prochain faire-part, à utiliser une enveloppe. de
> plus grande taille...
Dès le 1er septembre 2003 est tu sûr ? en ce qui concerne le double nom, en
1990 j'avais déja dans ma classe de lycée une fille portant a la fois le nom
de sa mère et de son père...mais peu être son état civil et sa carte
d'identité n'en mentionnaient-il qu'un ?
>Bonjour,
>j'ai besoin d'écrire des adresses sur des enveloppes et je rencontre un
>petit probème : la règle veux que l'on écrive : Monsieur et Madame Dupont
>Hervé... sans mentionner le prénom de l'épouse.
Contentez-vous de « Monsieur et Madame Dupont ». Vous aurez, sur ce
point, la bénédiction du préfet Gandouin (Guide du protocole et des
usages, Livre de Poche n°8122).
>Savez vous s'il est aussi d'usage de le mentionner, en trouvant une autre
>formulation ?
>Personnellement je trouve choquant de ne pas mentionner le prénom feminin, a
>fortiori lorsque le courrier la vise en priorité.
>Merci
>
>
Luc Bentz
--
http://www.langue-fr.org/
« Le silence était si absolu que je me croyais sourd. »
Jules Renard (qui ne connaissait pas le rapport
signal/bruit d'Usenet)
> Je comprends ces arguments, notamment pour les noms des
> villes ou des bureaux de poste sur lesquels s'effectue
> le tri automatisé, mais, savez-vous, j'ai la ferme intention
> de me passer de l'avis de La Poste pour faire comme je veux,
> notamment pour toutes les autres surfaces que les
> enveloppes.
Mais c'est parfois bien commode de pouvoir identifier le nom
de famille... Un de mes collègues immédiats s'appelle Robert
Gilbert, et en tant qu'étranger il vit un enfer administratif.
Et ne parlons pas des étrangers venus de pays où on s'identifie
par un nom et un postnom, une convention qu'on a un mal étrange
à assimiler. Si Mao Zedong avait dû chercher asile en France,
je sens qu'on l'aurait obstinément appelé monsieur Zedong.
Pierre Hallet
FAQ du forum : <http://www.chez.com/languefrancaise/faq/faq.htm>
> Je croyais vraiment qu'il s'agissait d'un américanisme (pardon Joye).
Vous n'avez rien fait qu'il faudra pardonner, cher Michel, sauf pour avoir
fait de la peine à mon faqteur préféré en lui privant d'une page
rascassoise.
JLL
> joye écrivait :
>
> > Vous n'avez rien fait qu'il faudra pardonner, cher Michel, sauf pour avoir
> > fait de la peine à mon faqteur préféré en lui privant d'une page
> > rascassoise.
>
> En le privant.
Oui, n'avez-vous pas honte ?
;-)
Merci. J'échangerai mon COD erroné contre une fiche de rascasse. ;o)
JLL
> Oui j'y ai pensé, pour la moitié de mes adresses qui sont de la
> famille cela pourrait se faire...par contre ma mère pour qui j'envoie
> ces faire-part est contre, elle tien vraiment aux "monsieur/madame" :(
Peut-être les abréviations "M." et "Mme" ?
--
John Deuf
> P.-S. Cela dit, selon la loi française (n° 2002-304), à compter du 1er
> septembre 2003, « les parents auront le droit de transmettre à leurs
> enfants le nom du père ou le nom de la mère, ou les deux noms accolés
> ». Ainsi Hervé serait Hervé Dupont, Adélaïde serait Adelaïde Durand et
> leurs enfants, Gilbert et Germaine Dupont-Durand, ce qui vous
> obligera, pour le prochain faire-part, à utiliser une enveloppe. de
> plus grande taille...
Au Québec, depuis 1981, ce sont ces articles du nouveau Code civil qui
sont en vigueur :
Nom des époux
« Chacun des époux conserve, en mariage, son nom; il exerce ses droits
civils sous ce nom. » (art. 393)
Nom des enfants
« L'enfant reçoit, au choix de ses père et mère, un ou plusieurs
prénoms, ainsi que le nom de famille de l'un d'eux ou un nom composé
d'au plus deux parties provenant du nom de famille de ses père et
mère. » (art. 51)
Seize ans plus tard (1997), les nouveau-nés se répartissaient à peu près
ainsi :
- 72 % recevaient le nom du père*
- 16 % recevaient le nom composé mère-père
- 6 % recevaient le nom de la la mère
- 5 % recevaient le nom composé père-mère
- 1 % avaient deux parents portant un nom identique
* Ce pourcentage était de 93 % en 1980 et a baissé jusqu'à 70 % en 1992
et 1993.
Pour tous les détails, voir cet intéressant article :
Vers un système matrilinéaire ? Le choix du nom de l'enfant au Québec
http://www.familis.org/riopfq/publication/pensons58/duchesne.pdf
Jean Fontaine
En l'occurrence, il s'agit moins d'administration officielle
que d'administration par l'employeur... une grande entreprise
toujours occupée à digérer une mégafusion.
Par ailleurs, quand vous vous appelez Nguyen Huu Canh et que
vous avez rempli de travers, ne fût-ce qu'une fois, les cases
"nom" et "prénom", vous êtes mal parti.
> > Mais c'est parfois bien commode de pouvoir identifier
> > le nom de famille...
> ----
> Les petites capitales (et la grande cap initiale) remplissent
> parfaitement ce rôle. Le tout cap est ici une atrocité
> dactylo-bureaucratique.
Certes, mais faut s'y mettre... ou s'y être mis. Il est rare
que les atrocités dactylo-bureaucratiques relèvent de la
simple désinvolture : il y a le poids accablant de l'histoire.
Pour en citer un exemple, je travaille dans une entreprise
qui a plusieurs millions de clients. Leurs noms ont commencé
à être enregistrés à une époque où les ordinateurs savaient
à peine ce qu'était une minuscule, et encore moins ce qu'était
un accent. Maintenant, les ordinateurs savent, oui... mais
entre-temps plusieurs millions de noms avaient été enregistrés
en capitales sans accents... donc on continue. Y aurait qu'à
réencoder les millions de noms ? Oui... on va tirer à la
courte paille qui s'y colle.
À part si c'est une entreprise de pompes funèbres, normalement la clientèle
se renouvelle en grande majorité sur quelques années ;=)
Mais vous avez raison de le souligner, le poids de l'histoire plombe nombre
de cultures d'entreprise.
Oui, et je crois me souvenir que Dominique Didier a narré des
déboires similaires in illo tempore, de même que Christian
Michel en d'autres lieux. Cela dit, je ne majusculise jamais
les noms de famille que lorsque le formulaire à remplir l'exige
expressément.
Pour en revenir au problème initial (la formulation sur une
enveloppe), j'écrirais :
Monsieur Pierre et Madame Annie Durant
ou, si Madame a gardé son nom de jeune fille, ce qui est mon
cas :
Monsieur Pierre Durant et Madame Annie Dupont.
> Et ne parlons pas des étrangers venus de pays où on s'identifie
> par un nom et un postnom, une convention qu'on a un mal étrange
> à assimiler. Si Mao Zedong avait dû chercher asile en France,
> je sens qu'on l'aurait obstinément appelé monsieur Zedong.
Il m'a fallu des démarches administratives à n'en plus finir
lorsque, arrivée mariée et dotée d'un passeport belge en Australie,
les autorités persistèrent durant plus de deux ans à m'appeler
du nom de famille de mon mari - et donc ne trouvaient jamais mon
dossier sous mon nom au Ministère de l'Immigration et des Affaires
Ethniques. J'apprends qu'il en était de même en France jusqu'en
1985. Je croyais que c'était une coutume britannique, et que les
pays européens « continentaux » reconnaissaient aux femmes le
droit de conserver leur identité, comme le fait la Belgique,
lorsqu'elles se marient.
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
> Bonjour,
> j'ai besoin d'écrire des adresses sur des enveloppes et je rencontre
> un petit probème : la règle veux que l'on écrive : Monsieur et Madame
> Dupont Hervé... sans mentionner le prénom de l'épouse.
> Savez vous s'il est aussi d'usage de le mentionner, en trouvant une
> autre formulation ?
J'écrirais "Madame et Monsieur Hervé Dupont".
> Personnellement je trouve choquant de ne pas mentionner le prénom
> feminin, a fortiori lorsque le courrier la vise en priorité.
Essayez alors "Catherine et Hervé Dupont", ou alors Madame et Monsieur
Dupont-Dupond (nom du mari suivi de celui de sa femme).
PPHN
> P.-S. Cela dit, selon la loi française (n° 2002-304), à compter du 1er
> septembre 2003, « les parents auront le droit de transmettre à leurs
> enfants le nom du père ou le nom de la mère, ou les deux noms accolés ».
> Ainsi Hervé serait Hervé Dupont, Adélaïde serait Adelaïde Durand et
> leurs enfants, Gilbert et Germaine Dupont-Durand,
Ce qui me fait peur, c'est que quand la fille de Germaine Dupond-Durand
et Auguste De Mesmacker-Preud'homme, la petite Alphonsine
Dupond-Durand-De Mesmaeker-Preud'homme, va épouser son
prince charmant, le fringant Albert André-Lepage-Dumoulin-Dufour,
ils pourraient, pour ne vexer aucun des grands-parents, vouloir donner
à leur petite Marie-Bénédicte le nom de Dupond-Durand-De Mesmaeker-
Preud'homme-André-Lepage-Dumoulin-Dufour. Si celle-là ne se
fait pas béguine, nous sommes chocolat.
> Je ne serais pas choquée par :
> Madame Dupont Alphonsine
> Monsieur Dupont Henri
Moi oui, et pas un peu. Mettre le prénom derrière
le nom, ça fait l'effet d'un appel dans une cour de
caserne.
Pour la dernière ligne (le code postal et la commune) oui. Pour le
reste, aucune recomandation de ce type. Voir
http://www.laposte.fr/produits/courrier/fadress.htm
> Ne serait-ce que pour faciliter la reconnaissance des caratères.
Le patronyme ne passe pas à le reconnaissante des caractères (hormi
celle du facteur). Par contre, les majuscules étant plus facile à lire
en petite quantité et moins faciles à mal écrire, ça peut être une
bonne chose de capitaliser quand on a une écriture difficile à
déchiffrer.
> Moi oui, et pas un peu. Mettre le prénom derrière
> le nom, ça fait l'effet d'un appel dans une cour de
> caserne.
Oui. Et autre inconvénient, c'est moins lisible pour le facteur
qui doit chercher le nom au milieu d'une ligne.
Pourquoi avoir peur ? vous n'êtes pas citoyenne française...
Personnellement, j'ai très mal vécu la transformation, du jour en
lendemain, d'une Isabelle Hamey en une Isabelle Depape. Bien que
sans emploi, j'ai toujours tenu à conserver mon numéro de
sécurité sociale sous le nom d'Isabelle Hamey [il suffit que je
m'identifie en tant que Hamey Isabelle épouse Depape (comme
Zézette épouse X...)]. J'ai toujours trouvé injuste qu'une femme
perde son nom patronymique dès lors qu'elle se marie. À la
mairie, on m'a assurée que je pouvais continuer à signer avec mon
« nom de jeune fille » et que le nom de mon mari n'était qu'un «
nom d'usage »... un usage bien pesant.
Isabelle
> > Ce qui me fait peur, c'est que quand la fille de Germaine Dupond-Durand
> > et Auguste De Mesmacker-Preud'homme, la petite Alphonsine
> > Dupond-Durand-De Mesmaeker-Preud'homme, va épouser son
> > prince charmant, le fringant Albert André-Lepage-Dumoulin-Dufour,
> > ils pourraient, pour ne vexer aucun des grands-parents, vouloir donner
> > à leur petite Marie-Bénédicte le nom de Dupond-Durand-De Mesmaeker-
> > Preud'homme-André-Lepage-Dumoulin-Dufour. Si celle-là ne se
> > fait pas béguine, nous sommes chocolat.
>
> Pourquoi avoir peur ? vous n'êtes pas citoyenne française...
> Personnellement, j'ai très mal vécu la transformation, du jour en
> lendemain, d'une Isabelle Hamey en une Isabelle Depape. Bien que
> sans emploi, j'ai toujours tenu à conserver mon numéro de
> sécurité sociale sous le nom d'Isabelle Hamey [il suffit que je
> m'identifie en tant que Hamey Isabelle épouse Depape (comme
> Zézette épouse X...)]. J'ai toujours trouvé injuste qu'une femme
> perde son nom patronymique dès lors qu'elle se marie. À la
> mairie, on m'a assurée que je pouvais continuer à signer avec mon
> « nom de jeune fille » et que le nom de mon mari n'était qu'un «
> nom d'usage »... un usage bien pesant.
Je sympathise, Isabelle.
Madame Lawson est ma belle-mère. Et je n'aurais jamais deviné combien de
gens ne savent pas ce que c'est qu'un trait d'union. Par exemple, j'ai dû
faire refaire trois fois le titre de ma voiture où mon nom qui était
bourré d'apostrophes.
Quand je me suis mariée, la trésorière de l'école m'a fait savoir que mon
nouveau nom était inacceptable parce qu'il n'y avait pas assez de place
pour mettre toutes les lettres sur mon chèque. J'ai vérifié avec un
collègue, qui lui, avait un nom composé de 13 caractères (le nouveau mien
n'ayant qu'une petite onzaine). Son nom figurait complètement sur son
bulletin. Allons savoir...
J'étais quand même prévenue, ayant passé les premières années de ma vie à
me faire appeler « Joyce » même par ma maîtresse à la maternelle.
JLL
> Marion Gevers écrivait :
>
> > > Moi oui, et pas un peu. Mettre le prénom derrière
> > > le nom, ça fait l'effet d'un appel dans une cour de
> > > caserne.
> > >
> > Sentiment que je partage, même si je n'ai heureusement
> > jamais fréquenté les cours de caserne...
>
> J'ai. On a le droit de dire « moi aussi » ?
Non. Marion Aussie. Vous Français.
Et puis d'ailleurs, à la cour de caserne, on dit « AUSSI moi ».
JLL
Quand le père de ma fille et moi avons divorcé, nous sommes
convenus très volontiers que je continuerais de porter le nom
de mon ex-époux.
Parce que je préfère dire "Les enfants et les femmes d'abord".
Je crois que les droits essentiels des femmes sont ailleurs.
Mais c'est bigrement complexe, cette question de nom ; et c'est bien
qu'il puisse y avoir un peu de souplesse.
>Ce qui me fait peur, c'est que quand la fille de Germaine Dupond-Durand
>et Auguste De Mesmacker-Preud'homme, la petite Alphonsine
>Dupond-Durand-De Mesmaeker-Preud'homme, va épouser son
>prince charmant, le fringant Albert André-Lepage-Dumoulin-Dufour,
>ils pourraient, pour ne vexer aucun des grands-parents, vouloir donner
>à leur petite Marie-Bénédicte le nom de Dupond-Durand-De Mesmaeker-
>Preud'homme-André-Lepage-Dumoulin-Dufour. Si celle-là ne se
>fait pas béguine, nous sommes chocolat.
Non, non. Justement, la loi fixe une limite à deux noms. Chacun
des parents ne peut transmettre qu'un patronyme et un seul, au choix. Le
cas a été prévu...
<cit.>
Article 4
Dans le premier alinéa de l'article 334-2 du même code, après les mots :
" le nom de celui-ci ", sont insérés les mots : " ou les noms accolés de
ses deux parents dans l'ordre choisi par eux et dans la limite d'un
patronyme pour chacun d'eux ".
Article 10
Toute personne née avant la promulgation de la présente loi peut
demander à ajouter à son nom le nom de celui de ses parents qui ne lui a
pas transmis le sien. Lorsque le nom de l'un des deux parents est
composé de plusieurs patronymes accolés, il ne peut être conservé qu'un
seul de ces patronymes.
</cit.>
Voir aussi les articles 1, 6 et 7 de cette loi qui contiennent
des dispositions similaires.
Dominique
>J'apprends qu'il en était de même en France jusqu'en
>1985. Je croyais que c'était une coutume britannique, et que les
>pays européens « continentaux » reconnaissaient aux femmes le
>droit de conserver leur identité, comme le fait la Belgique,
>lorsqu'elles se marient.
Pas exactement. Selon l'article 4 de la loi du 6 fructidor an II
(ce qui ne nous rajeunit pas), « il est expressément défendu à tous
fonctionnaires publics de désigner les citoyens dans les actes autrement
que par le nom de famille, et les prénoms portés en l'acte de
naissance ». Il y a eu un arrêt récent de la Cour de Cassation qui a
rappelé à l'application de cette loi. Madame Yvette Dupont, née Durand,
ne doit être désignée dans les actes administratifs que comme Madame
Yvette Durand, ou Madame Yvette Durand, épouse Dupont. Le nom de l'époux
est un nom d'usage qui peut être conservé ou utilisé après un divorce
pour des raisons de notoriété, par exemple professionnelle, politique,
familiale, mais il ne se substitue pas pour l'administration au nom de
naissance, seul nom officiel. Cette loi est parfois négligée, ou ignorée
des usagers et justiciables, ou tout simplement bafouée. Il faut
distinguer les habitudes personnelles, le souci d'éviter des
complications inutiles ou de se lancer dans des explications, la
muflerie ordinaire envers le prétendu nom de jeune fille, les travers
d'une institution et puis la réalité juridique.
Dominique
> Sentiment que je partage, même si je n'ai heureusement
> jamais fréquenté les cours de caserne...
Moi non plus, évidemment. J'ai fait vingt mois de service,
mais civil.
Ah non ! Marion belge.
Qui suis-je pour vous accorder des droits ? Moi aussi, en
quelque sorte, j'ai dit « moi aussi »... Si on n'a pas le
droit, je plaide donc coupable.
> dans la limite d'un patronyme
Ce qui signifie que quand on s'appelle Durand-Dupont,
ça ne devient pas un seul nom indissociable et un
seul et unique patronyme ? Ça pourrait se retrouver à
Strasbourg, tiens ça, dans quelques années. Pour celui
qui attribue, ce sont deux noms accolés. Mais pour celui
qui le porte, tous les jours, dans sa vie quotidienne, le
nom en question ? N'est-ce pas un peu comme
Jean-Pierre ou Marie-Hélène, qu'on ressent comme un
tout ?
> Ah... ça soulage d'entendre que la France a enfin donné aux femmes le droit
> d'exister par elles-mêmes depuis 1985 (bien avant la femme étant fille de
> son père avant de passer épouse de son mari...)
En réalité, la femme conserve son nom, et je ne crois pas que ce soit
nouveau. Elle peut (et c'est l'usage, mais rien que l'usage) utiliser le
nom de son mari. Mais son vrai nom reste son nom patrimonial. En
revanche, si la femme a acquis une notoriété ou une reconnaissance
professionnelle ou artistique avec son nom marital, elle peut obtenir du
juge le droit de continuer de l'utiliser en cas de divorce.
--
Patrick Cazaux
Virez la DIV pour me répondre en direct
> Je comprends ces arguments, notamment pour les noms des villes ou des
> bureaux de poste sur lesquels s'effectue le tri automatisé, mais,
> savez-vous, j'ai la ferme intention de me passer de l'avis de La Poste pour
> faire comme je veux, notamment pour toutes les autres surfaces que les
> enveloppes.
D'autant plus que ne pas respecter cette norme ne change rien à rien, le
courrier circule à la même vitesse. Et même, on contribue à sauver des
emplois, puisque c'est un oeil humain qui lit votre adresse, et non une
froide machine.
> Par contre, les majuscules étant plus facile à lire
> en petite quantité
Non. La quantité ne fait rien à l'affaire, elles sont intrinsèquement
moins lisibles.
>et moins faciles à mal écrire,
Là, d'accord. C'est leur seule justification en écriture manuscrite.
> Toute personne née avant la promulgation de la présente loi peut
> demander à ajouter à son nom le nom de celui de ses parents qui ne lui a
> pas transmis le sien. Lorsque le nom de l'un des deux parents est
> composé de plusieurs patronymes accolés, il ne peut être conservé qu'un
> seul de ces patronymes.
Ai-je bien compris ? Je peux demander à utiliser le nom de ma mère en
plus de celui que m'a légué mon père ? Rien ne me ferait plus plaisir,
j'adore ce nom : Camguilhem.
Les titres, les logos sont bien souvent écrit en majuscules parce
qu'elles ressortent mieux (sans chercher, j'ai une demi douzaine
d'exemple sous les yeux).
Au contraire, dans le corps d'un texte, les majuscules sont difficiles
à lire à cause de la boulimie d'espace qu'elles impliquent (on utilise
alors du gras pour faire ressortir un passage)
Pour le commum des mortel, les adresses postales ne sont pas un texte
littéraire.
Correcte :-) c'est donc la même chose en France et en Belgique...
>Les titres, les logos sont bien souvent écrit en majuscules parce
>qu'elles ressortent mieux (sans chercher, j'ai une demi douzaine
>d'exemple sous les yeux).
Regardez bien... Grosses lettres ne veut pas dire majuscules ou
capitales, mais corps différent.
>Au contraire, dans le corps d'un texte, les majuscules sont difficiles
>à lire à cause de la boulimie d'espace qu'elles impliquent (on utilise
>alors du gras pour faire ressortir un passage)
C'est moche et de mauvais goût, surtout... Nulache...
D.
>Ce qui signifie que quand on s'appelle Durand-Dupont,
>ça ne devient pas un seul nom indissociable et un
>seul et unique patronyme ?
Cela risque de se compliquer avec les noms de personnes mortes
pour la Patrie ou de personnages illustres dont on souhaite maintenir le
souvenir, les noms du type Jules-Verne ou Pierre-Brossolette. Je crois
qu'ils sont indissociables, mais comme ces noms sont passés par le
Conseil d'État, il est difficile de plaisanter avec...
> Ça pourrait se retrouver à
>Strasbourg, tiens ça, dans quelques années.
Il y aura un bon nombre d'Ibériques auparavant qui s'y rendront.
Mais vu le temps nécessaire, la lourdeur du dossier et la complexité des
démarches pour un changement de nom en France, le nouveau-né sera déjà à
la tête d'une petite famille...
>N'est-ce pas un peu comme
>Jean-Pierre ou Marie-Hélène, qu'on ressent comme un
>tout ?
Rien n'empêche d'avoir des surnoms qui peuvent être mentionnés
sur les papiers avec la mention « dit » si on en exprime la demande,
cela fait partie de la notoriété et je connais quelques personnes qui
ont pu ainsi joindre les noms de leurs parents. Ma soeur se prénomme
Marie-Claude, elle ne peut modifier son état-civil, mais son prénom
d'usage est simplement Marie. Mon grand-père avait pris la deuxième
partie de son prénom composé Charles-Eugène comme prénom d'usage. Pour
les papiers et actes administratifs, normalement seuls les prénoms dans
l'ordre de l'acte de naissance comptent.
Dominique
>Ai-je bien compris ? Je peux demander à utiliser le nom de ma mère en
>plus de celui que m'a légué mon père ?
Il y a des restrictions. Pas avant le 1er septembre 2003 et il
faudrait alors en faire la demande auprès de l'officier d'état-civil du
lieu de naissance. Mais surtout... il ne faut pas avoir reconnu d'enfant
auparavant puisque c'est un changement d'état-civil.
>Rien ne me ferait plus plaisir, j'adore ce nom : Camguilhem.
Too late... Sorry... Place aux jeunes !
Dominique
Domino :
>
> > Je ne serais pas choquée par :
> > Madame Dupont Alphonsine
> > Monsieur Dupont Henri
>
> Moi oui, et pas un peu. Mettre le prénom derrière
> le nom, ça fait l'effet d'un appel dans une cour de
> caserne.
Et mettre le postnom devant le nom ? Peut-être y a-t-il
pas mal d'Asiatiques qui se sentent tous les jours à la
caserne en Europe. « M'sieur Zedong Mao, c'est ici ? ».
Pierre Hallet
FAQ du forum : <http://www.chez.com/languefrancaise/faq/faq.htm>
> Les titres, les logos sont bien souvent écrit en majuscules parce
> qu'elles ressortent mieux (sans chercher, j'ai une demi douzaine
> d'exemple sous les yeux).
La casse des titres est assez variable, mais le plus souvent en
minuscule. la majuscule n'est pas exclue, certes, mais on l'emploie sur
des choses très courtes pour des raisons de contraste avec les
minuscules. Par pour leus qualités intrinsèques de lisiblité.
> Au contraire, dans le corps d'un texte, les majuscules sont difficiles
> à lire à cause de la boulimie d'espace qu'elles impliquent (on utilise
> alors du gras pour faire ressortir un passage)
Je préfère l'italique, qui a le mérite d'être distinct au cours de la
lecture sans sauter aux yeux comme un pétard lorsqu'on pose les yeux sur
la page. Vous noterez que le gras est excessivement peu employé dans le
corps du texte par les compositeurs de la presse et du livre. C'est
surtout un usage des bureaux, lieux où les règles de la mise en page et
de la lisibilité sont assez peu connues et encore moins utilisées.
Je fais un euphémisme et une litote pour rester en charte. D'aucuns
pourront ainsi me répondre que je me trompe.
> Mais surtout... il ne faut pas avoir reconnu d'enfant
> auparavant puisque c'est un changement d'état-civil.
Et si je les tue, j'ai bon ?
>Personnellement, il m'arrive d'écrire :
> Madame et monsieur Dupont (sans prénom).
>
>Je ne serais pas choquée par :
> Madame Dupont Alphonsine
> Monsieur Dupont Henri
Bouh! Affreux. Je n'ai jamais lu Hugo Victor. Cette formulation qui
consiste à mettre le nom avant le prénon m'horripile littéralement.
Cela sent trop l'armée ou l'administration du temps où elles étaient
incapables de trier des listes autrement que sur le premier mot.
Amicalement,
Didier
>fr&D wrote:
>> Rain Forests <within_th...@NOSPAM123india.com> wrote:
>>> fr&D wrote:
>>>> Bonjour,
>>>> j'ai besoin d'écrire des adresses sur des enveloppes et je rencontre
>>>> un petit probème : la règle veux que l'on écrive : Monsieur et
>>>> Madame Dupont Hervé... sans mentionner le prénom de l'épouse.
>>>> Savez vous s'il est aussi d'usage de le mentionner, en trouvant une
>>>> autre formulation ?
>>>> Personnellement je trouve choquant de ne pas mentionner le prénom
>>>> feminin, a fortiori lorsque le courrier la vise en priorité.
>>>> Merci
>>>
>>> si madame Dupont est l'épouse de monsieur Durant, on peut dire
>>> Monsieur et Madame Durant-Dupont (le nom du mari d'abord, ensuite, le
>>> nom de jeune fille de l'épouse... Je ne sais pas comment c'est en
>>> France, mais en Belgique, officiellement la femme garde son nom de
>>> jeune fille, et il lui est permit bien sûr d'utiliser son nom
>>> d'épouse...)
>>
>> Le problème c'est qu'en france il semblerai que la femme soit la
>> propriété de l'homme et porte le nom de ce dernier (même si l'homme
>> peu porter le nom de la femme). Pour ce qui me concerne je peu bien
>> entendu pas mettre le nom de jeune fille comme tu le ferai en
>> Belgique :)
>Je préfère la loi Belge car il n'y a aucune raison que la fille perde son
>nom d'origine (alors que l'homme la garde)... encore pire, je trouve la
>tendance à écrire "Madame Jacques Durant"... comme si elle n'existait plus
>qu'au travers son mari (parfois en petit on voit ajouté en petit née Louise
>Dupont - en ce qui concerne les annonce nécrologique). Garder son nom de
>jeune fille permet aussi d'éviter certains problèmes quand on divorce...
Je suis partiellement d'accord avec vous.
Par contre, dans le monde des bureaux, les deux habitudes coexistent:
Madame Louise Dupont (nom de jeune fille), appellation officielle au
registre du personnel, et Madame Louise Durant, nom du mari..
Cela pouvait créer pas mal de confusions. Maintenant que, de plus en
plus, les membres du personnel s'appellent par leur prénom, cela pose
moins de problèmes.
Nicole, ma femme, trouvait qu'on devait l'appeler "Madame Leroi" car
elle ne voulait pas que l'on nie ni l'existence de son mari, ni le
fait qu'elle était mariée. Elle signe d'ailleurs N.Leroi en cursive
lisible. Ma belle-mère, par contre, signait G.Collette (nom de son
mari) et a changé sa signature en reprenant son nom de jeune fille
lorsqu'elle est devenue veuve. C'était légalement incorrect car sa
carte d'identité était signée G.Collette.
Une proposition de loi, en Belgique (ou est-ce en France? Je ne sais
plus. D'après Clô, la loi est passée en France), tend à laisser le
choix aux parents de donner à leur enfant:
1. le nom du père
2. le nom de la mère
3. les deux noms, celui du père en premier
4. les deux noms, celui de la mère en premier.
cela au nom de la sacro-sainte égalité des sexes.
Bonjour les dégâts. Les notaires et les généalogistes en deviendront
chauves avant l'âge!
Mais certains parlementaires n'ont sans doute rien d'autre à faire.
Pour revenir au sujet, pourquoi n'écrirait-on pas:
Monsieur et Madame Jacques et Louise Durant-Dupont ?
Amicalement,
Didier (limite hors-charte)
>Et pourquoi pas X et Y Dupont, sans Monsieur ni Madame, si on les connaît
>bien ?
Mais... c'est très impoli et brutal! La politesse a ses règles, ne
vous en déplaise. Qu'on les connaisse bien ou mal, l'adresse sur
l'enveloppe n'est pas lue seulement par les destinataires.
De plus, cela ne règle pas la question Dupont-Durant.
Dans une banque que j'ai connue dans le temps, il existait tout un tas
de codes, par exemple:
01 = Monsieur
02 = Madame
03 = Mademoiselle
04 = Monsieur et Madame
...
15 = Monsieur le Baron
...
et j'en passe, et des meilleures.
Amicalement,
Didier
Heureusement, hein ? Mais il reste de quoi réfléchir...
À un détail typographique, par exemple : comme je vois,
les deux noms sont séparés par un trait d'union. Mais l'un
des deux noms peut être lui-même « naturellement » composé
au départ : si un Dupont épouse une Chaban-Delmas, leurs
enfants pourront s'appeler, disons, Dupont-Chaban-Delmas.
Lequel des deux traits d'union est, euh... insécable, et
lequel non ? Rien ne le marque dans l'écriture, pourtant
légalement les petits-enfants pourront être Chaban-Delmas
mais pas Dupont-Chaban (Dupont-Chaban sera possible pour
leurs enfants s'ils se trouvent un(e) Chaban tout court).
Tiens, et si (tous les noms ci-après existent bien)...
- un O épouse une O ?
- un Porte épouse une Monnaie ?
- un Stolberg-Stolberg épouse une Stolberg-Stolberg ?
- un Radiguès Saint-Guédal de Chennevière épouse une Ruffo
de Bonneval de la Fare des Comtes de Sinopoli de Calabre ?
>Une proposition de loi, en Belgique (ou est-ce en France? Je ne sais
>plus. D'après Clô, la loi est passée en France),
Ce n'est pas d'après Clõ seulement. Elle entre en vigueur en
France l'an prochain. Ce n'est plus une proposition. Jean Fontaine a
rapporté une loi plus ancienne (1981) en vigueur au Québec.
> tend à laisser le choix aux parents de donner à leur enfant:
Pas totalement.
>1. le nom du père
>2. le nom de la mère
>3. les deux noms, celui du père en premier
>4. les deux noms, celui de la mère en premier.
>cela au nom de la sacro-sainte égalité des sexes.
Caféducommercisme...
>Bonjour les dégâts. Les notaires et les généalogistes en deviendront
>chauves avant l'âge!
Les noms complets des parents si ceux-ci reconnaissent l'enfant,
ou l'adoptent, figurent sur l'acte de naissance ou d'adoption, et donc
sur le registre d'état-civil. Je suppose que cette institution n'existe
pas en Belgique... Je suppose aussi qu'il n'y existe pas d'enfants nés
hors-mariage depuis 1830 ou même reconnus par un beau-père, le père
naturel, voire adoptés...
>Mais certains parlementaires n'ont sans doute rien d'autre à faire.
La France possède 250 000 patronymes et il existe une crainte de
voir le nombre des noms chuter et surtout de voir disparaître les noms
rares. C'est donc une action en faveur du patrimoine culturel d'un pays,
patrimoine unique au monde. Ceci explique aussi cela.
Dominique
Vraiment ? Moi je trouve ça neutre et " de bon aloi " ! Et pour une femme ça
permet d'éviter de se poser la question de son état civil.
> ...
> et j'en passe, et des meilleures.
>
Oh non, ne nous passez pas les meilleures...
>Mais l'un
>des deux noms peut être lui-même « naturellement » composé
>au départ : si un Dupont épouse une Chaban-Delmas, leurs
>enfants pourront s'appeler, disons, Dupont-Chaban-Delmas.
>Lequel des deux traits d'union est, euh... insécable, et
>lequel non ?
Chaban est un vrai nom, Delmas est un nom de guerre qui a été
esuite adjoint au premier pour actes de résistance. Mais quand vous avez
la chance de porter un nom comme Jules-Verne, comme les héritiers de
l'écrivain, vous n'allez pas le couper ou l'adjoindre à un autre ! Le
vrai problème commence avec les unions du type Népomucène Giscard
d'Estaing avec Philomène Le Jolis de Villiers. Là, il faut tailler dans
le gras... Préparons la Veuve...
>Rien ne le marque dans l'écriture, pourtant
>légalement les petits-enfants pourront être Chaban-Delmas
>mais pas Dupont-Chaban (Dupont-Chaban sera possible pour
>leurs enfants s'ils se trouvent un(e) Chaban tout court).
Je n'ai pas vu la situation des noms illustres, noms liés au
souvenir, du type Pierre-Brossolette, mais cela pose un vrai problème.
Ces noms ont été reconnus par le Conseil d'État. Ils doivent avoir un
régime particulier, mais je pense que ce sont surtout des tolérances
admises essentiellement par la loi de 1923 (pour les noms de héros morts
au champ d'honneur durant la Grande Boucherie, mais qui a été si bien
étendue que le papa de l'Ex a pu en profiter pour se prévaloir d'une
particule).
Dominique
> > Le 21/05/02 15:05, « Denis Liégeois » :
> >> Scripsit "Domino" <nos...@free.fr>
> -------
> >> Je ne serais pas choquée par :
> >> Madame Dupont Alphonsine
> >> Monsieur Dupont Henri
>
> > Moi oui, et pas un peu. Mettre le prénom derrière
> > le nom, ça fait l'effet d'un appel dans une cour de
> > caserne.
>
> Oui.
Vous avez fait votre service militaire ?
Combien de fois faudra-t-il vous le répéter, Joye ? Chez les miloches
ont dit « AU TEMPS POUR moi ». Nonmais.
> >> J'ai. On a le droit de dire « moi aussi » ?
> >
> > Non. Marion Aussie.
>
> Ah non ! Marion belge.
Oui, mais ça gâche la blague ! ;o)
JLL
> joye <not...@netins.net> wrote:
> >
> > Et puis d'ailleurs, dans la cour de la caserne, on dit « AUSSI moi ».
>
> Combien de fois faudra-t-il vous le répéter, Joye ? Chez les miloches
> ont dit « AU TEMPS POUR moi ». Nonmais.
Je comprends enfin le titre de ce vieux film « Bidasses en folie ». ;-)
JLL
Marion belge Aussie.
> joye wrote:
> >
> > mar...@eepjm.newcastle.edu.au wrote:
> >
> > > >> J'ai. On a le droit de dire « moi aussi » ?
> > > >
> > > > Non. Marion Aussie.
> > >
> > > Ah non ! Marion belge.
> >
> > Oui, mais ça gâche la blague ! ;o)
> Marion belge Aussie.
>
> Pierre Hallet
Hallet louya ! :-)
JLL
> Hallet louya ! :-)
Du verbe "louyer" ?
PPHN
> joye a écrit:
>
> > Hallet louya ! :-)
>
> Du verbe "louyer" ?
Oui, si j'ai bien toute ma mémoire.
JLL
Je comprend bien votre point de vue et je suis plutôt d'accord. Le jour où
je me marie, ma carte d'identité indiquera Corinne S (mon nom de jeune
fille) épouse X(prénom) Y(nom du mari) et je trouve ça bien ainsi - Si je ne
suis bien sûr pas contre que l'on appelle une dame du nom de famille de son
époux, j'ai une réaction épidermique à la lecture d'appellation du type
"Madame François Dupont" ou "Madame Veuve François Dupont" comme si tout ce
qu'elle était venait de lui... je préfère alors "Madame Jacqueline Dupont
née Durant" ou "Madame Jacqueline Durant épouse Dupont"
>
> Une proposition de loi, en Belgique (ou est-ce en France? Je ne sais
> plus. D'après Clô, la loi est passée en France), tend à laisser le
> choix aux parents de donner à leur enfant:
> 1. le nom du père
> 2. le nom de la mère
> 3. les deux noms, celui du père en premier
> 4. les deux noms, celui de la mère en premier.
> cela au nom de la sacro-sainte égalité des sexes.
Je pense que c'est en France - je ne trouve pas cela très pratique
d'ailleurs - bien que je puisse comprendre l'utilisation d'un nom double,
comme en Espagne (nom du père-nom de la mère) - comme ça se fait d'ailleurs
parfois dans les familles de la noblesse pour ne pas perdre un nom.
>
> Bonjour les dégâts. Les notaires et les généalogistes en deviendront
> chauves avant l'âge!
Tu parles!!!
>
> Mais certains parlementaires n'ont sans doute rien d'autre à faire.
>
> Pour revenir au sujet, pourquoi n'écrirait-on pas:
> Monsieur et Madame Jacques et Louise Durant-Dupont ?
Oui, ce serait sans doute le mieux :-)
>
> Amicalement,
> Didier (limite hors-charte)
Merci pour tous vos avis... et ce long long fil qui n'est pas terminé je
pense ;) même si le sujet doit être rebatisé "enfants : nom du père ou de la
mère ?" ou bien "garder ou pas son nom de jeune fille" ces discussions sont
très enrichissantes.
En ce qui concerne mon problème, j'aurai bien opté pour "alain et laurence
Dupont" en ometant Mr et Mme mais que pour la famille, mais cela n'a pas
convenu a la personne qui me fait envoyer les faire-part (ma mère). Donc je
vais devoir garder la tournure qui tend a "oublier" ces dames...
Monsieur et Madame Alain Dupont...
Merci encore :)
L'italique sert d'abord aux citations, aux références etc. Je parlais
de mettre un extrait en relief. C'est assez rare dans un texte
littéraire où l'auteur joue d'avantage sur le style que sur la
typographie. Dans une notice, une facture, etc. le gras utilisé
judicieusement et avec parcimonie peut être bienvenu pour faire
ressortir certaines parties.
> C'est
> surtout un usage des bureaux, lieux où les règles de la mise en page et
> de la lisibilité sont assez peu connues et encore moins utilisées.
Dans les bureaux, le principe général est d'utiliser tout ce qui se
voit : majucule, gras, italique, couleur, police bizzare.
Revenez bientôt avec une autre question. Ce groupe est inépuisable.
Et votre sujet sur les adresses sera peut-être encore en discussion.
Ou bien il réapparaîtra à propos des enveloppes autocollantes
ou du nombre de touches sur les claviers des télécommandes
ou de la lumière du soir lors des tremblements de terre sur Jupiter...
--
FAQ de fllf : <http://www.chez.com/languefrancaise/faq/faq.htm>
Note aux lecteurs <http://www.panamo.com/use/conseil.html>
IX - Version 9, mise à jour le vendredi 12 octobre 2001
> Vous avez fait votre service militaire ?
Non, mais je suis déjà allée au cinéma.
Et en plus, depuis trois ans, j'ai la télévision.
Et en plus, j'ai été formée dans un lycée napoléonien.
> Dans une notice, une facture, etc. le gras utilisé
>judicieusement et avec parcimonie peut être bienvenu pour faire
>ressortir certaines parties.
Si ce genre de texte peut être qualifié d'exemple
« littéraire », comme vous le disiez auparavant dans un autre article,
je suppose que je suis la réincarnation du Panchen-Lama.
>> Dans les bureaux, le principe général est d'utiliser tout ce qui se
>> voit : majucule, gras, italique, couleur, police bizzare.
>
>Et même le plus souvent, tant qu'à faire, tout ça à la fois.
<mode gougnafier>
Sans compter l'orthographe bizarre...
</mode gougnafier>
Dominique
>Ce qui me fait peur, c'est que quand la fille de Germaine Dupond-Durand
>et Auguste De Mesmacker-Preud'homme, la petite Alphonsine
>Dupond-Durand-De Mesmaeker-Preud'homme, va épouser son
>prince charmant, le fringant Albert André-Lepage-Dumoulin-Dufour,
Impossible : M. De Mesmaeker père vient de déchirer les contrats.
Luc Bentz
--
http://www.langue-fr.org/
« Le silence était si absolu que je me croyais sourd. »
Jules Renard (qui ne connaissait pas le rapport
signal/bruit d'Usenet)
>J'étais quand même prévenue, ayant passé les premières années de ma vie à
>me faire appeler « Joyce » même par ma maîtresse à la maternelle.
Votre époux se prénomme-t-il Ulysse ?
>Je pense que c'est en France - je ne trouve pas cela très pratique
>d'ailleurs - bien que je puisse comprendre l'utilisation d'un nom double,
>comme en Espagne (nom du père-nom de la mère) - comme ça se fait d'ailleurs
>parfois dans les familles de la noblesse pour ne pas perdre un nom.
Il n'y a pas plus de noms doubles dans la noblesse que dans la
roture. Ce qui peut exister, ce sont des noms complexes, mais qui sont
fixés par l'état civil comme ceux de n'importe quel pékin. En revanche,
rien n'interdit à un nobliau de porter le titre qu'il veut, de donner
celui qu'il entend à son enfant, de reprendre le titre de la duchesse de
la Chaussette sèche s'il en hérite. Un titre de noblesse n'est pas un
nom patronymique, il dépend des usages du milieu de la noblesse ou de la
complaisance ou de la corruption d'un état monarchique, ce que n'est
plus (fort heureusement !) la France. Il n'existe pas de loi
particulière en France pour tolérer des fantaisies d'état-civil de la
part de quelques hobereaux nostalgiques. Mais dans les pays qui ne
connaissent pas les Lumières républicaines, je ne sais pas... le pire
est à craindre...
Dominique
Non, mais mon grand-père s'appelait « Eugène ». ;-)
JLL
> Dominique Didier <do...@alussinan.org> wrote:
>
> > Mais surtout... il ne faut pas avoir reconnu d'enfant
> > auparavant puisque c'est un changement d'état-civil.
>
> Et si je les tue, j'ai bon ?
Ben, là, il me semble que ça s'appelle infanticide. Et que ce n'est plus
du ressort de la même juridiction.
Qui devrait s'appeler Népomucène Giscard d'Estaing de Brantes, non ?
--
©lõ
Il est erroné de dire que « l'italique sert d'abord aux citations ».
Ce n'est pas du tout son rôle premier. Petite preuve anecdotique : la
plupart des citations ne sont pas composées en italique...
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------
Je ne suis pas de cet avis, Monsieur Leroi... :-) Si tu écris
à des amis que tu appelles normalement Michel et Chantal, il n'y
a aucune raison pour adresser l'enveloppe qui leur est destinée
autrement que de la façon dont tu leur parles habituellement.
Pour l'administration postale, il est utile d'avoir aussi le nom
de famille, mais les formules de politesse, si tu y réfléchis
bien, n'ont guère de sens dans ce cas-là.
Mais je retiendrai que si d'aventure je t'écris par courrier
postal, il faudra que je me souvienne de te donner du
« Monsieur » !
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
Dans ce cas, qu'est-ce que cette loi de 1985, évoquée par
plusieurs contributeurs, est donc venue changer ? Car en
Belgique, même si vous désirez vous faire appeler de votre
nom d'épouse, on vous appellera d'office de votre nom de
naissance si, par exemple, vous êtes amenée à être hospitalisée,
ou dans tout autre démarche administrative quelle qu'elle soit
(obtention du permis de conduire, présentation au bureau de
vote pour les élections, etc). En est-il de même en France ?
En allait-il de même avant la loi de 1985 ?
>Dans ce cas, qu'est-ce que cette loi de 1985, évoquée par
>plusieurs contributeurs, est donc venue changer ? Car en
>Belgique, même si vous désirez vous faire appeler de votre
>nom d'épouse, on vous appellera d'office de votre nom de
>naissance si, par exemple, vous êtes amenée à être hospitalisée,
>ou dans tout autre démarche administrative quelle qu'elle soit
>(obtention du permis de conduire, présentation au bureau de
>vote pour les élections, etc). En est-il de même en France ?
>En allait-il de même avant la loi de 1985 ?
Il s'agit de la « loi n° 85-1372 du 23 décembre 1985 relative à
l'égalité des époux permettant d'utiliser à titre d'usage un autre nom
que celui qui a été transmis par les parents ». En fait, elle n'était
pas nécessaire pour les femmes mariées. Elle n'a pas autorisé les
épouses à conserver leur nom de naissance puisqu'aucune femme mariée ne
perdait ce nom et ce depuis 1794. Ce nom de naissance devait toujours
être rappelé, le nom d'usage n'étant qu'une simple habitude, une
facilité, une tolérance...
Mais les maris, eux, n'avaient pas un droit d'usage sur le nom
de naissance de leurs épouses puisque ce n'était pas leur nom réel. Bien
sûr, certains hommes ajoutaient parfois le nom de leur compagne au leur,
souvent pour obtenir un patronyme plus ronflant. Si l'on s'appelle
Blanc, Dupont ou Martin, il peut être tentant de se distinguer des
homonymes ou de prendre une forme disons plus bourgeoise et distinguée.
Sauf si monsieur Blanc épouse mademoiselle Bec, là c'est un peu
ennuyeux... En tout cas, ils étaient des noms de fantaisie et pas des
noms d'usage, ils étaient comme des pseudonymes, exactement comme les
fausses particules, les noms de guerre, les surnoms. Un long usage, une
solide notoriété et de l'entregent ont pu permettre quelques
modifications de patronymes d'hommes. Mais normalement l'administration
ne les reconnaissait pas, l'état-civil n'était pas modifié et ne l'est
toujours pas d'ailleurs sauf demande auprès du Conseil d'État.
Cette loi de 1985 rappelle les principes de la loi de l'an II et
de quelques autres, puis elle établit une égalité entre les époux, en
supprimant la discrimination qui frappait les hommes. Mais dans le seul
cadre du nom d'usage pour la vie privée ou professionnelle, mais non
pour les rapports avec l'administration. Le nom d'usage permet aussi
d'éviter des complications judiciaires au cas où quelqu'un usurperait ce
qui était jusque-là un nom de fantaisie ou si ce nom était suspect (il y
a une jurisprudence sur l'emploi des pseudonymes artistiques surtout).
Dominique
> Si ce genre de texte peut être qualifié d'exemple
>« littéraire », comme vous le disiez auparavant dans un autre article,
>je suppose que je suis la réincarnation du Panchen-Lama.
Cher Panchen-Lama,
Imaginez un commerçant poète qui édite ses prospectus sous forme
de calligrammes !
>Cher Panchen-Lama,
> Imaginez un commerçant poète qui édite ses prospectus sous forme
>de calligrammes !
Pour en revenir au sujet de la rédaction des adresses, un poète
-- Stéphane, pour les intimes -- les rédigeait d'une manière originale.
Ses lettres ne se sont pas perdues pour autant. Quelques exemples parmi
la centaine de quatrains écrits sur les enveloppes :
Je te lance mon pied vers l'aine
Facteur, si tu ne vas pas où c'est
Que rêve mon ami Verlaine
Rue Didot, hôpital Broussais.
Courez les facteurs, demandez
Afin qu'il foule ma pelouse
Monsieur François Coppée, un des
Quarante, rue Oudinot, douze.
O facteur il faut que tu vêtes
Ta tunique verte d'Elbeuf
Pour ouïr un nid de fauvettes
Chantant boulevard Lannes neuf.
Dominique
>Didier Leroi <le...@unicall.be> wrote:
>> Cette formulation qui
>> consiste à mettre le nom avant le prénon m'horripile littéralement.
>----
>« Je plains les personnes qui ne souffrent point de voir écrire leur nom
>de famille avant leur prénom. » (Léo Larguier, « Roses de papier ».)
>-----------------------------------------------------------
Ah? Bon. Si c'est lui qui le dit, alors...
Amicalement,
Didier (qui n'a jamais entendu parler de Monsieur Léo Larguier)
>Didier Leroi <le...@unicall.be> a eu gravé de son fin stylet sur les
>tablettes d'argile de fr.lettres.langue.francaise :
>>Une proposition de loi, en Belgique (ou est-ce en France? Je ne sais
>>plus. D'après Clô, la loi est passée en France),
>
> Ce n'est pas d'après Clõ seulement. Elle entre en vigueur en
>France l'an prochain. Ce n'est plus une proposition. Jean Fontaine a
>rapporté une loi plus ancienne (1981) en vigueur au Québec.
>
>> tend à laisser le choix aux parents de donner à leur enfant:
>
> Pas totalement.
>
>>1. le nom du père
>>2. le nom de la mère
>>3. les deux noms, celui du père en premier
>>4. les deux noms, celui de la mère en premier.
>>cela au nom de la sacro-sainte égalité des sexes.
>
> Caféducommercisme...
Merci, à votre bonne santé.
>>Bonjour les dégâts. Les notaires et les généalogistes en deviendront
>>chauves avant l'âge!
>
> Les noms complets des parents si ceux-ci reconnaissent l'enfant,
>ou l'adoptent, figurent sur l'acte de naissance ou d'adoption, et donc
>sur le registre d'état-civil. Je suppose que cette institution n'existe
>pas en Belgique... Je suppose aussi qu'il n'y existe pas d'enfants nés
>hors-mariage depuis 1830 ou même reconnus par un beau-père, le père
>naturel, voire adoptés...
Bouh, vilain moqueur!
Je ne sais pas si cela a un rapport avec l'état-civil des sujets et
néanmoins citoyens belges, mais de nombreux articles du code Napoléon
sont encore toujours en vigueur en Belgique, paraît-il.
>>Mais certains parlementaires n'ont sans doute rien d'autre à faire.
> La France possède 250 000 patronymes et il existe une crainte de
>voir le nombre des noms chuter et surtout de voir disparaître les noms
>rares. C'est donc une action en faveur du patrimoine culturel d'un pays,
>patrimoine unique au monde. Ceci explique aussi cela.
Merci, je ne connaissais pas cet aspect de la chose.
Amicalement,
Didier