les résultats en G.E.A. de l'I.U.T. fréquenté par ma fille...
Bien loin de tout ce qui est annoncé?
Qui croire quand on s'engage dans une voie ?
Mais bon à partir du moment que l'on ait majeur , l'avis des parents '"
poule" a-t-il encore une place ?
Ce qui est remarquable c'est que pendant toute la scolarité , tout du moins
jusqu'en terminale le système éducatif est plutot demandeur de la relation"
parents-enseignants" et la simplement par le passage à la majorité d'après
ce que j'ai pu lire, c'est l'étudiant qui est à même de faire ces choix
Promotion de 63 étudiants
16 étudiants ont validé les semestres S1 et S2
7 étudiants ont compensé S2 par S1
4 ont validé S1 mais pas S2
Soit 27 passage en seconde année!!!!
9 réorientés
3 redoublent
24 étudiants ont abandonné principalement au second semestre
Rappel: Aucun mouvement de grève anti C.P.E.au sein de cet I.U.T.
Ma fille est donc réorientée en T.C. et je me pose bien sûr autant de
questions mais je n'ose les aborder ici.
Merci pour vos échanges
"Eddy de Nantes" <edouard...@hotmail.com> a écrit dans le message de
news: icNog.74$726...@nntpserver.swip.net...
>
>
>> Au sein de sa promotion il y eut une baisse très importante au second
>> semestre au niveau des résultats et le taux par ailleurs affiché de 80%
>> pour le passage en seconde année ne correspond pas du tout à son
>> établissement .
>> Environ une vingtaine d'étudiant sur soixante ont abandonné lors de ce
>> second semestre.
>
> Le taux de 80 % auquel j'ai fait référence concerne des statistiques
> antérieures à la réforme LMD. Je ne dispose plus des chiffres actuels.
> Cela
> dit, pour le taux indiqué, si on ne tient pas compte des étudiants qui on
> volontairement abandonné leur DUT en cours d'année car ils ont compris que
> ces études ne correspondaient pas à leurs aspirations, le taux doit
> avoisiner les 90 %. Pour les 10 % restant, 3/4 redoublaient et le solde
> correspondait aux exclus pour insuffisance de résultats. Avec la réforme
> LMD, ces statistiques deviennent plus complexes puisqu'il faut
> comptabiliser
> cela en semestres.
> Par curiosité, dans l'IUT dont vous parlez, sur les 40 étudiants qui sont
> satisfaits de leur choix d'études, combien n'ayant pas validé leurs deux
> premiers semestres sont-ils admis à redoubler et combien sont-ils exclus ?
> Merci d'avance pour ces précisions.
> Ed.
>
>
Les parents sont indispensables pour l'éducation des enfants. Il le
sont moins dans l'instruction et dans l'orientation.
C'est à l'étudiant de faire ses choix. Le risque majeur, dans le cas
contraire, est l'explosion familiale. (Je confirme que les histoires
racontées à cette date dans ce fil sont vécues.)
> Promotion de 63 étudiants
> 16 étudiants ont validé les semestres S1 et S2
> 7 étudiants ont compensé S2 par S1
> 4 ont validé S1 mais pas S2
> Soit 27 passage en seconde année!!!!
> 9 réorientés
> 3 redoublent
>
> 24 étudiants ont abandonné principalement au second semestre
Wahhhtcha!
Si l'IUT se met à avoir un taux d'achec de Fac, cela craint!
> Rappel: Aucun mouvement de grève anti C.P.E.au sein de cet I.U.T.
Surprenant.
Je ne vois plus comme explication, que la marche trop haute entre la
terminale où l'éleve moyen ne fait plus rien, et l'IUT qui n'a pas
encore baisser son fr*c.
> Ma fille est donc réorientée en T.C. et je me pose bien sûr autant
de
> questions mais je n'ose les aborder ici.
TC sera très bien pour elle si c'est son choix.
Pour les questions que vous vous posez, vous n'avez plus qu'à oser les
poser ici ou mieux encore, à votre fille. (que je me permet de
réinviter ici.)
--
StefJM qui sait que toute vérité n'est pas bonne à dire ou à entendre,
et qui peut se tromper
> Ma fille est donc réorientée en T.C. et je me pose bien sûr autant de
> questions mais je n'ose les aborder ici.
Peut-être que les matières où votre fille réussit le mieux sont plus
importantes en T.C ?
Cordialement,
GL
> Wahhhtcha!
> Si l'IUT se met à avoir un taux d'achec de Fac, cela craint!
>
> > Rappel: Aucun mouvement de grève anti C.P.E.au sein de cet I.U.T.
>
> Surprenant.
J'ai bien l'impression le département GEA en question n'a
malheureusement pas l'exclusivité du problème.
> Je ne vois plus comme explication, que la marche trop haute entre la
> terminale où l'éleve moyen ne fait plus rien, et l'IUT qui n'a pas
> encore baisser son fr*c.
Le niveau de terminale n'est pas forcément le seul élément. A ce que
j'ai entendu dire on constate depuis quelques années une baisse
quantitative du nombre de dossiers de candidature en IUT dans la
plupart des filières, raisons à déterminer (autre sujet).
Les IUT étant une filière sélective, classent leurs candidats pour
faire les listes d'admission. Comme il y a moins de "bons" (à raison,
ils préfèrent aller se faire une prépa ou une fac qui les mènera
peinards au Bac+5) il faut aller "râcler le fond des listes", où on
finit par récupérer des lycéens qui ont leur bac par surprise, voir
par erreur, et qui ne sont là que parce qu'ils n'ont été pris nulle
part ailleurs (triste rôle qui incombait au DEUG, dans le temps). La
baisse quantitative entraine mécaniquement une baisse qualitative des
capacités de travail moyennes en 1ere année, d'où hausse du taux d'échec.
Encore quelques années sur cette voie, et il faudra réduire la
capacité d'accueil des IUT, parce qu'il n'y aura tout simplement pas
assez de candidats ayant le bac pour remplir la premiere année.
Ceci dit, c'est un système qui déraille depuis longtemps. les IUT
étaient conçu pour faire de très bons techniciens supérieurs avec des
bac généraux qui voulaient faire des études courtes pour bosser de
suite. Depuis le début, années 60, ça fait double emploi avec les BTS
(qui devaient disparaitre...) et depuis une bonne décennie plus la
moitié des DUT continuent en études longues, alors que le contribuable
paie cher leur formation de techniciens supérieurs immédiatement
utilisables.
MB
PS: c'est la perspective du bilan de fin de première année demain
matin qui doit me mettre d'humeur aussi joyeuse :-/
--
Michel BILLAUD bil...@labri.fr
LABRI-Université Bordeaux I tel 05 4000 6922 / 05 5684 5792
351, cours de la Libération http://www.labri.fr/~billaud
33405 Talence (FRANCE)
> j'ai entendu dire on constate depuis quelques années une baisse
> quantitative du nombre de dossiers de candidature en IUT dans la
> plupart des filières,
Les rumeurs étaient conformes aux chiffres officiels
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/rers2005/chap6_6.pdf
(cité dans http://www.education.gouv.fr/stateval/rers/rers2005.htm)
Evolution des effectifs
116000 en 2000, 115 en 2001, 113 en 2002, .... 111 en 2005
Alors que dans le même temps le nombre de départements est passé de
579 à 639.
MB
Pour notre ami Helios, il y a aussi un document sur la VAE
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/rers2005/chap8_14.pdf
Outre ce phénomène qui n'est pas récent, il est probable que la hausse du
taux d'échec en 2006 soit aussi, en partie, liée à la mise en place de la
semestrialisation en 1re année d'IUT. Ce système qui était conçu pour
faciliter la vie des étudiants mais qui empoisonne celle des enseignants
semble se retourner contre ses bénéficiaires... jusqu'à ce qu'ils aient
compris les nouvelles règles du jeu.
L'IUT n'est-il plus l'école des fans ?
> Encore quelques années sur cette voie, et il faudra réduire la
> capacité d'accueil des IUT, parce qu'il n'y aura tout simplement pas
> assez de candidats ayant le bac pour remplir la premiere année.
Pas si sûr. Dans les DUT du tertiaire, bon nombre d'étudiants provenant
demandent leur intégration en faculté après obtention de leur diplôme (en
général, ce ne sont pas les meilleurs, ceux qui ont décroché leur ticket
d'entrée dans les écoles de commerce, par exemple). Les moins mauvais
entrent directement en L 3, les autres en L 2. Et c'est sans compter que,
dans le cadre du LMD, il existe des passerelles officialisées entre
départements d'IUT et départements d'UFR. Si la "filière" (pour ne pas dire
le filon) se développe, un étudiant a tout intérêt à passer par le DUT où le
taux de réussite était juqu'à présent de 80 % pour accéder à un niveau
licence, plutôt que de passer par une fac. Il est vrai que si le taux de
réussite baisse...
ZPM
>> Encore quelques années sur cette voie, et il faudra réduire la
>> capacité d'accueil des IUT, parce qu'il n'y aura tout simplement pas
>> assez de candidats ayant le bac pour remplir la premiere année.
>
> Pas si sûr. Dans les DUT du tertiaire, bon nombre d'étudiants provenant
> demandent leur intégration en faculté après obtention de leur diplôme (en
> général, ce ne sont pas les meilleurs, ceux qui ont décroché leur ticket
> d'entrée dans les écoles de commerce, par exemple). Les moins mauvais
> entrent directement en L 3, les autres en L 2. Et c'est sans compter que,
> dans le cadre du LMD, il existe des passerelles officialisées entre
> départements d'IUT et départements d'UFR. Si la "filière" (pour ne pas dire
> le filon) se développe, un étudiant a tout intérêt à passer par le DUT où le
> taux de réussite était juqu'à présent de 80 % pour accéder à un niveau
> licence, plutôt que de passer par une fac. Il est vrai que si le taux de
> réussite baisse...
D'un autre côté, les passerelles entre IUT et fac/écoles existent depuis
un moment (j'en suis le bénéficiaire d'ailleurs).
--
"Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce
que je veux !"
"The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy
way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead)
> Les IUT étant une filière sélective, classent leurs candidats pour
> faire les listes d'admission. Comme il y a moins de "bons" (à raison,
> ils préfèrent aller se faire une prépa ou une fac qui les mènera
> peinards au Bac+5)
Mouais. Au contraire, lorsque j'étais au lycée, on me parlait plutôt de
gens qui faisaient une STS/un IUT et qui validaient comme il faut leur
diplôme, puis intégraient un IUP ou une école d'ingénieur, sans devoir
passer par la case prépa/concours.
Lorsque j'ai un peu discuté avec un de mes profs il y a quelques années en
école, il m'a dit que nous (gens venant d'IUT/STS) étions acceptés ici
lorsque nous étions assez bons parce que si nous étions bons comme ça en
section technique/technologique, alors nous aurions pu l'être en prépa (ce
qui ne me semble pas forcément vrai).
> il faut aller "râcler le fond des listes", où on
> finit par récupérer des lycéens qui ont leur bac par surprise, voir
> par erreur, et qui ne sont là que parce qu'ils n'ont été pris nulle
> part ailleurs (triste rôle qui incombait au DEUG, dans le temps).
A ce que j'ai compris, il y a entre 3000 et 4000 dossiers pour aller à
l'IUT génie informatique de Paris 5 chaque année, pour environ 180-190
places. L'IUT d'Orsay (toujours en informatique) ne semble pas en reste
non plus. Je ne suis pas certain qu'il y ait une telle désaffection -
peut-être dans certains domaines spécifiques ?
> Ceci dit, c'est un système qui déraille depuis longtemps. les IUT
> étaient conçu pour faire de très bons techniciens supérieurs avec des
> bac généraux qui voulaient faire des études courtes pour bosser de
> suite. Depuis le début, années 60, ça fait double emploi avec les BTS
> (qui devaient disparaitre...) et depuis une bonne décennie plus la
> moitié des DUT continuent en études longues, alors que le contribuable
> paie cher leur formation de techniciens supérieurs immédiatement
> utilisables.
Ca m'intéresse : pour moi, STS = section où l'on accueille de préférence
des gens venant de sections technologiques (et où j'ai l'impression qu'on
trouve le plus de « déchets » des sections générales), alors
qu'effectivement, IUT = fait pour les sections générales, qui veulent
bosser de suite (au moins en théorie).
D'après vous, le BTS fait double-emploi ?
Sinon, je sais que j'ai coûté cher à la collectivité (IUT puis école
d'ingénieur), mais je ne suis pas certain que j'aurais pu suivre
correctement dans une CPGE... :-)
>
> D'un autre côté, les passerelles entre IUT et fac/écoles existent depuis
> un moment (j'en suis le bénéficiaire d'ailleurs).
Lorsque vous en étiez l'heureux bénéficiaire, vous avez certainement dû
déposer un dossier étudié par un jury de l'établissement d'accueil ?
L'intégration n'était pas automatique.
La nouveauté tient au fait que le passage à la fac sera de droit pour les
étudiants ayant suivi des modules spécifiques définis par la convention
liant le département d'IUT et celui de la Fac. Il n'y plus de contrôle
effectué par le département d'accueil.
Partant de là, l'étudiant moyen a plutôt intérêt à passer par un DUT où les
taux de réussite sont meilleurs que d'essayer d'accéder à une licence par le
cursus fac.
ZMP
Je panse donc j'essuie.
> "Stéphane Zuckerman" <szuc...@etu.utc.fr> a écrit dans le message de news:
> Pine.OSF.4.64.060...@vega.utc.fr...
>> On Tue, 4 Jul 2006, Zerro_LePenseurManqué wrote:
>
>>
>> D'un autre côté, les passerelles entre IUT et fac/écoles existent depuis
>> un moment (j'en suis le bénéficiaire d'ailleurs).
>
> Lorsque vous en étiez l'heureux bénéficiaire, vous avez certainement dû
> déposer un dossier étudié par un jury de l'établissement d'accueil ?
> L'intégration n'était pas automatique.
> La nouveauté tient au fait que le passage à la fac sera de droit pour les
> étudiants ayant suivi des modules spécifiques définis par la convention
> liant le département d'IUT et celui de la Fac. Il n'y plus de contrôle
> effectué par le département d'accueil.
> Partant de là, l'étudiant moyen a plutôt intérêt à passer par un DUT où les
> taux de réussite sont meilleurs que d'essayer d'accéder à une licence par le
> cursus fac.
OK, je comprends mieux. D'un autre côté, l'IUT est quand même sélectif, et
si tout le monde commence à s'y intéresser, les étudiants faisant partie
du "worst of" seront toujours rejetés, étant donné la capacité
d'acceuil... non ? Sans parler du fait qu'une quantité non-négligeable de
gens dans ma promotion avaient auparavant fait une année de prépa, ou bien
une année de MIAS (validée), etc...
> On Mon, 3 Jul 2006, Michel Billaud wrote:
>
> > Les IUT étant une filière sélective, classent leurs candidats pour
> > faire les listes d'admission. Comme il y a moins de "bons" (à raison,
> > ils préfèrent aller se faire une prépa ou une fac qui les mènera
> > peinards au Bac+5)
>
> Mouais. Au contraire, lorsque j'étais au lycée, on me parlait plutôt
> de gens qui faisaient une STS/un IUT et qui validaient comme il faut
> leur diplôme, puis intégraient un IUP ou une école d'ingénieur, sans
> devoir passer par la case prépa/concours.
Ca c'est sur, ça existe, comme les gens qui gagnent au loto. Ce qu'on
oublie de dire, c'est que c'est seulement les 10 premiers sur une
promo de 100, et pas les plus mauvais au départ.
[Ce discours dans les lycées renforce l'attitude typique du lycéen
mâle moyen qui se dit qu'il sait très bien que ses résultats sont
moyens ou pas bons, mais que si il voulait il pourrait être dans les
10 premiers, et que bientôt, il va s'y mettre au lieu de déconner et
devenir ingénieur. Pilote de chasse. Ou astronaute. A la sortie on
constate généralement qu'il n'y est pas, que ce soit faute d'avoir pu,
voulu, ou fait. Pur les filles c'est différent : quand elles ne
réussissent pas elle décident que c'est parce qu'elles ne sont pas
douées, ou parce que la filière "ne leur convient pas". A force de
lire "Elève sérieuse, travaille" en face de notes pas terribles]
Pour en revenir aux 10 premiers, ça n'a rien à voir avec le taux de
préparationnaires admis dans une école d'ingénieur (80 % ?)
>
> Lorsque j'ai un peu discuté avec un de mes profs il y a quelques
> années en école, il m'a dit que nous (gens venant d'IUT/STS) étions
> acceptés ici lorsque nous étions assez bons parce que si nous étions
> bons comme ça en section technique/technologique, alors nous aurions
> pu l'être en prépa (ce qui ne me semble pas forcément vrai).
Globalement, si. Les 10 premiers, on leur ferait étudier le sanskrit ou
l'histoire de l'art, ils se débrouilleraient. "Être bon", c'est surtout
savoir faire en sorte d'être bon.
> > il faut aller "râcler le fond des listes", où on
> > finit par récupérer des lycéens qui ont leur bac par surprise, voir
> > par erreur, et qui ne sont là que parce qu'ils n'ont été pris nulle
> > part ailleurs (triste rôle qui incombait au DEUG, dans le temps).
>
> A ce que j'ai compris, il y a entre 3000 et 4000 dossiers pour aller à
> l'IUT génie informatique de Paris 5 chaque année, pour environ 180-190
> places. L'IUT d'Orsay (toujours en informatique) ne semble pas en
> reste non plus. Je ne suis pas certain qu'il y ait une telle
> désaffection - peut-être dans certains domaines spécifiques ?
Faut penser qu'il y a une forte offre dans la région parisienne, d'où
candidatures multiples sur le même type de formation.
> Ca m'intéresse : pour moi, STS = section où l'on accueille de
> préférence des gens venant de sections technologiques (et où j'ai
> l'impression qu'on trouve le plus de « déchets » des sections
> générales), alors qu'effectivement, IUT = fait pour les sections
> générales, qui veulent bosser de suite (au moins en théorie).
>
> D'après vous, le BTS fait double-emploi ?
Il fait double emploi quand le ministère s'obstine à vouloir que les
IUT prennent les bacheliers de sections technologiques, alors qu'ils
ne sont pas équipés pour étudier à armes égales avec les bacheliers
généraux scientifiques, sur des programmes adaptés à ces
derniers. (Ceci dit il y a évidemment de brillantes exceptions).
> Sinon, je sais que j'ai coûté cher à la collectivité (IUT puis école
> d'ingénieur), mais je ne suis pas certain que j'aurais pu suivre
> correctement dans une CPGE... :-)
Qui coute cher aussi. Probablement que si. Mais dans ce que je dis il
faut dissocier deux points de vue
- si un etudiant de DUT hésite à continuer avec, disons, 14 de moyenne,
je le montre le chemin des inscriptions en L3 à grands coups de
pieds dans le derriere, dans son intérêt personnel.
- du point de vue du rendement du système, recruter des 1ere année qui
continueront ensuite (alors qu'ils auraient aussi bien réussi en
licence) bloque des ressources qui pourraient être mieux employées,
par exemple pour fournir des emplois a bac +2 pour des gens qui en
auraient bien besoin, côté ascenseur social familial. Interêt de la
collectivité.
MB
Mais en revanche les écoles semblent globalement très contentes des
étudiants qu'elles recrutent : la formation du DUT correspond bien
mieux à ce qui est demandé à un ingénieur dans la plupart des écoles
"moyennes", et il n'est pas rares que nos étudiants se retrouvent en
tête de promo dans les écoles de l'INPG [ENSI de Grenoble] qui les
recrutent.
> Lorsque j'ai un peu discuté avec un de mes profs il y a quelques années
> en école, il m'a dit que nous (gens venant d'IUT/STS) étions acceptés
> ici lorsque nous étions assez bons parce que si nous étions bons comme
> ça en section technique/technologique, alors nous aurions pu l'être en
> prépa (ce qui ne me semble pas forcément vrai).
Pour moi c'est complètement faux, à tel point que je me demande si votre
prof est passé par une prépa puis a fait une école d'ingénieur où il
s'est retrouvé avec d'anciens élèves d'IUT.
A mon avis, il ne savait pas de quoi il parlait.
Je m'explique : les bons étudiants en IUT sont ceux qui font preuve d'un
bon sens pratique. En général, ceux sont les meilleurs, une fois en
école d'ingé, pour les travaux pratiques.
Les bons étudiants des CPGEs sont ceux qui font preuve d'un grand
pouvoir d'abstraction. Ce sont les meilleurs, une fois en école d'ingé,
en sciences plus "abstraites" (maths, traitement du signal,...).
Rien à voir entre les deux profils.
Par ailleurs, si vous êtes passé par un IUT puis avez fait une école
d'ingénieur, vous vous en êtes certainement rendu compte, d'où votre
remarque.
> Dans la même veine, si on est bon élève, il vaut mieux passer par un IUT
> pour entrer en école d'ingénieur qu'entrer en prépa.
Sauf si on vise les grandes écoles.
--
Mû
Je respecte la plupart de vos interventions MB, mais là je ne suis pas
d'accord du tout : AUCUN des élèves de ma promo d'ingénieur (il devait y
en avoir une quinzaine sur 120 élèves) n'aurait pu faire du sanskrit ou
de l'histoire de l'art.
Ils avaient un sens essentiellement pratique, ce qui les plaçait au
dessus de la moyenne dans tout ce qui était TP.
Par contre dans les matières comme :
- maths
- traitement du signal
- théorie de l'information
- automatique (asservissement et régulation)
... j'en oublie
ils étaient sous la moyenne.
L'un compensant généralment l'autre, il s'en sortaient trèes bien. Mais
leur profil était radicalement différent de celui de ceux issus des CPGE.
Effectivement, ne pas être bon en TP lorsque l'on est en IUT est très
pénalisant. Pire : c'est là qu'on doit se démarquer si l'on veut entrer
en école d'ingé (voir mes autres posts à ce sujet sur ce fil)
Attention le troll...
C'est exactement ce que je pensais et je ne souhaitais pourtant pas troller.
--
Mû
> Stéphane Zuckerman a écrit :
>
>> Lorsque j'ai un peu discuté avec un de mes profs il y a quelques années en
>> école, il m'a dit que nous (gens venant d'IUT/STS) étions acceptés ici
>> lorsque nous étions assez bons parce que si nous étions bons comme ça en
>> section technique/technologique, alors nous aurions pu l'être en prépa (ce
>> qui ne me semble pas forcément vrai).
>
> Pour moi c'est complètement faux,
Jusque là, pourquoi pas.
> à tel point que je me demande si votre prof
> est passé par une prépa puis a fait une école d'ingénieur où il s'est
> retrouvé avec d'anciens élèves d'IUT.
Ca vous n'en savez rien, et à vrai dire, ça m'étonnerait fortement.
> A mon avis, il ne savait pas de quoi il parlait.
Il était responsable de la branche informatique depuis un bon moment, et
je pense que si, il savait un minimum de quoi il parlait.
> Je m'explique : les bons étudiants en IUT sont ceux qui font preuve d'un bon
> sens pratique. En général, ceux sont les meilleurs, une fois en école d'ingé,
> pour les travaux pratiques.
> Les bons étudiants des CPGEs sont ceux qui font preuve d'un grand pouvoir
> d'abstraction. Ce sont les meilleurs, une fois en école d'ingé, en sciences
> plus "abstraites" (maths, traitement du signal,...).
Que penser de ces étudiants issus d'IUT ayant fait une école d'ingénieur,
et qui ensuite continuent en master à Georgia Tech ? Ou bien qui font un
Master recherche puis une thèse ? Leur capacité d'abstraction est-elle
atrophiée elle aussi ?
> Rien à voir entre les deux profils.
C'est souvent vrai. D'un autre côté, je connais des gens venant de prépa
et ne sachant pas réellement pourquoi ils veulent faire de l'informatique.
Et qui du coup n'ont absolument aucune compétence pratique.
> Par ailleurs, si vous êtes passé par un IUT puis avez fait une école
> d'ingénieur, vous vous en êtes certainement rendu compte, d'où votre
> remarque.
Je me suis rendu compte que j'avais effectivement beaucoup de retard à
rattraper en maths. Je ne pense pas que ma capacité d'abstraction soit
moindre que celle de mes collègues ayant fait une école prépa. Par contre,
ils ont acquis des méthodes de travail que je n'ai pas. J'ai dû compenser
à ma manière.
Et surtout ils n'ont pas la mentalité "j'en ai ch!é pendant ma prépa,
maintenant, cool".
MB
> Michel Billaud a écrit :
> > Globalement, si. Les 10 premiers, on leur ferait étudier le sanskrit
> > ou
> > l'histoire de l'art, ils se débrouilleraient. "Être bon", c'est
> > surtout savoir faire en sorte d'être bon.
> >
>
> Je respecte la plupart de vos interventions MB, mais là je ne suis pas
> d'accord du tout : AUCUN des élèves de ma promo d'ingénieur (il devait
> y en avoir une quinzaine sur 120 élèves) n'aurait pu faire du sanskrit
> ou de l'histoire de l'art.
Et ceux de maths sup ?
> Ils avaient un sens essentiellement pratique, ce qui les plaçait au
> dessus de la moyenne dans tout ce qui était TP.
>
> Par contre dans les matières comme :
> - maths
> - traitement du signal
> - théorie de l'information
> - automatique (asservissement et régulation)
> ... j'en oublie
>
> ils étaient sous la moyenne.
Ce qui est tout à fait normal, puisqu'ils n'avaient pas des bases
comparables dans ces domaines. On leur colle une malheureuse equadiff,
ils sont perdus, alors forcément, ils rament.... On ne rattrappe pas
le "background" des prépas, qui ne sont pas peuplées que d'abrutis
fainéants, comme ça.
> L'un compensant généralment l'autre, il s'en sortaient trèes
> bien. Mais leur profil était radicalement différent de celui de ceux
> issus des CPGE.
Je suis sur qu'on est d'accords : ils n'ont pas étudié les mêmes
choses, et n'ont pas le même bagage de connaissances, mais ils savent
bosser. C'est ça que j'dis (c).
Non, en effet je n'en sais rien. C'est une supposition, un avis comme je
le dis.
>
>> A mon avis, il ne savait pas de quoi il parlait.
>
> Il était responsable de la branche informatique depuis un bon moment, et
> je pense que si, il savait un minimum de quoi il parlait.
C'est vraiment pas possible, ça n'a pas de sens, désolé....
>
>
> Que penser de ces étudiants issus d'IUT ayant fait une école
> d'ingénieur, et qui ensuite continuent en master à Georgia Tech ? Ou
> bien qui font un Master recherche puis une thèse ? Leur capacité
> d'abstraction est-elle atrophiée elle aussi ?
Vous me faites dire ce que je n'ai pas dit.
>> Rien à voir entre les deux profils.
>
> C'est souvent vrai. D'un autre côté, je connais des gens venant de prépa
> et ne sachant pas réellement pourquoi ils veulent faire de
> l'informatique. Et qui du coup n'ont absolument aucune compétence pratique.
On ne parle pas de la même chose. Je ne parle pas d'informatique en tous
cas.
>
>> Par ailleurs, si vous êtes passé par un IUT puis avez fait une école
>> d'ingénieur, vous vous en êtes certainement rendu compte, d'où votre
>> remarque.
>
> Je me suis rendu compte que j'avais effectivement beaucoup de retard à
> rattraper en maths. Je ne pense pas que ma capacité d'abstraction soit
> moindre que celle de mes collègues ayant fait une école prépa. Par
> contre, ils ont acquis des méthodes de travail que je n'ai pas. J'ai dû
> compenser à ma manière.
>
C'est bien ce que je dis !!!
Zerro_LePenseurManqué a écrit :
> Outre ce phénomène qui n'est pas récent, il est probable que la hausse du
> taux d'échec en 2006 soit aussi, en partie, liée à la mise en place de la
> semestrialisation en 1re année d'IUT. Ce système qui était conçu pour
> faciliter la vie des étudiants mais qui empoisonne celle des enseignants
> semble se retourner contre ses bénéficiaires... jusqu'à ce qu'ils aient
> compris les nouvelles règles du jeu.
Les étudiants (à la fac en tout cas) commencent en effet à se rendre
compte
1) qu'il est plus facile d'avoir une moyenne compensée sur une année
(10 modules) que la moyenne pour chacun des deux semestres (2 x 5)...
Un certain nombre d'Université continuent (illégalement) à faire la
moyenne sur l'année, d'autres s'y refusent, d'autres sont
attentistes...
2) que ceux qui doivent passer un semestre normal et rattrapper un
semestre d'année précédente n'y arrivent pas, car ils ne peuvent pas
suivre (matériellement, c'est impossible de faire coincider les EdT)
à nouveau les enseignements où ils ont échoué, trop pris par ceux
de la nouvelle année... En gros cette année les echecs partiels ou
totaux des Bi-inscrits en S1 et S3 avoisinent 70 % de l'effectif sur un
L2SVG, avec 25 cas...
Une solution pour 2 : Faire à "l'americaine" pour de bon : TOUT
enseigner chaque semestre, et ou faire des semestres d'été (de
rattrappage dans ce cas et avec examens en final)... Mais ça coûtera
"plus cher"...
De toute façon la semestrialisation intégrale à la LMD vf, ne sert
globalement pas pour les étudiants avant le M1, voire le M2, pas ceux
de L ni ceux des IUT en tout cas... Ils ne partent pas ailleurs (autre
univ. française ou autre univ. étrangère) en cours d'année... Cette
possibilité de "mobilité" est illusoire pour la masse des étudiants,
bien qu'elle soit théoriquement possible, mais difficilement
organisable ne serait-ce que par le fait que les universités n'ont
même pas les mêmes dates de rentrée...
La montagne MEN a accouché d'une souris LMD...
> ZPM
JMS, anti LMD depuis le début
GL
> Stéphane Zuckerman a écrit :
>>> à tel point que je me demande si votre prof est passé par une prépa puis a
>>> fait une école d'ingénieur où il s'est retrouvé avec d'anciens élèves
>>> d'IUT.
>>
>> Ca vous n'en savez rien, et à vrai dire, ça m'étonnerait fortement.
>
> Non, en effet je n'en sais rien. C'est une supposition, un avis comme je le
> dis.
>
>>
>>> A mon avis, il ne savait pas de quoi il parlait.
>>
>> Il était responsable de la branche informatique depuis un bon moment, et je
>> pense que si, il savait un minimum de quoi il parlait.
>
> C'est vraiment pas possible, ça n'a pas de sens, désolé....
>
>>
>>
>> Que penser de ces étudiants issus d'IUT ayant fait une école d'ingénieur,
>> et qui ensuite continuent en master à Georgia Tech ? Ou bien qui font un
>> Master recherche puis une thèse ? Leur capacité d'abstraction est-elle
>> atrophiée elle aussi ?
>
> Vous me faites dire ce que je n'ai pas dit.
Vraiment ? Reprenons ce que vous avez dit (désolé, je le prends un peu
comme une attaque personnelle, car vous semblez mettre une barrière
tellement grande entre celui qui a fait prépa et celui qui a fait une
section technique/technologique que ça me gratte de partout ...).
J'ai dit :
>> Lorsque j'ai un peu discuté avec un de mes profs il y a quelques
>> années en école, il m'a dit que nous (gens venant d'IUT/STS) étions
>> acceptés ici lorsque nous étions assez bons parce que si nous étions
>> bons comme ça en section technique/technologique, alors nous aurions
>> pu l'être en prépa (ce qui ne me semble pas forcément vrai).
Vous avez répondu :
> Pour moi c'est complètement faux, à tel point que je me demande si votre
> prof est passé par une prépa puis a fait une école d'ingénieur où il
> s'est retrouvé avec d'anciens élèves d'IUT.
Reprenons un peu. Vous dites donc que, lorsqu'une école d'ingénieur
accepte en son sein les 10 premiers pourcents d'une promotion (au minimum,
certains établissements pour lesquels j'avais postulés demandaient
explicitement à être dans les 5% de tête, d'autres d'être carrément dans
les trois premiers, quelle que soit la taille de la promotion), ces
derniers n'auraient certainement pas pu faire une prépa (car c'est
absolument *tout* ce que je disais dans le paragraphe cité, c'est-à-dire
que, « si nous avions voulu faire une prépa, nous aurions pu »).
J'ai effectivement émis des doutes : en ce qui me concerne (et donc là on
passe d'une généralité à ma petite personne, qui est un cas bien
particulier), j'ai des doutes sur ma capacité à l'époque de travailler
correctement pour obtenir une école décente. Le choix de l'IUT (au moins
en ce qui me concerne) a directement été de me dire « autant commencer
directement par ce qui me passionne, et puis si je me plante pour l'entrée
en école, au moins j'aurai un diplôme bac + 2 ». A titre informatif,
j'avais été accepté par la prépa de mon lycée, mais mes résultats étaient
carrément moyens, voire médiocres. Je n'avais pas le feu sacré, j'ai donc
préféré jouer la sûreté. La plupart de mes camarades d'école qui sont
passés par un IUT n'ont même pas essayé de tenter la prépa, ça ne les
intéressait tout simplement pas (qu'après ils aient eu peur de la
difficulté, qu'ils aient eu envie d'avoir une vie sociale ou que sais-je
est un autre problème).
Donc, reprenons l'argument initial du professeur : « si vous avez réussi
à être dans les premiers de votre promo, et qu'en plus nous vous avons
accepté ici, c'est que nous considérons que vous auriez très bien pu
réussir en CPGE. » Qu'y a-t-il de choquant à cette affirmation ? Dans mon
cas j'en doute. A voir beaucoup de mes collègues, je suis convaincu qu'il
avait raison. Ma réserve portait sur la généralité de sa remarque.
Vous avez ensuite dit :
> Je m'explique : les bons étudiants en IUT sont ceux qui font preuve d'un
> bon sens pratique.
Là il faudrait expliciter. Lorsque j'étais en IUT, je faisais partie de
ceux qui dévoraient tout un tas de bouquins, et ne s'arrêtaient pas aux
cours. Comme quoi, le côté pratique... Ou plutôt, bien sûr, je pratiquais
beaucoup (étant donné la tonne de projets qui nous tombent dessus en IUT
il n'y a pas trop le choix), mais j'approfondissais énormément - j'étais
curieux, quoi. Là encore, je sais que les DUTiens autour de moi avaient
fait de même - pas tous bien sûr, mais une proportion non négligeable.
> En général, ceux sont les meilleurs, une fois en école d'ingé, pour les travaux
> pratiques.
Oui, mais ça c'est normal, puisque nous sommes formés pour ça. De même
que, si j'étais meilleur qu'une personne ayant fait prépa en maths ou en
physique, je me poserais des questions sur les raisons de son admission
dans l'école...
> Les bons étudiants des CPGEs sont ceux qui font preuve d'un grand
> pouvoir d'abstraction. Ce sont les meilleurs, une fois en école d'ingé,
> en sciences plus "abstraites" (maths, traitement du signal,...).
Bon, remettons les choses à plat. :-)
J'ai mal lu ce que vous avez dit, et vous avez mal lu (ou compris) ce que
le prof a dit. Je suis d'accord : de fait, quelqu'un venant de CPGE a
intérêt à comprendre plus rapidement qu'un élève plus technique les
concepts abstraits. Abstraire, cela s'apprend (en fait, il est des
disciplines où il faut bien apprendre à abstraire, sinon on ne va pas bien
loin - et là je prends le cas spécifique de l'informatique).
>>> Rien à voir entre les deux profils.
>>
>> C'est souvent vrai. D'un autre côté, je connais des gens venant de prépa et
>> ne sachant pas réellement pourquoi ils veulent faire de l'informatique. Et
>> qui du coup n'ont absolument aucune compétence pratique.
>
> On ne parle pas de la même chose. Je ne parle pas d'informatique en tous cas.
C'était un exemple un peu HS, juste pour dire que la capacité
d'abstraction, c'est bien, mais que pour un ingénieur, si elle ne sert pas
des cas plus pratiques, elle n'a aucune valeur.
>> Je me suis rendu compte que j'avais effectivement beaucoup de retard à
>> rattraper en maths. Je ne pense pas que ma capacité d'abstraction soit
>> moindre que celle de mes collègues ayant fait une école prépa. Par contre,
>> ils ont acquis des méthodes de travail que je n'ai pas. J'ai dû compenser à
>> ma manière.
>>
> C'est bien ce que je dis !!!
Ce n'était pas très clair, surtout en voyant votre réaction face à ce que
je citais de mon prof ... :-)
JMS wrote:
> Un certain nombre d'Université continuent (illégalement) à faire la
> moyenne sur l'année, d'autres s'y refusent, d'autres sont
> attentistes...
Il n'y a rien d'illégal à ce qu'une université propose à ses étudiants
une compensation semestrielle et annuelle. C'est juste un droit
supplémentaire pour ces derniers. Cette initiative, qui progresse
d'année en année, ne contredit pas les textes du LMD (le minimum légal).
Julien
> Pas d'accord pour le département d'IUT où j'enseigne : la
> semestrialisation permet aux étudiants en difficulté en début de
> première année de se remettre au travail dès le mois de février en
> repiquant leur semestre. Ils gagnent un an, se retrouvent mieux encadrés
> dans un plus petit groupe. Et depuis 3 ans que le système est en
> place, les étudiants comme les enseignants semblent globalement satisfaits.
Et ben vous avez de la chance d'avoir cette option là... Cela reviens
un peu à ce que je disais plus loin dans mon post "enseigner tout à
chaque semestre"...
Ce que notre université ne voudra JAMAIS car cela coutera TROP cher en
heures sup... Le LMD étant surtout une réforme comptable...
Les IUT, sont -ils toujours dérogataires financièrement par rapport
aux UFR classiques ? Je crois me souvenir que c'était le cas... Le
problème des Heures sup et des postes est traîté à part si c'est
toujours le cas
> Autre intérêt : on peut récupérer en février des gens qui ont raté leur
> première orientation post-bac
Oui... Les abandons en Sup vers la fac des Sciences se font plutôt en
Novembre... C'est rattrapable
(et j'ai deux exemples récents d'étudiants
> venant d'autres universités, dans d'autres académies : le problème des
> dates de rentrée n'est pas rédhibitoire).
Ben cette année il y avait 3 semaines de décallage entre la rentrée
de Septembre à la fac des sciences d'Angers et la rentrée à la fac
des sciences du Mans... Université séparée de 95 km par l'autoroute
et dans la même académie... Ca n'aide pas...
> GL
A+
JMS
On a fait ça aussi à Bordeaux (IUT info) pendant quelques années,
avant le LMD.On en était content sur le plan pédagogique, ... et on a
arrêté.
L'objectif était principalement le second : proposer une réorientation
après un 1ere semestre de DEUG loupé (ça qui suppose que le DEUG les
détecte suffisamment tot).
Les problèmes que ça pose :
- difficulté à remplir le groupe par manque de candidats à la
réorientation (quant à récupérer des non-locaux qui changeraient de ville
en milieu d'année...). Donc problème de financement, la dotation étant proportionnelle au nombre d'étudiants inscrits, alors que les heures nécessaires dépendent du nombre de groupes.
- saturation pedago-administrative, tant des enseignants (mine de
rien, une nouvelle filière de ce genre avec un petit groupe de rien
du tout ça double le nombre de réunions de jurys, bilans etc.), que
du secrétariat, qui se retrouve toute l'année à faire simultanement
de la recherche de stage, du recrutement, de la paperasse de jurys
etc.
Bonjour
Ce n'est pas l'opinion que "mes" instances supérieures locales ont
eu... (^_^)
Hélas pour "mes" étudiants...
A+
JMS
> Les problèmes que ça pose :
> - difficulté à remplir le groupe par manque de candidats à la
> réorientation (quant à récupérer des non-locaux qui changeraient de ville
> en milieu d'année...). Donc problème de financement, la dotation étant proportionnelle au nombre d'étudiants inscrits, alors que les heures nécessaires dépendent du nombre de groupes.
> - saturation pedago-administrative, tant des enseignants (mine de
> rien, une nouvelle filière de ce genre avec un petit groupe de rien
> du tout ça double le nombre de réunions de jurys, bilans etc.), que
> du secrétariat, qui se retrouve toute l'année à faire simultanement
> de la recherche de stage, du recrutement, de la paperasse de jurys
> etc.
>
> MB
Nous avions testé quelque chose de similaire à l'occasion de la 1ere
vague des DEUGs renovés en 1985... Les étudiants en difficultés
importantes ne faisaient que le S1 au cours du S2, plus qqs cours de
service nommés Tronc commun (Fr, Langues, Biblio, Burautique)... et le
problème venait surtout pour ceux qui réussissaient leur S1 en S2
justement... Comme ils avaient le S1, ils recommençaient les
enseignements de S2 qu"en Janvier de l'année suivante, complètement
démobilisés...
(J'ai mis S1et S2 pour simplifier)
A+
JMS
ZPM
Je panse donc j'essuie.
"Julien" <jmariauz_No_@_SPAM_free.fr> a écrit dans le message de news:
44ac4a49$0$9611$636a...@news.free.fr...
"Zerro_LePenseurManqué" <Ze...@caramail.com> a écrit dans le message de
news: GKdrg.263$fA3...@nntpserver.swip.net...
1- Ce n'est pas une attaque personnelle.
2- Je ne vois pas de quelle barrière vous parlez. Vous devez me
confondre avec quelqu'un d'autre. Relisez mes posts.
>
> J'ai dit :
>>> Lorsque j'ai un peu discuté avec un de mes profs il y a quelques
>>> années en école, il m'a dit que nous (gens venant d'IUT/STS) étions
>>> acceptés ici lorsque nous étions assez bons parce que si nous étions
>>> bons comme ça en section technique/technologique, alors nous aurions
>>> pu l'être en prépa (ce qui ne me semble pas forcément vrai).
proposition A "je suis bon en IUT"
proposition B "je suis bon en prépa".
Votre prof dit A => B
>
> Vous avez répondu :
>> Pour moi c'est complètement faux, à tel point que je me demande si
>> votre prof est passé par une prépa puis a fait une école d'ingénieur
>> où il s'est retrouvé avec d'anciens élèves d'IUT.
>
> Reprenons un peu. Vous dites donc que, lorsqu'une école d'ingénieur
> accepte en son sein les 10 premiers pourcents d'une promotion (au
> minimum, certains établissements pour lesquels j'avais postulés
> demandaient explicitement à être dans les 5% de tête, d'autres d'être
> carrément dans les trois premiers, quelle que soit la taille de la
> promotion), ces derniers n'auraient certainement pas pu faire une prépa
> (car c'est absolument *tout* ce que je disais dans le paragraphe cité,
> c'est-à-dire que, « si nous avions voulu faire une prépa, nous aurions
> pu »).
Vous avez bien lu, et vous interprétez mal ces propos. J'ai dit que A
n'entraine pas B : "je suis bon à l'IUT" n'entraine pas "je suis bon en
prépa".
Vous interprêtez cela en "je suis bon en IUT" entraine "je ne suis pas
bon en prépa".
Erreur.
> Donc, reprenons l'argument initial du professeur : « si vous avez réussi
> à être dans les premiers de votre promo, et qu'en plus nous vous avons
> accepté ici, c'est que nous considérons que vous auriez très bien pu
> réussir en CPGE. » Qu'y a-t-il de choquant à cette affirmation ?
Elle est fausse, c'est ce qui est choquant. Ce n'est pas parce qu'on
était bon en IUT qu'on aurait pu l'être en prépa.
> Ce n'était pas très clair, surtout en voyant votre réaction face à ce
> que je citais de mon prof ... :-)
Non : vous avez écrit mot pour mot : "parce que si nous étions bons
comme ça en section technique/technologique, alors nous aurions pu
l'être en prépa (ce qui ne me semble pas forcément vrai)."
Je dis que c'est faux. Dans ma promo, aucun des anciens élèves d'IUT
n'aurait pu faire prépa. Je les connaissais tous, c'étaient de bon
camarades. Mais en sortant du lycée ils n'avaient pas le niveau
suffisant en maths (pour diverses raisons : soit ils venaient de
filières de bac technologiques, soit ils étaient issus des bacs
scientifiques C, D et E mais étaient trop moyens en maths/physique).
Vous ajoutez ci-dessus "et qu'en plus nous vous avons accepté". Cet
ajout est une hypothèse supplémentaire que vous n'aviez pas considérée
au départ: Votre prof a donc des critères qui lui permettent de penser
que le DUTien accepté *dans votre école* aurait pu faire prépa. Je ne
connais pas ces critères. Par contre ils sont forcément différents de
ceux appliqués par mon ancienne école. C'est pour cela que je dit qu'il
est FAUX de dire que parce qu'on était bon en IUT on aurait pu l'être en
prépa. Ce n'est pas vrai pour mon école.
J'ajoute que dans mon école, il fallait être dans les trois premiers de
l'IUT. Les DUTins admis n'étaient donc pas en queue de classement en IUT.