> J'ai aussi posté sur d'autres sujets
> Voila après mes recherches ce que j'ai pu écrire ;
> Conclusions rédigées de l'étude
>
>
> Définition :
>
> Le Cloud Computing est une approche de l'informatique visant a offrir
> à bas coût des capacités virtuellement illimitées de stockage de
> ressources, fichiers, logiciels et autres sur des serveurs distants
> sans que l'utilisateur ait à se soucier de l'infrastructure
> sous-jacente. Les serveurs sont interconnectés et peuvent être basés
> dans différents pays ou continents où l'environnement juridique et
> géopolitique peut être différent de celui du client. Les principales
> qualités de ce service sont donc ; une optimisation des coûts, des
> capacités de stockage illimitées, des infrastructures fiables, une
> accessibilité du service.. mais aussi des défauts tels que la
> dépendance à l'Internet et au service offert par le fournisseur et la
> sécurité et confidentialité des données stockées. Ce service
> s'adresse donc particulièrement aux entreprises mais peut donc aussi
> s'adresser aux particuliers.
Une petite nuance peut-être, je séparerais deux éléments :
- Le nuage lui-même, qui consiste à avoir une infrastructure
permettant de stocker des données et/ou d'exécuter des traitements,
qui est une considération plutôt technique. Ce nuage peut être une
infrastructure privée à une entreprise par exemple, ou bien un
nuage "public", avec des prestations vendues.
- La vente/location de stockage et/ou de capacités de traitement
et/ou de bande passante, ... dans un nuage ; c'est-à-dire le fait
qu'une entreprise vende des services de stockage,
d'infrastructure, ... dans le nuage qu'elle gère à d'autres
prestataires. C'est une considération commerciale et juridique.
Sur la question des coûts : à plus ou moins bas coût quand même. Un des
intérêts de la mutualisation est de limiter les coûts, mais quand on
parle de "virtuellement illimité" à côté, euh... :) . La mutualisation
permet par exemple d'avoir des coûts faibles si vous ne faites qu'une
petite consommation d'un nuage "public", au lieu de dédier une ou
plusieurs machines à ça (fiabilité, ...). Autre avantage : la variation
aisée des capacités de stockage, de bande passante, ... Si j'héberge un
site dans un nuage et qu'il est brusquement très sollicité, il va
pouvoir supporter la charge alors que sur un nombre de machines
limitées on est coincé entre une infrastructure sur-dimensionnée qui
coûte cher et une infrastructure sous-dimensionnée qui ne supporte pas
les pics de charge. Par contre les moments de forte charge vont m'être
facturé par le fournisseur du service d'infrastructure. Avec une
infrastructure mutualisée, le "stockage illimité" (par exemple) ne coûte
cher que si on l'utilise. Ca peut être une forme de réduction des
coûts, mais pas forcément.
>
> Cadre juridique et géopolitique :
>
> [...]
> Cela prouve
> donc que, parce que l'hébergeur ne contrôle pas nécessairement tout
> ce qui est stocké sur ses serveurs, tout prestataire de services de
> Cloud exploitant des fermes de serveurs, est susceptible d'être un
> jour concerné par des mesures prises à l'encontre de fichiers
> illégaux stockés par le même hébergeur bien qu'indirectement.
>
>
> Cas d'actualité :
>
> On peut donc affirmer sans risquer la contradiction qu'aucun
> prestataire de Cloud, et par conséquent aucun client d'un service de
> ce type, n'est aujourd'hui à l'abri d'une mesure de saisie similaire
> à celle qui a touché Megaupload. En effet, même si une partie non
> négligeable de données étaient téléchargées de manière illégale, une
> autre partie des données était tout à fait légitime. De très nombreux
> utilisateurs ont donc perdu l'accès à tous leur documents d'un coup
> sans avertissement préalable, dont certains pour nécessaires pour
> leur travail. La justice américaine a donc pu monté son dossier grâce
^^^^^
monter
(non, je n'ai pas relu le reste très attentivement)
> aux informations trouvées sur les serveurs des fournisseurs qui
> étaient physiquement dans sa juridiction et agit à la racine via les
> racines DNS et les noms de domaine, sur lesquels elle dispose aussi
> d'un accès privilégié car la gouvernance de l'internet est encore
> largement entre ses mains, et les très gros acteurs qui gèrent les
> extensions y sont souvent localisés, ce qui démontre comment elle a
> pu fermer ce site. Des précautions sont donc à prendre lors de
> l'utilisation du Cloud Computing.
Le problème de la responsabilité des hébergeurs est un problème
récurrent. D'un côté, le fait d'héberger des sites, fichiers, ... ne
devrait pas mettre les hébergeurs dans l'embarras avec la justice
pour éviter l'auto-censure, d'autre part ils doivent respecter les
lois interdisant tel ou tel contenu ou sa distribution. En l'absence
de cadre juridique très strict (?), des hébergeurs comme Youtube ont
régulièrement des accrochages avec l'industrie du disque ou celle du
cinéma par exemple.
Le cas de MegaUpload est un peu particulier quand même. Je ne me
souviens plus les accusations précises portées contre MegaUpload et qui
ont servi à lui tomber dessus, mais il s'agissait d'une société
emblématique de la contrefaçon, qui s'était fait une réputation dessus
et gagnait pas mal d'argent avec. On était loin de la fourniture neutre
de services d'infrastructure.
Ceci étant dit : oui, il faut prendre des précautions. Et ce quelle que
soit le système choisi, nuage ou pas ;) . Par exemple la dépendances à
Internet et les risques juridiques liés à un hébergement dans tel ou tel
pays que vous citez, mais tout simplement la possibilité de fermeture
du service (quelle qu'en soit la raison finalement, la sisie par la
justice n'est sans doute pas le risque principal que court une
société) : peu importe pourquoi il ferme, si vous vous retrouvez du
jour au lendemain sans accès à vos données et/ou vos logiciels, c'est
ennuyeux.
Merci pour le retour :)