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Notre alimentation en danger !

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Pascal Boulerie

unread,
Jul 20, 2009, 1:22:33 PM7/20/09
to
Notre alimentation en danger !

La politique actuellement menée par le Gouvernement est très
préoccupante dans la mesure où les Services Vétérinaires sont sur la
voie d'une royaume-unisation
(néologisme que vous comprendrez peut-être quand on voit dans quel
état sont les services publics de ce pays) : chute des effectifs et
fin des recrutements, désorganisation, diminution des moyens et baisse
de reconnaissance par les responsables politiques.

A l'heure où le modèle français était internationalement reconnu pour
son efficacité, les évolutions annoncées nous mènent clairement vers
une situation à l'anglaise où pourront éclater sans contrôle des
crises comme : la vache folle, la fièvre aphteuse (on se souvient de
ces monceaux de cadavres en proie aux flammes), la grippe aviaire (ce
qui tient lieu de services vétérinaires avaient mis 48 h pour se
rendre dans ce fameux élevage de dinde après le déclenchement de
l'alerte par l'éleveur), mélamine dans le lait, contaminants
chimiques...

A rebours de toute logique, alors que les crises sanitaires vont se
multiplier en raison de l'intensification des échanges commerciaux et
du réchauffement climatique, et que les risques pour la santé publique
à
venir sont pour la plupart d'origine animale (75 % des agents
pathogènes émergents proviennent du règne animal), alors que l’OIE
(organisation mondiale de la santé animale, dont le siège est à Paris)
explique dans le monde entier qu’il faut développer les ressources et
renforcer les structures des services vétérinaires, reconnus comme un
bien public international compte tenu de leur rôle dans la prévention
et la maîtrise
des fléaux sanitaires, le gouvernement français fait le choix de
saborder son dispositif en matière de santé publique dans le domaine
vétérinaire qui a fait ses preuves, y compris dans les crises les plus
récentes, et
fait pourtant référence au plan international.

Ce ne sont vraisemblablement pas quelques centaines de vétérinaires
fonctionnaires qui vont pouvoir inverser la tendance, seuls les
consommateurs ont le pouvoir de se faire entre et de faire infléchir
le projet désastreux du Gouvernement. Alors, diffusez cette
information le plus largement possible !

Copie séparée : fr.soc.economie, fr.soc.politique

scarron

unread,
Jul 21, 2009, 3:50:43 AM7/21/09
to
Pascal Boulerie a �crit :

> Notre alimentation en danger !
[...]
> A l'heure o� le mod�le fran�ais �tait internationalement reconnu pour
> son efficacit�,


Ca fait un moment que notre alimentation est pourrie. Nous vivons dans
une soci�t� du poison


Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Jul 21, 2009, 4:04:38 AM7/21/09
to
scarron a �crit :

> Ca fait un moment que notre alimentation est pourrie. Nous vivons dans
> une soci�t� du poison

On a �cras� les toxi-infections (botulisme et Cie), qui sont une des
premi�res cause de mortalit� infantile (d�shydratation par diarrh�e)
dans le monde de nos jours.

Oui, effectivement, on bouffe plein de sel de merde qui durcit les
art�res, plein de graisse de merde qui les bouche, on balance des
phytosanitaires de merde plus que de raison (plus le jardinier amateur
que l'agriculteur, d'ailleurs) qui polluent les nappes phr�atiques et
les assiettes...

Mais il faut quand m�me raison garder : sur le plan strict de la sant�,
on n'a jamais eu une s�curit� sanitaire telle que la n�tre en France
dans toute l'histoire de l'Humanit�.

Faut juste qu'on comprenne qu'on peut faire aussi bien en moins merdique.

--
Christophe Dang Ngoc Chan
secouriste b�n�vole, moniteur
cd...@wanadoo.fr

cath

unread,
Jul 23, 2009, 2:45:05 AM7/23/09
to
Christophe Dang Ngoc Chan a présenté l'énoncé suivant :
> scarron a écrit :

>
>> Ca fait un moment que notre alimentation est pourrie. Nous vivons dans une
>> société du poison
>
> On a écrasé les toxi-infections (botulisme et Cie), qui sont une des
> premières cause de mortalité infantile (déshydratation par diarrhée) dans
> le monde de nos jours.
>

Mais nous cultivons avec succès de nouvelles souches de salmonelles,
escherichia coli et autres staphylocoques très prometteuses pour les
TIAC (toxi-infection alimentaire collective), car fortement pathogènes,
résistantes aux ATB et très bien adaptées au mode de vie moderne.
http://jackb.blog.lemonde.fr/2008/01/

Le botulisme n'a jamais été fréquent, même dans ses époques de gloire,
mais il est impressionnant et exige des soins coûteux pour ne pas être
mortel; schématiquement, les toxi-infections sont plutôt liées soit au
circuit eau potable/assainissement (pays pauvres), soit aux germes
émergents en lien avec les conditions d'élevage et de conservation des
produits d'origine animale (pays riches).

"On" ne les a malheureusement pas écrasées...

> Oui, effectivement, on bouffe plein de sel de merde qui durcit les artères,

> plein de graisse de merde qui les bouche, on balance des phytosanitaires de
> merde plus que de raison (plus le jardinier amateur que l'agriculteur,

> d'ailleurs) qui polluent les nappes phréatiques et les assiettes...

Les jardiniers amateurs consomment environ 10% des produits
phytosanitaires, ce qui peut sembler énorme en chiffres poids/hectare.
Leur consommation reste malgré tout plus encadrée par les
recommandations que celle des agriculteurs, qui ont de plus accès à
d'autres substances.

http://www.alliancepec-isere.org/article13.html
[ A savoir : Les céréales à paille, le maïs, le colza et la vigne qui
utilisent moins de 40 % de la surface agricole utile utilisent à elles
seules près de 80 % des pesticides vendus chaque année en France.

(..)
Il est impossible de connaître vraiment les dosages et les mélanges
effectués en plein champ. Mais le plus grave concerne les pratiques
illégales encore en cours aujourd’hui (utilisation de substances
interdites, mélanges « maison » et non homologués avec des solvants
divers …). L’expertise INRA/CEMAGREF (2005) est donc discrète en
affirmant que « les pratiques phytosanitaires mises en œuvre par les
agriculteurs restent très mal connues ». ]

>
> Mais il faut quand même raison garder : sur le plan strict de la santé, on
> n'a jamais eu une sécurité sanitaire telle que la nôtre en France dans
> toute l'histoire de l'Humanité.
>

On vit une époque où l'évolution est particulièrement rapide, et la
sécurité sanitaire présentée comme un acquis dans les années 70 semble
remise en cause actuellement: les deux pandémies médiatisées de ces
dernières années sont issues de la chaîne agro-alimentaire, qui est
inquiétante pour ses répercussions sanitaires, et pas qu'en pathologie
infectieuse..

> Faut juste qu'on comprenne qu'on peut faire aussi bien en moins merdique.

Sans doute, il suffit de mettre en question notre fonctionnement
économico-social et notre mode de vie..


Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Jul 23, 2009, 3:45:59 AM7/23/09
to
cath a écrit :

> Christophe Dang Ngoc Chan a présenté l'énoncé suivant :

> "On" ne les a malheureusement pas écrasées...

Euh, en France 400 morts par an et 70 000 admissions aux urgences (aux
USA, plus de 10 fois plus alors qu'il sont 4 fois plus nombreux), c'est
quand même très anecdotique.

> Les jardiniers amateurs consomment environ 10% des produits
> phytosanitaires, ce qui peut sembler énorme en chiffres poids/hectare.

J'ai du araser la terre du jardin de la copropriété car ma charmante
voisine avait balancé par poignées de l'anti-limace, alors que la notice
précise "hors de porté des enfants, nocif pour les personnes et la
animaux, pas plus d'un granulé tous les 15 cm".

(Elle est infirmière aux urgences... passons.)

> Leur consommation reste malgré tout plus encadrée par les
> recommandations que celle des agriculteurs, qui ont de plus accès à
> d'autres substances.

Les petits agriculteurs n'ont aucun intérêt à balancer des saloperies
plus que de raisons, ce qu'ils paient, ils veulent que ça profite à la
plante et pas à la nappe phréatique ou à leur peau.

Une technique simple est d'avoir un petit carré planté avec la densité
double du reste du champ, ce qui permet de détecter de manière précoce
les problèmes et donc de ne traiter que ce qui est nécessaire et éviter
le préventif en aveugle.

Pour les céréaliers beaucerons, c'est autre chose.

>> Mais il faut quand même raison garder : sur le plan strict de la
>> santé, on n'a jamais eu une sécurité sanitaire telle que la nôtre en
>> France dans toute l'histoire de l'Humanité.
>
> On vit une époque où l'évolution est particulièrement rapide, et la
> sécurité sanitaire présentée comme un acquis dans les années 70 semble
> remise en cause actuellement: les deux pandémies médiatisées de ces
> dernières années sont issues de la chaîne agro-alimentaire

Aucun rapport avec les toxi-infections, faut pas tout mélanger.

Au passage, les grippes porcines et aviaires passaient à l'homme à
l'époque où ils étaient élevés en plain air dans la cour attenante, le
sida est passé du singe à l'homme alors qu'il n'y a pas d'élevage...

Sur le fond je suis d'accord avec toi, mais ils ne faut pas non plus
crier au loup à chaque coin du bois. Ca dessert plus que cela ne sert.

--
Christophe Dang Ngoc Chan

secouriste bénévole, moniteur
cd...@wanadoo.fr

cath

unread,
Jul 23, 2009, 7:50:38 AM7/23/09
to
Christophe Dang Ngoc Chan a formulᅵ ce jeudi :
> cath a ᅵcrit :
>> Christophe Dang Ngoc Chan a prᅵsentᅵ l'ᅵnoncᅵ suivant :
>
>> "On" ne les a malheureusement pas ᅵcrasᅵes...

>
> Euh, en France 400 morts par an et 70 000 admissions aux urgences (aux USA,
> plus de 10 fois plus alors qu'il sont 4 fois plus nombreux), c'est quand
> mᅵme trᅵs anecdotique.
>

Les chiffres ne sont que des estimations, les tiens ᅵtant plutᅵt dans
la fourchette haute (source des 400 morts ?), ce qui ne les rend pas
anecdotiques pour autant.
Si les TIAC (= apparition d'au moins 2 cas d'une symptomatologie
gastro-intestinale) sont ᅵ dᅵclaration obligatoire (pour le mᅵdecin,
mais aussi pour le principal occupant, chef de famille ou
d'ᅵtablissement, des locaux oᅵ se trouvent les malades) depuis 1987,
c'est en raison de leur augmentation constante et importante, et de
l'ᅵvolution des agents infectieux impliquᅵs.
La gᅵnᅵralisation de l'antibiothᅵrapie, en mᅵdecine humaine et
vᅵtᅵrinaire d'ᅵlevage, est incriminᅵe par l'OMS dans cette belle
carriᅵre des entᅵrobactᅵries.

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs139/fr/

[ Le coᅵt total des affections ᅵ salmonelles aux ᅵtats-unis3 est
estimᅵ ᅵ US$ 3 milliards.
(..)

Les ᅵtudes rᅵcentes apportent de plus en plus de preuves des
consᅵquences prᅵjudiciables pour la santᅵ humaine de l'apparition de
micro-organismes rᅵsistants. Ces consᅵquences peuvent se rᅵpartir en
deux catᅵgories :
(1) survenue d'infections qui sinon ne seraient pas apparues et
(2) augmentation de la frᅵquence des ᅵchecs thᅵrapeutiques et de la
gravitᅵ des infections.

(1) Infections qui sinon ne seraient pas apparues.
Chez l'homme, comme chez l'animal, l'utilisation d'antimicrobiens agit
sur les voies intestinales, exposant les sujets concernᅵs ᅵ un risque
accru de contracter certaines infections. Les personnes prenant par
exemple des antimicrobiens pour des raisons indᅵpendantes courent donc
un risque majorᅵ d'ᅵtre contaminᅵes par des salmonelles rᅵsistantes ᅵ
ces mᅵdicaments.

(2) L'augmentation de la frᅵquence des ᅵchecs thᅵrapeutiques et de la
gravitᅵ des infections peut se manifester par une prolongation de la
durᅵe de la maladie, par une plus grande frᅵquence des septicᅵmies et
des hospitalisations, ou par un accroissement de la mortalitᅵ.
Plusieurs ᅵtudes ont mis en ᅵvidence l'association entre une
augmentation de la frᅵquence relative des souches de salmonelles
rᅵsistantes aux antimicrobiens et un accroissement de celle des
hospitalisations pour salmonellose.
De mᅵme, on a constatᅵ que les personnes atteintes d'infections dues ᅵ
des salmonelles rᅵsistantes aux antimicrobiens prᅵsentaient une plus
forte probabilitᅵ de contracter une septicᅵmie ou de mourir dans les 90
jours suivant le prᅵlᅵvement que les sujets de groupes tᅵmoins infectᅵs
par des germes sensibles. ]

...............
>
> Aucun rapport avec les toxi-infections, faut pas tout mᅵlanger.
>
> Au passage, les grippes porcines et aviaires passaient ᅵ l'homme ᅵ l'ᅵpoque
> oᅵ ils ᅵtaient ᅵlevᅵs en plain air dans la cour attenante, le sida est
> passᅵ du singe ᅵ l'homme alors qu'il n'y a pas d'ᅵlevage...
>

Les grippes aviaire et porcine n'ont jamais ᅵtᅵ considᅵrᅵes comme
transmissibles ᅵ l'homme avant notre ᅵpoque, et c'est d'ailleurs lᅵ que
rᅵside la nouveautᅵ et la menace..
D'autre part, elles ne concernaient pas les quelques volailles de la
cour attenante, mais dᅵjᅵ les ᅵlevages, et n'ᅵtaient pas causᅵes par
des formes virales identiques ᅵ celles qui ont fait l'actualitᅵ; tu
sembles sous-estimer l'impressionnante capacitᅵ ᅵvolutive des virus,
et, dans une moindre mesure, des bactᅵries.

Et quant ᅵ la transmission du prᅵcurseur du VIH par le chimpanzᅵ, elle
reste trᅵs difficile ᅵ expliquer sans faire intervenir l'activitᅵ
humaine.

> Sur le fond je suis d'accord avec toi, mais ils ne faut pas non plus crier

> au loup ᅵ chaque coin du bois. Ca dessert plus que cela ne sert.

Je ne viens pas militer, mais parler ici de ce qui me tracasse (en
charte..), car j'en ai peu l'occasion ailleurs..


Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Jul 23, 2009, 8:59:33 AM7/23/09
to
cath a ᅵcrit :

> Les chiffres ne sont que des estimations, les tiens ᅵtant plutᅵt dans la
> fourchette haute (source des 400 morts ?),

Pour les collectives, 97, cf.
http://www.invs.sante.fr/surveillance/tiac/default.htm
le chiffre de 400 c'est y compris les individuelles, je ne sais plus
mais j'en suis sᅵr, sans doute un numᅵro du BeH

> ce qui ne les rend pas
> anecdotiques pour autant.

Bon, comparᅵ aux 2000 ᅵ 4000 dᅵcᅵs dus ᅵ la grippe, 6 000 accidents de
la route, 12 000 suicides, 20 000 accidents domestiques, 150 000 par
cancer, 150 000 par maladies cardio-vasculaires...

> Les grippes aviaire et porcine n'ont jamais ᅵtᅵ considᅵrᅵes comme
> transmissibles ᅵ l'homme avant notre ᅵpoque,

Je demande ᅵ voir...

> Et quant ᅵ la transmission du prᅵcurseur du VIH par le chimpanzᅵ, elle
> reste trᅵs difficile ᅵ expliquer sans faire intervenir l'activitᅵ humaine.

Forcᅵment, pour qu'un virus passe ᅵ l'homme, il faut qu'il y ait l'homme...

Paradigme de la pente glissante ; relire encore et toujours Baillargeon.

--
Christophe Dang Ngoc Chan

secouriste bᅵnᅵvole, moniteur
cd...@wanadoo.fr

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Jul 24, 2009, 8:24:05 AM7/24/09
to
Christophe Dang Ngoc Chan a ᅵcrit :

> http://www.invs.sante.fr/surveillance/tiac/default.htm
> le chiffre de 400 c'est y compris les individuelles, je ne sais plus
> mais j'en suis sᅵr, sans doute un numᅵro du BeH

Ayest, retrouvᅵ :
"L'estimation du nombre annuel total de dᅵcᅵs se situe entre 228 et 691."
page 3 de
<URL:http://www.invs.sante.fr/publications/2004/inf_origine_alimentaire/grilleLecture.pdf>
et page 12 de
<URL:http://www.invs.sante.fr/publications/2004/inf_origine_alimentaire/inf_origine_alimentaire.pdf>
(plus complet)

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