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Patients : droit à l'intimité !!!

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Rémy M.

unread,
Nov 24, 2000, 2:24:54 AM11/24/00
to
Bonjour à tous, je vous écris car j'avoue être assez scandalisé par ce que
j'ai pu voir ces derniers jours. Peut-être que je relance une vieille
polémique je n'en sais rien. Quoiqu'il en soit, voici mon cas ; je suis
actuellement en stage infirmier dans un CHU de l'est, plus précisément en
chirurgie (générale). Je remarque avec effroie que l'intimité des patients
est très (trop) souvent non respectée. Donc voilà, ce qui m'a le plus choqué
(j'avoue être assez révolté mais je ne peux que me taire...), c'est une ado
de 16 ans qui devait être préparée pour une intervention. Il a donc fallu
lui raser la toison pubienne. Bon, jusque là ça passe, même si je ne vois
pas (encore peut-être) toujours l'utilité de cet acte. Mais ce qui m'a
écoeuré, c'est d'une part qu'il y a bien trois personnes qui ont circulées
dans la salle pendant l'acte, en plus de moi-même qui devait assister. La
gamine était bien entendu dans son plus simple appareil. Je trouve ça
révoltant, surtout à un âge ou l'intimité joue un rôle important. Mais le
pire, c'est que la pauvre n'avait même pas été informée de cet acte. Comment
ne peut être traumatisé après ??? Je suis scandalisé...


Carabosse

unread,
Nov 24, 2000, 3:00:00 AM11/24/00
to

Rémy M. a écrit dans le message <8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net>...

>Bonjour à tous, je vous écris car j'avoue être assez scandalisé par ce que
>j'ai pu voir ces derniers jours. Peut-être que je relance une vieille
>polémique je n'en sais rien. Quoiqu'il en soit, voici mon cas ; je suis
>actuellement en stage infirmier dans un CHU de l'est, plus précisément en
>chirurgie (générale). Je remarque avec effroie que l'intimité des patients
>est très (trop) souvent non respectée.

bonjour,

trop souvent les malades sont considérés comme "objets" de soin sur lesquels
sont appliquées des techniques. Le "sujet", je dirais que certains soignants
s'en soucient et d'autres pas. :-(
Le respect est à l'hôpital une attitude d'équipe et lié au comportement des
leaders. Si le "chef" n'en montre pas pourquoi le "petit personnel" le
ferait-il? :-)

>(j'avoue être assez révolté mais je ne peux que me taire...), c'est une ado
>de 16 ans qui devait être préparée pour une intervention. Il a donc fallu
>lui raser la toison pubienne. Bon, jusque là ça passe, même si je ne vois
>pas (encore peut-être) toujours l'utilité de cet acte. Mais ce qui m'a
>écoeuré, c'est d'une part qu'il y a bien trois personnes qui ont circulées
>dans la salle pendant l'acte, en plus de moi-même qui devait assister. La
>gamine était bien entendu dans son plus simple appareil. Je trouve ça
>révoltant, surtout à un âge ou l'intimité joue un rôle important. Mais le
>pire, c'est que la pauvre n'avait même pas été informée de cet acte.
Comment
>ne peut être traumatisé après ??? Je suis scandalisé...


J'ignore en quelle année tu es et ton âge...mais peut-être as-tu un petit
problème d'identification avec ta "patiente"? réfléchis-y. Ceci dit, garde
cet oeil attentif pour le jour où ce sera toi qui sera en position de faire
respecter ce qui te semble important.

Carabosse


serge pilon

unread,
Nov 24, 2000, 3:00:00 AM11/24/00
to
Je comprend votre indignation, c'est malheureusement d'une grande banalité
dans les hopitaux .

Cela commence tout simplement dans la chambre des patients ou médecins et
personnel entrent souvent en courant d'air, sans frapper à la porte; je ne
parle pas des visites avec le brain-trust, patron + chefs de cliniques +
internes + étudiants + surveillante + infirmières + élèves infirmières +
aides soignantes + ... peut être le jardinier et ou l'on demande à un
malade tétanisé au fond de son lit si tout va bien ; excellente technique si
l'on ne veut pas être dérangé par des questions embarrassantes de la part du
patient !

Par contre quand cela va très mal pour un patient, au stade terminal, la
présence est ultra discrète et l'infirmière doit souvent courrir auprès du
corps médical pour trouver un médecin qui veut bien régler de " vulgaires"
problèmes d'intendance !

Serge Pilon

"Rémy M." <mil...@caramail.com> a écrit dans le message news:
8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net...

sylvieruba

unread,
Nov 24, 2000, 3:00:00 AM11/24/00
to

"Rémy M." <mil...@caramail.com> a écrit dans le >
Je remarque avec effroie que l'intimité des patients
> est très souvent non respectée

j'ai aussi remarqué cela à la maternité... il faut laisser sa pudeur à
l'entrée...
mais qu'y faire?

sylvierubaquiaaussifaitdesenfants


jacky.dinant

unread,
Nov 24, 2000, 3:00:00 AM11/24/00
to
bon la je suis d accord, mais au fait j ai exercé 35 ans en
CHS
et la je peux dire cest vraiment la jungle
affreux le matin au toilette
les mamie de 80 ans je sais pas comment elles font pour
supporter
les jeunes qui voient les mamies non plus d ailleurs
il faudrait des reformes profondes mais meme les cadres s en
trouvent bien
un scandale je vous dit
J.D scandalisé
--
http://page.to/wanadiens-en-colere
Carabosse <pillywig...@yahoo.fr> a écrit dans le
message : 8vlgp9$oog$1...@front5.grolier.fr...
>
> Rémy M. a écrit dans le message
<8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net>...

Jean-Paul

unread,
Nov 24, 2000, 1:51:29 PM11/24/00
to
Rémy M. a écrit dans le message <8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net>...
>Bonjour à tous, je vous écris car j'avoue être assez scandalisé par ce que
>j'ai pu voir ces derniers jours.
[...]

>La gamine était bien entendu dans son plus simple appareil. Je trouve ça
>révoltant, surtout à un âge ou l'intimité joue un rôle important. Mais le
>pire, c'est que la pauvre n'avait même pas été informée de cet acte.
>Comment ne peut être traumatisé après ??? Je suis scandalisé...

Tu as parfaitement raison.
Souvent, les bonnes réflexions viennent des personnes qui, faisant un stage,
ont un oeil neuf sur les choses.
La pudeur des patients est par tradition laissée au vestiaire. Les patients,
par définition, n'osent pas s'en plaindre. Et le personnel (médical,
paramédical ou autre) non plus, soit par subordination, soit par suivisme
(sans parler des "bénéfices secondaires" comme dans ton exemple)
Chez les adultes, c'est secondaire (et encore, ça se discute).
Mais les enfants et les ados sont particulièrement sensibles à ces histoires
de pudeur. Si personne n'en tient compte, ça finira tôt ou tard par une
judiciarisation, et faudra pas venir se plaindre.

--
Jean-Paul -- C'est pourtant vrai.


Jean-Paul

unread,
Nov 24, 2000, 1:53:25 PM11/24/00
to
Rémy M. a écrit dans le message <8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net>...
>Bonjour à tous, je vous écris car j'avoue être assez scandalisé par ce que
>j'ai pu voir ces derniers jours.
[...]

>La gamine était bien entendu dans son plus simple appareil. Je trouve ça
>révoltant, surtout à un âge ou l'intimité joue un rôle important. Mais le
>pire, c'est que la pauvre n'avait même pas été informée de cet acte.
>Comment ne peut être traumatisé après ??? Je suis scandalisé...

Tu as parfaitement raison.


Souvent, les bonnes réflexions viennent des personnes qui, faisant un stage,
ont un oeil neuf sur les choses.
La pudeur des patients est par tradition laissée au vestiaire. Les patients,
par définition, n'osent pas s'en plaindre. Et le personnel (médical,
paramédical ou autre) non plus, soit par subordination, soit par suivisme

(sans parler des "bénéfices secondaires" comme dans ton exemple).
Les enfants et les ados sont particulièrement sensibles à ces histoires de

Virginie

unread,
Nov 24, 2000, 2:22:59 PM11/24/00
to
ben oui... j'avais 16 ans quand on m'a fait ma premiere coloscopie... et
tout un hosto s'est foutu de ma gueule parceque j'ai demandé si c'etait
possible d'avoir une femme comme gastro et anesthesiste... ben oui, la
pudeur...

Comme quoi blague à part j'ai fini en rea pour une gastro-coloscopie...
hum... ça devait pas etre mon jour...

A+


nael

unread,
Nov 24, 2000, 3:24:42 PM11/24/00
to
Bonsoir,
pour ce même sujet, j'ai appris ce matin, qu'une jeune fille de 19 ans, IMC
a du passer un examen médical pendant que 5 personnes était présent.
Elle se trouvait dans un foyer de jour . Ont assister:
le directeur adjoint, le directeur de l'institution, une coordinatrice des
ateliers, la kiné et enfin une éducatrice.
La fille ne parle pas, elle est retourné chez ses parents très perturbe, ne
voulant plus retourner dans l'institution et ne supportons plus qu'une autre
personne que ses parents la touche. Il a fallu trois semaines pour
comprendre ce qui arrivait à cette jeune fille, les parents n'était pas au
courant de cette visite médicale , c'est en recevant le rapport du médecin,
que l'énigme s'est éclairci.
Reste que la jeune fille est paniqué à l'idée de revoir un médecin et ne
veux plus se laisser approcher par d'autres personnes que ses parents.
Amitiés Naël
"Rémy M." <mil...@caramail.com> a écrit dans le message news:
8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net...

Yves Benisty

unread,
Nov 24, 2000, 4:15:55 PM11/24/00
to
Rémy M. <mil...@caramail.com> wrote:

> Bonjour à tous, je vous écris car j'avoue être assez scandalisé par ce que

> j'ai pu voir ces derniers jours. [...] je suis
> actuellement en stage infirmier dans un CHU [...] en
> chirurgie (générale).

Cette phrase est équivoque. Êtes-vous étudiant en médecine ou étudiant
en soins infirmiers ?

> Je remarque avec effroie que l'intimité des patients
> est très (trop) souvent non respectée. Donc voilà, ce qui m'a le plus choqué
> (j'avoue être assez révolté mais je ne peux que me taire...), c'est une ado
> de 16 ans qui devait être préparée pour une intervention. Il a donc fallu
> lui raser la toison pubienne. Bon, jusque là ça passe, même si je ne vois
> pas (encore peut-être) toujours l'utilité de cet acte. Mais ce qui m'a
> écoeuré, c'est d'une part qu'il y a bien trois personnes qui ont circulées
> dans la salle pendant l'acte, en plus de moi-même qui devait assister.

Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
et une grille à usage unique) et d'être réalisé peu de temps avant
l'acte chirurgical, fait partie des protocoles de préparation de
l'opération. Ça facilite le boutot du chir et les soins postop. Par
contre, bien souvent, je me demande pourquoi ce ne sont pas les patients
qui se rasent eux-même quand ils peuvent le faire, l'infirmière n'aurait
plus qu'à contrôler.

C'est plutôt une bonne chose que vous soyez choqué. Mais il faut
positiver votre reflexion en vous demandant ce que *vous* pouvez faire
pour que ça soit mieux. Vous écrivez "je ne peux que me taire", pourquoi
ne pas essayer d'en parler ? Vous écrivez "en plus de moi-même qui
devait assister", pourquoi ne pas avoir quitté la pièce ?

Je me suis bien sûr retrouvé devant de telles situations. C'est
principalement par mes actes que j'ai essayé de modifier les choses :
prévenir et expliquer au patient, lui proposer de se raser lui-même,
fermer la porte et interdire les aller-venues pendant les soins en
général et les soins dénudés en particulier... Les collègues vous voient
faire et se rendent compte qu'on peut faire autrement.

--
À poil, tout le monde à poil !
Yves Benisty, infirmier anesthésiste, benist...@wanadoo.fr

S. Delerme

unread,
Nov 24, 2000, 5:00:46 PM11/24/00
to
On Fri, 24 Nov 2000 22:15:55 +0100, vo...@le.reply-to.fr (Yves Benisty) wrote:


>
>Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
>et une grille à usage unique)

Pour être plus précis, la tonte (le rasage, c'est pas bien)


Elie ARIE

unread,
Nov 24, 2000, 7:12:02 PM11/24/00
to

Carabosse a écrit:

> trop souvent les malades sont considérés comme "objets" de soin sur lesquels
> sont appliquées des techniques. Le "sujet", je dirais que certains soignants
> s'en soucient et d'autres pas. :-(

Dans le même ordre d'idées: je me suis toujours demandé pourquoi les malades
"devaient" (bien qu'aucun règlement ne les y oblige) être en pyjama, même ceux
que leur état n'oblige pas à rester alités. Je me demande si, comme le fait
d'entrer sans frapper dans leur chambre, tout cela ne relève pas de la légende,
toujours flatteuse à entretenir, selon laquelle "le médecin n'a pas une seconde
à perdre".

Carabosse

unread,
Nov 25, 2000, 3:00:00 AM11/25/00
to
Personnellement je pense qu'il y a matière à plainte. Les administratifs
n'ont en aucune manière à assister à des examens médicaux. Sans plus amples
informations, c'est scandaleux!

--

Carabosse


nael a écrit dans le message <8vmiq1$hvq$1...@news1.span.ch>...

carabosse.vcf

Carabosse

unread,
Nov 25, 2000, 3:00:00 AM11/25/00
to

Il y a de l'ordre de la légende médicale, peut-être, mais je propose une
autre hypothèse. Si l'état de certains malades justifie le port d'un pyjama
ou d'une chemise américaine, c'est loin de toujours être le cas. Par contre,
les vêtements trahissent l'appartenance sociale d'une personne et un
"statut". Or l'hôpital est rigoureusement égalitaire pour les malades. Donc
pour bien distinguer nous avons d'un côté les malades en pyjama, de l'autre
les soignants habillés plus ou moins en civil. Il est intéressant de noter
que plus on s'élève dans la hiérarchie, moins la tenue est contraignante et
plus on porte de vêtements civils.
Il s'agit juste de savoir qui est le chef d'une manière rapide et efficace.
:-))
--

Carabosse

Je suis de ceux qui aiment, non de ceux qui haïssent.
Sophocle


Elie ARIE a écrit dans le message <3A1F03D1...@club-internet.fr>
...

carabosse.vcf

nael

unread,
Nov 25, 2000, 3:00:00 AM11/25/00
to
Bonjour,
c'est bien ce que j'ai pensé.
Amitiés Naël

"Carabosse" <pillywig...@yahoo.fr> a écrit dans le message news:
8vnttu$c8l$3...@front7.grolier.fr...


> Personnellement je pense qu'il y a matière à plainte. Les administratifs
> n'ont en aucune manière à assister à des examens médicaux. Sans plus
amples
> informations, c'est scandaleux!
>
> --
>
> Carabosse
>
>

> nael a écrit dans le message <8vmiq1$hvq$1...@news1.span.ch>...

Virginie

unread,
Nov 26, 2000, 3:00:00 AM11/26/00
to
je crois que tout ca depend des "chefs" des services... en chirurgie, quand
le chirurgien passait, il virait tout le monde, (meme la voisine de chambre
si elle était en état!) fermait la porte, et pas question qu'on nous
derange...il y avait juste l'infirmiere qui refaisait le pansement et notait
le traitement... et dans ce service, tout le personnel etait attentionné et
veillait aussi à notre intimité...

Alors que dans un autre service, les infirmieres ouvraient la porte des
toilettes pour prendre la temperature meme lorsqu'on etait "occupé"...
vraiment pas le temps d'attendre 2 minutes qu'on se rhabille???

Comme quoi c'est possible de faire attention à ce genre de details...

Virginie

Gerard Cojot

unread,
Nov 26, 2000, 3:00:00 AM11/26/00
to
Virginie <nik...@club-internet.fr> écrit:

> je crois que tout ca depend des "chefs" des services... en chirurgie, quand
> le chirurgien passait, il virait tout le monde, (meme la voisine de chambre
> si elle était en état!) fermait la porte, et pas question qu'on nous
> derange...il y avait juste l'infirmiere qui refaisait le pansement et notait
> le traitement... et dans ce service, tout le personnel etait attentionné et
> veillait aussi à notre intimité...

T'a jamais vu le 'Patron' entouré de son aéropage visitant les lits des
'maladies' à la file avec une infirmère trompettant:
L'ulcère du 12
L'infarctus du 13
Les hémorroïdes du 14
La prostate du 15 (merde déja)

Dans le temps yen a qui avaient oublié qu'il y avait un mec autour de
l'organe.
--
Amitiés, Gérard Cojot mailto:gerard...@wanadoo.fr
'Si tu diffères de moi, Frère, loin de m'offenser, tu m'enrichis'
(Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes)
http://perso.wanadoo.fr/gerard.cojot/

Castor9000

unread,
Nov 26, 2000, 3:00:00 AM11/26/00
to
Dans l'article <3A1F03D1...@club-internet.fr>, Elie ARIE
<ena...@club-internet.fr>a écrit :

>Dans le même ordre d'idées: je me suis toujours demandé pourquoi les malades
>"devaient" (bien qu'aucun règlement ne les y oblige) être en pyjama, même
>ceux
>que leur état n'oblige pas à rester alités.

Pour les empêcher de s'évader :-))

Olivier Goldberg

unread,
Nov 26, 2000, 3:00:00 AM11/26/00
to
Elie ARIE <ena...@club-internet.fr> wrote:

> Dans le même ordre d'idées: je me suis toujours demandé pourquoi les
> malades "devaient" (bien qu'aucun règlement ne les y oblige) être en
> pyjama, même ceux que leur état n'oblige pas à rester alités. Je me
> demande si, comme le fait d'entrer sans frapper dans leur chambre, tout
> cela ne relève pas de la légende, toujours flatteuse à entretenir, selon
> laquelle "le médecin n'a pas une seconde à perdre".

Il s'agit à mon avis surtout d'une solution de facilité par l'équipe
soignante: il est en effet plus simple de rélever un dessus de pyjame
pour une auscultation qu'un pull et une chemise (p. ex.)
En particulier, il est courant que le personnel fasse passer aux
patients à opérer la blouse ad hoc dès 7h du matin pour une opération
prévue à 12h (vécu personellement l'année passée).
Je trouve cela particulièrement choquant, en particulier pour des
patients totalement autonomes et donc n'occupant pas le moindre instant
du temps du personnel au moment de se changer.

Cependant, je constate dans l'hôpital qui se trouve sur mon campus que
de plus en plus de malades se promènent en civil, plus ou moins
décontracté mais en tout cas pas en pyjama, et ce y compris pour des
malades avec perfusions ou sonde urinaire.

--
Olivier Goldberg, étudiant, macmaniaque, plongeur CMAS ***

Please replace Swing by Advalvas if you want to send an email.

Olivier Goldberg

unread,
Nov 26, 2000, 3:00:00 AM11/26/00
to
Yves Benisty <vo...@le.reply-to.fr> wrote:

> Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
> et une grille à usage unique) et d'être réalisé peu de temps avant
> l'acte chirurgical, fait partie des protocoles de préparation de
> l'opération. Ça facilite le boutot du chir et les soins postop.

Je veux bien le croire, mais pourquoi raser si largement autour de la
zone opératoire?
Par exemple, pourquoi raser le pubis pour une appendoc?
Pourquoi raser le membre inférieur de l'aine à la malléole pour une
arthroscopie du genou?
etc.

> Par contre, bien souvent, je me demande pourquoi ce ne sont pas les
> patients qui se rasent eux-même quand ils peuvent le faire, l'infirmière
> n'aurait plus qu'à contrôler.

Bonne question...

Fred Senis

unread,
Nov 26, 2000, 3:00:00 AM11/26/00
to
On Sun, 26 Nov 2000 20:50:54 +0100, Olivier....@Swing.be (Olivier
Goldberg) wrote:

>Yves Benisty <vo...@le.reply-to.fr> wrote:
>> Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
>> et une grille à usage unique) et d'être réalisé peu de temps avant
>> l'acte chirurgical, fait partie des protocoles de préparation de
>> l'opération. Ça facilite le boutot du chir et les soins postop.
>

>Je veux bien le croire, mais pourquoi raser si largement autour de la
>zone opératoire?

amha, c'est parce que c'est pas quand ca part en c*uille et que tu
dois convertir en laparo, c'est pas à ce moment là que tu vas dire
"tiens, passe moi le rasoir".

>Par exemple, pourquoi raser le pubis pour une appendoc?
>Pourquoi raser le membre inférieur de l'aine à la malléole pour une
>arthroscopie du genou?

amha dès que ca a un risque de se retrouver dans le champ opératoire,
c'est rasé.

>> Par contre, bien souvent, je me demande pourquoi ce ne sont pas les
>> patients qui se rasent eux-même quand ils peuvent le faire, l'infirmière
>> n'aurait plus qu'à contrôler.

>Bonne question...

Je refuse de me raser moi-même le scrotum, ca me ferait trop peur de
me rater :) et ma femme serait probablement d'accord :))

A+
--
Fred - Qui a une pensée émue pour son ancien voisin :-(
--
Fred - Depuis son doux foyer

Yves Benisty

unread,
Nov 26, 2000, 3:00:00 AM11/26/00
to
> Yves Benisty wrote:
> > La tonte (version revue et corrigée), à condition d'être non traumatique

> > (avec un rasoir électrique et une grille à usage unique) et d'être
> > réalisé peu de temps avant l'acte chirurgical, fait partie des
> > protocoles de préparation de l'opération. Ça facilite le boutot du chir
> > et les soins postop.

Olivier Goldberg <Olivier....@Swing.be> wrote:
> Je veux bien le croire, mais pourquoi raser si largement autour de la
> zone opératoire ?

Il faut trouver un juste milieu entre la pastille autour du point
d'incision présumé et le corps entier ;-) En particulier, il faut
prévoir que l'intervention puisse se faire par un abord différent que
celui prévu, que l'on soit amené à s'étendre...

En lisant ces témoignages, j'ai l'impression qu'on a oublié un des
facteurs favorisant le non-respect de la pudeur dans un hôpital : le
plus ou moins consentement du patient. Certain(e)s font des demandes
irréalisables (cf cette jeune fille qui voulait que l'opérateur et
l'anesthésiste soient des femmes). Certain(e)s font un scandale, voire
quittent l'établissement. Certain(e)s font des remarques bien pensées
sur l'attitude irrespectueuse des soignants (au sens large). Certain(e)s
exigent un minimum d'intimité, que l'on ferme la porte, que la cour se
limite au minimum, que l'on ne fasse pas défiler tout le service pour
refaire un examen clinique. Et la grande majorité ne dit rien.

Certes, en tant que patient, on peut se sentir écrasé par la machine
hospitalière, on ne veut pas fâcher ceux qui ont votre santé entre leurs
mains*. Au total, heureusement que certains se rebiffent, ce sont ces
patients qui nous font progresser, qui nous montrent qu'on peut -le plus
souvent- faire autrement.

--
*lè ou l'en mè, fo pa jouré manman rétchin

Rémy M.

unread,
Nov 27, 2000, 1:45:59 AM11/27/00
to
>
> En lisant ces témoignages, j'ai l'impression qu'on a oublié un des
> facteurs favorisant le non-respect de la pudeur dans un hôpital : le
> plus ou moins consentement du patient. Certain(e)s font des demandes
> irréalisables (cf cette jeune fille qui voulait que l'opérateur et
> l'anesthésiste soient des femmes). Certain(e)s font un scandale, voire
> quittent l'établissement. Certain(e)s font des remarques bien pensées
> sur l'attitude irrespectueuse des soignants (au sens large). Certain(e)s
> exigent un minimum d'intimité, que l'on ferme la porte, que la cour se
> limite au minimum, que l'on ne fasse pas défiler tout le service pour
> refaire un examen clinique. Et la grande majorité ne dit rien.
>
> Yves Benisty, infirmier anesthésiste, benist...@wanadoo.fr

Mais bon sang ! Comment veux-tu qu'une gamine de 16 ans ait suffisamment de
recul pour prendre une telle décision ? Elle pense tout simplement que ça
doit être comme cà ! De tout façon, on ne lui en laisse guère le choix.
C'est plutôt allonge-toi là, enlêve ta blouse, enlêve ton slip, etc etc ...
Lorsque je parlais de traumatisme, je pensais au traumatisme psychologique
induit par tous ces actes invasifs, et quelqu'un l'a bien dit dans ce forum,
surtout à cet âge !
D'ailleurs je suis sûr qu'on pourrait recueillir ici des tonnes de
témoignages de ce genres de scandales !


Olivier Goldberg

unread,
Nov 27, 2000, 3:00:00 AM11/27/00
to
Brina <b...@brina.bj.invalid> wrote:

> Peut-être que tout simplement, dans une chambre d'hosto, on a guère le
> choix que de rester dans son lit ou sur un fauteuil et qu'un
> pyjama/chemise de nuit/robe d'intérieur, c'est tout simplement plus
> confortable.

C'est vrai qu'on n'a pas grand chose à faire, mais perso je ne trouve
pas que ce type de vêtements soient les plus confortables.

> Deuxième point peut-être plus médicale : un pyjama est plus facile à
> retirer qu'un jean en cas d'urgences, non ?

Pas vraiment: avec des ciseaux convenables, je t'enlève un jean en 5
secondes.
De plus, une bonne part des patients hospitalisés ne sont pas "à risque"
d'un point de vue vital: patients préops en ortho, stomato, ophtalmo,...

Jean-Paul

unread,
Nov 27, 2000, 3:00:00 AM11/27/00
to
Olivier Goldberg a écrit dans le message
<1ekq28h.15tl8bb1thv4xaN%Olivier....@Swing.be>...

>> un pyjama est plus facile à retirer qu'un jean en cas d'urgences, non ?

>Pas vraiment: avec des ciseaux convenables, je t'enlève un jean en 5
>secondes.

Et le mec se retrouve transsexuel en prime ;-)

--
Jean-Paul -- Je vous dois combien ?

Michel

unread,
Nov 28, 2000, 1:23:08 AM11/28/00
to
Bonjour à tous. Je suis parfaitement d'accord avec la plupart d'entre vous,
à savoir que l'intimité en milieu hospitalier doit être laissée au
vestiaire... Je suis également d'accord qu'ils existe de nombreuses
anecdoctes confirmant cette remarque. Pour ma part, j'ai également été très
étonné par la mésaventure qui m'est arrivée, même si elle peut paraître
cocasse ; j'ai fait l'été dernier une mauvaise chute en VTT et j'ai
réceptionné le cadre sur mes bijoux de famille (il y en a déjà qui
sourient...). Je me suis donc retrouvé en traumato, où l'on m'a fait passer
une échographie : premièrement, j'ai du intégralement me dévêtir (y compris
les chaussettes ???), pour une écho ça m'a parut stupéfiant... Ensuite,
avant de passer l'écho, on m'a rasé de la tête aux pieds, toison pubienne
comprise ... Bon, les jambes je veux bien, j'avais quelques écorchuresaux
cuisses, mais le reste, si quelqu'un peut m'expliquer ??? Est-ce nécessaire
pour une écho ???? Je ne parle évidemment pas du va et vient incessant dans
la salle de soins... Malades, bon courage !!!

Rémy M. <mil...@caramail.com> a écrit dans le message :
8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net...

Rachel D.

unread,
Nov 28, 2000, 1:25:27 AM11/28/00
to
J'avoue que vous me faites tous un peu peur avec vos histoires. Je ne veux
pas vous raconter ma vie, mais je souffre de problèmes intestinaux, et mon
médecin insiste depuis longtemps pour que j'aille passer une coloscopie.
Vous qui connaissez cet examem, pouvez-vous me donner quelques
éclaircicements sur son déroulement ? Êtes-vous anésthésié ? J'ai entendu
dire que c'était le cas, et pour d'autres non. Cet examen est-il douloureux
à un moment donné ? (je déteste les mauvaises surprises)

Rachel

Virginie <nik...@club-internet.fr> a écrit dans le message :
8vmfbu$r70$1...@front4m.grolier.fr...

Yves Benisty

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
Réponse publique et privée

Rachel D. <rachel....@caramail.com> wrote:

> mon médecin insiste depuis longtemps pour que j'aille passer une
> coloscopie. Vous qui connaissez cet examem, pouvez-vous me donner quelques
> éclaircicements sur son déroulement ? Êtes-vous anésthésié ? J'ai entendu
> dire que c'était le cas, et pour d'autres non. Cet examen est-il
> douloureux à un moment donné ? (je déteste les mauvaises surprises)

En général, vous avez un liquide à avaler avant. Vous arrivez à jeun le
matin de l'examen, et le plus souvent vous sortez le soir si vous êtes
accompagnée et que vous n'habitez pas trop loin. Ça peut se réaliser
sous anesthésie générale, sous sédation, ou sans rien. La plupart des
services propose le choix.

--

Yves Benisty

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
Yves Benisty écrivait :
> > le plus ou moins consentement du patient. [...] Certain(e)s font un

> > scandale, voire quittent l'établissement.

Rémy M. <mil...@caramail.com> wrote:
> Mais bon sang ! Comment veux-tu qu'une gamine de 16 ans ait suffisamment de
> recul pour prendre une telle décision ?

Ça arrive, *heureusement*. De plus, les enfants sont le plus souvent
accompagnés des parents.

>[...] traumatisme psychologique induit par tous ces actes invasifs,
>[...] surtout à cet âge !

Je ne pense pas que ça soit plus ou moins traumatisant à 16 ans qu'à
12, 8, ou 4 ans. Et pour certains adultes et personnes âgées, c'est
aussi très mal vécu.

Je pense que vous interprétez mal mes propos. Je ne dis pas "si on l'a
fait, c'est que vous l'avez accepté." Je dis "certains refusent, à
raison. Si on dépasse les bornes, refusez".

--

Jean-Paul

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
Yves Benisty a écrit dans le message
<1ekt6pb.1yjncpqcrtksoN%vo...@le.reply-to.fr>...

>Je ne pense pas que ça soit plus ou moins traumatisant à 16 ans qu'à
>12, 8, ou 4 ans.

Chuis pas moufletologue, mais le rapport à son corps et au regard d'autrui
varie selon l'âge. Et les ado sont volontiers particulièrement mal à l'aise
avec ça.

>Et pour certains adultes et personnes âgées, c'est aussi très mal vécu.

Certainement, oui.


>
>Je pense que vous interprétez mal mes propos. Je ne dis pas "si on l'a
>fait, c'est que vous l'avez accepté." Je dis "certains refusent, à
>raison. Si on dépasse les bornes, refusez".

En appeler à la protestation si besoin du patient ne me semble pas honnête.
Le client en hôpital est dépersonnalisé et déréalisé (au sens
phénoménologique, pas psychiatrique), et a face à lui des professionnels qui
le dominent par leur savoir, par le pouvoir de leur fonction, par leur
caractère de collectivité organisée, et par la pesanteur de l'institution
dont ils font partie.

--
Jean-Paul -- 3615 Domina.

R.M.

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
Le liquide à avaler avant a un but bien précis:-)

Je n'ai eu qu'une seule coloscopie sous sédation ( Dormicum ) et j'ai juré
que c'était bien la dernière fois. La prochaine fois ce sera l'AG ou pas de
colo. Je me demande comment des gens supportent ça sans rien... Ca arrive
??? sauf sur des patients para ou tétraplégiques bien sûr;-)

Régine

>
>En général, vous avez un liquide à avaler avant. Vous arrivez à jeun le
>matin de l'examen, et le plus souvent vous sortez le soir si vous êtes
>accompagnée et que vous n'habitez pas trop loin. Ça peut se réaliser
>sous anesthésie générale, sous sédation, ou sans rien. La plupart des
>services propose le choix.
>

Carabosse

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to


Jean-Paul a écrit dans le message <900fsh$1vgj$1...@news6.isdnet.net>...


>En appeler à la protestation si besoin du patient ne me semble pas honnête.
>Le client en hôpital est dépersonnalisé et déréalisé (au sens
>phénoménologique, pas psychiatrique), et a face à lui des professionnels
qui
>le dominent par leur savoir, par le pouvoir de leur fonction, par leur
>caractère de collectivité organisée, et par la pesanteur de l'institution
>dont ils font partie.


C'est d'ailleurs une expérience tout à fait intéressante pour un soignant de
se retrouver hospitalisé en situation de dépendance. (AMHA cela devrait même
faire partie de la formation) On prend alors toute la mesure du pouvoir dont
on dispose en tant que soignant et de l'impuissance que peut éprouver un
malade. On n'est clairement pas dans une relation d'égalité .

Carabosse

Yves Benisty

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
R.M. <x...@xxx.ch> wrote:

> Je n'ai eu qu'une seule coloscopie sous sédation (Dormicum) [...]

Plus conu en France sous le nom de Hypnovel, et sous un autre nom au
Quebec. Faisons plaisir à Patrick en citant la DCI : midazolam.

>Je me demande comment des gens supportent ça sans rien... Ca arrive ???
>sauf sur des patients para ou tétraplégiques bien sûr;-)

Oui ça arrive, et ça s'est longtemps fait sans anesthésie. Comment ?
Comme ça. Les para ou tétraplégiques peuvent aussi trouver ça
douloureux.

Certains proposent une technique très élégante de sédation contrôlée par
le patient.

Yves Benisty

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
> Yves Benisty a écrit dans le message

>>Je dis "certains refusent, à raison. Si on dépasse les bornes,
>>refusez".

Jean-Paul <holo...@cybercable.fr> wrote:
> En appeler à la protestation si besoin du patient ne me semble pas honnête.
> Le client en hôpital est dépersonnalisé et déréalisé (au sens
> phénoménologique, pas psychiatrique), et a face à lui des professionnels qui
> le dominent par leur savoir, par le pouvoir de leur fonction, par leur
> caractère de collectivité organisée, et par la pesanteur de l'institution
> dont ils font partie.

C'est vrai. Mais l'évolution (car il y a eu évolution) est venue autant
de la protestation du patient que de la réaction des soignants. Comme
disait Oscar Wilde, « la désobéïssance, pour qui connait l'histoire, est
la vertue spécifique de l'Homme. C'est par la désobéIssance qu'il a
progressé ».

--

R.M.

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to

Les para ou tétraplégiques peuvent aussi trouver ça
>douloureux.


Oui, bien sûr, ceux avec une lésion incomplète. C'était de l'humour; j'ai
passé 12 ans dans un centre de paras, je connais un peu la question.

Pour le reste, j'ai trouvé ça horrible malgré le Dormicum qui n'avait
probablement été donnéà avec la bonne dose ou le bon timing. Je ne me
souviens que de mes hurlements. Le contexte était particulier, cependant, vu
que c'était un bilan tumoral.

Régine


Olivier Goldberg

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
Fred Senis <f...@caduceus.frmug.org> wrote:

> amha, c'est parce que c'est pas quand ca part en c*uille et que tu
> dois convertir en laparo, c'est pas à ce moment là que tu vas dire
> "tiens, passe moi le rasoir".

Oui, mais il y a large et très large...

> >Par exemple, pourquoi raser le pubis pour une appendoc?
> >Pourquoi raser le membre inférieur de l'aine à la malléole pour une
> >arthroscopie du genou?
>
> amha dès que ca a un risque de se retrouver dans le champ opératoire,
> c'est rasé.

Et je peux le comprendre.
Mais je ne vois toujours pas coment la malléole se retrouverait dans le
champ opératoire pour une arthro du genou, à moins que le chir n'éternue
très fort lors de l'incision initiale!

> Je refuse de me raser moi-même le scrotum, ca me ferait trop peur de
> me rater :) et ma femme serait probablement d'accord :))

A toi peut-être, mais à d'autres? Et puis, avec un rasoir électrique, il
n'y a pas trop de risques! :-)

Yves Benisty

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
R.M. <x...@xxx.ch> wrote:

> Pour le reste, j'ai trouvé ça horrible malgré le Dormicum qui n'avait
> probablement été donnéà avec la bonne dose ou le bon timing.

Le midazolam (ou Versed® outre Atlantique) est une benzodiazépine (même
famille que le diazepam, ou Valium®) d'action courte. Il n'a aucun effet
contre la douleur. Il faut donc l'associer à un morphinique, ou
l'utiliser à des doses importantes, réalisant une véritable anesthésie
générale.

R.M.

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to

>Le midazolam (ou Versed® outre Atlantique) est une benzodiazépine (même
>famille que le diazepam, ou Valium®) d'action courte. Il n'a aucun effet
>contre la douleur.

On dit chez nous qu'il a surtout des vertus amnésiantes, plus de douleur car
aucun souvenir de la douleur. On s'en sert férquemment dans les
prémédications pédiatriques pour que les bambins oublient les moments
angoissants avant l'opération.

Régine

Geispe

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to

Carabosse a écrit >

> C'est d'ailleurs une expérience tout à fait intéressante pour un soignant
de
> se retrouver hospitalisé en situation de dépendance. (AMHA cela devrait
même
> faire partie de la formation) On prend alors toute la mesure du pouvoir
dont
> on dispose en tant que soignant et de l'impuissance que peut éprouver un
> malade. On n'est clairement pas dans une relation d'égalité .


chouette idée : et les patients auraient le droit de prendre le rôle des
soignants, médecins, chirurgiens, - je suis volontaire - qu'est ce qu'on va
s'amuser ! :-)))

S. Delerme

unread,
Nov 28, 2000, 3:00:00 AM11/28/00
to
On Sun, 26 Nov 2000 23:17:31 +0100, Fred Senis <f...@caduceus.frmug.org>
wrote:

>On Sun, 26 Nov 2000 20:50:54 +0100, Olivier....@Swing.be (Olivier
>Goldberg) wrote:
>
>>Yves Benisty <vo...@le.reply-to.fr> wrote:

>>> Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique


>>> et une grille à usage unique) et d'être réalisé peu de temps avant
>>> l'acte chirurgical, fait partie des protocoles de préparation de
>>> l'opération. Ça facilite le boutot du chir et les soins postop.
>>

>>Je veux bien le croire, mais pourquoi raser si largement autour de la
>>zone opératoire?
>

>amha, c'est parce que c'est pas quand ca part en c*uille et que tu
>dois convertir en laparo, c'est pas à ce moment là que tu vas dire
>"tiens, passe moi le rasoir".
>

Si ta laparo descend jusqu'au pubis, tu as réellement le droit de
t'inquiéter (ou alors, ce n'était pas un appendice mais un bébé et ça
s'appelle une césarienne)


Yves Benisty

unread,
Nov 29, 2000, 3:00:00 AM11/29/00
to
Yves Benisty écrivait :

> >Le midazolam (ou Versed® outre Atlantique) est une benzodiazépine (même
> >famille que le diazepam, ou Valium®) d'action courte. Il n'a aucun effet
> >contre la douleur.

R.M. <x...@xxx.ch> wrote:
> On dit chez nous qu'il a surtout des vertus amnésiantes [...]

C'est vrai. Mais àmha il n'a pas d'intérêt utilisé seul sur un geste
douloureux.

Virginie

unread,
Nov 29, 2000, 3:00:00 AM11/29/00
to
moi, j'etais anesthesiée complètement, et ce n'etait pas douloureux, a par
ma gorge à cause de l'intubation non prevue... mais au reveil, tout allait
bien, je ne savais pas qu'il y avait eu un probleme, je me demandais juste
ce que je foutais la...
Apres, on m'en a refait et ca s'est à chaque fois bien passé! il ne faut pas
s'affoler! On m'a anesthesie a cahque fois, sans me laisser le choix, mais
de toute facon s'etait tout choisi!!! on se rend compte de rien, ce n'est
pas douloureux...
Mais c'est vrai que des hopitaux font ca sans anesthesie... Brrrrr... c'est
deja pas agreable de savoir, alors si en plus il faut le vivre
totalement....

A+
Virginie

Olivier Goldberg

unread,
Nov 30, 2000, 3:00:00 AM11/30/00
to
Brina <b...@brina.bj.invalid> wrote:
> > Pas vraiment: avec des ciseaux convenables, je t'enlève un jean en 5
> > secondes.
>
> Hey, mon jean !
> Ben dis donc, t'en aurais des plaintes ....

C'est possible, mais je crois qu'en cas d'urgence vitale, ou non vitale
si la patient ne peut se/être déshabillé "normalement (jambe cassée), il
serait malvenu pour lui de se plaindre si on lui coupe un vêtement en
cas de nécessité.

Ceci dit, si un type préfère que je lui enlève ses vêtement sans ciseaux
avec une fracture du membre concerné et un vêtement bien serrant et pas
trop souple, moi, je veux bien: c'est lui qui aura mal. Mais bon, ce
n'est quand même pas courant.

> > De plus, une bonne part des patients hospitalisés ne sont pas "à risque"
> > d'un point de vue vital: patients préops en ortho, stomato, ophtalmo,...
>

> Sans être à risque, s'ils sont là ...

La plupart des patients hospitalisés en service "classiques" (pas les
soins intensifs bien sûr) n'ont pas plus de risque vital que n'importe
qui. Il n'y a donc, pour moi, pas de raison dans ces cas d'imposer une
tenu permettant un accès rapide aux diverses parties du corps.

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