bonjour,
trop souvent les malades sont considérés comme "objets" de soin sur lesquels
sont appliquées des techniques. Le "sujet", je dirais que certains soignants
s'en soucient et d'autres pas. :-(
Le respect est à l'hôpital une attitude d'équipe et lié au comportement des
leaders. Si le "chef" n'en montre pas pourquoi le "petit personnel" le
ferait-il? :-)
>(j'avoue être assez révolté mais je ne peux que me taire...), c'est une ado
>de 16 ans qui devait être préparée pour une intervention. Il a donc fallu
>lui raser la toison pubienne. Bon, jusque là ça passe, même si je ne vois
>pas (encore peut-être) toujours l'utilité de cet acte. Mais ce qui m'a
>écoeuré, c'est d'une part qu'il y a bien trois personnes qui ont circulées
>dans la salle pendant l'acte, en plus de moi-même qui devait assister. La
>gamine était bien entendu dans son plus simple appareil. Je trouve ça
>révoltant, surtout à un âge ou l'intimité joue un rôle important. Mais le
>pire, c'est que la pauvre n'avait même pas été informée de cet acte.
Comment
>ne peut être traumatisé après ??? Je suis scandalisé...
J'ignore en quelle année tu es et ton âge...mais peut-être as-tu un petit
problème d'identification avec ta "patiente"? réfléchis-y. Ceci dit, garde
cet oeil attentif pour le jour où ce sera toi qui sera en position de faire
respecter ce qui te semble important.
Carabosse
Cela commence tout simplement dans la chambre des patients ou médecins et
personnel entrent souvent en courant d'air, sans frapper à la porte; je ne
parle pas des visites avec le brain-trust, patron + chefs de cliniques +
internes + étudiants + surveillante + infirmières + élèves infirmières +
aides soignantes + ... peut être le jardinier et ou l'on demande à un
malade tétanisé au fond de son lit si tout va bien ; excellente technique si
l'on ne veut pas être dérangé par des questions embarrassantes de la part du
patient !
Par contre quand cela va très mal pour un patient, au stade terminal, la
présence est ultra discrète et l'infirmière doit souvent courrir auprès du
corps médical pour trouver un médecin qui veut bien régler de " vulgaires"
problèmes d'intendance !
Serge Pilon
"Rémy M." <mil...@caramail.com> a écrit dans le message news:
8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net...
j'ai aussi remarqué cela à la maternité... il faut laisser sa pudeur à
l'entrée...
mais qu'y faire?
sylvierubaquiaaussifaitdesenfants
Tu as parfaitement raison.
Souvent, les bonnes réflexions viennent des personnes qui, faisant un stage,
ont un oeil neuf sur les choses.
La pudeur des patients est par tradition laissée au vestiaire. Les patients,
par définition, n'osent pas s'en plaindre. Et le personnel (médical,
paramédical ou autre) non plus, soit par subordination, soit par suivisme
(sans parler des "bénéfices secondaires" comme dans ton exemple)
Chez les adultes, c'est secondaire (et encore, ça se discute).
Mais les enfants et les ados sont particulièrement sensibles à ces histoires
de pudeur. Si personne n'en tient compte, ça finira tôt ou tard par une
judiciarisation, et faudra pas venir se plaindre.
--
Jean-Paul -- C'est pourtant vrai.
Tu as parfaitement raison.
Souvent, les bonnes réflexions viennent des personnes qui, faisant un stage,
ont un oeil neuf sur les choses.
La pudeur des patients est par tradition laissée au vestiaire. Les patients,
par définition, n'osent pas s'en plaindre. Et le personnel (médical,
paramédical ou autre) non plus, soit par subordination, soit par suivisme
(sans parler des "bénéfices secondaires" comme dans ton exemple).
Les enfants et les ados sont particulièrement sensibles à ces histoires de
Comme quoi blague à part j'ai fini en rea pour une gastro-coloscopie...
hum... ça devait pas etre mon jour...
A+
> Bonjour à tous, je vous écris car j'avoue être assez scandalisé par ce que
> j'ai pu voir ces derniers jours. [...] je suis
> actuellement en stage infirmier dans un CHU [...] en
> chirurgie (générale).
Cette phrase est équivoque. Êtes-vous étudiant en médecine ou étudiant
en soins infirmiers ?
> Je remarque avec effroie que l'intimité des patients
> est très (trop) souvent non respectée. Donc voilà, ce qui m'a le plus choqué
> (j'avoue être assez révolté mais je ne peux que me taire...), c'est une ado
> de 16 ans qui devait être préparée pour une intervention. Il a donc fallu
> lui raser la toison pubienne. Bon, jusque là ça passe, même si je ne vois
> pas (encore peut-être) toujours l'utilité de cet acte. Mais ce qui m'a
> écoeuré, c'est d'une part qu'il y a bien trois personnes qui ont circulées
> dans la salle pendant l'acte, en plus de moi-même qui devait assister.
Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
et une grille à usage unique) et d'être réalisé peu de temps avant
l'acte chirurgical, fait partie des protocoles de préparation de
l'opération. Ça facilite le boutot du chir et les soins postop. Par
contre, bien souvent, je me demande pourquoi ce ne sont pas les patients
qui se rasent eux-même quand ils peuvent le faire, l'infirmière n'aurait
plus qu'à contrôler.
C'est plutôt une bonne chose que vous soyez choqué. Mais il faut
positiver votre reflexion en vous demandant ce que *vous* pouvez faire
pour que ça soit mieux. Vous écrivez "je ne peux que me taire", pourquoi
ne pas essayer d'en parler ? Vous écrivez "en plus de moi-même qui
devait assister", pourquoi ne pas avoir quitté la pièce ?
Je me suis bien sûr retrouvé devant de telles situations. C'est
principalement par mes actes que j'ai essayé de modifier les choses :
prévenir et expliquer au patient, lui proposer de se raser lui-même,
fermer la porte et interdire les aller-venues pendant les soins en
général et les soins dénudés en particulier... Les collègues vous voient
faire et se rendent compte qu'on peut faire autrement.
--
À poil, tout le monde à poil !
Yves Benisty, infirmier anesthésiste, benist...@wanadoo.fr
>
>Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
>et une grille à usage unique)
Pour être plus précis, la tonte (le rasage, c'est pas bien)
Carabosse a écrit:
> trop souvent les malades sont considérés comme "objets" de soin sur lesquels
> sont appliquées des techniques. Le "sujet", je dirais que certains soignants
> s'en soucient et d'autres pas. :-(
Dans le même ordre d'idées: je me suis toujours demandé pourquoi les malades
"devaient" (bien qu'aucun règlement ne les y oblige) être en pyjama, même ceux
que leur état n'oblige pas à rester alités. Je me demande si, comme le fait
d'entrer sans frapper dans leur chambre, tout cela ne relève pas de la légende,
toujours flatteuse à entretenir, selon laquelle "le médecin n'a pas une seconde
à perdre".
--
Carabosse
nael a écrit dans le message <8vmiq1$hvq$1...@news1.span.ch>...
Carabosse
Je suis de ceux qui aiment, non de ceux qui haïssent.
Sophocle
Elie ARIE a écrit dans le message <3A1F03D1...@club-internet.fr>
...
"Carabosse" <pillywig...@yahoo.fr> a écrit dans le message news:
8vnttu$c8l$3...@front7.grolier.fr...
> Personnellement je pense qu'il y a matière à plainte. Les administratifs
> n'ont en aucune manière à assister à des examens médicaux. Sans plus
amples
> informations, c'est scandaleux!
>
> --
>
> Carabosse
>
>
> nael a écrit dans le message <8vmiq1$hvq$1...@news1.span.ch>...
Alors que dans un autre service, les infirmieres ouvraient la porte des
toilettes pour prendre la temperature meme lorsqu'on etait "occupé"...
vraiment pas le temps d'attendre 2 minutes qu'on se rhabille???
Comme quoi c'est possible de faire attention à ce genre de details...
Virginie
> je crois que tout ca depend des "chefs" des services... en chirurgie, quand
> le chirurgien passait, il virait tout le monde, (meme la voisine de chambre
> si elle était en état!) fermait la porte, et pas question qu'on nous
> derange...il y avait juste l'infirmiere qui refaisait le pansement et notait
> le traitement... et dans ce service, tout le personnel etait attentionné et
> veillait aussi à notre intimité...
T'a jamais vu le 'Patron' entouré de son aéropage visitant les lits des
'maladies' à la file avec une infirmère trompettant:
L'ulcère du 12
L'infarctus du 13
Les hémorroïdes du 14
La prostate du 15 (merde déja)
Dans le temps yen a qui avaient oublié qu'il y avait un mec autour de
l'organe.
--
Amitiés, Gérard Cojot mailto:gerard...@wanadoo.fr
'Si tu diffères de moi, Frère, loin de m'offenser, tu m'enrichis'
(Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes)
http://perso.wanadoo.fr/gerard.cojot/
>Dans le même ordre d'idées: je me suis toujours demandé pourquoi les malades
>"devaient" (bien qu'aucun règlement ne les y oblige) être en pyjama, même
>ceux
>que leur état n'oblige pas à rester alités.
Pour les empêcher de s'évader :-))
> Dans le même ordre d'idées: je me suis toujours demandé pourquoi les
> malades "devaient" (bien qu'aucun règlement ne les y oblige) être en
> pyjama, même ceux que leur état n'oblige pas à rester alités. Je me
> demande si, comme le fait d'entrer sans frapper dans leur chambre, tout
> cela ne relève pas de la légende, toujours flatteuse à entretenir, selon
> laquelle "le médecin n'a pas une seconde à perdre".
Il s'agit à mon avis surtout d'une solution de facilité par l'équipe
soignante: il est en effet plus simple de rélever un dessus de pyjame
pour une auscultation qu'un pull et une chemise (p. ex.)
En particulier, il est courant que le personnel fasse passer aux
patients à opérer la blouse ad hoc dès 7h du matin pour une opération
prévue à 12h (vécu personellement l'année passée).
Je trouve cela particulièrement choquant, en particulier pour des
patients totalement autonomes et donc n'occupant pas le moindre instant
du temps du personnel au moment de se changer.
Cependant, je constate dans l'hôpital qui se trouve sur mon campus que
de plus en plus de malades se promènent en civil, plus ou moins
décontracté mais en tout cas pas en pyjama, et ce y compris pour des
malades avec perfusions ou sonde urinaire.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macmaniaque, plongeur CMAS ***
Please replace Swing by Advalvas if you want to send an email.
> Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
> et une grille à usage unique) et d'être réalisé peu de temps avant
> l'acte chirurgical, fait partie des protocoles de préparation de
> l'opération. Ça facilite le boutot du chir et les soins postop.
Je veux bien le croire, mais pourquoi raser si largement autour de la
zone opératoire?
Par exemple, pourquoi raser le pubis pour une appendoc?
Pourquoi raser le membre inférieur de l'aine à la malléole pour une
arthroscopie du genou?
etc.
> Par contre, bien souvent, je me demande pourquoi ce ne sont pas les
> patients qui se rasent eux-même quand ils peuvent le faire, l'infirmière
> n'aurait plus qu'à contrôler.
Bonne question...
>Yves Benisty <vo...@le.reply-to.fr> wrote:
>> Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
>> et une grille à usage unique) et d'être réalisé peu de temps avant
>> l'acte chirurgical, fait partie des protocoles de préparation de
>> l'opération. Ça facilite le boutot du chir et les soins postop.
>
>Je veux bien le croire, mais pourquoi raser si largement autour de la
>zone opératoire?
amha, c'est parce que c'est pas quand ca part en c*uille et que tu
dois convertir en laparo, c'est pas à ce moment là que tu vas dire
"tiens, passe moi le rasoir".
>Par exemple, pourquoi raser le pubis pour une appendoc?
>Pourquoi raser le membre inférieur de l'aine à la malléole pour une
>arthroscopie du genou?
amha dès que ca a un risque de se retrouver dans le champ opératoire,
c'est rasé.
>> Par contre, bien souvent, je me demande pourquoi ce ne sont pas les
>> patients qui se rasent eux-même quand ils peuvent le faire, l'infirmière
>> n'aurait plus qu'à contrôler.
>Bonne question...
Je refuse de me raser moi-même le scrotum, ca me ferait trop peur de
me rater :) et ma femme serait probablement d'accord :))
A+
--
Fred - Qui a une pensée émue pour son ancien voisin :-(
--
Fred - Depuis son doux foyer
Olivier Goldberg <Olivier....@Swing.be> wrote:
> Je veux bien le croire, mais pourquoi raser si largement autour de la
> zone opératoire ?
Il faut trouver un juste milieu entre la pastille autour du point
d'incision présumé et le corps entier ;-) En particulier, il faut
prévoir que l'intervention puisse se faire par un abord différent que
celui prévu, que l'on soit amené à s'étendre...
En lisant ces témoignages, j'ai l'impression qu'on a oublié un des
facteurs favorisant le non-respect de la pudeur dans un hôpital : le
plus ou moins consentement du patient. Certain(e)s font des demandes
irréalisables (cf cette jeune fille qui voulait que l'opérateur et
l'anesthésiste soient des femmes). Certain(e)s font un scandale, voire
quittent l'établissement. Certain(e)s font des remarques bien pensées
sur l'attitude irrespectueuse des soignants (au sens large). Certain(e)s
exigent un minimum d'intimité, que l'on ferme la porte, que la cour se
limite au minimum, que l'on ne fasse pas défiler tout le service pour
refaire un examen clinique. Et la grande majorité ne dit rien.
Certes, en tant que patient, on peut se sentir écrasé par la machine
hospitalière, on ne veut pas fâcher ceux qui ont votre santé entre leurs
mains*. Au total, heureusement que certains se rebiffent, ce sont ces
patients qui nous font progresser, qui nous montrent qu'on peut -le plus
souvent- faire autrement.
--
*lè ou l'en mè, fo pa jouré manman rétchin
Mais bon sang ! Comment veux-tu qu'une gamine de 16 ans ait suffisamment de
recul pour prendre une telle décision ? Elle pense tout simplement que ça
doit être comme cà ! De tout façon, on ne lui en laisse guère le choix.
C'est plutôt allonge-toi là, enlêve ta blouse, enlêve ton slip, etc etc ...
Lorsque je parlais de traumatisme, je pensais au traumatisme psychologique
induit par tous ces actes invasifs, et quelqu'un l'a bien dit dans ce forum,
surtout à cet âge !
D'ailleurs je suis sûr qu'on pourrait recueillir ici des tonnes de
témoignages de ce genres de scandales !
> Peut-être que tout simplement, dans une chambre d'hosto, on a guère le
> choix que de rester dans son lit ou sur un fauteuil et qu'un
> pyjama/chemise de nuit/robe d'intérieur, c'est tout simplement plus
> confortable.
C'est vrai qu'on n'a pas grand chose à faire, mais perso je ne trouve
pas que ce type de vêtements soient les plus confortables.
> Deuxième point peut-être plus médicale : un pyjama est plus facile à
> retirer qu'un jean en cas d'urgences, non ?
Pas vraiment: avec des ciseaux convenables, je t'enlève un jean en 5
secondes.
De plus, une bonne part des patients hospitalisés ne sont pas "à risque"
d'un point de vue vital: patients préops en ortho, stomato, ophtalmo,...
>Pas vraiment: avec des ciseaux convenables, je t'enlève un jean en 5
>secondes.
Et le mec se retrouve transsexuel en prime ;-)
--
Jean-Paul -- Je vous dois combien ?
Rémy M. <mil...@caramail.com> a écrit dans le message :
8vl54e$2gsk$1...@news4.isdnet.net...
Rachel
Virginie <nik...@club-internet.fr> a écrit dans le message :
8vmfbu$r70$1...@front4m.grolier.fr...
Rachel D. <rachel....@caramail.com> wrote:
> mon médecin insiste depuis longtemps pour que j'aille passer une
> coloscopie. Vous qui connaissez cet examem, pouvez-vous me donner quelques
> éclaircicements sur son déroulement ? Êtes-vous anésthésié ? J'ai entendu
> dire que c'était le cas, et pour d'autres non. Cet examen est-il
> douloureux à un moment donné ? (je déteste les mauvaises surprises)
En général, vous avez un liquide à avaler avant. Vous arrivez à jeun le
matin de l'examen, et le plus souvent vous sortez le soir si vous êtes
accompagnée et que vous n'habitez pas trop loin. Ça peut se réaliser
sous anesthésie générale, sous sédation, ou sans rien. La plupart des
services propose le choix.
--
Rémy M. <mil...@caramail.com> wrote:
> Mais bon sang ! Comment veux-tu qu'une gamine de 16 ans ait suffisamment de
> recul pour prendre une telle décision ?
Ça arrive, *heureusement*. De plus, les enfants sont le plus souvent
accompagnés des parents.
>[...] traumatisme psychologique induit par tous ces actes invasifs,
>[...] surtout à cet âge !
Je ne pense pas que ça soit plus ou moins traumatisant à 16 ans qu'à
12, 8, ou 4 ans. Et pour certains adultes et personnes âgées, c'est
aussi très mal vécu.
Je pense que vous interprétez mal mes propos. Je ne dis pas "si on l'a
fait, c'est que vous l'avez accepté." Je dis "certains refusent, à
raison. Si on dépasse les bornes, refusez".
--
>Je ne pense pas que ça soit plus ou moins traumatisant à 16 ans qu'à
>12, 8, ou 4 ans.
Chuis pas moufletologue, mais le rapport à son corps et au regard d'autrui
varie selon l'âge. Et les ado sont volontiers particulièrement mal à l'aise
avec ça.
>Et pour certains adultes et personnes âgées, c'est aussi très mal vécu.
Certainement, oui.
>
>Je pense que vous interprétez mal mes propos. Je ne dis pas "si on l'a
>fait, c'est que vous l'avez accepté." Je dis "certains refusent, à
>raison. Si on dépasse les bornes, refusez".
En appeler à la protestation si besoin du patient ne me semble pas honnête.
Le client en hôpital est dépersonnalisé et déréalisé (au sens
phénoménologique, pas psychiatrique), et a face à lui des professionnels qui
le dominent par leur savoir, par le pouvoir de leur fonction, par leur
caractère de collectivité organisée, et par la pesanteur de l'institution
dont ils font partie.
--
Jean-Paul -- 3615 Domina.
Je n'ai eu qu'une seule coloscopie sous sédation ( Dormicum ) et j'ai juré
que c'était bien la dernière fois. La prochaine fois ce sera l'AG ou pas de
colo. Je me demande comment des gens supportent ça sans rien... Ca arrive
??? sauf sur des patients para ou tétraplégiques bien sûr;-)
Régine
>
>En général, vous avez un liquide à avaler avant. Vous arrivez à jeun le
>matin de l'examen, et le plus souvent vous sortez le soir si vous êtes
>accompagnée et que vous n'habitez pas trop loin. Ça peut se réaliser
>sous anesthésie générale, sous sédation, ou sans rien. La plupart des
>services propose le choix.
>
Jean-Paul a écrit dans le message <900fsh$1vgj$1...@news6.isdnet.net>...
>En appeler à la protestation si besoin du patient ne me semble pas honnête.
>Le client en hôpital est dépersonnalisé et déréalisé (au sens
>phénoménologique, pas psychiatrique), et a face à lui des professionnels
qui
>le dominent par leur savoir, par le pouvoir de leur fonction, par leur
>caractère de collectivité organisée, et par la pesanteur de l'institution
>dont ils font partie.
C'est d'ailleurs une expérience tout à fait intéressante pour un soignant de
se retrouver hospitalisé en situation de dépendance. (AMHA cela devrait même
faire partie de la formation) On prend alors toute la mesure du pouvoir dont
on dispose en tant que soignant et de l'impuissance que peut éprouver un
malade. On n'est clairement pas dans une relation d'égalité .
Carabosse
> Je n'ai eu qu'une seule coloscopie sous sédation (Dormicum) [...]
Plus conu en France sous le nom de Hypnovel, et sous un autre nom au
Quebec. Faisons plaisir à Patrick en citant la DCI : midazolam.
>Je me demande comment des gens supportent ça sans rien... Ca arrive ???
>sauf sur des patients para ou tétraplégiques bien sûr;-)
Oui ça arrive, et ça s'est longtemps fait sans anesthésie. Comment ?
Comme ça. Les para ou tétraplégiques peuvent aussi trouver ça
douloureux.
Certains proposent une technique très élégante de sédation contrôlée par
le patient.
Jean-Paul <holo...@cybercable.fr> wrote:
> En appeler à la protestation si besoin du patient ne me semble pas honnête.
> Le client en hôpital est dépersonnalisé et déréalisé (au sens
> phénoménologique, pas psychiatrique), et a face à lui des professionnels qui
> le dominent par leur savoir, par le pouvoir de leur fonction, par leur
> caractère de collectivité organisée, et par la pesanteur de l'institution
> dont ils font partie.
C'est vrai. Mais l'évolution (car il y a eu évolution) est venue autant
de la protestation du patient que de la réaction des soignants. Comme
disait Oscar Wilde, « la désobéïssance, pour qui connait l'histoire, est
la vertue spécifique de l'Homme. C'est par la désobéIssance qu'il a
progressé ».
--
Oui, bien sûr, ceux avec une lésion incomplète. C'était de l'humour; j'ai
passé 12 ans dans un centre de paras, je connais un peu la question.
Pour le reste, j'ai trouvé ça horrible malgré le Dormicum qui n'avait
probablement été donnéà avec la bonne dose ou le bon timing. Je ne me
souviens que de mes hurlements. Le contexte était particulier, cependant, vu
que c'était un bilan tumoral.
Régine
> amha, c'est parce que c'est pas quand ca part en c*uille et que tu
> dois convertir en laparo, c'est pas à ce moment là que tu vas dire
> "tiens, passe moi le rasoir".
Oui, mais il y a large et très large...
> >Par exemple, pourquoi raser le pubis pour une appendoc?
> >Pourquoi raser le membre inférieur de l'aine à la malléole pour une
> >arthroscopie du genou?
>
> amha dès que ca a un risque de se retrouver dans le champ opératoire,
> c'est rasé.
Et je peux le comprendre.
Mais je ne vois toujours pas coment la malléole se retrouverait dans le
champ opératoire pour une arthro du genou, à moins que le chir n'éternue
très fort lors de l'incision initiale!
> Je refuse de me raser moi-même le scrotum, ca me ferait trop peur de
> me rater :) et ma femme serait probablement d'accord :))
A toi peut-être, mais à d'autres? Et puis, avec un rasoir électrique, il
n'y a pas trop de risques! :-)
> Pour le reste, j'ai trouvé ça horrible malgré le Dormicum qui n'avait
> probablement été donnéà avec la bonne dose ou le bon timing.
Le midazolam (ou Versed® outre Atlantique) est une benzodiazépine (même
famille que le diazepam, ou Valium®) d'action courte. Il n'a aucun effet
contre la douleur. Il faut donc l'associer à un morphinique, ou
l'utiliser à des doses importantes, réalisant une véritable anesthésie
générale.
>Le midazolam (ou Versed® outre Atlantique) est une benzodiazépine (même
>famille que le diazepam, ou Valium®) d'action courte. Il n'a aucun effet
>contre la douleur.
On dit chez nous qu'il a surtout des vertus amnésiantes, plus de douleur car
aucun souvenir de la douleur. On s'en sert férquemment dans les
prémédications pédiatriques pour que les bambins oublient les moments
angoissants avant l'opération.
Régine
chouette idée : et les patients auraient le droit de prendre le rôle des
soignants, médecins, chirurgiens, - je suis volontaire - qu'est ce qu'on va
s'amuser ! :-)))
>On Sun, 26 Nov 2000 20:50:54 +0100, Olivier....@Swing.be (Olivier
>Goldberg) wrote:
>
>>Yves Benisty <vo...@le.reply-to.fr> wrote:
>>> Le rasage, à condition d'être non traumatique (avec un rasoir électrique
>>> et une grille à usage unique) et d'être réalisé peu de temps avant
>>> l'acte chirurgical, fait partie des protocoles de préparation de
>>> l'opération. Ça facilite le boutot du chir et les soins postop.
>>
>>Je veux bien le croire, mais pourquoi raser si largement autour de la
>>zone opératoire?
>
>amha, c'est parce que c'est pas quand ca part en c*uille et que tu
>dois convertir en laparo, c'est pas à ce moment là que tu vas dire
>"tiens, passe moi le rasoir".
>
Si ta laparo descend jusqu'au pubis, tu as réellement le droit de
t'inquiéter (ou alors, ce n'était pas un appendice mais un bébé et ça
s'appelle une césarienne)
R.M. <x...@xxx.ch> wrote:
> On dit chez nous qu'il a surtout des vertus amnésiantes [...]
C'est vrai. Mais àmha il n'a pas d'intérêt utilisé seul sur un geste
douloureux.
A+
Virginie
C'est possible, mais je crois qu'en cas d'urgence vitale, ou non vitale
si la patient ne peut se/être déshabillé "normalement (jambe cassée), il
serait malvenu pour lui de se plaindre si on lui coupe un vêtement en
cas de nécessité.
Ceci dit, si un type préfère que je lui enlève ses vêtement sans ciseaux
avec une fracture du membre concerné et un vêtement bien serrant et pas
trop souple, moi, je veux bien: c'est lui qui aura mal. Mais bon, ce
n'est quand même pas courant.
> > De plus, une bonne part des patients hospitalisés ne sont pas "à risque"
> > d'un point de vue vital: patients préops en ortho, stomato, ophtalmo,...
>
> Sans être à risque, s'ils sont là ...
La plupart des patients hospitalisés en service "classiques" (pas les
soins intensifs bien sûr) n'ont pas plus de risque vital que n'importe
qui. Il n'y a donc, pour moi, pas de raison dans ces cas d'imposer une
tenu permettant un accès rapide aux diverses parties du corps.