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obligation de fournir résultats au patient?

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Cath

unread,
Mar 31, 2007, 11:49:30 AM3/31/07
to
Une relation a fait un frottis vaginal dont le labo refuse de lui envoyer
les résultats; le courrier qui réclame la facture précise :"Résultats
uniquement et exclusivement disponibles auprès du médecin prescripteur."

La patiente a été assez traitée avec pas mal de désinvolture par la
gynéco,qu'elle n'a consultée que pour cet examen,et ne souhaite pas la
revoir.
Il me semble que les résultats sont la propriété légale du patient,et que ce
sujet avait été traité il y a qques années.
Y a-t-il des textes là-dessus?

cath

KDYY4RF

unread,
Mar 31, 2007, 12:48:11 PM3/31/07
to
Cath a écrit :

Bonsoir,

De tous les frottis que j'ai pu passer ces 10 dernieres années, les
labos ont toujours refusé de me donner le résultat. Parfois ils le
donne, mais uniquement s'il n'y a pas d'anomalie de decelée.

Dans ce cas-là, la patiente peut demander à son généraliste de se mettre
en relation avec le gyneco (ou le labo), pour que lui soit transmis le
résultat. Pour ma part je fais comme ca. C'est galère, mais pas le choix :(
Quoique j'ai souvenir maintenant que le labo voulait bien me donner un
un résultat, mais avec condition qu'un medecin du laboratoire d'analyse
signe une décharge comme quoi il a remit à la patiente le résultat.
Pourquoi d'ailleurs une décharge ??? (et comme par hasard y'avait pas de
medecin ce jour-là)

Les réponses m'interressent également :)

Bonne soirée,

valoO

Fulminator

unread,
Mar 31, 2007, 1:30:05 PM3/31/07
to
"Cath" <cath....@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
460e8304$0$27396$ba4a...@news.orange.fr...


> Une relation a fait un frottis vaginal dont le labo refuse de lui envoyer

> les résultats; La patiente a été assez traitée avec pas mal de
> désinvolture par la gynéco... Il me semble que les résultats sont la
> propriété légale du patient
-----------------------------

Bien entendu, le patient est propriétaire de ses résultats, il les a payés,
ils sont à lui. (Si nécessaire, payer la totalité, et se faire rembourser
par la suite)...

Les patients qui sont d'accord avec la phrase ci-dessus, doivent refuser de
se laisser traiter en mineurs. Par conséquent, ils doivent préciser d'entrée
au laboratoire qu'ils ne paieront l'analyse que contre remise en mains
propres du résultat : vous verrez si le laboratoire refuse de leur remettre!
Il ne manquerait plus que ça !

Cessez de vous conduire en moutons soumis et bêlants, affirmez-vous et
boycottez ceux qui se comportent en prédateurs, que ce soit en médecine,
banques, assurances, ou politicards eunuques qui se gobergent dans le luxe
grâce à vos impôts.


Cath

unread,
Mar 31, 2007, 1:35:14 PM3/31/07
to

"KDYY4RF" <sp...@me.not> a écrit

Ca me surprend,car j'ai toujours eu les résultats du frottis avec la
facture,la feuille de soins étant expédiée après le réglement...
La seule exception concerne un résultat d'ana-path pour ma chienne,et
j'avais été obligée de le réclamer par téléphone.
Il y a peut-être une notion de protection du patient en cas de résultat
préoccupant,mais ça peut être perçu comme un abus de pouvoir.
D'autant que les bilans sanguins sont expédiés à domicile sans problème...

--
cath

Phil l'ancien

unread,
Mar 31, 2007, 6:02:25 PM3/31/07
to
Cath
> KDYY4RF

>>> Une relation a fait un frottis vaginal dont le labo refuse de lui
>>> envoyer les résultats; le courrier qui réclame la facture précise
>>> :"Résultats uniquement et exclusivement disponibles auprès du médecin
>>> prescripteur."

>>> La patiente a été assez traitée avec pas mal de désinvolture par la
>>> gynéco,qu'elle n'a consultée que pour cet examen,et ne souhaite pas la
>>> revoir.
>>> Il me semble que les résultats sont la propriété légale du patient,et
>>> que ce sujet avait été traité il y a qques années.
>>> Y a-t-il des textes là-dessus?

>> De tous les frottis que j'ai pu passer ces 10 dernieres années, les labos
>> ont toujours refusé de me donner le résultat. Parfois ils le donne, mais
>> uniquement s'il n'y a pas d'anomalie de decelée.

>> Dans ce cas-là, la patiente peut demander à son généraliste de se mettre
>> en relation avec le gyneco (ou le labo), pour que lui soit transmis le
>> résultat. Pour ma part je fais comme ca. C'est galère, mais pas le choix


D'accord avec KDYY4RF.
Le médecin traitant est supposé centraliser le dossier
médical.

Si le gynéco est hors-circuit, alors le médecin traitant
doit pouvoir exiger les résultats du labo, même en
n'étant pas lui-même le prescripteur.

D'ailleurs, même sans la réforme Douste du 'médecin traitant',
il me semble que ça relève de la déontologie, non ?


Phil l'ancien-


Cath

unread,
Mar 31, 2007, 6:01:19 PM3/31/07
to

"Fulminator" <fulmi...@albor.fr> a écrit


>
> Bien entendu, le patient est propriétaire de ses résultats, il les a
> payés,
> ils sont à lui. (Si nécessaire, payer la totalité, et se faire rembourser
> par la suite)...
>
> Les patients qui sont d'accord avec la phrase ci-dessus, doivent refuser
> de
> se laisser traiter en mineurs. Par conséquent, ils doivent préciser
> d'entrée
> au laboratoire qu'ils ne paieront l'analyse que contre remise en mains
> propres du résultat : vous verrez si le laboratoire refuse de leur
> remettre!
> Il ne manquerait plus que ça !

Comme quoi nous pouvons avoir des opinions communes..
Tu ne connaitrais pas plus précisément un texte ou décret concernant la
propriété d'un résultat d'examen,et l'obligation de le remettre au patient?
Il me semble que ça avait été défini juridiquement il y a une dizaine
d'années(?)

>
> Cessez de vous conduire en moutons soumis et bêlants, affirmez-vous et
> boycottez ceux qui se comportent en prédateurs, que ce soit en médecine,
> banques, assurances, ou politicards eunuques qui se gobergent dans le luxe
> grâce à vos impôts.

Tu ne boycottes que les eunuques?
Pourquoi tant d'indulgence pour les politiciens poilus et virils?
>
--
cath

Cath

unread,
Mar 31, 2007, 6:17:07 PM3/31/07
to


"Phil l'ancien" <nic...@noway.com> a écrit

Non,d'après mon expérience personnelle,car j'ai toujours reçu le résultat
moi-même,de même que le prescripteur;d'autre part,les bilans sanguins sont
envoyés vus et signés par le biologiste au patient et au médecin quelque
soit le résultat.
De plus ça ne paraît pas en rapport avec une politique d'économie,car la
majorité des résultats ne justifie pas de consultation.
Tu vois la patiente prendre RDV avec un médecin gé. pour qu'il demande le
résultat,et consulter à nouveau pour l'obtenir?
Il s'agit dans ce cas d'une personne qui a déménagé,et obtenu RDV pour ce
frottis chez une gynéco qui l'a expédiée en moins de 10 mn et sans
ménagements,tout en prenant un dépassement d'honoraires assez conséquent.

--
cath

Olivier Goldberg

unread,
Mar 31, 2007, 7:36:06 PM3/31/07
to
Cath <cath....@wanadoo.fr> wrote:

> car la
> majorité des résultats ne justifie pas de consultation.

Ca reste à démontrer, ça!
La plupart des patients n'ont à ma connaissance pas la formation
médicale nécessaire pour interpréter correctement un résultat d'examen.
Il n'y a qu'à voir comment beaucoup comprennent le terme "positif" dans
un résultat: beaucoup croient que ça veut dire "résultat bon" alors que
c'est "on a trouvé ce qu'on cherchait.

Donc àmha, si un examen a été prescrit à bon essient, la communication
de son résultat justifie d'un contact (pas nécessairement prolongé) avec
son médecin.

Mais ça n'empêche que la relation doit être emprunte de respect mutuel.

--
Olivier Goldberg

Pour le courrier personnel, écrire à: olivier (at) ogoldberg (point) net
Mon blog: http://anesthe-site.be/blog

Phil l'ancien

unread,
Mar 31, 2007, 6:53:17 PM3/31/07
to
Cath
> Fulminator


>> Bien entendu, le patient est propriétaire de ses résultats,
>> il les a payés, ils sont à lui. (Si nécessaire, payer la totalité,
>> et se faire rembourser par la suite)...

>> Les patients qui sont d'accord avec la phrase ci-dessus,
>> doivent refuser de se laisser traiter en mineurs.
>> Par conséquent, ils doivent préciser d'entrée au laboratoire
>> qu'ils ne paieront l'analyse que contre remise en mains
>> propres du résultat : vous verrez si le laboratoire refuse de leur
>> remettre!

> Comme quoi nous pouvons avoir des opinions communes..
> Tu ne connaitrais pas plus précisément un texte ou décret concernant la
> propriété d'un résultat d'examen,et l'obligation de le remettre au
> patient?
> Il me semble que ça avait été défini juridiquement il y a une dizaine
> d'années(?)

Mon avis, juste en tant que patient lecteur de fbm :


Même si la propriété du résultat est difficilement discutable,
la responsabilité du diagnostic appartient à certains professionnels
(actuellement, les médecins).

On peut insister sur la propriété du patient, mais pour les
pronostics graves, c'est au prix d'un langage incompréhensible
par le patient, et interprétable seulement par un médecin
(ou un professionnel capable de faire le diagnostic et de
l'annoncer d'une manière humaine, ce qui repose la
question de certaines autres professions de santé)


Par nécessité, le patient peut (et même doit ?)
être incapable d'interprêter le résultat de l'analyse
dans le cas d'un pronostic grave.

Mais il en est propriétaire au sens qu'il peut le présenter
à tout médecin de son choix (ou professionnel de santé
habilité, voir plus haut.)


La diffusion très large de certaines compétences
grâce à l'internet change un peu la donne, mais elle
ne change (dans une mesure petite et incertaine) que
la question de la compétence, pas celle de la responsabilité.


Phil l'ancien- en tant que patient et humain


Cath

unread,
Mar 31, 2007, 6:59:08 PM3/31/07
to

"Olivier Goldberg" <lis...@ogoldberg.net> a écrit

>> car la
>> majorité des résultats ne justifie pas de consultation.
>
> Ca reste à démontrer, ça!
> La plupart des patients n'ont à ma connaissance pas la formation
> médicale nécessaire pour interpréter correctement un résultat d'examen.
> Il n'y a qu'à voir comment beaucoup comprennent le terme "positif" dans
> un résultat: beaucoup croient que ça veut dire "résultat bon" alors que
> c'est "on a trouvé ce qu'on cherchait.

Beaucoup de bilans sont des bilans de contrôle de traitements(AVK,HBPM,..)
ou de pathos chroniques(glycémie,lipidémie,..);d'une part les patients
demandent souvent une explication au biologiste lorsqu'ils ne comprennent
pas,ou encore sont capables de voir où ils se situent dans la fourchette des
normes,d'autre part le médecin reçoit bien sûr le résultat,et peut réagir le
cas échéant.
Et même s'ils doivent voir le prescripteur 2 semaines plus tard,ils ont
souvent la curiosité du résultat..

> Donc àmha, si un examen a été prescrit à bon essient, la communication
> de son résultat justifie d'un contact (pas nécessairement prolongé) avec
> son médecin.

Il arrive qu'on fasse un ou deux TP par semaine chez les patients sous AVK
difficiles à équilibrer;crois-tu qu'ils vont se déplacer à chaque fois chez
le médecin(ou l'inverse car ils sont souvent impotents..)pour le résultat?
Le contact en l'occurence se passe par téléphone,même si ça contredit les
textes..

>
> Mais ça n'empêche que la relation doit être emprunte de respect mutuel.

Mais oui,et de confiance..

--
cath

Fulminator

unread,
Mar 31, 2007, 7:26:26 PM3/31/07
to
"Cath" <cath....@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
460eda2a$0$5100$ba4a...@news.orange.fr...

> Tu ne connaitrais pas plus précisément un texte ou décret concernant
> la propriété d'un résultat d'examen,et l'obligation de le remettre au
> patient?
> Il me semble que ça avait été défini juridiquement il y a une dizaine
> d'années(?)

Il n'y a pas de décret ou de texte qui tienne. C'est toi la cliente, tu
paies un service, on te le remet à toi, point barre.
Il n'y a pas à tergiverser là-dessus.
Tu commandes un lave-linge chez Darty, ils ne vont pas le livrer à ton
plombier...

> Tu ne boycottes que les eunuques?

"Politicien eunuque" est une tautologie... depuis bientôt 40 ans.


Cath

unread,
Mar 31, 2007, 7:42:29 PM3/31/07
to

"Phil l'ancien" <nic...@noway.com> a écrit dans le message de news:
460ee5d1$0$27403$ba4a...@news.orange.fr...


> Cath
>> Fulminator
>
>
>>> Bien entendu, le patient est propriétaire de ses résultats,
>>> il les a payés, ils sont à lui. (Si nécessaire, payer la totalité,
>>> et se faire rembourser par la suite)...
>
>>> Les patients qui sont d'accord avec la phrase ci-dessus,
>>> doivent refuser de se laisser traiter en mineurs.
>>> Par conséquent, ils doivent préciser d'entrée au laboratoire
>>> qu'ils ne paieront l'analyse que contre remise en mains
>>> propres du résultat : vous verrez si le laboratoire refuse de leur
>>> remettre!
>
>
>> Comme quoi nous pouvons avoir des opinions communes..
>> Tu ne connaitrais pas plus précisément un texte ou décret concernant la
>> propriété d'un résultat d'examen,et l'obligation de le remettre au
>> patient?
>> Il me semble que ça avait été défini juridiquement il y a une dizaine
>> d'années(?)
>
>
>
> Mon avis, juste en tant que patient lecteur de fbm :
>
>
> Même si la propriété du résultat est difficilement discutable,
> la responsabilité du diagnostic appartient à certains professionnels
> (actuellement, les médecins).

Détenir un résultat ne signifie pas poser un diagnostic..
Et un résultat d'analyse n'entraine pas forcément la nécessité de poser un
diagnostic,ce n'est qu'une éventualité;la patiente,même sans connaissances
poussées,peut avoir une idée de ce qui est recherché dans un frottis.

> On peut insister sur la propriété du patient, mais pour les
> pronostics graves, c'est au prix d'un langage incompréhensible
> par le patient, et interprétable seulement par un médecin
> (ou un professionnel capable de faire le diagnostic et de
> l'annoncer d'une manière humaine, ce qui repose la
> question de certaines autres professions de santé)

Le seul professionnel habilité à affirmer un diagnostic est le médecin.
Interpréter un résultat peut nécessiter les connaissances et l'expérience
d'un médecin,comme ça peut être assez évident dans d'autres cas,mais prendre
la responsabilité de poser le diagnostic d'un patient relève typiquement de
la responsabilité médicale.


>
>
> Par nécessité, le patient peut (et même doit ?)

doit?

> être incapable d'interprêter le résultat de l'analyse
> dans le cas d'un pronostic grave.

C'est sûr que le patient peut s'emmêler les pinceaux s'il cherche à
interpréter ce qu'il ignore.
Dans le cas d'un frottis(ça doit se pratiquer +/- tous les 2 ou 3 ans chez
les femmes sérieuses..)un résultat inhabituel sera perçu comme louche,et la
personne ira vraisemblablement consulter très vite un médecin généraliste..

> Mais il en est propriétaire au sens qu'il peut le présenter
> à tout médecin de son choix (ou professionnel de santé
> habilité, voir plus haut.)

Oui,la patiente dont il s'agit veut son résultat pour consulter un autre
médecin que le prescripteur,et elle semble avoir des raisons valables.
Je pense que c'est son droit le plus élémentaire;et si elle cherche à
l'interprèter elle-même sans aucune connaissance médicale,elle peut avoir le
soupçon que son avis ne sera pas sûr,et ne vaudra pas celui du pro...


>
>
> La diffusion très large de certaines compétences
> grâce à l'internet change un peu la donne, mais elle
> ne change (dans une mesure petite et incertaine) que
> la question de la compétence, pas celle de la responsabilité.

On trouve sur internet une somme de connaissances,mais pour ce qui est de la
compétence,il me semble que les gens compétents éviteront justement de
donner des avis sur les cas particuliers.
Quant à la responsabilité,à chacun de prendre réellement la
sienne,patient,médecin,labo,si possible avec honnêteté et sans esprit
corporatiste..

> Phil l'ancien- en tant que patient et humain
>

>cath,de même..
--
cath

Phil l'ancien

unread,
Mar 31, 2007, 11:03:23 PM3/31/07
to
Cath
> Phil l'ancien

>> Par nécessité, le patient peut (et même doit ?) /...
>> .../ être incapable d'interprêter le résultat de l'analyse


>> dans le cas d'un pronostic grave.

> doit?


Oui, même si c'est discutable.

Un patient atteint d'une affection grave doit
l'apprendre seulement dans certaines conditions.

Dès lors, il ne devrait pas être (trop) capable
d'interpréter par lui-même les résultats de l'analyse


dans le cas d'un pronostic grave.

Ca limite sa propriété des résultats de
l'analyse.


Phil l'ancien-

Emma

unread,
Apr 1, 2007, 3:07:50 AM4/1/07
to
Cath a écrit :

il me semble aussi et que ce soit pour anatomo-pathologie ou biologie,
les 2 labos que je "fréquente" envoient les résultats en double (médecin
prescripteur et patient)

Pour un texte ce serait fr.misc.droit

Emma
--
(répondre en direct : virer le lezard qui sommeille dans mon adresse)

Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par
l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté.
Alain

Laurent Jumet

unread,
Apr 1, 2007, 3:14:17 AM4/1/07
to

Hello Olivier !

lis...@ogoldberg.net (Olivier Goldberg) wrote:

> Cath <cath....@wanadoo.fr> wrote:

>> car la
>> majorité des résultats ne justifie pas de consultation.

> Ca reste à démontrer, ça!

...c'est ce que j'allais dire !
:-)

Une prise de sang implique deux étapes: sa prescription, orientée sur base de la clinique; et l'interprétation des résultats, sur base de la clinique, de l'évolution et de la perspective de l'éventuel traitement.
Mais beaucoup de gens pensent que la feuille de résultats seule est un diagnostic.

C'est la puissance de l'écrit: tout ce qui est marqué sur papier devient d'une importance capitale, même si c'est des bêtises.

> La plupart des patients n'ont à ma connaissance pas la formation
> médicale nécessaire pour interpréter correctement un résultat d'examen.
> Il n'y a qu'à voir comment beaucoup comprennent le terme "positif" dans
> un résultat: beaucoup croient que ça veut dire "résultat bon" alors que
> c'est "on a trouvé ce qu'on cherchait.
> Donc àmha, si un examen a été prescrit à bon essient, la communication
> de son résultat justifie d'un contact (pas nécessairement prolongé) avec
> son médecin.

Absolument vrai.

--
Laurent Jumet - Point de Chat, Liège, BELGIUM
KeyID: 0xCFAF704C
[Restore address to laurent.jumet for e-mail reply.]

Cath

unread,
Apr 1, 2007, 3:55:13 AM4/1/07
to

"Laurent Jumet" <1st_NAME...@skynet.be> a écrit

>>> car la
>>> majorité des résultats ne justifie pas de consultation.
>
>> Ca reste à démontrer, ça!
>
> ...c'est ce que j'allais dire !
> :-)
>
> Une prise de sang implique deux étapes: sa prescription, orientée sur
> base de la clinique; et l'interprétation des résultats, sur base de la
> clinique, de l'évolution et de la perspective de l'éventuel traitement.
> Mais beaucoup de gens pensent que la feuille de résultats seule est un
> diagnostic.
>
> C'est la puissance de l'écrit: tout ce qui est marqué sur papier
> devient d'une importance capitale, même si c'est des bêtises.

T'es de quelle tribu?
Ce genre de valeur magique serait plus applicable à l'ordonnance,en général
plus occulte qu'un résultat d'examen...
La plupart des gens ont une attitude plus simple:soit ils partent du
principe que c'est le médecin qui se charge de la conduite et de la
surveillance de leurs éventuels problèmes de santé(ça me semble être le cas
le plus fréquent)et ne s'intéressent pas au résultat;ce qui ne les empêche
pas de saisir ce qu'est une analyse,et de ne la considérer ni comme un
grigri ni comme un diagnostic...

Soit ils ont une patho chronique qui fait que la consult n'est pas
systématique,sachant que le médecin reçoit de toute façon le résultat(Hb
glyquée,marqueurs,..)et ils s'intéressent à sa surveillance,qu'ils ont déjà
évoquée avec le médecin.

Mets-toi à la place de la femme qui attend des résultats de Béta-HCG,si au
labo on lui dit que le médecin doit décider de la façon de lui annoncer
qu'elle est enceinte ou pas?

>
>> La plupart des patients n'ont à ma connaissance pas la formation
>> médicale nécessaire pour interpréter correctement un résultat d'examen.
>> Il n'y a qu'à voir comment beaucoup comprennent le terme "positif" dans
>> un résultat: beaucoup croient que ça veut dire "résultat bon" alors que
>> c'est "on a trouvé ce qu'on cherchait.

Franchement,par les temps qui courent si tu dis "séropositif" la plupart des
gens ne vont pas penser que tu viens de gagner à la loterie...

>> Donc àmha, si un examen a été prescrit à bon essient, la communication
>> de son résultat justifie d'un contact (pas nécessairement prolongé) avec
>> son médecin.
>
> Absolument vrai.

Bien,je ré-expose le cas:
Une jeune femme doit faire un frottis avant la pose d'un stérilet;elle
obtient un RDV rapide chez un gynéco qui l'expédie en moins de 10 mn avec
pas mal de désinvolture et lui facture un dépassement d'honoraires.
Elle ne souhaite pas y retourner,mais a évidemment besoin du résultat de son
frottis pour aller consulter ailleurs.
Il s'agit donc d'un examen presrit à bon escient,et dont la patiente a
besoin;le labo envoie les résultats exclusivement au médecin prescripteur,et
pas au patient.
Il me semble que la majorité des labos envoient les résultats au
patient(alors ce sont des irresponsables?),et la totalité des résultats de
bilans sanguins sont livrés à la curiosité malsaine du patient...

--
cath

NoBody

unread,
Apr 1, 2007, 9:12:57 AM4/1/07
to
Cath a exprimé avec précision :

> Comme quoi nous pouvons avoir des opinions communes..
> Tu ne connaitrais pas plus précisément un texte ou décret concernant la
> propriété d'un résultat d'examen,et l'obligation de le remettre au patient?
> Il me semble que ça avait été défini juridiquement il y a une dizaine
> d'années(?)

http://www.cnil.fr/index.php?id=2044
Article 6 Information et droit d'accès


http://www.sfil.asso.fr/sfil/pages/fr/31.htm
2.4. Confidentialité :
Toutes les informations relatives aux patients sont confidentielles et
doivent être protégées par le secret professionnel. Les résultats des
analyses de biologie médicale ne peuvent être communiqués qu'au patient
lui-même, à une tierce personne dûment mandatée par le patient, au
praticien prescripteur et à tout autre praticien désigné par le patient
sauf dérogations ou règles spécifiques prévues par la loi et les
règlements en vigueur.

Il y a évidemment des exceptions précisées dans certains décrets
(analyses de dépistage de Trisomie 21, analyses génétiques...)

--
Nobody
Rien, ni personne


NoBody

unread,
Apr 1, 2007, 9:15:27 AM4/1/07
to
Cath a exprimé avec précision :

> Comme quoi nous pouvons avoir des opinions communes..


> Tu ne connaitrais pas plus précisément un texte ou décret concernant la
> propriété d'un résultat d'examen,et l'obligation de le remettre au patient?
> Il me semble que ça avait été défini juridiquement il y a une dizaine
> d'années(?)

http://www.cnil.fr/index.php?id=2044


Article 6 Information et droit d'accès


http://www.sfil.asso.fr/sfil/pages/fr/31.htm
2.4. Confidentialité :
Toutes les informations relatives aux patients sont confidentielles et
doivent être protégées par le secret professionnel. Les résultats des
analyses de biologie médicale ne peuvent être communiqués qu'au patient
lui-même, à une tierce personne dûment mandatée par le patient, au
praticien prescripteur et à tout autre praticien désigné par le patient
sauf dérogations ou règles spécifiques prévues par la loi et les
règlements en vigueur.

5 Transmission des résultats
5.1. Elle doit se conformer à la législation et à la réglementation en
vigueur et assurer le respect du secret professionnel.
Les résultats d'analyses sont remis au patient en main propre ou lui
sont envoyés sous pli cacheté, à son nom et à l'adresse qu'il
communique. Les résultats d'analyses peuvent également être transmis au
médecin prescripteur du patient, sauf opposition de ce dernier. Les
résultats peuvent être remis à une tierce personne dûment mandatée par
le patient. Lorsque le patient est hospitalisé, les résultats sont
adressés au médecin prescripteur et remis au patient, à sa demande,
selon la réglementation en vigueur.

Jules

unread,
Apr 1, 2007, 9:16:54 AM4/1/07
to

"Olivier Goldberg" <lis...@ogoldberg.net> a écrit dans le message
de news: 1hvv7v7.8eschkdqmvhrN%lis...@ogoldberg.net...

> Cath <cath....@wanadoo.fr> wrote:
>
>> car la
>> majorité des résultats ne justifie pas de consultation.
>
> Ca reste à démontrer, ça!
> La plupart des patients n'ont à ma connaissance pas la formation
> médicale nécessaire pour interpréter correctement un résultat
> d'examen.
> Il n'y a qu'à voir comment beaucoup comprennent le terme
> "positif" dans
> un résultat: beaucoup croient que ça veut dire "résultat bon"
> alors que
> c'est "on a trouvé ce qu'on cherchait.
>
> Donc àmha, si un examen a été prescrit à bon essient, la
> communication
> de son résultat justifie d'un contact (pas nécessairement
> prolongé) avec
> son médecin.


Cà veut dire, aussi, souvent 1 mois d'attente...


Jules

unread,
Apr 1, 2007, 9:19:20 AM4/1/07
to

"Cath" <cath....@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
460f6a12$0$25912$ba4a...@news.orange.fr...


Il est toujours facile - c'est ce que je fais - d'envoyer un FAX
au médecin prescripteur pour lui demander "d'envoyer l'original du
compte-rendu et de tous documents annexes (parfois c'est des
clichés) à tel médecin" : çà, il n'ont pas le droit de le refuser
et le font toujours très vite !


Cath

unread,
Apr 1, 2007, 12:58:29 PM4/1/07
to


"NoBody" <NoB...@nowhere.com> a écrit

> http://www.cnil.fr/index.php?id=2044
> Article 6 Information et droit d'accès
> http://www.sfil.asso.fr/sfil/pages/fr/31.htm
> 2.4. Confidentialité :

. Les résultats des
> analyses de biologie médicale ne peuvent être communiqués qu'au patient
> lui-même, à une tierce personne dûment mandatée par le patient, au
> praticien prescripteur et à tout autre praticien désigné par le patient
> sauf dérogations ou règles spécifiques prévues par la loi et les
> règlements en vigueur.
>
> 5 Transmission des résultats

> Les résultats d'analyses sont remis au patient en main propre ou lui sont
> envoyés sous pli cacheté, à son nom et à l'adresse qu'il communique. Les
> résultats d'analyses peuvent également être transmis au médecin
> prescripteur du patient, sauf opposition de ce dernier. Les résultats
> peuvent être remis à une tierce personne dûment mandatée par le patient.
> Lorsque le patient est hospitalisé, les résultats sont adressés au médecin
> prescripteur et remis au patient, à sa demande, selon la réglementation en
> vigueur.

On retrouve le même texte,sans équivoque,sur ce lien:

>http://www.sante.gouv.fr/htm/info_pro/gbea/an_execution.htm
Merci!

--
cath

Olivier Goldberg

unread,
Apr 1, 2007, 3:21:47 PM4/1/07
to
Cath <cath....@wanadoo.fr> wrote:

> Mets-toi à la place de la femme qui attend des résultats de Béta-HCG,si au
> labo on lui dit que le médecin doit décider de la façon de lui annoncer
> qu'elle est enceinte ou pas?

Ben un ßHCG élevé ne signifie pas toujours une grossesse. Ca peut aussi
avoir un certain nombre de significations autres.
Par ailleurs, pour contrôler un état de grossesse, un test urinaire est
plus rapide et moins coûteux qu'un dosage sanguin.

Fulminator

unread,
Apr 10, 2007, 7:22:36 AM4/10/07
to
Concernant les résultats d'analyses inquiétants,

"Cath" <cath....@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:

460e9bcd$0$27402$ba4a...@news.orange.fr...

> Il y a peut-être une notion de protection du patient en cas de résultat

> préoccupant, mais ça peut être perçu comme un abus de pouvoir.
-----------------------------

J'ai toujours été surpris par cette notion fallacieuse de nécessaire
"protection" du patient contre une mauvaise nouvelle, comme si
ce patient était un "incapable majeur sous tutelle", voire un mineur.

L'idéologie dévirilisée de mollesse compassionnelle qui imprègne
actuellement tout le corps social n'est pas pour rien dans cette approche
de dissimulation de la vérité.

L'infantilisation du patient par le corps médical est assez hallucinante,
à l'heure où les politiciens "démocrates" (et autres "philosophes-penseurs"
médiatiques de style BHL) ne cessent de nous bassiner avec la
"responsabilisation" du "citoyen", dont on prône la "maturité", dont
on exalte la nécessaire "autonomie" par rapport aux "structures aliénantes"
qui menaceraient sa "liberté" et son "indépendance"... bla...bla...bla...

Il y a là une manifestation évidente de mépris à l'égard des patients,
tenus pour inférieurs... (Des sous-hommes, comme dirait le satrape
marxiste de Montpellier...)
(Mépris, un mot dont les spécialistes-exégètes donneurs de leçons tels
"Nashvren Evshon" & Co voudront bien cerner pour nous les tenants
et les aboutissants, merci.)

Car en effet, si un médecin est atteint d'une maladie mortelle (cancer,
etc.) que fait-il ?

Est-il "protégé", lui qui sait tout du mal qui le frappe ?
Comment fait-il pour supporter la nouvelle fatale ? Est-il invulnérable ?
Est-il fait d'un moral d'acier inoxydable, supérieur à celui du "faible"
citoyen ordinaire ?

Lui, médecin (par définition impavide ?), serait censé supporter avec
vaillance la tragique nouvelle, alors que le pékin lambda (petit chéri si
fragile) ne le serait pas? Et pourquoi ?

C'est incroyable cette dichotomie ! D'autant plus que le médecin, lui,
n'ignorera aucun détail - y compris le plus cruel - de sa fin !

----
"Il y a une autre liberté que la liberté politique, c'est celle qui se gagne
par rapport aux idées reçues"
(Jacques Bainville)


Yadupour

unread,
Apr 10, 2007, 10:49:11 AM4/10/07
to

Bonjour,
Nous vivons sous un régime où tout est régi par la médecine. Mise en
retraite, en invalidité, déclaré malade mental, interné, soumis à des
examens, ne pouvoir avoir son dossier de santé que par l'intermédiaire d'un
médecin, "pieux" mensonges, etc. etc.
Sans compter les examens à répétition, pas toujours justifiés ... et pas
donnés ! pauvre sécu ...

Geo, Ancêtre
http://geo.pluri-site.net/
P'tet ben qu'oui...


Cath

unread,
Apr 11, 2007, 12:01:08 AM4/11/07
to

"Fulminator" <fulmi...@albor.fr> a écrit>


Concernant les résultats d'analyses inquiétants,

>> Il y a peut-être une notion de protection du patient en cas de résultat
>> préoccupant, mais ça peut être perçu comme un abus de pouvoir.
> -----------------------------
>
> J'ai toujours été surpris par cette notion fallacieuse de nécessaire
> "protection" du patient contre une mauvaise nouvelle, comme si
> ce patient était un "incapable majeur sous tutelle", voire un mineur.
>

Ce que je trouve plus surprenant est que cette attitude n'exclut pas du tout
l'excès inverse,c'est-à-dire une dureté froide et pragmatique à l'égard du
patient en détresse.
Heureusement,il peut y avoir un équilibre entre les deux..

> L'idéologie dévirilisée de mollesse compassionnelle qui imprègne
> actuellement tout le corps social n'est pas pour rien dans cette approche
> de dissimulation de la vérité.
>

Encore une référence à l'expression sociale de la virilité...
Etant une femme(une vraie..)ça sonne bizarrement pour moi : penses-tu à
certaines qualités,comme le courage,le stoïcisme,dont je ne suis pas
convaincue qu'elles soient typiquement masculines,ou bien ton chef d'état
idéal serait-il Ejaculator?

> L'infantilisation du patient par le corps médical est assez hallucinante,
> à l'heure où les politiciens "démocrates" (et autres
> "philosophes-penseurs"
> médiatiques de style BHL) ne cessent de nous bassiner avec la
> "responsabilisation" du "citoyen", dont on prône la "maturité", dont
> on exalte la nécessaire "autonomie" par rapport aux "structures
> aliénantes"
> qui menaceraient sa "liberté" et son "indépendance"... bla...bla...bla...

Il y a là un rapport direct avec l'aspect comptable de la politique de
santé...

>
> Il y a là une manifestation évidente de mépris à l'égard des patients,
> tenus pour inférieurs...

Avec la fréquente complicité du patient,qui souvent ne demande qu'à croire
qu'on peut le décharger du poids de sa peur majeure...

--
cath

Fulminator

unread,
Apr 11, 2007, 6:39:13 AM4/11/07
to
"Cath" <cath....@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
461c5d7b$0$27373$ba4a...@news.orange.fr...

> Ce que je trouve plus surprenant est que cette attitude n'exclut pas du
> tout l'excès inverse,c'est-à-dire une dureté froide et pragmatique à
> l'égard du patient en détresse.

> Heureusement,il peut y avoir un équilibre entre les deux...
-------------------------

Certes, mais celui qui n'est pas médecin ne sait pas qu'il est aussi
poignant pour ce dernier d'annoncer au patient, ou pire encore à
la proche famille, un décès à brève échéance.

Je me souviens de l'attitude du chirurgien qui venait d'opérer ma mère
d'un cancer de l'estomac. Il sortait rapidement de la salle d'opérations,
l'air sombre, accompagné de son équipe. Je m'enquis du résultat.
Sans s'arrêter, il me dit : "on a ouvert, et on a refermé aussitôt... il n'y
a rien à faire..." et il m'a planté là.

Je ne lui en ai pas voulu, car je savais qu'il souffrait autant que moi de
cet échec, et il a fui par pudeur, incapable d'affronter mon regard...

> Avec la fréquente complicité du patient,qui souvent ne demande qu'à croire
> qu'on peut le décharger du poids de sa peur majeure...

C'est sûr. Combien de fois, questionnant de nouveaux patients, je constatai
qu'ils étaient incapables de me dire le motif précis de telle ou telle
intervention chirurgicale.


Phil l'ancien

unread,
Apr 12, 2007, 5:44:39 PM4/12/07
to
Cath
> Fulminator


>> L'infantilisation du patient par le corps médical est assez hallucinante,
>> à l'heure où les politiciens "démocrates" (et autres
>> "philosophes-penseurs"
>> médiatiques de style BHL) ne cessent de nous bassiner avec la
>> "responsabilisation" du "citoyen", dont on prône la "maturité", dont
>> on exalte la nécessaire "autonomie" par rapport aux "structures
>> aliénantes"
>> qui menaceraient sa "liberté" et son "indépendance"... bla...bla...bla...


> Il y a là un rapport direct avec l'aspect comptable de la
> politique de santé...


Qu'entends-tu par là ?


Tiens, tout à l'heure j'ai réalisé que...

La maîtrise médicalisée, c'est quand on reverse aux
médecins 50% des baisses de revenus des autres professions de santé.
(baisses qui sont réalisées grâce à la réduction des prescriptions).


Jusque là j'avais encore quelques potes médecins
libéraux sur fbm... mais là je crois que c'est fini !


Phil l'ancien-


Cath

unread,
Apr 13, 2007, 12:42:40 AM4/13/07
to

"Phil l'ancien" <nic...@noway.com> a écrit

>> Fulminator


>>> L'infantilisation du patient par le corps médical est assez
>>> hallucinante,
>>> à l'heure où les politiciens "démocrates" (et autres
>>> "philosophes-penseurs"
>>> médiatiques de style BHL) ne cessent de nous bassiner avec la
>>> "responsabilisation" du "citoyen", dont on prône la "maturité", dont
>>> on exalte la nécessaire "autonomie" par rapport aux "structures
>>> aliénantes"
>>> qui menaceraient sa "liberté" et son "indépendance"...
>>> bla...bla...bla...
>
>
>> Il y a là un rapport direct avec l'aspect comptable de la
>> politique de santé...
>
>
> Qu'entends-tu par là ?
>

L'état d'esprit des dernières décades(les médicaments sont gérés par les
médecins,ainsi que l'ensemble des troubles de la santé:le patient n'a a
s'occuper de rien..)avec les mesures actuelles encourageant
l'auto-médication,la participation financière du cotisant,la médiatisation
de la surconsommation de médicaments,qui aurait été sacrilège il y a 30
ans...
C'est un virage dont le but est la diminution des dépenses de santé,plus que
la responsabilisation du citoyen..
c'est difficile d'être contre,même si entraine pas mal d'injustice et de
problèmes pratiques.

> Tiens, tout à l'heure j'ai réalisé que...
>
> La maîtrise médicalisée, c'est quand on reverse aux
> médecins 50% des baisses de revenus des autres professions de santé.
> (baisses qui sont réalisées grâce à la réduction des prescriptions).
>

La politique de santé utilise le prescripteur comme principal outil de
gestion(il faut bien une carotte..),tout en le coinçant sur son profil à la
caisse,l'informatique permettant le tri des mdcmts et autres dépenses
prescrites par chaque médecin(c'est le baton).

> Jusque là j'avais encore quelques potes médecins
> libéraux sur fbm... mais là je crois que c'est fini !

Dans le milieu libéral,on a beaucoup de recul face au corporatisme,et les
gens ne sont habituellement pas très susceptibles..
>
--
cath

Phil l'ancien

unread,
Apr 13, 2007, 3:39:03 AM4/13/07
to
Cath
> Phil l'ancien
>> Cath

>>> Il y a là un rapport direct avec l'aspect comptable de la
>>> politique de santé...

>> Qu'entends-tu par là ?

> L'état d'esprit des dernières décades(les médicaments sont gérés par les
> médecins,ainsi que l'ensemble des troubles de la santé:le patient n'a a
> s'occuper de rien..)avec les mesures actuelles encourageant
> l'auto-médication,la participation financière du cotisant,la médiatisation
> de la surconsommation de médicaments,qui aurait été sacrilège il y a 30
> ans...
> C'est un virage dont le but est la diminution des dépenses de santé,plus
> que la responsabilisation du citoyen..
> c'est difficile d'être contre,même si entraine pas mal d'injustice et de
> problèmes pratiques.


- Maîtrise comptable

La "maîtrise comptable", que la profession médicale a
entérrée et diabolisée, c'était quand la sécu essayait de
créer un lien mécanique entre le déficit de la sécu et
les tarifs conventionnels :

déficit de la sécu => baisse des tarifs conventionnels.

- Maîtrise médicalisée

Ce qu'on voit maintenant à l'oeuvre, c'est la "maîtrise
médicalisée", c'est à dire que des économies sont
prévues (prévues, pas forcément réalisées) par une
sorte de collaboration entre la sécu et la profession
médicale :

déficit de la sécu
=> accord conventionnel avec les médecins
==> réduction des prescriptions
==> reversement de 50% des économies escomptées
au médecins sous la forme d'augmentations des tarifs
conventionnels et de dépassements encadrés.


Dans la "maîtrise comptable", on avait la "méchante sécu"
qui imposait (en fait ça n'a jamais été mis en place, c'est
purement du détournement de concept) aux "gentilles
professions de santé".

Dans la "maîtrise médicalisée", on a les "gentils médecins"
qui négocient tous seuls avec la "sécu (neutre)".


La "maîtrise comptable", c'est un épouvantail
agité par une profession pour imposer une autre
"maîtrise". Une autre maîtrise qui en fait ne maîtrise
rien du tout.

Ca a des effets pervers remarquables, car chaque négo
sécu/médecins est accompagnée d'arguments du
type : "les objectifs d'économie n'ont pas été tenus parce
que la sécu est vilaine, vilaine"
(n'a pas accordé inconditionnelement l'ensemble des
revalorisations de la consultation, etc.).

Moyens de pression et menaces systématiquement
mis en avant :
- relâchement sur les prescriptions
(au lieu de dire : "merde, on a prescrit comme des
gorets au détriment de la santé de nos patients", on dit :
"la sécu n'a pas tenu les promesses faites en 200x, la
profession ne tient donc aucun de ses engagements, et va :
- continuer à prescrire comme des gorets
- bloquer (encore une fois) la sécu en revenant aux
dossiers papiers"
etc.

Je n'invente rien, allez voir sur les sites des
représentations professionnelles.

Et devinez le genre d'engagement que prend la
profession en échange des revalorisations
(augmentations de la consultation sous toutes les
formes et sous tous les prétextes imaginables) :
baisse des prescriptions de médicaments, d'examens,
d'actes des "professions auxiliaires", etc.

On ne rêve pas, c'est la réalité : 50% des économies
espérées sont reversées aux médecins.
(les économies espérées sont les baisses des dépenses
liées à l'activité des "professions prescrites").

Ca commence à se voir, et les autres professions
(autres que les médecins) commencent à intervenir
dans la presse pendant les négos des médecins
pour dire à la sécu : "si vous augmentez les médecins,
il ne faudra pas compter sur nous pour faire des
économies l'année prochaine".


Vous allez dire : oui, mais les revenus des spécialistes
baissent aussi, puisque les autres médecins prescrivent
moins d'actes... ?

Eh bien non. Car chaque fois qu'une "maîtrise médicalisée"
est prévue, les spécialités médicales dont les revenus
pourraient être impactées obtiennent des compensations.

Ca s'appelle les "spécialités perdantes".
Pour éviter que les revenus des dites spécialités
diminuent, on fait des revalorisations et des petits
ajustements pour leur donner une part de gâteau.


Le monde conventionnel (des médecins) est merveilleux.

Tout ça n'implique absolument pas que les médecins
libéraux seraient "trop payés", on est bien d'accord.
Mais il y a un mécanisme pervers à l'oeuvre.

>> Tiens, tout à l'heure j'ai réalisé que...
>> La maîtrise médicalisée, c'est quand on reverse aux
>> médecins 50% des baisses de revenus des autres professions de santé.
>> (baisses qui sont réalisées grâce à la réduction des prescriptions).

> La politique de santé utilise le prescripteur comme principal outil de
> gestion(il faut bien une carotte..),tout en le coinçant sur son profil à
> la caisse,l'informatique permettant le tri des mdcmts et autres dépenses
> prescrites par chaque médecin(c'est le baton).


>> Jusque là j'avais encore quelques potes médecins
>> libéraux sur fbm... mais là je crois que c'est fini !

> Dans le milieu libéral,on a beaucoup de recul face au
> corporatisme,et les gens ne sont habituellement pas
> très susceptibles..

C'est vrai.
Et ça permet de s'exprimer assez librement ici,
ce qui est très chouette. Merci les gars et les filles
(je précise pour jean jacques,
qui va encore nous parler de ses jupes!)


Phil l'ancien-


Samuel Delerme

unread,
Apr 13, 2007, 11:40:52 AM4/13/07
to

Amen à ça et à la plupart de ce que tu écris.

C'est quand même déplorable que les syndicats de médecins et pas mal
de médecins disent "on veut bien faire des efforts" (pour quoi ? pour
prescrire rationnellement et au meilleur prix, ou pour faire faire des
économies à la sécu sur le dos des patients tant que ça rapporte de
l'argent) si on est intéressés par l'amélioration de nos pratiques.
Quelle honte.

(et, pour ajouter l'insulte à l'injure, dire qu'on réclame des sous
pour 'le bien des patients"... c'est beau, la médecine libérale)

Jean-Paul

unread,
Apr 13, 2007, 11:48:29 AM4/13/07
to
Samuel Delerme a laissé entendre :

> C'est quand même déplorable que les syndicats de médecins et pas mal
> de médecins disent "on veut bien faire des efforts" (pour quoi ? pour
> prescrire rationnellement et au meilleur prix, ou pour faire faire des
> économies à la sécu sur le dos des patients tant que ça rapporte de
> l'argent) si on est intéressés par l'amélioration de nos pratiques.
> Quelle honte.

T'es pas en grève, aujourd'hui ?

> (et, pour ajouter l'insulte à l'injure, dire qu'on réclame des sous
> pour 'le bien des patients"... c'est beau, la médecine libérale)

Allo, la CSMF ? C'est encore moi, mon nom ne vous dira rien.

--
http://zone.pazenn.over-blog.com/


jean jacques

unread,
Apr 13, 2007, 5:13:42 PM4/13/07
to
Phil l'ancien a écrit :

> Et ça permet de s'exprimer assez librement ici,
> ce qui est très chouette. Merci les gars et les filles
> (je précise pour jean jacques,
> qui va encore nous parler de ses jupes!)
>
>
> Phil l'ancien-
>
>

Je finis de remettre en état mon système -2 crash de disque dur en 2
mois, je dois être maudit, et je te réponds sur autre chose que la
longueur de ma jupe. Disons après le WE.
--
jean jacques, en passant, tu sais ce que les écossais répondent quand on
leur demande ce qu'il y a sous leur kilt

Samuel Delerme

unread,
Apr 14, 2007, 7:49:11 AM4/14/07
to
On Fri, 13 Apr 2007 17:48:29 +0200, "Jean-Paul" <holo...@noos.fr>
wrote:

>Samuel Delerme a laissé entendre :
>
>> C'est quand même déplorable que les syndicats de médecins et pas mal
>> de médecins disent "on veut bien faire des efforts" (pour quoi ? pour
>> prescrire rationnellement et au meilleur prix, ou pour faire faire des
>> économies à la sécu sur le dos des patients tant que ça rapporte de
>> l'argent) si on est intéressés par l'amélioration de nos pratiques.
>> Quelle honte.
>
>T'es pas en grève, aujourd'hui ?

Je trouve la grève des soins pour des raisons financières immorale
(ceux qui auraient de vraies raisons de faire la grève parce qu'ils
ont un salaire peu important et une précarité du travail, les attachés
à l'hôpital, sont bizarrement ceux qui se font le moins entendre et
dont les grèves sont le moins médiatisées)


>
>> (et, pour ajouter l'insulte à l'injure, dire qu'on réclame des sous
>> pour 'le bien des patients"... c'est beau, la médecine libérale)
>
>Allo, la CSMF ? C'est encore moi, mon nom ne vous dira rien.

Si tu veux la guerre...

(allo, M. Nihous ? Mon nom ne vous dira rien, je tiens à attirer votre
attention sur un fort intéressant blog...)

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